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Bienvenue sur Firewhisky les sorciers ! On espère que vous allez bien, et que vous êtes près à swinguer au rythme des trompettes ! À Londres Magique, nous sommes en Mars 2017 ! Les oiseaux recommencent à chanter et les mimosas sont en fleur, bon courage pour les allergies. Il est 12 heures, l'heure des news !

15.03.17 — Après un an d'aventure extraordinaire à vos côtés, Firewhisky ferme définitivement ses portes. Retrouvez plus de détails ici, et écrivez la fin de votre personnage par là !
26.02.17 — La MaJ #6 est finiiie ! Retrouvez tous les détails de ce qu'il s'y est passé par ici ;)
02.01.17 — La MaJ #5 a été effectuée ! Retrouvez tous les détails de cette dernière par ici !
19.09.16 — Le journal de FW reprend ! Participez-y en écrivant un article. Plus de détails ici.
04.09.16 — Une MàJ a été effecutée ! Retrouvez tous les détails ici
18.08.16 — le forum sera inaccessible du 02/09/2016 au 04/09/2016 pour une nouvelle mise à jour. On sait, on en fait beaucoup, mais il faut encore se préparer à de gros changements....













reflection (louise)

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 reflection (louise)

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reflection (louise)
19.10.16 9:39

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musique J’ignore si cela vous est déjà arrivé, dans votre nature de véritable raclure, de n’pas réussir à montrer les crocs. De détourner le regard et parfois de renoncer. Ou tout simplement trouver le poids du masque d’ange tout à coup beaucoup plus léger.
Moi, tout le temps. Quand Louise est là. Louise.
Je ne me sens pas capable d’aimer mais je me sens capable d’avoir de l’empathie pour ceux qui le peuvent. Ceux qui n’arrivent pas à détester, ceux qui ont les yeux qui pétillent, ceux qui ont le sourire pendu aux coins des lèvres. Mais je pense que dans le fond, ici, à Poudlard, personne ne déteste véritablement Louise. Même pas moi.

Alors je l’évite, c’est vrai. Je lui tourne le dos et j’évite d’entamer la discussion, je fais mine de ne pas être intéressé, je tourne les talons et je m’en vais, peu importe combien sa candeur mélancolique pourrait me captiver. Elle est une vraie Médusa, elle me pétrifie -  de peur ? Je ne saurais le dire.

Encore aujourd’hui, j’essaye de ne lui présenter que mon dos. Les escaliers tournent, je suis immobile, presque figé, je la sais derrière moi. Je parviens à entendre son souffle et deviner ses cheveux rouges dégringoler sur ses épaules et caresser son visage. Je baisse les yeux, me mord la lèvre, presse le seul livre en ma possession contre ma poitrine. L’escalier tourne, tourne, tourne. Manque son arrêt. N’en fait qu’à sa tête.

Je peste, agacé. Le temps passe bien trop lentement et pourtant, très vite nous nous retrouvons coincé au mauvais étage face à la mauvaise porte. J’imagine déjà pouvoir sauter par-dessus et prendre le prochain escalier au passage mais le vide. Ah, le vide est toujours là pour me clouer sur place. Je déglutis. J’ose un regard derrière moi. Elle est encore là.

Je monte les dernières marches, timidement pousse la porte. J’ignorais l’existence de cette salle jusqu’à maintenant. La porte se referme derrière nous. Nous multipliés par l’infini. Elle est derrière et face à moi à la fois. Mon coeur se serre. Je tourne sur moi-même. La porte est invisible avec tous ces miroirs. Nous sommes coincés. J’ose un sourire, parce que je ne serais pas l’Othello que je prétends être si je ne m’y force pas.
Toujours cacher la vérité, porter le joli masque.

C’est angoissant comme ambiance… Une plaisanterie raté. Tu m’aides à retrouver la sortie ?

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Re: reflection (louise)
19.10.16 23:00


« Othello Othello dis-moi pourquoi toujours tu me tournes le dos. Pourquoi ne veux-tu pas me voir, que t’ai-je fait, quelle douleur puis-je bien avoir créé en toi ? T’aurais-je dit quelque chose, appuyé où il ne fallait pas ? Je ne me souviens pourtant pas avoir été agressive, me remémore juste de mes bonsoir, de ton prénom coulant sur mes lèvres comme j’aime tant le laisser faire. Ne t’a-t-on jamais dit qu’il était beau ? Moi je l’aime tant, et c’est peut-être pour ça que toujours mon regard se perd dans tes contours alors que le soir en attendant Demeter je te vois rentrer. Alors j’ai envie de tendre la main, d’agripper ton poignet et de t’appeler : de te dire que tu m’intrigues et me berces. Que je m’imagine tant de choses sur toi sans pourtant chercher à les vérifier. Mais n’est-il pas agréable de rêver l’homme ? Et puis, pourrais-je seulement savoir la vérité alors que tu t’éloignes tant ? Il me devient difficile de me dessiner ton visage, tant toujours tu t’esquives, bascules et m’évites. Sais-tu à quel point je suis curieuse ? Curieuse de savoir pourquoi et de découvrir mon tort. Est-il si terrible ? J’aimerais qu’enfin tu me l’avoues, prennes ton courage à deux mains et me fasses face, me jettes ou m’expliques. Car ainsi je ne me questionnerai plus, pourrai partir si c’est ce que tu souhaites, disparaitre et ne plus revenir. Car je pourrai te murmurer deux trois promesses avant de ne plus y penser, quoiqu’est-ce possible d’arrêter ainsi une personne d’entrer dans ma vie ? Je ne sais pas et si tu ne le veux pas je ne te regarderai pas.  

