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Bienvenue sur Firewhisky les sorciers ! On espère que vous allez bien, et que vous êtes près à swinguer au rythme des trompettes ! À Londres Magique, nous sommes en Mars 2017 ! Les oiseaux recommencent à chanter et les mimosas sont en fleur, bon courage pour les allergies. Il est 12 heures, l'heure des news !

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26.02.17 — La MaJ #6 est finiiie ! Retrouvez tous les détails de ce qu'il s'y est passé par ici ;)
02.01.17 — La MaJ #5 a été effectuée ! Retrouvez tous les détails de cette dernière par ici !
19.09.16 — Le journal de FW reprend ! Participez-y en écrivant un article. Plus de détails ici.
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18.08.16 — le forum sera inaccessible du 02/09/2016 au 04/09/2016 pour une nouvelle mise à jour. On sait, on en fait beaucoup, mais il faut encore se préparer à de gros changements....













Elle était pâle et pourtant rose _ RYAN


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Elle était pâle et pourtant rose _ RYAN
22.10.16 15:02

La tête appuyée sur son oreiller, Demeter tout habillé était étendu sur les draps de son lit. Le cou légèrement tourné, il perdait son regard sur ses couvertures immaculées. Il soupira légèrement. Le blanc ne lui avait jamais semblé aussi moins blanc qu’en ce moment. De toute sa vie, il ne l’avait jamais conçu aussi terne et lentement, un sourire désabusé se dessina sur le contour de ses lèvres.
Avec lenteur, Demeter se redressa mécaniquement, puis il tourna son buste, posant ses pieds au sol afin de demeurer assis. Son regard alla se perdre au travers d’une des grandes fenêtres décorant la salle et un temps il observa le ciel, plutôt clément aujourd’hui tandis qu’il rayonnait d’un bleu paisible. C’était sans doute la raison pour laquelle la salle du trône était si vide aujourd’hui d’ailleurs ; On préférait naturellement les grands espaces a l’air renfermé de l’intérieur. Pas lui cependant. Car en ce moment, où qu’il aille, Demeter ne voyait foncièrement aucune différence et tout lui paraissait dénué d’importance. Il n’avait envie de rien si ce n’était de voir le temps passer et d’attendre patiemment le sommeil salvateur où dans ses songes le vide n’avait plus de place. Il n’avait pas l’habitude d’être ainsi défait et inanimé. Autrefois, s’il avait toujours été irascible et aigre, irritable pour rien, jamais ne s’était-il laissé aller si souvent au vide. Parfois il avait des relents et des sursauts d’orgueils ; Des onces d’arrogances qui le relevaient et lui donnaient une verve passagère. Puis cela retombait brusquement et à ses lèvres ne restaient plus qu’un goût dégueulasse et amère ; Celui de l’abandon. Il pensait s’être remis mais il ne tenait qu’a moitié. Rafistolé d’un peu partout, il était bancal sur ses deux jambes. Il boitait à chaque pas avant de s’effondrer et de recommencer dans un petit manège qui commençait à se faire vieux. Il se raccrochait cependant à la conviction de qui il était, à savoir Demeter Green et cette fierté vide le tenait encore en éveil.
Mais souvent maintenant c’était la lassitude qui l’emportait sur tout et Demeter n’avait plus la force de se battre, de s’énerver et de taper du pied. Aussi se contentait-il d’exister à moitié en méprisant tout ce qui s’offrait à lui. Il avait toujours trouvé ce monde un peu moche. A présent il était réellement immonde.
Du long de sa gorge, subsistait un goût amer et sale. Demeter avait comme l’impression d’avoir vomi et rejeté toutes ses entrailles si bien qu’à présent il était là et il était vide de tout.
Il cessa de regarder par les fenêtres et rapporta son regard à la pièce vide et abandonnée de toute présence. Il était bien content de cette solitude car il ne voulait voir personne si ce n’était-elle, mais il n’avait pas le cœur d’aller la chercher et d’arpenter les couloirs. Très sincèrement, Demeter était si las, si brisé, qu’il avait simplement envie de rester immobile et d’attendre une quelconque salvation.
Aujourd’hui, il n’avait pas la force.
Demeter plissa ses lèvres, esquissa une moue blasée alors que ses paupières tombèrent, voilant un peu ses yeux. Il souhaitait disparaître. Et s’il avait pu y parvenir en un simple claquement de doigt, il l’aurait alors fait pour échapper à son marasme débilitant et abrutissant. Même la perspective de rejoindre Sigma ne l’enchanta plus sur le moment, quand il y songea brièvement. Même le souvenir lointain de son père et celui plus récent de James, ne purent allumer de brasier en lui ; Car Demeter avait la solitude mauvaise et c’était toujours lorsqu’il était seul qu’il n’avait plus aucune convictions.
Pourtant il y avait encore quelque chose à cet instant pour l’égayer. Il fourra une main dans sa poche et ses doigts s’arrêtèrent sur le velours et en parcoururent le sommet avec douceur.
C’est à ce moment-là qu’il put l’apercevoir et d’un coup, la pièce sembla se raviver comme s’il exsudait de Louise, la vie dans tout ce qu’elle avait de plus beau et de silencieux. Elle ne rayonnait pas, mais dégageait cette douceur éternelle dont il ne savait plus se départir à présent et sous sa poitrine son cœur sembla se ranimer alors qu’il en sentit le battement lent et régulier. Une chaleur diffuse en émana et il prononça son nom avec douceur :

