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 Je fais rien que des bêtises. [ Terrence ]

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Je fais rien que des bêtises. [ Terrence ]
24.10.16 11:18

Terrence & Abby
Je fais rien que des bêtises.


Aujourd'hui, c'est un nouveau jour qui commence. Aujourd'hui, je jure solennellement de mettre un pied devant l'autre, d'avoir les yeux rivés sur mes pas et d'éviter tous les pièges tendus par les petits farceurs de l'école. Aujourd'hui, j'allais enfin pouvoir être irréprochable et me faire pardonner mes précédentes "boulettes", comme dit ma mère. La tâche s'annonçait délicate puisque j'allais devoir approcher un serpentard plutôt méfiant. Il faut reconnaître que se voir briser en deux sa baguette et sa plume à papote en l'espace de quelques jours seulement, peut être un facteur d'éloignement entre le responsable et la victime. Pourtant, je jure de ne pas l'avoir fait exprès et je m'étais confondue en excuse à la vue des dégâts que j'avais causé. Malheureusement pour moi, j'en avais pris plein les oreilles et je m'étais fait rudement grondée pour mon méfait. Assise sur mon lit, j'observais mes mimines avant de soupirer longuement.

- Aujourd'hui, pas de faux pas, les filles ! La moindre faute pourrait nous coûter cher ! Il en va de même pour vous, les petons !

Déclarai-je, à l'attention de mes pieds. Malgré mes nombreuses années au sein de cet établissement, il m'arrivait encore d'utiliser quelques expressions typiquement moldues. Si ca en faisait rire certains, ça restait surprenant pour les autres. Et tandis que je continuais de m'encourager intérieurement, je me levais à la hâte pour m'inspecter dans le miroir. La tenue était convenable mais je devais tout de même rester sur mes gardes. Il suffit que ma robe de sorcier s'accroche dans un bout de bois pourri et c'est la chute assurée ! Cette idée me fit frémir, tandis que Mimosa vint se frotter contre mes jambes, faisant ainsi glisser mes chaussettes jusque sur mes chevilles.

- Ah ! C'est pas le moment, gros plein de soupe !

Rouspétai-je, en lui offrant tout de même quelques caresses, avant de remonter fermement mes chaussettes. Elles aussi pouvaient se prendre n'importe où et on n'est jamais trop prudent !

Pour compléter ma tenue, je tressais mes cheveux avec grand soin, maintenant l'extrémité de mes tresses avec deux rubans bleu électrique. J'étais fin prête ! Il ne me restait plus qu'à prendre les petits paquets de fondants du chaudron et de mouches au caramel que j'avais spécialement achetés pour l'occasion. Bien sûr, je n'étais pas certaine que Terrence apprécie ce genre de sucreries, étant donné que c'est généralement pour moi que je les achète. Mais je ne perds rien à essayer, n'est-ce pas ? Au pire, il m'enverra balader et je pourrai toujours me consoler avec ces délicieuses confiseries.

Un sac dans chaque mains, je m'aventurais enfin à l'extérieur pour tenter de retrouver le méfiant serpentard, tout en essayant de me faire discrète. J'étais prête à parier que si il me remarquait en premier, il allait certainement disparaître avant même que je ne l'approche ! Cette idée n'arrangeait pas mes affaires, autant être aux aguets ! Et tout en surveillant mes pas, je jetais de brefs coups d'oeil aux alentours dans l'espoir de trouver rapidement ce jeune homme.

Il me fallut bien un bon quart d'heure avant de reconnaître la silhouette de Terrence, au détour du hall, prêt à prendre une toute autre direction que la mienne. Aussi, j'accélérais le pas jusqu'à me retrouver à sa hauteur, avant de lui lancer un fort :

- TERRENCE ZIGGLER !

Bien audible, impossible de l'ignorer. Légèrement essoufflée par ma course, j'essayais de de reprendre un peu mon souffle avant de lui tendre les confiseries que j'avais dans les mains. Je pouvais deviner à son regard qu'il n'était pas très à l'aise. Aussi, et pour prouver ma bonne volonté, j'adoptais la posture militaire : droite comme un "i", les pieds bien ancrés dans le sol et le menton levé. Une façon comme une autre de maintenir un bon équilibre, quand on a tendance à ne pas tenir sur ses jambes.

- C'est pour m'excuser d'avoir cassé ta baguette et ta plume à papote. C'était totalement involontaire, je maîtrise pas trop mes pieds. Mes mains non plus, quand j'y pense... Alors des fois, ça s'emmêle et je fais des catastrophes avant même de m'en rendre compte !