Et je te croise et mes yeux te cherchent avant de se souvenir qu’ils ne te trouveront pas. Alors je ne sais pas ce qu’il me prend mais je baisse la tête et observe mes pieds qui à cet instant me semblent si étrangers. Je sens les escaliers qui tournent et tournent et font vriller mes pensées, mes quelques livres se resserrent tout contre moi et je me demande quand tout s’arrêtera. Tu comprends j’ai tant de choses à faire, la bibliothèque m’attend et je ne peux pas rester ici alors que tu ne veux pas de moi. Ces dernières semaines ont été un grand n’importe quoi, et alors que la menace des sigmas s’efface peu à peu des esprits on me laisse respirer et je retourne à ma routine. Certes ce ne sont plus les mêmes personnes que je retrouve, que je salue et auxquelles je souris mais ce n’est pas grave, n’est-ce pas ? Car ainsi va la vie. Cette rentrée m’aura appris une nouvelle fois que rien n’est éternel, et que même à se persuader que tout ira des fois cela ne suffit pas. Je repense à ces amitiés brisées et j’ai l’impression que je vais tomber mais les escaliers se sont stabilisés et ton ombre s’éloigne en même temps que tu avances alors je ne réfléchis pas et je te suis. Que veux-tu que je fasse d’autre, après tout ? Je ne vais tout de même pas rester là sans rien faire à contempler le vide, à macérer dans mon ennui, dans mes idées qui me lacèrent.

La porte se ferme derrière nous et tout à coup je sursaute. Tu es là tu es partout et mes yeux s’agrandissent et Othello que nous arrive-t-il ? Nous sommes dans la salle miroir et nos reflets se démultiplient à l’infini. J’ai la tête qui me tourne et comme pour me raccrocher au réel ma main se tend vers toi car je vacille et comme par magie tu bouges et tu souris et tu me parles et je ne sais pas pourquoi mais j’en aurais presque rougi. Car je suis surprise et mes doigts restent là comme tétanisés avant de revenir contre moi : je te rends ta moue et me dédie à toi car c’est plus simple ainsi. « Tout va bien, puisque tu es là. » Je ne sais pas si tu plaisantais lorsque tu disais ça mais moi ce n’est pas le cas. Et mon coeur bat car ça me fait étrange d’avoir cette vision de toi, de ne pas avoir à t’imaginer et t’esquisser vu que tu es bien là : devant moi. Si tu savais Othello comme je me sens fébrile depuis que mon mur, mon ami et mes certitudes ont volé en éclat. Et je pétille et j’ai envie de te paniquer mais d’un autre côté je ne peux pas m’empêcher de m’inquiéter.

Alors je me perds, me perds dans ce que tu incarnes car ainsi je ne peux plus penser à quoique ce soit d’autre. Tu es partout et j’ai envie de rire, alors que je te dis : « Bien sûr. » Je ne sais pas ce qui me prend mais j’ai envie de marcher à tes côtés, de te gêner, ai envie de faire ce que je ne fais pas habituellement. Ou peut-être est-ce toujours le cas, je ne sais pas. Alors je me dis qu’il ne faut plus que je baisse les yeux et je te contemple et je ne m’arrête pas : « Tu avais quelque chose d’urgent de prévu ? » Puis je ne sais plus quoi te dire, n’ai vraiment envie de ronchonner contre les escaliers car ils ont toujours été ainsi et ne changeront jamais. Je vais t'aider, alors ne m'en veux pas, ne me juge pas. Nous trouverons ensemble et tout sera fini et nous nous oublierons de nouveau; n'est-ce pas ?

Alors je me mets à avancer et je souris et je ne sais plus quoi ajouter.
Dis-moi quoi faire s’il te plait, que je ne me perde pas.