- Louise.

Attrapant le train éphémère d’une envie impromptue Demeter s’était redressé imperceptiblement jusqu’à se relever et aller à en son encontre. La voir lui était agréable ; Il n’y avait qu’elle et Daphné pour la tirer du marécage de sa lassitude et insuffler un peu d’envie en sa carcasse de chair et de sang. Se rappelant alors de la conversation de quelques jours il pensa à la promesse d’un futur où elle figurait et il alla cueillir sa main avec lenteur. Dans la paume ouverte de sa Louise il déposa avec délicatesse la promesse d’un avenir qui les lierait à jamais. La bague était fine, relativement simple, avait appartenu à sa grand-mère il y a un temps ; Cette dernière s’était ravie de voir l’ayant trouvé un aussi bon parti mais il ne pouvait être d’avantage indifférent aujourd’hui, à la signification de son patronyme.

Un souffle s’échappa alors de ses lèvres

- C’est pour toi.


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Re: Elle était pâle et pourtant rose _ RYAN
24.10.16 1:52

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Re: Elle était pâle et pourtant rose _ RYAN
24.10.16 3:44


Et Louise était là, tendre et douce ; Lui offrant son adoration en murmurant son nom comme si elle en avait inventé chacun des sons. Il se sentit frémir en posant son regard tout contre elle mais son cœur ne sut s’ébattre du compliment qui ne tarda pas à suivre. Après la tempête, l’égo écorché de Demeter ne voulait plus s’éprendre de telles minauderies flagorneuses, trop cynique pour s’en réjouir. Et un sourire faible orna ses lèvres cependant, car il n’aurait su rester de glace quand Louise réchauffait tout son être à l’aide de sa simple présence.
Acceptant enfin la souveraineté de ses émotions Demeter ne se battait plus et d’ordinaire si froid, il ne l’était pourtant plus devant elle. Sa réserve habituelle avait disparue, mise en pièce par l’écho tapageur de ses sentiments dont la présence l’avait toujours gêné. Mais à présent que Louise avait dit oui, Demeter ne s’en cacherait plus.

Au point où il en était de toute manière. Qu’avait-il encore à perdre alors qu’on lui avait tout arraché ? Il ne restait plus rien si ce n’était Louise.

Sa Louise.

Il était heureux de la voir. D’une joie simple et sans artifice qui lui sembla alors curieuse alors, en comparaison avec le marasme dans lequel il s’était embourbé la journée durant. Mais justement. Avec Louise il avait toujours été question d’exception et là où elle vivait, la réalité n’avait plus sa place tandis qu’elle en estompait les lois immuables de ces sourires d’une infinie douceur. Bien conscient que cet entrevu ne s’éterniserait pas même quand bien même aurait-il souhaité le contraire, Demeter comptait profiter de chaque minutes et chaque secondes où elle se tiendrait avec lui ; Car il savait à présent que tout était éphémère et qu’on ne l’épargnerait jamais. Et s’il ne comptait pas laisser la vie lui arracher sa Louise et qu’il se battrait bec et ongle pour elle, trop conscient du trou béant qu’elle pourrait laisser en lui si jamais elle venait à disparaître. Quoiqu’en étant déjà ainsi ; c’est-à-dire à moitié mort, Louise serait simplement l’estocade de trop et celle qui le finirait mais au fond cela revenait au même.

