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Bienvenue sur Firewhisky les sorciers ! On espère que vous allez bien, et que vous êtes près à swinguer au rythme des trompettes ! À Londres Magique, nous sommes en Mars 2017 ! Les oiseaux recommencent à chanter et les mimosas sont en fleur, bon courage pour les allergies. Il est 12 heures, l'heure des news !

15.03.17 — Après un an d'aventure extraordinaire à vos côtés, Firewhisky ferme définitivement ses portes. Retrouvez plus de détails ici, et écrivez la fin de votre personnage par là !
26.02.17 — La MaJ #6 est finiiie ! Retrouvez tous les détails de ce qu'il s'y est passé par ici ;)
02.01.17 — La MaJ #5 a été effectuée ! Retrouvez tous les détails de cette dernière par ici !
19.09.16 — Le journal de FW reprend ! Participez-y en écrivant un article. Plus de détails ici.
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18.08.16 — le forum sera inaccessible du 02/09/2016 au 04/09/2016 pour une nouvelle mise à jour. On sait, on en fait beaucoup, mais il faut encore se préparer à de gros changements....













I don’t want it if I can’t glow (Austreberthe)

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I don’t want it if I can’t glow (Austreberthe)
13.11.16 19:45


I don’t want
it if I can’t glow
Austreberthe Blacksmith
La pluie grondait dehors. Le froid, le vent, tout nous retenait prisonniers au château. A l’abri derrière les murs de pierres. Entassé les uns sur les autres. On étouffe. Personne n'ose s'aventurer sous le déluge, c'est alors que la chasse commence. La chasse aux bon coins. Ceux à l’écart, ceux qui nous laissent vivre et respirer sans sentir la foule s’agglutiner autour. On pourrait tuer pour un peu de tranquillité dans ce château, pour échapper un peu et s'isoler du monde. Besoin d'étudier, de flâner, ou se cajoler. On a tous une raison de chercher un coin.
Certaines sont simplement meilleurs que d'autres.

La mienne était d'un ennuie sans nom.

Réviser. Encore, comme depuis des semaines déjà. Quand on s’empêtre dans un double cursus le temps nous échappe complètement. Ma vie se résumait à des cours, des devoirs et quelques interrogations de plus. Ça m'aidait à ne pas trop penser. A oublier. S'occuper l'esprit pour ne pas devenir taré. Ça pouvait être utile. Toutes ces histoires allaient simplement me rendre dingue à force. Parfois j'aimerais arrêter de penser, la vie serait certainement beaucoup plus simple, peut être aussi belle qu'avant.

A la troisième « planque » occupé, je finissais simplement par désespéré. Il y'avait beaucoup trop de monde en salle commune, idem pour le salon commun et la Bibliothèque. Mon lit aurait certainement fait un candidat idéal si j'avais eu la certitude de ne pas m'y effondrer pour dormir jusqu'au petit matin. Il était encore un peu tôt pour ça.. Heureusement que ce château était grand, et les recoins ne manquaient pas et la chance avait finit par me sourire.
Une salle vide.

Une libération.

J'en soupirais de soulagement, content d'avoir trouvé un coin ou m’étaler en paix, m'animer dans mon monde avec cette énergie qui me collait à la peau. J'avais besoin de calme, et, ironiquement, de calme. Je me fatiguais déjà bien assez tout seul, je n'avais pas besoin d'une horde de lions pour renchéri, de plus, les autres commençaient à avoir besoin de se dégourdir les pattes.

Ma main farfouilla dans mon sac une seconde, cherchant à atteindre la mallette de cuir qui s'y trouvait quand un bruit discret attira mon attention.
Là, de l'autre coté de la pièce. Quelqu'un se tenait assise à l'une des table. Ses cheveux blonds semblaient briller sous la lumière ocre des bougies, des fils de soies qui encadraient harmonieusement son visage et quelques mèches frôlaient la peau de porcelaine blanche. Elle posa son regard d'ambre sur moi, semblant me pétrifier une seconde de leurs chaleur étrange.
Elle a quelque chose d'étrange.

Quelque chose d'incompris.

Austreberthe Blacksmith. Elle est de ces anges tombé du ciel. Ceux à la beauté trop parfaite qu'on rêverait de pouvoir frôler. On s'en damnerait simplement pour les posséder, compter à leurs yeux comme à leurs cœur. Alors on leurs arrache les ails pour qu'elles soient plus humaines, et dés lors qu'elles ont perdu leurs ailes, elles s'effacent. On les oublis.

On les détestent.

Un fardeau que je n'aimerait pas porté.
Les secondes ont un goût d'éternité. Je la fixais avec trop d'attention une fois de plus, captivé par cette aura délicat qu'inspirait son regard. J'en soupirais une seconde, me maudissais la suivante et me confectionna un sourire en soufflant quelques mots fatigués.

« Excuse moi.. Je t'avais pas vus.. heu.. Je dérange pas j'espère... t'attend peut être quelqu'un ? »

Seule loin du monde, loin des hommes et leurs regards. Leurs envie. Dans des mots comme ceux ci, elle devait se sentir oppressé, presque prisonnière de sa propre chaire. Ça devait être insupportable.





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Re: I don’t want it if I can’t glow (Austreberthe)
13.11.16 22:59

Le ciel se fond au paysage, une grisaille sans relief ni joie, sans désespoir ni rêve. Morne, pluvieuse, froide, distante. A chaque jour de ce temps, le château rétrécit. Son espace vital avec lui, comme peau de chagrin. Les cours se sont terminés, agglomérés en une suite de paroles et de propos, d’exercices et de conseils, dilués dans l’ennui. La monotone répétition des heures et des jours.