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Re: reflection (louise)
19.10.16 23:30

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musique Je vacille, quelques secondes à peine. Puisque je suis là, tout va bien. Avez-vous déjà entendu quelque chose d’aussi improbable de toute votre existence ? Moi, c’est la première fois. La première fois qu’on me glisse quelques mots avec de bonnes intentions. Je n’ai jamais été assez courageux pour laisser les filles s’approcher de moi. Les pauvres qui tentaient ne réessayaient pas une seconde fois et puis, certaines s’accrochaient - pour moi, elles étaient des brutes. Elles pensaient qu’en haussant le ton elle finirait par m’écraser et m’avoir. J’ignore quelles sont les idées farfelues qui les ont amené à penser que j’étais quelqu’un de bien mais pour moi, tout n’était que des mensonges.

Mais Louise le dit avec tant de sincérité que je peine à en douter. J’en rougis, étonnement. Mon narcissisme faillit face à la douceur de son attention à mon égard. Elle ne me sera décidément jamais familière. J’avance, longe les miroirs, la mains glissant sur nos propres réflexions. Je ne parviens pas à me détacher de ses cheveux rouges. Ils brûlent au milieu de la pièce. Ou peut-être ai-je juste chaud ?
Mes ongles n’arrivent pas à trouver l’encadrement d’une quelconque porte et plus nous avançons, plus je me dis que nous nous sommes perdus dans ce labyrinthe de glace.
Condamnés à devoir échanger des regards et quelques mots.

Pas vraiment. Je ne veux juste pas perdre mon temps ici.

Et parce que quelque chose me dit que pour toi, Louise, cela n’a rien d’embêtant de te retrouver enfermé avec moi.

Je me pince les lèvres. Je soupire. Je ris, tout doucement, dans un souffle.

Tu sais, Louise, son prénom roule sur ma langue comme une douceur, tu dis des choses uniques avec tant d’aisance que j’ai l’impression qu’on te les as appris dès ta naissance, comme à dire s’il te plaît ou merci.

J’ai vraiment voulu éviter ce genre de confrontation. Mais Louise a ce défaut d’être toujours la plus gentille et la plus avenante de tout Poudlard, sans nul doute, alors j’imagine qu’elle pourrait aller bien puisque n’importe qui pourrait être là, avec elle.

Alors je suppose que c’est ce que tu aurais pu dire à n’importe qui. Mon sourire s’attriste un peu, faisant face au fait que je n’aime pas grand monde. Et que pas grand monde ne m’aime. Louise m’en donne l’illusion. Et ça m’fait perdre les pédales, parfois. Ne te force pas avec moi, c’est tout.

Je bute, me stoppe face au énième miroir. Je ne te regarderai pas, Louise. Même si tu es là mille fois autour de moi.
Pardonne-moi, je ne peux pas.
Car puisque tu es là, rien ne va.

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Re: reflection (louise)
20.10.16 2:16


« Othello tu avances avec moi et je ne sais pas où nous allons. Tu me dis que tu ne veux pas perdre ton temps ici et moi j’ai envie de te dire que je comprends. Que dans la vie on ne sait jamais ce qui peut arriver, alors qu’il faut en savourer chaque instant. Tu as l’air de vouloir t’échapper, de vouloir disparaitre mais tu es assez poli pour ne pas m’abandonner. Alors je reste à tes côtés et je me perds dans tes mots, dans tes gestes qui se reflètent tout autour de nous. Et n’est-ce pas étrange que d’évoluer ainsi dans un univers où nous sommes partout ? Nous qu’il est si difficile de voir ensemble, nous qu’il est si impossible d’imaginer : moi qui te regarde, toi qui me refuses, m’évites et me perds. Aussi tu dis mon prénom et ne peux m’empêcher un sourire. Un sourire car je suis incapable de faire autrement, car j’aime le tien et j’aime savoir que tu connais le mien. Mais j’ai également si peur, si peur de ce que tu pourrais me dire : m’avouer que tu ne me crois pas, que je te dérange. Que je ne suis qu’une plaie à ton existence et que sans moi tout irait mieux. Enfin. Tu finis par tout m’avouer et cela ne rime à rien et si tu savais comme il est difficile de respirer lorsqu’on ne sait pas si on est en tort. Car tu as beau vouloir m’expliquer, tu as beau reprendre mes propos je ne veux pas comprendre, je ne saisis l’origine de notre malaise : ne saisis le problème. Je suis sans doute idiote mais c’est comme ça. Comme nous, nous qui j’ai l’impression ne vivons pas exactement dans le même monde. Si je tombais me rattraperais-tu ? Moi, moi j’essaierais.