Demeter n’était plus qu’un vide que Louise rendait moitié. Dans la finalité des choses ça revenait foncièrement au même. Et à n’importe quel moment il était prêt à sombrer. Du moins c’est ce qu’il osait croire, cynique, après les désagréments des jours passés.

Un vrai sourire cette fois, anima le contour de ses lèvres. Il avait toujours craché au pied du romantisme, se moquant volontiers des imbéciles tels qu’Argus et Duke, deux bellâtres cherchant la moindre opportunité quitte à être ridicules, afin de monter sur leurs grands et majestueux chevaux. Mais pour sa Louise et au vu des circonstances récentes, Demeter n’avait plus cette réserve et cette froideur habituelle dont il se parait habituellement et il ne trouva pas d’inconvénients à le faire. Surtout si c’était pour sa Louise.

Avec douceur il attrapa la bague au creux de sa main et attrapa les doigts les incitants à se retourner, avant qu’il ne passe le bijou d’un geste lent. S’attardant quelques secondes contre sa paume, Demeter eut un nouveau sourire. La vision de Louise portant le sceau de leur promesse, le comblait d’une joie subtile qui rayonnait chaude, comme une minuscule boule au creux de sa poitrine. Il avait oublié ces derniers temps quel goût avait la joie, la vraie et seulement à présent il se rappelait.

- Elle te plait ? C’était celle de ma grand-mère… Elle était tellement ravie quand je lui ai annoncé.

Se laissant aller au romantisme qui l’avait tant fait vomir auparavant, et dont il se serait révolté avec fureur et ulcères s’il avait dû ce voir un jour dans cet état-là, Demeter lui offrit une confession un peu plus intime qu’il souffla d’entre ses lèvres sanguines.

- Une Ryan, en même temps ! tu penses bien. Mais tu aurais pu être n’importe qui, que ce n’aurait pas été important. Tant que tu aurais été toi Louise.

Tant qu’elle aurait incarnée ces beaux horizons ; Pâles et rêveurs, doux et cotonneux, dans lesquels il rêvait de fermer les yeux et de se reposer de longues heures, indifférent à ce monde dont chaque bruissement l’écorchait avec fureur.
Il l’aurait alors aimé.
Et cette fois il le lui répéta sans vraiment y penser, comme il l’avait déjà fait sur le balcon. Mais il n’y avait à présent nulles larmes, nulles tempêtes et nulles bourrasques pour se déchaîner près d’eux. Il n’y avait qu’une tranquillité sereine et paisible. Demeter et Louise.

- Je t’aime tellement tu sais.

Pour la première fois alors depuis cinq ans, il lui destina un sourire authentique alors qu’il souhaitait lui plaire et faire trembler ce cœur dont il s’était épris. Perdu dans le moment, Demeter ferma les yeux un court instant, comme pour mieux sentir la présence Louise en lui et il se sentit fragile. Un peu timide. Un nouvel élan naquit entre deux lentes pulsations de son cœur et y obéissant, Demeter ploya légèrement son cou en un geste dont on ne pouvait se méprendre afin de rapprocher leurs visages. Demeter souhaitait trouver les lèvres de Louise.

Sa Louise.

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24.10.16 8:26

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Re: Elle était pâle et pourtant rose _ RYAN
24.10.16 12:43

En oubliant les indésirables baisers qu’on lui avait forcé par le passé, c’était la première fois qu’il s’adonnait à ce genre de geste sans qu’il y soit contraint. Et plongeant son visage vers celui de Louise, Demeter s’était complètement abandonné à l’élan vif et sincère qui lui intimait d’aller cueillir quelques pétales sur la bouche de sa Louise. Leurs lèvres se rencontrèrent bientôt ; Le moment se fit majuscule. En quelque sorte c’était son premier vrai baiser à lui ci et au travers de Louise, il lui sembla renaître dans le bonheur et la joie timide que ce contact fit surgir d’entre quelques palais vides de son cœur. Et quand Louise toucha du bout de ses doigts, sa joue avant de redescendre vers sa nuque, il se senti frémir brièvement. Puis l’instant d’après le moment ne fut plus. Louise s’était éloignée et lui souriait à présent. Demeter se demanda alors si elle aussi avait été emplie de la même félicité que lui. Un instant il battit des cils, comme pour s’ancrer à nouveau dans le présent. La voix de Louise résonna alors avec douceur en un murmure d’une tendresse qui n’appartenait qu’à elle, comme si elle l’avait faite pour lui et il voulut alors l’embrasser à nouveau, sa Louise dont il était à présent si épris. Lorsqu’elle lui déclara que c’était la première fois, Demeter fut légèrement ému mais ne s’en attendait pas à moins. Malgré la cour de bellâtre qu’il s’était toujours plu imaginer remuant à ses pieds, elle avait toujours dégagé cette impression d’innocence ineffable, si caractéristique de la personne qu’elle était. Des trépidations, parcoururent alors l’orgueil malmené du garçon. Elle lui avait offert son premier baiser.