Elle n’en peut plus.
N’en peut plus que si peu.
Elle étouffe.

Ils sont tous dans un état semblable, surexcités, aigus, griffus, abattus, tous comme des débris de verre, des galets de cristal dépolis par le temps et les reflux. La lumière ne filtre plus à travers les sourires ou les regards. Tout est gris, jusqu’aux humeurs. Cinquante nuances d'insipide gris, de noirceur acide.

Austreberthe s’est réfugiée, aujourd’hui, dans un local de classe vide. Bien en haut, là où les escaliers dissuadent une bonne part de ses condisciples. Assise à un banc, elle conte au temps des fées, des vélanes et des colères tempétueuses. Elle compte le temps. S’étiole. Griffonne des réponses à un devoir qu’elle devra rendre dans une semaine, sans conviction, lorsqu’un mot lui vient au bout des doigts, ou une idée à fleur de peau.

L’ennui à une saveur de miel salé, de caramel noyé de lait, une odeur de cendres tièdes. Elle les savoure. S'y love. La plume tournoie entre ses doigts, sa joue repose sur son avant bras, et…

Et puis elle entend cliqueter la clenche, s’ouvrir, dans un chuintement paresseux, la porte, dans son dos. Elle se fige, s’immobilise. A la façon des animaux. Si je ne bouge pas, tu ne me vois pas. Je suis invisible.

Cela fonctionne. Pendant quelques secondes, elle passe inaperçue.

Mais.

Elle veut voir. Veut savoir qui est entré. Qui s’est assis. Qui peuple sa retraite, soudain, qui est sa nouvelle foule oppressante. Savoir. Fuir ? Rester?

Lentement, silencieusement, elle se redresse, sa nuque se tord, elle pivote sur sa chaise. Lentement. Sans un br…

Si je bouge, tu me vois.

Tu. Kieran. Nails. Un clou en bouche, la tignasse de feu et le nez de clown, invisible.


Kieran? La semi-vélane le connait. Comme tout le monde le connait. Peut-être un peu plus, parce qu'elle s'attire facilement ses grands gestes, ses mots grandiloquents et ses bêtises. Peut-être moins pour cela, pour n’avoir jamais vu autre chose que cela… Elle le connaît, comme tout le monde le connaît, pour son excentricité, ses sourires et ce vent de folie qui l’accompagne. Parce qu’elle a, parfois, rit, sous cape, parfois pesté, parce qu’elle n’a jamais été assez glaciale ou assez souriante pour le connaître mieux que ça, mieux que tout le monde.

Son regard plongé dans les eaux brunes du sien. Le silence. Elle est surprise que ce soit lui. Qu’il soit capable de silence et de calme. Inquiète. Et si cela ne durait pas ? Et s’il dévorait son havre paisible, à grand coup de voix forte, de gesticulations et de compliments ridicules ?

« Bonjour... »

Sa voix est basse. Pour ne rien briser.

« Non… non… Je n’attendais personne. Je voulais juste un peu… un peu de calme. »

Elle ne le dit pas, pas avec des mots, mais son corps parle sans doute pour elle, les inflexions s’écrivent dans la tension de ses épaules. Elle détourne les yeux, agacée, déjà. Sans raison.

« ...J’aurais cru que tu serais resté dans un lieu plus… peuplé. Que c’était plus ton style. Mais tu peux rester, si tu me fous la paix. »

Elle le connaît mal. Les verres de ses lunettes s’ajoutent à ses préjugés et le déforment.
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Re: I don’t want it if I can’t glow (Austreberthe)
14.11.16 21:55


I don’t want
it if I can’t glow
Austreberthe Blacksmith
Le silence d'un regard.
Elle posa ses yeux sur moi une seconde, peut être deux. Sa voix était douce malgré le froid qui régnait dans cette pièce. Un murmure qu'elle m'offrit en guise de réponse, un privilèges que beaucoup attendaient. Quelques mots de la serpentards pour compter à ses yeux. Je n'avais pas le cœur à être de ces hommes, en réalité, j'espérais peut être qu'elle me chasse comme elle le faisait si souvent. Je n'avais simplement pas le courage fuir moi même à travers la solitude et le manteau glacial qu'elle portait avec elle. Alors je restais là dans la chaleur de quelques bougies.

Un peu lâche.

Je crois qu'elle ne s'était pas attendu à me voir moi. Peut être un autre, plus tolérable, moins de rouge, plus de vert. Son regard s'était détourné, peut être un peu agacé que je vienne troubler le calme de cet instant. Elle fuyait le monde quand je m'y accrochait, me voir seul maintenant chamboulait peut être tout les clichés qui traînaient dans mes pas. Ça ne me ressemble pas. Pas vraiment, pas comme on m'imaginait certainement. Un idiot.

Un idiot qui a perdu son bonheur.

« On aime tous le calme de temps en temps... Je compte pas t’embêter. »

Ma présence suffit à l'affront. La verte et moi n'étions pas spécialement ami. Pas faute d'efforts, non, parfois les gens se frôlent sans se toucher. Pas de contacte. Pas d’accroche. Le souvenir d'un nom et d'un visage étaient peut être la seule chose qui nous restait.
Je lui glissais tout de même un sourire, la laissant dans sa bulle. Son calme et sa paix. Ma main fouilla une fois de plus le sac pour en sortir une boite en cuire anormalement grosse pour la déposer sur le sol et agrémenter ce dernier de quelques pots en verre abritant chacun de jolies flammes bleu. Elles se mêlaient parfaitement aux couleurs ocres de la pièce et dégageaient une chaleurs agréable.