« Othello. » Je soupire plus que je ne t’appelle, mais je ne peux pas m’empêcher de m’y accrocher. Quand je laisse filer ces quelques lettres le long de mes lèvres j’ai l’impression qu’enfin tu m’écoutes, qu’enfin tu existes : qu’enfin tu es là et que tout ira. « Comment pourrais-je dire ces choses là à n’importe qui. » Comment pourrais-je regarder un autre comme je le fais pour toi ? Je ne sais pas et j’ai si mal de savoir que tu penses ainsi. Ne sommes-nous pas tous différents ? Il n’y a que toi dont le nom si rond caresse ma bouche de la sorte, que toi qui me plonges dans l’incertitude à cet instant. Et je réalise que j’ai si peur de découvrir ce que tu es, de me dire que tous mes rêves n’étaient éternels; de me dire qu’il faut bien que je me réveille. Et vais-je apprendre la vérité sur toi ? Vas-tu me la chuchoter, me terrifier ? J’aimerais tant pourtant rester dans ce flou, dans cette incertitude que nous formons. Certaines choses sont mieux ainsi, laissées en suspens. Alors s’il te plait restons-le, s’il te plait ne remets pas en question toute l’affection que je te porte. Aussi biaisée soit-elle, aussi infondée puisses-tu la juger. « Tu sais Othello tu aurais pu me quitter sans rien ajouter, décider de retrouver la sortie sans moi à tes côtés. Nous aurions pu errer tous les deux sans nous parler, sans nous toucher : à juste croiser les images l’un de l’autre. Mais tu m’as proposé. Alors ne dis pas que je me force, car je ne le fais pas. » Et je réalise que dans mes sourires, dans ma façon de parler il y a ce quelque chose d’un peu désespéré. Car j’aimerais que tu me croies, que tu te dises que tu en vaux la peine. Quoique peut-être la question n’est-elle pas là et ne m’aimes-tu tout simplement pas. Mais toi, t’aimes-tu, Othello ? Cela me frappe et je dois bien admettre à quel point tu n’es que toi, qu’une silhouette : à quel point les démons qui t’habitent me sont étrangers. Alors je serre mes ouvrages tout contre moi, comme pour me protéger, m’empêcher de venir à toi. Car il me semble si difficile de ne pas m’approcher, de ne pas tendre un doigt, de venir t’effleurer du bout des mains. J’aimerais tant te découvrir mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée. « Je ne te dirai pas que ce couloir est interminable, ni que nous allons trouver la sortie. Je ne te dirai pas tout ça, car je ne suis pas bonne pour ce genre de choses. Mais Othello sache que je ne mens pas. » Et je ne sais pas moi-même ce que je sous-entends. Peut-être ai-je juste besoin de combler ce vide qui nous enserre et nous décrit si bien. Car nous sommes là Othello mais le sommes-nous vraiment ? Aussi je te livre mes secrets, t’avoue un peu maladroitement ce qu’à personne je n’avance. « Tu dis que j’ai tout appris à la naissance, mais pourtant je ne sais pas quoi faire de nous. Je nous vois et nous sommes à cet instant si nombreux que c’en est absurde, et pourtant… Pourtant j’ai l’impression que nous ne sommes rien. C’est étrange, n’est-ce pas ? » Mais si vrai. Car Othello nous n’avons jamais discuté, nous ne nous sommes jamais vraiment rencontrés. Car nous ne sommes que deux étudiants sous le même emblème, dans la même maison. Car nous partageons des faits sans pourtant chercher à être plus. Car moi j’aimerais pourtant faire le pas mais je ne sais pas : j’ai l’impression que tout au fond de toi existe une tempête et que d’un coup elle pourrait tout souffler, briser. Qu’elle m’emporterait et que je ne pourrais plus m’en redresser. Et je dis des bêtises Othello mais sache-le quand je perds mes moyens je le fais toujours. J’ai tendance à ne pas parler quand cela ne me semble pas judicieux de le faire mais avec toi je ne peux plus m’arrêter. Alors qu’importe si ce que je dis à du sens ou non, tu mettras ça sur la fatigue ou ma folie je ne sais pas. Mais nous le sommes tous un peu, à notre façon : notre différence.

Tu es là Othello et je te vois cent fois. Tu es là pourtant Othello j’ai si froid.
Je me sens si ridicule.

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Re: reflection (louise)
20.10.16 10:17

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musique Il y a des bruits qui traversent les couloirs de Poudlard depuis toujours sur Louise. Louise l’aime lui. Puis lui. Et moi. Mais celui-ci d’abord. Et enfin, lui. Je ne suis jamais parvenu à briser la glace, à lui faire face, je me suis complu dans les ragots en me disant c’est peut-être vrai. Pourtant, face à elle, je fais face à l’évidence : c’est peut-être faux, en fin de compte. Elle m’énerve, elle m’énerve, elle m’énerve ! Et je ne peux rien faire contre elle, je suis désarmé, même de mes mots. J’ignore quoi penser, comment agir, que faire, que dire. Je l’écoute, trainant des pieds le long de la salle en laissant glisser mes ongles sur nos reflets, espérant rencontrer l’encadrement de ce qui pourrait être notre terminus, à tous les deux.