Une contrariété presque soudaine ombragea Demeter alors qu’il aurait espéré que cela en soit de même pour lui. Seulement, il y avait eu Rhodes un jour, dans cette pièce ici même, pour le forcer sur les lèvres glacées de Northrop ; Guère plus qu’un bisou qu’il aurait volontiers effacé de son existence, qui était insignifiant mais existait bel et bien. Et de toute manière il y aurait eu Aileas. Répugnante, Brusque, Dégoûtante sang de bourbe qui ne connaissait pas sa place dans le monde, aurait risqué grand en s’aventurant dans son intimité si bien protégé, s’il n’avait pas été si virulent et vicieux sur le moment. Puis il avait oublié à cause de sigma entres autres. Et à présent qu’il y songeait, il n’avait même plus la force de s’en énerver car cela lui paraissait atrocement lointain et surtout car Louise était là pour étouffer tous les bruits du monde.
Avec paresse il s’autorisa un soupire content ; Demeter n’était pas béat mais il se sentait calme et en paix, souhaitait s’attarder sur ce moment de quiétude ou enfin semblait tout léger car il se sentait peu à peu irradier d’une énergie vorace et un peu houleuse, de celle que crachait l’orgueil que Louise venait de ranimer. Il était navrant de constater qu’il ne cesserait jamais d’être un pendule, allant d’un point à un autre avec une régularité et une vitesse étonnante, quand bien même il se sentait si vide à présent. Mais Demeter se connaissait et n’avait pas envie de cette houle pour venir gâcher ce moment si paisible et si doux. Il ne comptait pas l’entacher de sa bile amère et acide car il ne souhaitait pas être ainsi avec Louise, sa Louise, comme un sursis à la tristesse, un ilot perdu dans un océan, une parcelle de bonheur véritable au milieu de toute sa colère.
Il l’écouta alors attentivement et esquissa un sourire un peu maladroit qui creva l’instant d’après, réalisant qu’il ne savait pas porter attention a bonheur de quelqu’un qui n’était pas lui. Mais si c’était pour Louise, sa précieuse Louise, alors il essaierait. Et il répondit abstraitement d’une voix grave.

- J’aimerai faire de toi quelqu’un d’heureux.

Elle avait un air de paix, un air de chaleur sur les doux traits de son visage. Il n’aurait su dire si elle était aussi éprise que lui, car elle ne lui semblait pas différente que d’habitude et il n’avait jamais été bon lorsqu’il s’agissait de lire quelqu’un. Ses cheveux étaient un peu défaits : c’était un détail qu’il avait remarqué un peu plus tôt et il passa une main dans cette forêt auburn, les caressant avec tendresse, les replaçant avec précaution avec quelques gestes qui se voulaient lent. Il y avait aussi son petit nez à la teinte vive, comme un peu rougi par le froid et ce détail fit apparaître un sourire plein de tendresse sur le visage de Demeter, très légèrement amusé par ce détail.

- Ton nez est-il froid ?

Et il emmena alors déjà proche de lui, tout contre son torse, y enfouissant son visage avec délicatesse pendant quelques secondes. Il s’oublia lui-même à cette étreinte et ses paupières s’étaient closes, désireux comme plus tôt de freiner le temps dans son éternelle course ; Il aurait voulu à nouveau disparaître avec Louise dans un univers qui n’appartiendrait qu’à eux. Mais rien ne subsistait éternellement et c’était là une loi que même sa Louise ne pouvait briser alors il rouvrit bientôt les yeux. Demeter avait bien conscience de ce bonheur un peu fragile qu’il ne pouvait même pas partager. Il y avait pour une fois, plein de belles choses sur lesquelles il aurait voulu se répandre. Il aurait voulu après cela, retrouver Juniper et lui raconter la douceur de Louise, l’éclat profond de ses cheveux ainsi que le bleu de ses yeux. Mais sa cousine n’était plus et quelque chose s’étrangla au fond de sa gorge alors qu’il s’autorisait quelque regrets.
Il déglutit pour reprendre contenance et s’éloigna un peu, fixant Louise dont la chevelure lui évoquait les flammes plus ardente de Pepper ; Désormais il n’y avait plus qu’elle et il aurait voulu dire tant mieux mais ce n’était pas le cas. Alors il se raccrocha un peu à Louise, sa Louise, qui à elle seule l’empêcher de couler.