Il valait peut-être mieux éviter de trop parler, non ? Je n'étais pas à l'abris de le voir détaler à toute allure, surtout en appuyant le fait que pouvais encore faire des bêtises !

- Je ne sais pas si tu aimes les sucreries mais comme moi j'aime ça, je me suis dit que si jamais t'en voulais pas, je pourrais toujours m'occuper de leurs cas !

Une franchise à peine dissimulée ! Bien sûr, j'avais surtout dit ça sur le ton de la plaisanterie, histoire de dédramatiser un peu la situation, en lui offrant un sourire complice. J'espérais vraiment qu'il accepte mes excuses. Je me sentais mal de lui avoir causé du tort.

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Terrence Ziggler





Re: Je fais rien que des bêtises. [ Terrence ]
29.10.16 0:41

JE FAIS RIEN QUE DES BÊTISES.
ft. Abby Miss Catastrophe Reynald
Terrence n’est pas le genre de type à en craindre d’autres, il sait qu’il se fait des ennemis, consciemment ou pas, au même titre que beaucoup, parce qu’il n’hésite pas à dire ce qu’il pense, même s’il sait que ça ne va pas dans le sens de tout le monde. Il sait aussi, particulièrement dans sa propre maison, que le simple fait d’être un né-moldu lui suffit pour avoir des ennuis. Il en a bien bavé dans ses premières années, mais au lieu de s’écraser sous une ségrégation qu’il ne comprenait pas, ça l’a renforcé. Comme on dit, il faut trouver du bon en tout et le mieux pour traverser les épreuves, c’est de se redresser et s’affirmer. C’est ce qu’il a fait. Même si, à choisir, il préfère rester dans son coin, à n’emmerder personne et que personne l’emmerde. Mais c’est lorsque certains ont tendance à dire des absurdités plus grosses qu’eux qu’il ne peut s’empêcher de l’ouvrir, c’est comme ça.

Enfin. Ça, ça fonctionne lorsque sa cible est juste une personne stupide, qui dit des choses stupides… cependant, quand la personne en face est de bonne foi mais se retrouve toujours, systématiquement, sans s’en rendre forcément compte de suite, à faire des bêtises… ça, il ne sait pas gérer. Non. Surtout si la personne en question est une fille plus jeune que lui que le hasard tient nécessairement à placer sur sa route. Non, il ne sait pas gérer. Lui, il a une grande sœur, et une grande sœur intelligente, adroite. Pas le genre de nana qui ne sait pas mettre un pied devant l’autre sans se casser la gueule. Parce qu’au début, la personne en question, bah comme un peu tout le monde, il va la regarder avec de gros yeux, peut-être rire un peu, aussi. Mais si avec sa maladresse elle se met à lui tomber dessus ou à casser des choses qui lui appartiennent, là… il va peut-être moins bien le prendre. Il va hausser la voix, s’énerver aussi, et remballer ses affaires pour partir vite fait et espérer du fond de son cœur de ne plus avoir à croiser à la personne en question.

Avec Abby Reynald, malheureusement, ça ne se passe pas comme ça. Ah ça non. Déjà, le jour où elle est tombée alors qu’il était tranquillement assis dans le Salon Commun à bouquiner en prenant des notes, son carnet et sa plume à papote posés sur la table, et qu’elle s’est magistralement vautrée devant lui, embarquant la table en question dans sa chute… jusqu’à casser sa plume… il l’a mal vécu. Parce qu’elle ne se contente pas forcément de faire des gaffes, elle veut les réparer. Oui, les réparer. Ce qui finit par être pire que tout.

Et bien sûr, vu que le destin le déteste, ça ne s’est pas arrêté là. Il y a eu le coup avec sa baguette aussi… lui il n’est pas comme certains hyper fétichiste de sa baguette, et elle est parvenue, il ne sait même plus comment, à la casser. Mais genre casser casser. Si bien qu’il a du se rendre au chemin de Traverse lors des vacances suivantes pour une réparation parce que la baguette avait souffert de son mauvais traitement. Un cataclysme cette fille. Une horreur. Il en comprend même pas comment on peut être aussi peu douée de ses mains et ses jambes.

Autant vous dire alors que ce jour-là, il a bien d’autres choses en tête, comme un devoir à rendre le lendemain et la Gazette qu’il n’a pas pu finir de lire ce matin, et il ne s’attend pas une seule seconde à croiser le tourbillon Gryffondor en la personne d’Abby Reynald. Non non non.