Dans d’autres circonstances, je m’imagine pouvoir être flatté par tant d’attention envers ma petite  personne. Je ne vois jamais plus loin que le bout de mon nez et mon narcissisme rebute plus d’une personne. Louise. Ses yeux, ils doivent être magiques. Un peu uniques. Ils voient au delà de la coquille, la gratte doucereusement. Ca ne fait même pas mal. Il fait juste beaucoup plus froid, dehors.

Puis Louise parle de nous. Nous. Y en a-t-il déjà eu un, de nous ? Je ne la côtoie jamais vraiment et quand elle traverse le même couloir que moi, je détourne les yeux, je l’esquive et je reste derrière quelqu’un d’autre.
Je m’arrête, fait face à mon propre reflet - et le sien, de surcroît. Je passe une main dans mes cheveux, effleure cette cicatrice vieille de treize ans toujours là pour me rappeler tout ce que je hais. Mais la présence de Louise m’empêche de me réconforter là-dedans. Je suis apaisé, paniqué à la fois. Ah, merde, Louise, que me fais-tu ? Tu es un vrai démon.

Moi non plus, je ne sais pas. Nous sommes des étrangers, ni plus ni moins. Et pourquoi dans tes yeux j’ai l’impression d’y lire des choses agréables ? Rictus, embarrassé. Tu ignores tout de moi. Je ne comprends pas.
J’ai l’impression que tu attends des choses de ma part.


Je reprends un grand bol d’air frais, ma poitrine se gonfle et pourtant mes paupières sont closes. Je ne suis pas un imbécile, j’ai déjà ma petite idée si ce qu’elle attend de ma part mais je suis trop faible, trop lâche pour les lui offrir. J’ai peur, aussi.
Oui, voilà, c’est ça, j’ai peur.

Tu veux que je te fasse face ?

Je tourne les talons. La regarde droit dans les yeux. Mes oreilles sont rouges. Mon coeur palpite.

Voilà. C’est fait. Je reprends : Tu veux que j’arrête de m’éloigner ? J’avance de quelques pas, assez pour avoir à baisser la tête pour la fixer. Voilà. C’est fait. Murmure. Tu veux sentir ma peau ? J’hésite. Ma main tremble. Elle se lève. Se pose contre sa joue.

Voilà. C’est fait. Dis-je tout bas.

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Re: reflection (louise)
22.10.16 0:44


« Tu te tournes vers moi Othello et je réalise oui que tu es tout ce dont j’ai peur. Tu me parles et il m’est soudainement si difficile de t’écouter tant tu me perds, tant je ne sais plus quoi faire. Mes yeux enfin voient ton visage mais comme brulée j’ai envie de les y enlever, de fuir et de ne plus revenir. Qui aurait cru que tout à coup tu cèderais, me parlerais, qui aurait cru oui que tu te déciderais à me faire face ? Pas moi, pas moi et je retiens un tremblement lorsque tu t’approches car je n’aime tout à coup pas du tout ça. Car tu sais Othello personne ne décide à ma place, personne n’avance quoique ce soit ainsi sur moi, personne n’a ce ton si étrange; interrogatif mais pas tout à fait et Othello qu’es-tu en train de me faire. Mes pensées s’emmêlent et ton audace car je ne peux pas décrire ça autrement me fait chauffer les joues comme jamais ça ne m’était arrivé. Je me sens soudainement si faible et si ridicule et si bonne à rien et j’ai envie de te claquer et de te dire comment oses-tu mais ce serait si méchant. Et je n’ai pas envie de te faire du mal car peut-être est-ce moi la terrible de l’histoire. Alors je reste là et mes yeux doivent être bien grands alors qu’ils se perdent dans les tiens, et je dois sembler bien perdue quoiqu’accrochée à toi. Car tu sais je crois que si je baissais les yeux et regardais mes pieds je m’effondrerais. Il est si étrange de voir cette main venir à moi et me toucher et Othello personne ne fait jamais ça avec moi. Moi je n’ai jamais connu l’amour, je ne l’ai jamais voulu car j’ai si peur de blesser les autres. Alors je suis restée Louise, Louise qui n’y connait rien : Louise qui effleure, qui dessine et qui aime mais qui au final ne sait rien. Une Louise qu’on ne touche jamais, jamais le premier, une Louise qui n’a jamais embrassé et jamais rien fait. Et toi tu viens et tu me saisis et je ne sais pas cela me perd et me surprend et c’est ça : je suis surprise.