- Et toi que vas-tu faire de moi à présent Louise ?




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Re: Elle était pâle et pourtant rose _ RYAN
27.10.16 0:32

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Re: Elle était pâle et pourtant rose _ RYAN
27.10.16 2:22


Son cœur palpita alors soudainement d’une réjouissance dont il n’avait jamais eu connaissance. Une étincelle de joie insoupçonnée anima ses lèvres sanguines qui s’étirèrent en un sourire dont l’occurrence était rare si ce n’était pour dire inexistante. Et ce bonheur simple se propagea donc tout au travers de son corps jusqu’à faire frémir son âme qui se réveilla  soudainement, s’agitant un peu après de petits soubresauts maladroits.
Il avait alors eu ce rire que seul Juniper connaissait. Celui qui se déployait de sa gorge, gamin, quand sa mère recouvrait ses joues rondes et un peu potelé de multiples baisers en répétant mon prince, mon prince. A l’époque il ne savait pas grand-chose de la vie, si ce n’était la joie pure et limpide que seul l’amour pouvait offrir.
Aujourd’hui il retrouvait enfin cette sensation perdue, longtemps ensevelie par l’épaisse colère dont il s’était longtemps couvert. Elle renaissait parmi les cendres calcinées de son lui jeté au loup ; Si vide de tout, si désespéré parmi la houle des flots, Demeter avait l’impression d’avoir enfin trouvé une terre sur laquelle les désastres ne séviraient plus et un tel sentiment par ces temps, était inestimable. Il en aurait d’ailleurs presque pleuré de joie, tant il en était brusquement émue, de ce cœur alourdi et crachotant qui soupirait son soulagement. Demeter dut se faire violence pour ne pas étreindre Louise de toutes ses forces  et noyer en elle toutes ses peines ; Et c’était curieux même. A présent qu’elle lui offrait tout, l’ogre insatiable de son égo se faisait timoré. Mis au supplice par Daphné, il tremblait. Dans quelques relents d’efforts, crachotait parfois des vices en lui ordonnant de tout prendre car il le méritait. Mais pour une fois, l’oreille de Demeter c’était fait sourde. D’une part car lucide, il constatait jusqu’où son égoïsme, son aveuglement l’avait emmené. Et d’une autre car il s’agissait de sa Louise en face. Et elle lui donnait tout sans avoir peur. Tant bien même la propension qu’avaient ses mains de transformer en ruine tout ce qu’elles touchaient, Louise était là. Sa Louise n’avait pas peur.
Il avait dégluti péniblement. Un peu comme un homme redécouvrant soudainement la lumière du jour, il procédait à petit pas. Comme par peur de faire voler tout ceci en éclat ; Car c’était si soudain que c’en était forcément irréel. Et si ce n’était pas le cas. C’était alors d’une fragilité extrême. Quoiqu’il en soit, Demeter balbutiait son affection sans vraiment savoir comment l’exprimer lui qui grimaçait toujours quand Juniper, vive Juniper gigotait et le recouvrait de ses mains chaleureuses.
A cette pensée, ce fut tout lui qui vacilla. Encore hanté par ces souvenirs-morts vivants, il se raccrocha à Louise et à ses yeux si bleus. Tant qu’elle était là peu lui importait le reste. Tant qu’il y avait ces beaux horizons peu importe le monde.

Si sa Louise était là alors tout irait bien.
Tant qu’elle était là, il pourrait survivre.

Naturellement ses mains vinrent alors se perdre dans le dos de Louise et redescendirent jusque dans le creux de ses reins. Avec délicatesse il la fit venir plus proche et il déposa lentement ses lèvres contre son front. Les laissant là un instant, avant de faire remonter ses doigts pour les arrêter sur les courbes de sa gorges, juste sous les lignes de sa mâchoire. Il demeura immobile ainsi, pendant un court instant. Sa respiration se fit un peu plus brusque, un peu plus rauque alors qu’elle courait contre la peau de Louise.