Un peu de calme contre un peu de chaleur.


De la chaleur, et de la compagnie. La boite de cuire s'agita lentement, raclant le sol froid jusqu'à s’ouvrir pour laisser un éclaire roux s'en échapper. La belette rousse avait filé, chassant les ombres sur la vitre et gesticulant comme un dément d'un bout à l'autre de la table avant de venir se perdre dans ma manche, se frayant un chemin jusqu'à ma nuque pour s'y lover sans complexe. Ma voix lui soufflait quelques mots. Calme et tranquille, pour qu'il s'apaise un peu, comme tout ceux présent ici. Car l'animal n'était pas seul. Lentement, le crabe de feu et sa carapace de pierres précieuses quitta le confort de son nid de cuir pour glisser sur les dalles froides. Les promenades étaient plutôt compliqués par un temps pareil. Je me retrouvais là, à devoir les garder sous mon nez loin du monde et de l'agitation des dortoirs, et puis, il restait ma mygale, cloîtrée dans sa cage de verre, immobile sous un cocon de peau.
Mon arche de Noé.

Libérés, je pouvais maintenant réviser en paix, finir ce devoir qui trainait depuis longtemps, cette fiole qui s'était perdu dans ma poche, attendant de trouver un moment, de trouver une idée. Je pouvais sérieusement y songer désormais, du moins, tenter de le faire. Mes yeux couvaient un peu trop les animaux étranges, inquiet, attendris. J'en avais presque oublié la jeune fille et ses cheveux d'or. Elle me captive une fois de plus. De son regard. Sa présence. Je me surprend encore à la regarder. Souriant à la situation, soupirant pour chasser le malaise.

«  Finalement.. J'ai l'impression de l'envahir...  j'suis désolé.. C'est sûrement pas le calme que t'espérais hein ? »

Assis à une table, je lui désignais d'un coup de tête le crabe aux air de tortue qui se traînait sur le sol. Les lumières bleu et ocres se reflétaient sur sa carapace de pierre précieuses, faisant scintiller la pièce de mille feux. C'était comme se trouver au milieu des étoiles.

« Elle est jolie à regarder tu trouve pas.»

L'allusion était discrète. Elle m'avait échappée en réalité. Une femme et un bêtes, chassées pour leurs beauté. Dévastées par l’égoïsme des hommes.





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Re: I don’t want it if I can’t glow (Austreberthe)
16.11.16 23:31

Sous ses doigts, le parchemin est doux, laiteux. Il dégage un parfum d’iris et de poudre… Elle l’a choisi pour son odeur et les souvenirs qu’elle y rattache. Elle l’a choisi malgré son prix exorbitant. Les yeux clos, elle inspire, tente d’ignorer la présence. Et, lorsqu’elle soulève ses paupières, lorsqu’elle jette quelques mots sur la peau douce, sa plume l’accroche un peu. La main, fine, élancée, se suspend. Attend une idée. Pose la plume de côté. Se glisse dans la chevelure blonde. Il est silencieux, pourtant.  Alors pourquoi, soudain, cette crispation ?

C’est un changement subtil, qui vibre dans l’air, s’infiltre dans sa chair. Une impuissance à se détendre totalement. Parce qu’il est là. Qu’elle le sait… Malgré son silence, son calme suprenants. A cause d’un froissement de l’air, d’un bruissement imperceptible, d’un parfum feutré. La lumière change, presque imperceptible, d’abord. Les sourcils de la serpentard se froncent, elle s’interroge, s’agace de ce si subtil reflet. Elle lance un regard de biais, inclinant un peu le visage. Tombe sur les flammes d’azur et d’outremer, dans leurs cages de verre. Frissonne soudain. Elle ne savait pas avoir froid, pas avant d’avoir vu ses flammes, pas avant d’y songer.

Froid.
La chair de poule, sur ses bras.
Ses jambes.
Elle les serre.

Puis elle frémit en détournant ses iris. Il suffit de se perdre à nouveau, entre deux courants de pensée,pense-t-elle, se convainc-t-elle. Le froid s’en ira. Elle peut bien s’accommoder de reflets glacés, se mêlant à l’orange des bougies, et il semble silencieux, presque supportable, Kieran Nails. Elle en l’en aurait jamais cru capable... Sa méfiance s’endort un peu, dodeline de la tête, s’apaise.

Mais le silence ne dure pas. Ce n’est pas une explosion, pas à proprement parler. Entre les discrets crépitement des flammes, une course folle de griffes sur la pierre, du tissu froissé. A nouveau, la blonde regarde, un sourcil haussé. Reconnait l’animal coupable. Les fixe un peu, en silence, ce couple, ce duo là. La vivacité joueuse de l’animal et la paix inattendue du gryffondor. Un chuchotis. Avant d’être surprise à les fixer, elle détourne le regard, vivement.

Puis la curiosité gagne.
La guerre, la victoire.

Cette fois c’est sur les scintillements enchanteurs d’un crabe de eu que ses yeux se posent. Les joyaux captent et transforment le prusse et le flamme de leurs éclairages, brillent de mille feu, de milles charmes. Elle est trop ille, trop femme pour ne pas s’émerveiller.