Il est en train de discuter avec deux autres sixième année également en cours de Droit, marchant dans le Hall pour se diriger vers l’extérieur lorsqu’il entend son nom hurlé à plein poumons. Il n’est pas quelqu’un qu’on apostrophe en criant, en règle générale et il est loin d’identifier la voix en question de prime abord. Jusqu’à qu’une silhouette arrive à son niveau, déterminée. Ses yeux s’arrondissent sous ses lunettes et il murmure : « Oulà, non non non non. » faisant un pas en arrière. Il n’est pas le genre de type à en craindre d’autres… mais là on parle d’Abby Reynald. Déjà, c’est pas un « type », et en plus, ce n’est pas de la peur. Juste de la survie. C’est aussi pour son bien à elle, hein. A croire que c’est en sa présence qu’elle finit toujours par faire des catastrophes. Autant éviter tout rapprochement.

Ses deux potes l’observent et se mettent à rigoler, l’un lui tapant bruyamment dans le dos alors que la troisième année se met à déblatérer ce qu’elle avait sans doute du répéter. Parce qu’après un regard hagard sur la visage de l’autre élève, il s’attarde sur les tresses, les rubans bleu pétant et remarque enfin qu’elle lui tend quelque chose. Ça a l’air d’être des friandises. Il comprend dans ce qu’elle raconte qu’elle veut s’excuser… et qu’elle parle beaucoup.

Il n’a pas le temps de réagir qu’à côté l’un des sixième année sort : « Hé ben, Zigg, tu nous avais pas parlé de ton côté Don Juan ! C’est ta copine ? »

Le blond lui lance un regard noir qui a pour effet de faire marrer ses deux potes, qui s’éloignent finalement en riant bruyamment. Il les suit des yeux avant de soupirer, et pose ses prunelles vertes sur la Gryffondor. Il ne sait pas gérer ça. Du tout.

« Abby Reynald. Je ne sais même pas comment tu fais pour être aussi peu coordonnée entre tes bras et tes jambes. » Pour tout vous dire, il n’ose même pas prendre ce qu’elle lui tend. Ça pourrait être un piège, non ?  Il y a des bruits de couloir sur des filtres d’amour artisanaux mal réalisés cachés dans des chocolats. Et si en plus c’est un filtre réalisé par ce cataclysme sur patte… il n’ose imaginer. Mais il ne peut pas rester comme ça sans rien faire non plus, d’autant qu’ils attirent suffisamment l’attention, plantés là au beau milieu du hall.

« Si j’accepte, qu’est-ce qui me fait croire que tu vas pas te casser la gueule, là, de suite ? » … Elle a quand même l’air déterminé donc il prend le sachet de confiseries, sans trop savoir en fait. « Je sais pas pourquoi je sens que je vais le regretter. C’est pas toi qui les as fait au moins, rassure-moi ? »

C’est vache mais ça traduit bien ses pensées. « Je suis plus salé, en général, mais j’ai rien contre le sucre. C’est des… caramels, c’est ça ? »
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Re: Je fais rien que des bêtises. [ Terrence ]
16.11.16 18:42

Terrence & Abby
Je fais rien que des bêtises.


J'avoue me sentir un peu vexée lorsque je le vois reculer d'un pas, en me remarquant. J'ai beau avoir un sens de l'équilibre douteux, je sais encore marcher sans peine lorsque la route est droite ! J'affiche alors une petite moue fâchée, les joues gonflées et les sourcils froncés. Bien entendu, je ne conserve pas la position trop longtemps ! Non seulement parce que je ne suis pas réellement vexée, mais aussi - et surtout - parce que je suis là pour une bonne raison et qu'il est hors de question de faillir à ma tâche ! J'adopte donc un sourire si large que mes zygomatiques deviennent rapidement douloureuses et qu'on peut presque entrevoir une molaire ! C'est que je suis motivée, mine de rien ! Rapidement, j'observe les amis de Terrence. Allez savoir pourquoi, ils semblent le charrier. Aïe, aurai-je dû le prendre à part à un autre moment ?