Déstabilisée.
Et dans ma tête c’est si difficile, si compliqué. Une migraine me vient car je n’arrive plus rien à aligner de concret, car les mots qui me viennent d’ordinaire si facilement sont comme bloqués en moi et j’ai envie de t’accuser de tous les maux. Othello tu ne nous aimes peut-être pas nous sorciers, Othello tu es peut-être plein de douleur mais Othello tu as usé d’une magie bien étrange pour me faire perdre ainsi mes moyens. Alors je prends sur moi et difficilement ma main se lève et vient envelopper délicatement la tienne de mes doigts froids. « Te fais-je mal ? » Et c’est tout ce qui me vient et je me rappelle que je ne sais pas mentir et qu’il est temps de parler. Alors je te demande pourquoi tu me détestes, pourquoi toujours tu m’évites et t’indiffères. Alors j’ai envie de savoir ce que tu ressens pour pouvoir rationaliser cet instant. « Tu sais Othello tu dis que j’attends quelque chose de toi, mais toi qu’attends-tu de moi. » Je te souris faiblement et peu à peu je me calme et je reprends conscience de ce qui nous entoure : je sais que mon visage n’est plus rose et que tout va bien. J’ai l’air soucieuse mais c’est car je veux savoir si je suis en tort, quels sont mes crimes : « J’ai l’impression que je te dérange tu sais, et je ne peux m’empêcher de me demander si je t’ai un jour blessé ? Cela m’inquiète tellement, si tu savais. Il m’arrive même de me dire que je ne devrais pas te regarder, te suivre du regard : il m’arrive même de m’en vouloir. » Et je ferme les yeux et j’ai tant envie de baisser la tête mais je ne le fais pas et je reviens à toi, te vois à nouveau et inspire aussi doucement qu’il m’est possible de le faire. Tu m’as fait réaliser ma sensibilité et je ne sais plus où j’en suis, alors je me plonge en toi me perds dans tes contours et te questionne : alors je fais de toi mon monde pour mieux m’oublier, pour mieux ne plus avoir à m’affronter.

Alors je veux savoir, alors je te souris et j’ai un peu peur et tu le verras sans doute. Car Othello nous ne pouvons pas faire semblant toute notre vie.
Nous humains, nous vivants. Enfin.

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Re: reflection (louise)
23.10.16 0:47

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musique Puis quelque chose semble se briser dans ses yeux, mais je ne saurais quoi dire, quoi faire. Je romps le contact par pur réflexe et me demande comment ai-je pu la blesser. Ai-je un don naturel pour rendre les gens malheureux ? Je n’y avais pas pensé jusqu’à aujourd’hui.
Je la regarde recoller les morceaux tout doucement tandis que les rougeurs à ses pommettes finissent par s’atténuer. Elle m’offre un énième sourire et c’est sans doute la chose qu’elle fait le mieux. Mais derrière ces joues écrasées je n’y vois rien d’autre qu’une triste habitude. Je suppose qu’on lui a appris à sourire même lorsqu’il ne le fallait pas. Même lorsqu’elle ne le peut pas.
C’est bien quelque chose que je ne parviendrai pas à saisir.

Alors je soupire, je râle, je lève les yeux au ciel parce que j’ignore quoi faire d’autre. Je m’écarte une nouvelle fois, creusant à nouveau cette distance réconfortante.

Pourquoi dois-tu tout dramatiser de la sorte ?

Car c’est tout ce que je ressens. Avec ses jolies mots et son ton mélancolique, Louise ne m’inspire qu’un tas de douleur et de tristesse. C’est pour ça que ses sourires n’en valent parfois pas la peine, c’est pour ça que la douceur de son regard est parfois inefficace. Et quand bien même sa candeur peut attendrir, elle n’atteindra sans doute jamais sa cible. Car avant de vouloir le bonheur des autres il faudrait être heureux soi-même. C’est ce qu’on m’a appris, à moi. Et c’est aussi une des raisons qui font que je ne suis pas capable de combler de joie mes proches. Je suppose.

Je souffle et repasse une nouvelle fois mes doigts dans mes mèches brunes, les dégage de mon front et enchaîne ;

Tu penses que je te hais, n’est-ce pas ? C’est ridicule. Pourquoi serait-ce le cas ? Nous ne nous sommes jamais vraiment parlé, je ne t’ai jamais accordé de l’attention et je t’ai toujours évité. Comment pourrais-je haïr une personne comme toi ? Je souffle en riant, doucement, face à l’ironie de la situation. Tu es douce et attentionnée. Gentille et jolie. C’est juste que… je baisse la tête, dans ma tête, il n’y a que de la haine pour quelqu’un. Ca m’obnubile depuis des années. Depuis toujours, presque. Je me suis complu dans ce mode de vie et je ne comprends pas ce que tu vois en moi. Mais ton attention me touche. Je n’en ai juste pas l’habitude.

Je balbutie un peu : Et j’ai peur, aussi.

Peur de ce que ça pourrait être, de là où ça pourrait nous emmener. Je ne veux pas faire ma vie en posant des « et si » à chacun de mes débuts de phrase.

Je suppose que je devrai plutôt te remercier pour l’attention que tu me donnes au lieu de m’en plaindre…

Je me laisse glisser le long d’une glace, genoux rabattus contre ma poitrine et les yeux rivés sur le bout de mes pieds.