Trop fille, trop femme pour ne pas le jalouser.
Elle aime aussi les animaux.
Mais les siens ne restent jamais.
La quittent.
Même les chats.
Surtout les chats.
Se laissent caresser.
Cajoler, chouchouter, aimer.
Disparaissent.

Elle hait les chats.
Elle le hait, avec ses animaux.

Elle, seule les grandes créatures, pas trop territoriales, semblent l’accepter plus de quelques jours.

«  Finalement.. J'ai l'impression de t'envahir...  j'suis désolé.. C'est sûrement pas le calme que t'espérais hein ? »

Austreberthe sursaute, pose sur le roux un regard encore teinté d’envie et de rancune, encore mêlé d’émotions contradictoires, qu’elle détourne bien vite, vide et rend protège, haussant juste les épaules, avant de le regarder, neutre, distante. Ce n’est qu’un murmure, sa réponse.. déjà elel regarde le crabe de feu qu’il lui désigne à nouveau.

« Bah… C’est pas tes conneries habituelles non plus. »

C’est un joli spectacle.
Une carapace de pierreries scintillantes sur une créature autrement trop tendre.
Une carapace qui ne protège pas, qui met en danger…

Elle a un rire silencieux, bref, en entendant son commentaire, lui lance un sourire en coin moqueur, aigu. Une allusion, peut-être ? Elle ne sait si leurs pensées ont suivi un parcours similaire. Oh et puis..non. Elle ne lui prêtera pas la subtilité ou l’empathie nécessaire à ce genre de double sens.

« Si elle savait ce qu’on peut faire de sa carapace, sans doute n’aimerait-elle pas être admirée. Mais je suis certaine que, quand elle aura grandi, tu pourras en tirer un bon prix. Tu lui as donné un nom ? »

Une image, une carapace… se travaille, en chaque instant.
A petits coups de brosse, comme on peint un paysage, en accumulant les regards glacés, les vilenies patiemment distillées, les paroles affreuses doucement murmurées.

Puis, une idée…
Une lubie, un peu folle.
Fort cruelle.
Elle lui sourit. Ouvre les vannes, cherche en elle, allume les phrases, les feux, tout ce qu’elle peut, consciemment, déclencher. Part à son assaut, sourire aux lèvres, pour le conquérir, l’intoxiquer. Le faire plier.

« Tu me la donnerais, dis ? Elle est si belle... »
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Re: I don’t want it if I can’t glow (Austreberthe)
18.11.16 14:53


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Austreberthe Blacksmith
La ménagerie ne l'inquiète pas. Toujours froide, calme, ses yeux s’étaient posé au hasard de la pièce, observant les créatures qui s'animaient lentement. Un peu plus vivant que nous deux. La scène avait probablement quelque chose d’étrange. Un peu intrigant comparé au cirque qui m'accompagnait d'ordinaire. Elle ne m'avait jamais vus sous ce jour, peut être ne l'avait elle pas soupçonné. Les gens ont milles facettes. On s'y intéressent pourtant rarement.
J'étais curieux de voir les siennes.

Autre chose qu'un masque froid.

Il y'a toujours autre chose. Chaleur. Tristesse. Colères. Ils aiment un peu trop se cacher sous un voile de marbre face au monde. Ça les rend certainement moins accessible, moins vulnérable. Loin des émotions cancer qui rongent le cœur et l'âme de sentiments trop violent. Il faut les faire vivre un peu. Les bousculer, les irriter, les intriguer ou les fasciner.

Tant qu'ils vivent.

La jeune fille s'attarda une seconde sur la carapace brillante du crabe qui rampait lentement. Émerveillée, elle en riait une seconde, se moquant ensuite. Un peu cruelle sous ses airs anges. Bien trop serpent par moment. Elle voyait en cette merveille la richesse qu'en tirerais un cœur de pierre. La vendre. Cette idée ne m'avait même jamais traversé l'esprit jusque là. Une aberration.

« Pourquoi je la vendrais ? Je l'aime trop pour ça. Et elle s'appelle. A'Tuin. C'est.. enfin c'est le nom  d'une tortue cosmique.. mais c'est un peu .. compliqué. »

Culture moldu. Étrange et déphasé du monde sorcier. J'imagine qu'elle n'avait aucune idée de ce que pouvait représenter le Disque-Monde, et j'étais un peu trop fatigué pour me lancer dans une explication aussi complexe. De toute manière, elle s’intéressait à tout sauf à son nom. Deux créatures un peu trop belles pour leurs propres bien, j'étais à peine étonné de l'entendre vouloir me l'arracher.

Un cadeau à sa hauteur.

Aussi flamboyant qu'elle, aussi précieux que l'éclat de ses yeux. Éblouissant, tout comme sa présence en cet instant. Elle était peut être un peu trop belle. Elle l'est étrangement un peu trop à mes yeux. La chaleur de son regard et la douceur de son sourire étaient au moins aussi cruelle qu'elle.

Un rire m'échappa malgré moi.
Il se perdit dans la nuit, bouffé par les ombres de la pièces et cette atmosphère étrange. Elle voulait que je lui offre pour ses beaux yeux. Parce qu'elle est belle et qu'on est tous un peu amoureux. J'aurais cédé, j'aurais été heureux de le faire, mais l'amour m'avait laissé quelques cicatrices qui peinaient encore à guérir.

Son sourire est douloureux.