Puis Demeter s’y osa à nouveau, plus timide encore que l’instant d’avant. Quelque chose le retenait encore. Cette peur que tout s’envole et que tout s’arrache ; Que le destin lui fasse un énième pied-de-nez avant de l’envoyer paître et de le faire dégringoler avec superbe. Surmontant ses craintes, Demeter avait dégluti en fermant les paupières. Puis une nouvelle fois sa bouche s’était posée contre celle de Louise. Il découvrit encore ce bouton de rose au goût si étranger ; Osant l’effleurer, tournant autour tel un animal apeuré au premier contact. Il se retira une seconde après, en demeura à quelques millimètres. L’espace inexistant mais bien réel entre eux était fragile, pourtant électrique. Imprégné d’un désir de découverte tout à fait innocent qui appelait à la fougue, incitant de nouveaux élans de sa part. Il céda alors et embrassa Louise pour la troisième fois imprimant sur ses lèvres la courbe des siennes. Le goût en était si tendre qu’il avait l’impression de perdre son esprit. Demeter se laissa aller encore un peu plus à son affection profonde, voulant se fondre tout en Louise, pour étreindre son cœur palpitant et le couvrir de bonheur. Il noya le chagrin des jours passés au travers de sa fougue ainsi que dans ce baiser, où petit à petit, Demeter prit tout ce que sa Louise avait à lui offrir.

Au bout d’un temps dont il avait perdu la notion, ils finirent par se séparer mais Demeter souhaita garder le visage de Louise toujours proche du sien, et conserva une main à l’arrière de sa nuque. Puis il planta un regard ému dans le sien avant de lui adresser un sourire discret. Ses lèvres tremblèrent soudainement ; Hésitantes. Puis osèrent une confession.

- Louise tu me rends si heureux.

Il était sincère. Au milieu de tout un orage elle était l’éclaircie inespérée ; La main salvatrice et c’était sans doute la première fois qu’il lui reconnaissait ce rôle qu’elle avait pourtant toujours tenue. Sa Louise, toujours là.
Demeter n’avait pas l’habitude d’éprouver de la gratitude. Ni même de l’exprimer. Mais en face de Louise, Sa Louise qui l’avait fait valser d’un abysse à un sommet, son égo malmené n’avait plus sa place.

- L’es-tu toi aussi ?

C’était la première fois que Demeter était aussi lucide et aussi attentif aux désirs de quelqu’un qui n’était pas lui. C’était la première fois où Demeter n’était pas apathique et complètement égocentrique. Il souhaitait que Louise soit heureuse elle aussi. Que sa Louise, soit éprise du même bonheur que lui et il jura intérieurement de tout faire pour le lui offrir si ce n’était pas le cas.

- Et si tu ne l’es pas je ferais tout pour que ce soit le cas.

Il semblait alors que Louise avait fendue la coque de ses colères en deux ; Ou était-ce De lange ? Demeter ne savait plus bien mais savait à présent il lui semblait sur le moment avoir trouvé un sens pour ces jours à venir. Alors que se répandre dans sa haine, ses fantômes de toujours qui lui hantaient, le laissait vide et indifférent, dans un état cathartique, Louise le faisait renaître. Au travers d’un bonheur infime et tangible il se sentait exister et c’était là un sentiment qu’il souhaitait partager avec elle. Rien en ce moment ne semblait compter d'avantage que leur bonheur. A lui puis surtout à elle. Demeter aurait souhaité lui rendre toute sa dévotion et son affection de toujours.
L’esprit fiévreux, il enleva sa main du cou de Louise et l’attira tout contre lui l’étreignant avec force, noyant son nez dans sa chevelure brune.

- Je te promets d’essayer. Demande moi ce que tu veux. Ce que tu souhaites. Et si c'est pour toi, pour que tu souries, je te promets d'essayer.

S’oubliant à la tendresse de cette étreinte, il sembla à Demeter qu’il pourrait rester toute une éternité ainsi. Dans ce bonheur si pure et si limpide qui ne durerait que quelques instants cependant ; Car il y avait toujours la vie, toujours cet affreux monde l’attendant au dehors.

Alors il comptait bien s’abandonner tout à Louise aussi longtemps que durerait cet instant éphémère. Il ne se priverait de rien lui offrirait le peu qu'il lui reste.

Avant que le vide ne revienne. Avant qu'il ne chute à nouveau.

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Re: Elle était pâle et pourtant rose _ RYAN
29.10.16 0:40

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