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Re: reflection (louise)
30.11.16 22:57


« Et Othello d’un coup voilà que tes mots se déversent sur moi et me noient. Je ne bouge pas et reste là, entends plus qu’écoute ce que tu me dis et je te vois glisser au sol mais ne sais plus quoi faire. Tu as réveillé une tempête en moi et criant elle sème la zizanie, encombre mon esprit. Alors je te souris et me penche à ta rencontre. Je veux te prendre la main, te dire que ça ira mais ceci est déplacé et peut-être as-tu mal. Mal de ce que tu es et de ce que tu ressens et peut-être es-tu plus pourri que je ne veux le penser mais soit. Je n’ose t’imaginer mauvais, j’aime me dire qu’au fond Othello tu es quelqu'un de bien. J’aime me dire oui que peut-être sous ces couches et sous cette haine dont tu me parles reste un petit garçon, reste une innocence qui attend. Et je ne sais pas quoi ni qui, ni comment faire pour t’arracher de la joie, un rire, mais je reste là. Je suis face à toi et je serre de mes bras mes jambes par dessus mes ouvrages car si je ne le fais pas ils viendront à toi : mes doigts chercheront les tiens ou qu’importe d’autre et tu t’enfuiras.

Tu me sembles tout à coup si fragile. Et je réalise que nous ne sommes pas si différents. Tu m’as arraché tous mes mots, m’a plongée dans un silence si profond que ne me reste plus que mes yeux pour te dévisager, pour t’aimer. Tu as peur que tu m’avoues et j’aimerais creuser, te demander pourquoi : savoir si c’est de demain ou d’un univers alternatif où tu n’aurais plus que cette personne dans ton coeur. As-tu peur d’être vide si il n’est plus là, Othello ? As-tu peur de devoir te reconstruire, de devoir tout redécouvrir ? As-tu peur de voir qu’au-delà de la haine tu peux exister différemment ? Plus doucement, tendrement ? Et sans doute resteras-tu toujours tamisé, gris : mais qu’importe. Tant que tu peux toucher au bonheur, le voir miroiter non loin de toi; effleurer tes traits et embrasser ton front, tes joues et tout ce que tu incarnes. « Ce n’est pas grave. » Mon regard te quitte pour se perdre dans le vide. Que puis-je bien ajouter ? Devrais-je à mon tour me confier ? Te dire oui que je ne suis pas mieux que toi, que je ne vaux pas plus ?

Que je ne sais rien faire si ce n’est attendre ce jour où je ne me réveillerai pas.
Je vis sous la condition absurde de ne pas aimer trop, de ne pas m’enticher de personnes qui plus tard seraient touchées par mon départ. Et je me sens tout à coup désespérée car tu as fait naitre en moi des questions qui d’ordinaire ne germent pas. Vais-je oser ? Vais-je faire le pas et te questionner ? Vais-je risquer de me faire jeter ? Je reviens à toi et je réalise à quel point je ne me sens pas de taille face à toi. Je veux t’aider, te saisir et te secouer, te rassurer mais de l’autre côté je suis tétanisée. J’ai l’impression que tu pourrais tout fracasser et alors les blessures que tu m’infligerais resteraient à jamais. « J’ai peur, moi aussi. » Mon sourire se tord un peu, absent, nostalgique : « J’ai peur d’être oubliée. » C’est vrai je ne peux le nier. J’ai peur d’avoir existé en vain, d’avoir vécu sans vivre; de n’avoir marqué rien ni personne. J’ai peur de m’être manquée moi-même, d’avoir tout gâché. Et mon épouventard est ridicule et moi-même peut-être le suis-je. Aussi j’ai si peur de l’absence, si peur du rien et du vide. J’aimerais être aimée mais de l’autre côté je ne sais pas : il est plus rassurant de ne faire que donner sans jamais rien recevoir. Enfin je m’égare et je finis par murmurer : « As-tu peur de changer ? » Je sais que je fais une bêtise mais c’est trop tard : « Peur de t’avouer être quelqu'un plutôt qu’un unique sentiment ? » Je te quitte des yeux pour venir poser ma joue contre mes genoux, je suis déstabilisée et enfin je me laisse aller : « Ah Othello, qu’allons-nous faire. »

J’aurais aimé être aimée, aurais aimé avoir plus de temps. Aurais aimé pouvoir nous aimer un peu plus que je ne le fais déjà. Suis-je égoïste ?
Dis-le moi.