Insoutenable.
Mes yeux quittèrent l'éclat de son regard pour se réfugier sur la symphonie de couleurs qui s'éparpillaient toujours à travers la salle. Un spectacle tout aussi beau que la serpentarde, mais simplement plus supportable.

« Et tu la vendrais certainement quand t'en serais lassé. Pas vrais ? C'est un peu cruelle même pour toi..  Ça te vas pas au teint, mais c'était bien essayé. Ça.. ça marche plus sur moi.. même si tes yeux sont toujours aussi jolie. »

Une offense pour une si jolie fille. Peut être allait elle s'agacer un peu. Contrarié de ne pas pouvoir abuser de son sang si particulier pour combler un caprice un peu égoïste. Est ce que c'est plus mal au final. Au moins j'étais là avec elle sans avoir l'esprit embrumé par un coton de douceur et une l'illusion un peu trop belle d'avoir le cœur porté par une nuée de papillon. C'était juste moi. Moi et mes déboires.

Il ne manquait qu'elle et son naturel pour rendre le moment plus vrais.
Est ce qu'elle avait seulement été vrais avec moi ? Même une seule fois ? La question me semblait un peu triste. Fade et froide.
J'avais pas besoin de ça, j'avais besoin d'un sourire sincère de sa part, simplement pour voir comment ça faisait quand ses charmes vélanes laissaient simplement place à la femme.

Ma main caressa lentement le flacon au fond de ma poche.
Une illusion de plus. Tromper le monde. Qu'est ce que je risquais de toute façon ?
Le parfum s'échappa de la fiole, pour une fois, le traître c'était moi. Mes yeux accrochèrent les siens avec audace, un sourire au lèvre et une chaleur au fond de la voix.

«  Mais je savais pas que tu t’intéressais aux créatures fantastiques.. Comme quoi .. tu peux aussi être surprenante. »





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Re: I don’t want it if I can’t glow (Austreberthe)
18.11.16 22:03

Il rit. Elle se réjouit. C’est si simple, au fond, si aisé… bientôt, entre ses doigts, le crabe brillera de mille feux. Puis il détourne les yeux. Les sourcils blonds se froncent, une seconde, elle est déstabilisée, mais l’instant ne dire pas, vite chassé. Elle est sûre d’elle.

Mais il parle. Il parle et elle, elle sent le sol se dérober sous ses pieds, sous ses certitudes. Elle le fixe, un peu abasourdie. Il refuse ? Il… Mais il a toujours semblé … sensible. Il a souvent été des idiots se pavanant dans son entourage.

« Mais non, je ne la v… »

Elle s’interrompt. Brutalement. Il… il vient de l’insulter ? … ou, au moins… de chercher, intentionnellement, à la vexer, à la blesser. Lèvres entrouvertes, elle le fixe, bêtement, avant de se reprendre et de dissimuler, péniblement, sa stupéfaction, sous un air blessé.

Elle ne comprend pas. Quelque part, elle a du se tromper. Faire un faux pas.

«  Mais je savais pas que tu t’intéressais aux créatures fantastiques.. Comme quoi .. tu peux aussi être surprenante. »

Et,à nouveau, un sous-entendu coupant comme le verre. Elle le fixe sans comprendre. Sans trouver de blessure à lui rendre. Et elle s’assoit lentement. A un pas de luit. Tirant une chaise grinçante qui couine sous son poids.  Elle cligne des yeux, un peu. Le fixe.

« … Tu es méchant. »

C’est un constat, plus qu’une accusation. Trois petits mots insignifiants, prononcés doucement, du bout des lèvres. C’est une affirmation estomaquée, c’est un regard tout aussi surpris.

« Tu es méchant ! »

C’est une exclamation,  c’est un sourire un peu lent, hésitant. C’est une incrédulité. C’est une nouvelle façon de le regarder. De le dévisager. Un sourcil qui se hausse, une commissure de lèvre qui se retrousse.

« Qui aurait cru que tu pouvais chercher à blesser quelqu’un intentionnellement ? Tu n’as pas honte ? »

Elle rit un peu, secouant le visage, feignant la déception.

« Que crois-tu? que je n’ai aucun centre d’intérêt ? Que j’aurais vraiment accepté ton crabe de feu? »

Elle n’est pas si sûre qu’elle l’aurait refusé, à être honnête. Peut-être l’aurait-elle juste gardé pour savourer la certitude qu’une fois loin d’elle, il aurait regretté son geste. Dans un geste de rancune puérile.

« Mais pour qui me prends-tu ? »

Mais elle sourit, plus qu’elle ne s’outrage.
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Re: I don’t want it if I can’t glow (Austreberthe)
19.11.16 1:21


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Austreberthe Blacksmith
Mes mots avaient piqué la jeune fille plus que je ne l'aurais imaginé. Elle s'en étonne. S'en stupéfait, bien trop troublé pour réellement s'en vexer. Honnêtement, je ne regrettais pas une seul seconde mon audace, car l'expression qu'elle affichait à cet instant avait quelque chose de précieux. Un peu trop rare pour ne pas être apprécié. J'en retenais un rire, souriant légèrement à ses accusation.
Moi ? Méchant ?

C'est le monde à l'envers décidément.

Elle s'en satisfait. Se réjouit de mon insolence et de irrévérence de ces quelques mots glissés un peu au hasard au détour d'une fatigue. Je me sentais pas spécialement méchant, je ne l'étais certainement pas mais la jeune fille n'avait pas vraiment eu l'occasion de me connaître piquant. Elle me connaissait idiot. Elle me connaissait un peu amoureux de ses yeux. Un peu naïf, trop Gryffondor. Il y'a beaucoup qu'elle ignore, peut être beaucoup qu'elle apprécierait si elle prenait le temps, ou si je lui offrait cette occasion.
Le moment semblait bien choisit.