En y réfléchissant, mon attitude pouvait lui sembler désinvolte, non ? Après tout, j'avais passé une bonne partie de la matinée à me préparer, à répéter mon discours mot pour mot et à prévoir des confiseries pour que ce soit plus simple. On peut soudoyer n'importe quel glouton avec ce genre d'armes ! D'ailleurs, moi-même je me serais laissée soudoyer ! Mais Terrence était le genre de garçon que l'on ne soudoie pas. Il semblait avoir du nez pour ce genre de choses, j'en était presque sûre. N'est pas serpentard qui veut ! Aussi, en arrivant comme une fleur avec mes douceurs et mes rubans, je ne passais pas du tout inaperçue ! Pire encore, ses camarades semblaient croire que j'étais là dans l'unique but de lui confesser mes sentiments. Les pauvres, si ils s'avaient... Sur le coup, j'avoue avoir bien du mal à me contenir et à ne pas pouffer. Mais je prends sur moi et reste aussi digne que possible. Mon but actuel est d'obtenir, de la part du jeune homme qui me fait face, un demi sourire ou au moins, l'acceptation de mes plates excuses.

- Et vos copines à vous, elles sont où ?

Demandai-je, toujours droite sur mes petites jambes, le sourire un tantinet moqueur. Non pas que je voulais prendre parti, simplement... la tentation d'embêter à mon tour ces énergumènes était bien trop tentante. Petit blanc, bref moment de gêne, je peux presque voir les joues de ces deux là rosir ! Pour le coup, je gagne haut la main ! Ca ne les empêche pas de s'éloigner en riant mais au moins, j'aurais réussi à leur clouer le bec, ne serait-ce qu'à moitié.

Un petit rire s'échappe d'entre mes lèvres à la remarque de Terrence. Moi-même, j'ignore de quel côté de ma famille je tiens ce côté maladroit. Le fait est que je ne le fais pas exprès, ce qui me rend encore plus pitoyable, je suppose.

- Je travaille très fort là dessus, promis. Tu sais qu'il m'arrive de tracer une ligne bien droite, à même le sol, et que j'essaye de la traverser sans tomber ? Pour me motiver, je me persuade même qu'il n'y a que de la lave brûlante autour de moi et que si je tombe, je finis complètement rôtie !

Je me garde bien de lui dire que les premiers essais ne sont pas très concluants. Il serait capable d'en rajouter une couche et je n'ai pas très envie de paraître plus ridicule encore.

J'observe la réaction de mon camarade, qui semble un peu hésitant, avant de le voir finalement s'emparer de mes paquets. J'en suis ravie ! J'en profite également pour lever une jambe dans le but de me gratter le genou. Fichus moustiques, je savais bien que j'avais été piquée pendant la nuit ! Bien sûr, je manque de me viander royalement en levant l'un des piliers qui me maintient debout ! Mais je le repose presque immédiatement, pour éviter toute remarque à ce sujet.

- C'était fait exprès, bien sûr ! Hahaha ! Je ne tomberai pas, y'a pas de raison, hein ?

Répondis-je, en levant la main droite comme pour prêter serment. J'ai intérêt à faire des efforts si je ne veux pas devoir tout recommencer depuis le début.

- Non non, je les ai acheté à Pré-au-lard, il y a quelques jours. Ils ne sont pas encore en vente, profites-en ! Comme je suis une très bonne cliente, j'ai droit à de petits privilèges sur lesquels je ne crache pas, en bonne gourmande que je suis. Du coup, ne crains rien, ils ne sont pas empoisonnés, si c'est ça que tu te dis !

Ajoutai-je, pour souligner ma bonne foi ainsi que l'innocence de mon geste. Et puis, si j'avais voulu l'empoisonner, je n'aurais pas pris la peine de faire ça en public !

- Des chocolats et des caramels, oui. Tu n'as jamais mangé de fondants du chaudron ? C'est à base de chocolat avec une garniture supplémentaire légèrement acidulée. C'est très bon ! Les mouches au caramel, elles sont appelées comme ça à cause de leur forme ! Je te montre.

Histoire d'effacer toute trace de méfiance chez le serpentard, je m'empare du paquet de mouche au caramel que j'ouvre pour en attraper une. Après avoir doucement mordu dedans, je montre le contenu au jeune homme afin de dissiper d'éventuels doutes.

- Ca colle un peu aux dents mais c'est très b-

Je n'ai pas le temps de finir ma phrase qu'un serdaigle me bouscule l'épaule assez fort pour me faire tomber, laissant échapper le paquet et son contenu qui finit éparpillé sur le sol. Nom de nom, je dois être maudite !

- Les mouches ! Zut, moi qui avais tout bien répété pour éviter la moindre bourde, je finis tout de même par m'étaler par terre ! Tu parles d'une habitude...