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Re: reflection (louise)
24.12.16 12:43

because it's lonely
hiding by yourself
musique Ca y est. Nous voilà contre le mur. Celui du silence et de l’indécision. Je reste muet pendant trop longtemps, assez sans doute pour l’inquiéter ou peut-être même l’énerver. Qu’allons-nous faire ? Le problème est posé. Je l’ignore. Mais depuis le début, je ne sais rien. Je ne comprends rien. Tout ce que je devrais saisir m’est invisible. Si j’avais été un autre moi, je serais parti me pendre aux lèvres de Louise et j’aurais tenu ses cheveux entre mes doigts. Je lui aurais dit des mots doux qu’on ne dit à personne. Cette idée abstraite, aussi brève est-elle dans mon esprit, m’arrache une chaleur peu commune.
C’est tellement facile de prétendre en société. Mais je vous défie de mentir face à votre propre reflet. Et le sien, par-dessus tout.

À nouveau, je la regarde. Timidement, cette fois. Si ces questionnements m’auraient torturé l’âme, ils ne font que m’effleurer. Je suis tout embrouillé, tout perdu, tout quelque chose. Assez pour ne pas penser correctement, pouvoir placer un mot après l’autre sans buter comme un enfant.

Si je n’ai plus ça, que me reste-t-il ?

Si je ne déteste plus, s’il n’est plus là pour m’animer, si tout ça ne devient que poussière, j’imagine déjà tout mon monde s’effondrer. Baigné dans la hargne depuis tout gamin, je me suis accoutumé à ce bonheur quotidien factice. Oui, bonheur. Parce que pour moi, il n’a pas d’autres définitions.
Et, j’ai compris à mes dépends que ce monde déborde de haine.

Mais Louise me rappelle qu’il y a de la paix et de la douceur, quelque part.

Tu parles comme si tu n’avais plus de lendemain Louise. Pourquoi ?

Le voilà, son problème. Notre problème. Nous n’avons qu’une direction devant nos yeux. Nous avons beau lutter, nous n’arrivons pas à dériver. Par peur, je le crains.

Moi je ne t’oublierai pas.

Je l’avoue avec embarras. Je me glisse à ses côtes, ma hanche cogne la sienne maladroitement. Mon bras l’entoure et ma tête se repose contre la sienne. Je nous vois. Deux petites marionnettes cassées, laissées pour compte à l’arrière de la scène.

Et, un jour, je rappellerai aux autres qui tu étais.

+ notes //
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Re: reflection (louise)
04.02.17 15:09


« C’est gentil, Othello. » Je souris. Et je ne te crois pas, ne sens ces bras qui viennent à moi. Tu vois, pourtant, à quel point tout est possible : à quel point tu peux apprendre à vivre. Il nous faudrait à tous les deux le droit de recommencer, de tout effacer. Et tu sais nous pourrions décider de le faire en cet instant : de redécouvrir le monde dès demain. De se lever et de regarder le jour se lever en se disant qu’hier est passé et que devant nous ne s’étale que mille possibilités. Des fois nous avons l’impression qu’une personne a la clef de notre rédemption et pourtant. Pourtant il y a tant de personnes dehors, tant de personnes susceptibles de nous changer, nous influencer. J’aime penser que chaque jour qui passe nous sommes différents, j’aime penser oui qu’en cet instant je ne suis pas la même Louise que celle qui vient tout juste de s’effacer. Et dans quelques minutes déjà j’en serai une autre. Enfin. « Je ne sais pas. Je réalise parfois que nous sommes éphémères et cela me fait me sentir si rien. Je me dis que je n’ai pas assez vécu, pas assez bien. Que je n’ai peut-être pas assez aimé et que je n’ai pas été assez aimée en retour. Puis je me dis, plus timide, qui suis-je ? Pour demander d’être aimée. » Mes mains se lient et se délient, je penche quelque peu la tête. « J’aime bien penser, Othello. C’est une habitude que j’ai, même si des fois elle me fait tourner en rond. » Je souris distraitement et me demande à quand remonte la dernière fois où le silence m’a occupée.

Ce serait bien que tu décides de t’ouvrir, Othello. Ce serait bien que tu laisses aller toute cette douleur, toutes ces peurs : que tu laisses aller ta rancoeur. Que tu laisses partir oui ce petit garçon qui t’empêche de grandir. Que tu lui offres un sourire, lui dises qu’à présent tout ira et le regardes partir. J’aimerais savoir dans dix ans si tu as réussi à trouver le bonheur, si serein lorsque tu ouvres les yeux le matin dans ton lit il en faut peu pour qu’un sourire vienne ourler tes lèvres. « Alors laisse-moi te dire qu’il te reste tant de choses, Othello. Le monde est si vaste, les hommes si nombreux. Nous sommes si infimes, il ne nous reste qu’à découvrir. N’hésite pas à te lever, à désirer, à souhaiter. N’hésite pas à être ce que tu es ou à te redécouvrir. Et ceci n’est qu’un discours et ceci ne vaut rien face aux actes, mais bon. » Et fermant un instant les yeux je me détache, me redressant. Mes livres sous le bras je t’observe et te sourit.

Que faire, à présent, si ce n’est agir.
Je suis si fatiguée.
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