Elle s'était approché, semblant plus enclin à la discussion même si elle feignait gracieusement l’offense à grand coup de sourires radieux. Qui aurait cru qu'elle puisse aimer se faire piquer ? Peut être que j'aurais du m'essayer au répliques cassante bien avant. Finalement, ça lui allait plutôt bien au teint.
Je lui souriais toujours, amusé, un peu satisfait à mon tour d'avoir ébréché ce masque de marbre même si ce n'était que le fruit d'une illusion un peu trop parfaite. Au moins, ça nous arrivait vraiment.

«  Oh je suis certain que tu l'aurais accepté.. simplement pour avoir le plaisir de me l'enlever. Et puis après tout.. si je te l'offre, pourquoi est ce que tu devrais t'en priver.. non ? »

Un rire m’échappa de nouveau, la tortue s'était désintéresse du monde, rampent dans un coin pour s’abriter au chaud sous sa carapace en fumant légèrement. Même Sid restait relativement calme, sortant de tempe en temps la tête de sous ma chemise pour venir lorgner sur la belle verte avec une certaine insistance. Peut être que ce parfum marchait aussi sur lui.
J'avoue que ce serait assez amusant.
Un autre ami, elle qui semblait si seul.
Un ami éphémère, mais un ami quand même.

« Je crois que je ne te connais pas assez pour savoir qui tu es tu sais.. dans le fond.. Je crois que j'ai jamais vraiment pris le temps de le faire. C'est un peu dommage non ? »

On prend jamais le temps pour ces choses là. On prend rarement le temps de vivre en réalité. On suis simplement le cours de la vie, on s'était croisé quelques fois, on s'était rarement attardé.
Peut être qu'on devrait faire ça plus souvent.

« Tu vois je suis comme toi avec mon crabe.... J'aurais aimé pouvoir t'avoir, simplement pour te voler au autres... sans même savoir ce que je ferais de toi si tu acceptais.. parce que t'as cette beauté un peu étrange qui fascine au premier regard. Comme A'Tuin et ses joyaux.. Au moins aussi resplendissante que ça.. Avec le recule, c'est un peu idiot.. Parce qu'on te veux pour ta carapace, pas pour ce que tu t'obstine à cacher dessous. »

Quand c'est jolie à regarder, on ose pas vraiment gratter la surface. Pourtant on devrait la briser. La faire voler en éclats s’émerveiller sur les trésors qu'elle abrite.
Je grattais lentement la surface, à coup de sourire et de mots un peu trop vrais simplement pour découvrir un peu plus de ce mystère qu'était Austerberthe. Peut être qu'elle n'est pas si rayonnante. Peut être même qu'elle est simplement humaine.

« .. Alors va y... dis moi qui tu es là dessous.. Est ce que tu brille autant que ton sourire ? »





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Re: I don’t want it if I can’t glow (Austreberthe)
20.11.16 23:36

Elle plisse un peu les lèvres en l’entendant supposer qu’elle aurait accepté l’animal précieux, tout comme en l’entendant reconnaître qu’il ne la connaît pas. Le regard détourné, elle hausse un peu les épaules.

Qui la connaît ?
Après tout, oui… qui la connaît ?

Puis il continue, elle serre les dents, pince ses lèvres qui deviennent une ligne dure, mince, raide et close. Une ligne qui ne se déchire pas pour laisser échapper des mots. Que pourrait-elle dire qui ne blesse pas ? Qui ne la blesse pas ? Rétorquer un chapelet de mots acérés, de mots aiguisé, toutes serres, tous crocs dehors,pour fondre sur lui et entailler son assurance. Une plaisanterie un peu douloureuse, enrubannée de barbelés ?

« … toi avec mon crabe... »

Un peu cruel...

« J'aurais aimé pouvoir t'avoir, simplement pour te voler aux autres... »

Comme on vole un tableau, comme on exhibe un bijou.

« ...ce que je ferais de toi si tu acceptais... »

Parce que, voyons… parce que… à quoi pourrait-elle servir ?

Elle ne trouve pas de mots à lui répondre. Sa gorge est sèche.

« Au moins aussi resplendissante que ça... »

Son sourire est sec.

« … ta carapace... »

Son regard détourné, noyé.

Elle sait, elle suppose. Elle devrait lui en vouloir. Sortir griffes et armes et… jamais, jamais elle ne les laisse en arriver là. Elle a mille parades pour dévier la conversation, l’attention, cent plaisanteries, des dizaines de rebuffade. Aucune qui lui vienne. Elle humecte ses lèvres, refusant toujours de le regarder. L’écoute, les yeux perdus dans le vide. Des bulles de réponse éclatant dans sa gorge, dans sa poitrine, loin de son palais, loin de sa langue. Qu’elle ne peut prononcer.

Lui en vouloir. Oh, elle voudrait lui en vouloir.
Désarmée. Qu’elle se sent désarmée…
Perdue.

Les doigts crispés sur le dossier de la chaise qu’elle chevauche, la joue posée sur son avant bras. Détournée.

Il faut bien répondre, pourtant. Elle glisse des accents virevoltants, dansants dans sa voix. Sans vraie persuasion.