Je laisse échapper un soupir très audible, avant de me redresser un peu et d'examiner mes mains, ainsi que mes genoux. L'un d'eux est écorché, forcément. Au final, je n'aurais pas réussi à lui prouver que je pouvais tenir sur mes jambes plus de 15 minutes !
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Re: Je fais rien que des bêtises. [ Terrence ]
21.12.16 23:55

Il ne peut retenir un léger sourire face à la répartie de la troisième année envers les deux autres compères de son cours de Droit magique. Mais les deux concernés ne se retournent pas et continuent leur marche, se contentant d’un simple mouvement de main pour dire « Cause toujours ».

Enfin. Ceux-là partis, Terrence porte son attention sur le visage de la jeune fille. Il doit paraître sec, mais il a ses raisons d’être méfiant, tout de même ! La Gryffondor lui a toujours fait forte impression dans le domaine des catastrophes. Au moins, elle a le mérite de sortir du lot, dira-t-on. Et quand elle explique qu’elle travaille sur ce côté maladroit qui lui colle à la peau, il la trouve presque attendrissante. Presque, hein.

« Ah ouais, carrément. Non mais c’est bien… et tu finis rôtie souvent, au final ? » Cette conversation est surréaliste. Oui. Au moins, elle a pour elle d’être parfaitement conscience de ses travers. Il ne sait pour autant pas bien quoi faire de cette « rencontre ». Ni pourquoi elle tient absolument à venir lui parler. Il aurait tout aussi bien vécu à distance.

Enfin. Il a toujours eu du mal à comprendre la logique féminine, et il y a peu de chance que cela change aujourd’hui. Il guette les petits sachets mais son regard est bien vite happé par ce qui se passe devant lui, à savoir Abby qui… il sait pas trop en fait. Qui lève une jambe apparemment et manque de tomber, encore ?! Ou pas. Il sait pas trop. Elle se met à rire et le visage du blond doit traduire un mélange d’incompréhension, de crainte voire de mépris mêlés. Cette jeune femme est-elle folle, en vérité ? Blasé. Ça aussi, il l’est.

Il la scrute avec des yeux ronds puis soupire. « Je vois qu’avec toi il faut s’attendre à tout. »

Mais déjà elle a rebondi sur la provenance des caramels, et il est soulagé d’apprendre qu’elle les a achetés en confiserie. Ça a peut-être moins de charme, mais toute cette situation n’a pas à avoir du charme. Non. Elle veut s’excuser, très bien. Il n’attend rien d’elle, de base. « C’est bien ce que je me dis, oui. Et tu m’en vois ravi, alors. »

Il hoche la tête et comprend qu’effectivement, tout ce qui est sucré ça a l’air d’être sa came, à Abby Reynald, à l’entendre. « Fondants au chaudron ? Ah si, le nom me dit quelque chose. J’ai déjà du en goûter. » Il n’est pas foncièrement gourmand de sucré, mais il sait qu’il les mangera sans se priver. « Mais les mouches… ça me dit rien. Drôle de nom quand même. » L’évidence se fait vite comprendre lorsque la Gryffondor ouvre le sachet en question pour montrer qu’en effet, il s’agit réellement de mouches, mais au caramel.

Il n’a cependant guère le temps de commenter que déjà Miss catastrophe montre l’étendu de son talent ! Enfin… elle n’est pas entièrement responsable, mais quand même. Terrence aurait pu s’en douter. La trêve n’est que de courte durée avec Reynald dans les parages ! Étant donné qu’ils sont toujours dans le hall, il y a pas mal de passage autour d’eux et un élève bouscule la jeune femme sans vraiment faire attention. En moins de deux c’est la Gryffondor qui tombe ainsi que le sachet de caramels qui se répand au sol.

« Aaaah bah voilà, j’me disais bien que c’était bizarre qu’il n’y ait aucune catastrophe en cinq minutes. » Ok, il est carrément cynique, mais qu’y peut-il ? C’est mathématique. Mais il tend quand même la main vers Abby pour l’aider à se redresser.

« … Ça va aller ? Ou t’as besoin d’aller à l’infirmerie ? » Elle doit en avoir l’habitude, mais tout de même. Elle n’est pas chanceuse dans cette histoire, il doit l’admettre. Il sort sa baguette et prononce rapidement un sort. Les mouches en caramel se rangent alors d’elle-même dans leur sachet, et il finit par se baisser pour les ramasser.

« Je suis certain qu’elles auront un goût plus authentique comme ça ! » Fait-il sur le ton de l’humour. Déjà qu’elle est tombée, il n’a tout de même pas dans l’idée de l’accabler.
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