« Je ne suis pas certaine d’apprécier être comparée à une tortue, tu sais ? Même une tortue magique. Est-ce que je te compare à un iguane, moi ? Ou à un… un scrout à pétard ? »

Ses cils battent rapidement, elle peut poser sur lui un regard clair, à peine humide, un sourire doucement moqueur.

« Ce n’est pas une carapace, c’est juste mon sang, mon héritage qui brille… Et sous mon sang… que veux-tu qu’il y ait ? »

Son regard s’attache au fauve de la belette qui vrille sur elle son regard de boutons noirs, moustache frémissante, petite langue rose pointant entre l’ivoire des crocs, avant de lentement remonter sur le visage du roux. Ses sourcils se froncent un peu ; Elle ne l’a, au fond,jamais vraiment regardé, au-delà de ses plaisanteries, de ses humeurs souvent exubérantes.

« Tu as tant envie de voir autre chose qu’une semi-vélane qu’on peut posséder ? Que t’inventerais-tu ? J’ai grandi chez les moldus, je suis une serpentard et mon sang me permet de … séduire et de plaire, c’est très utile quand j’ai envie qu’on porte mes cahiers. »

Il n’y a pas de carapace. Elle cligne des yeux, baisse le regard. Surtout… rien de brillant dessous. Elle voudrait le dire. N’y arrive pas. Pas tout à fait. A un sourire doux. Doucement venimeux. Douloureusement tendre. Miel et fiel, et velours.

« Je n’ai pas plus de carapace que toi. »

Elle sourit un peu plus, un sourcil haussé, dans un défi silencieux, puis tend une main prudente, s’arrêtant à une vingtaine de centimètres du rongeur, regardant la petite truffe s’agiter nerveusement.
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Re: I don’t want it if I can’t glow (Austreberthe)
22.11.16 22:25


I don’t want
it if I can’t glow
Austreberthe Blacksmith
Elle se hérisse.
Comme un chat que l'ont vient déranger. Que l'on provoque un peu trop. Elle allait peu être montrer les dents et feuler un bon coup face à mes mots. Ils la faisaient réagir. Ils la touchaient un peu plus qu'espéré. Je ne voulais pas la blesser, quoi que, je crois que ce serait plutôt intéressant à voir. Mais même avec beaucoup de volonté je n'étais pas capable de blesser quelqu'un, du moins, pas volontairement, et pas sans un peu de haine et quelques bonnes raison.
Je ne la déteste pas. En faite je l'apprécie comme j'apprécie la compagnie d'un autre. La distraction d'une présence et la découverte d'un esprit. Malgré le jugement constant qu'elle traîne dans son regard et les mots qui piquent un peu trop. Je ne la déteste pas. Mon sourire reste plaqué sur mes lèvres alors qu'elle se défendait toujours. Elle n'a rien d'une tortue et se fiche d'une carapace. Elle aimerait peut être s'en persuadé, sous sa cruauté et sa beauté. Son poison c'est un peu sa carapace aussi.

Elle garde jalousement ce qu'elle y cache. Mais j'étais aussi têtu qu'un rouge puisse l'être. Je renonçais rarement, quitte à en devenir insupportable. Elle semblait toléré mes curiosité jusqu'ici, peut être que ce parfum aidait vraiment à quelque chose au final. Elle était toujours là, le sourire au lèvre et la provoque au fond des yeux.

« Tu crois que j'ai pas de carapaces ? »

Mon rire brisa le calme de la pièce, il fit sursauter Sid qui s'offusqua une seconde en venant gigoter furieusement jusque sur la table pour rejoindre le camp adverse et venir jouer avec la main que lui offrait la demi vélane. Un rire c'est une bonne excuse. Il n'était pas moqueur, simplement amusé de la naïveté dont faisait étrangement preuve la jeune fille.

« On en a tous. On a pas la même c'est vrais.. mais un a tous quelque chose derrière lequel on se cache. C'est humain c'est tout.Y'en a qui sont juste plus simple à cerner que d'autres... »

Certaines carapaces sautent au yeux. Celle de ma sœur par exemple. Un mur de froideur et de sarcasme. Il repousse tout sur son passage pour s'assurer que personne ne puisse franchir la ligne des sentiments. Les gens ont peur des sentiments. Peut être que cette verte était pareille elle aussi. Elle use de ses charmes, elle détourne l'attention, pourtant elle aimerait être aimé un peu plus.
Les gens sont compliqué par moments.

« Moi j'imagine plein de truc derrière ta carapace. Une fille avec de l'ambition, comme tout les vert. Qu'aimerait montrer qu'elle est forte dans la vie, entouré d'ami et de reconnaissance. Une fille qui veux tomber amoureuse peut être ? Vivre heureuse, avoir des enfants ou une maison en ville. Ou peut être partir à l’aventure, porté par une passion secrète ou simplement, l'envie de découvrir le monde.. Tu pourrais être pleines de choses, et tout t'irait très bien... T'es juste un mystère pour le moment.. remarque c'est bien aussi les mystères, mais faut pas t'étonner qu'on essai de gratter un peu la surface. »

A force de gratter j'allais peut être y arriver. Après tout, j'avais du parfum de mon coté. Peut être que je devais encore la mettre en confiance pour obtenir quelque chose de plus. J'avoue que j'étais un peu trop curieux de savoir qui elle était vraiment. Peut être que je me faisais des illusions, qu'elle était aussi superficiel et tranchante qu'elle le montrait.

Mon sourire s'était peut être un peu élargie alors que mon corps s'affaissait lentement sur la table à mon tour, un coude sur la table et le menton dans la main.

« Tu veux pas me parler de toi ? On a cas faire.. une question chacun ? T'en dis quoi ? »






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Re: I don’t want it if I can’t glow (Austreberthe)
30.11.16 23:23

Les petits crocs pincent plus qu’ils ne mordent, alors que le corps souple, longiligne, s’agite et sautille, jouant avec ses doigts qui le taquinent. La semi-vélane semble plongée dans son jeu,toute son attention centrée sur les facéties animales.

Il rit. Et elle n’est pas loin, elle aussi, d’un rire léger. Lui, sans carapace? Oh...ce n’était pas vraiment ce qu’elle pensait, ce qu’elle sous-entendait, il en avait une, bien entendu, comme elle… la sienne était juste parée de pierres plus lumineuses, moins froides. On se laissait peut-être plus facilement tromper par elle… Mais qui? Qui, vraiment, réellement, pouvait se targuer d’être vrai, à cent pourcent, tout le temps ?

Sa belette, sans doute, au regard vif, alerte, qui sautille sur place, devant sa main pâle, avant de se lancer à l’attaque, s’extirpant de ses doigts qui la chatouille, fuyant pour mieux revenir. Son propriétaire gagne un regard amusé, qui, pourtant,rapidement, se modifie. Un peu de sérieux s’y glisse.

Elle l’écoute,jouant toujours avec le prédateur surexcité, riant parfois de ses clowneries.Une moitié de cœur souriante. L’autre grave. Ses suppositions… qu’en pense-t-elle ?...Elle n’en sait rien. Certaines résonnent plus que d’autres, trouvent écho dans ses os, entre ses côtes…

Le regard suivant, qu’elle lui coule, du coin de l’œil, est pensif, voilé. Sid profite de sa distraction et, dans un sursaut, elle lui arrache l’index qu’il avait pincé dans sa petite gueule, avant de se pencher vers lui, un rire aux lèvres.

« Mh… bravo… tu es un grand chasseur ! »

Saut de la belette.

« Mais tu n’auras plus mes doigts. »

Nouvelle cabriole.

« Non, non… tu es trop excité, mon beau... Et ton maître aussi veut jouer.Ne sois pas égoïste… tu peu attaquer ses doigts à lui, j’en suis certaine. »

Redressée, elle pivote vers Kieran, le regardant enfin directement, le visage un peu incliné, l’évaluant comme si, jamais, jusque là, elle ne l’avait regardé.

« Tu es… plein d’imagination, Kieran. Et curieux… Et moi à Serpentard. Et tu me ferais confiance pour te répondre honnêtement ? … Si tu es prêt à… accepter le doute...ma fois. Pourquoi pas. »

Elle pose le coude sur le banc. Le menton sur sa paume. Le regard dans le sien.

« Je pose la première question... pourquoi as-tu plusieurs animaux ?»
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Re: I don’t want it if I can’t glow (Austreberthe)
15.12.16 21:23


I don’t want
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Austreberthe Blacksmith
C'était le moment de vérité.
Est ce que ce parfum agissait vraiment ? Peut être que c'était du vent, un teste pour nous forcer à copiner avec les gens en ayant l'impression d'y arriver facilement. C'était tout a fais crédible comme possibilité étant donné la nature du cours. Mais j'espérais sincèrement que ce petit coup de pouce puisse marcher, même juste un peu, histoire de lui délier la langue quelques minutes. J'étais curieux de voir ce qu'on pouvait en tirer.

Elle semblait pensive, peut être qu'elle pesait le pour et le contre, du moins, jusqu'à ce que Sid décide de venir chasser ses doigts. Un fier prédateur, il tentais d'attirer son attention, rien d'autre. Il était comme ça, il aimait bien qu'on fasse attention à lui, un peu jaloux aussi par moment. Mais là, il semblait avoir trouvé quelque chose d'assez distrayant.
Après quelque secondes à faire le pitre, elle le chassa du bout des doigts, l'animal s'offusqua en se tortillant sur lui même avant de venir s'attaquer à mes mains en guise de vengeance. Inépuisable. Mais ce n'était pas ce qui m’intéressait le plus, en réalité, je l'avais poussé d'un revers de la main pour qu'il s'en prennent à autre chose.
C'était le moment.

Austreberthe se décidait à céder. Elle posa son regard sur moi une fois de plus. Elle semblait différente, prête à jouer le jeux, ou du moins, prétendre en faire parti. C'était un bon début et c'était bien la première vrais conversation qu'on avait tout les deux sans que l'un d'entre nous finisse par se détourner dans un haussement d'épaule.
Autant en profiter, même avec quelques mensonges.

« J'suis prêt à prendre le risque. »

Mentir. C'était à envisager. Ça l'est toujours. Les gens sont toujours plus disposé à mentir, surtout dans ce genre de moment. Elle avait certainement tout un tas de choses à cacher. A me cacher. J'osais tout de même venir la sortir de sa zone de confort, mais lui laissa l'honneur de la première question..
Pourquoi j'avais autant de compagnon à fourrure ou écaille ?
C'était inattendu, mais c'était amusant.

« Hum.. j'en sais rien.. Je me suis jamais vraiment posé la question.. parce que je les aime.. »

C'était un peu nul comme réponse. Simple, idiot, mais tellement vrais. Mon regard glissa quelques secondes vers le crabe qui se déplaçait lentement dans la salle, suivie de prêt par Sid qui avait visiblement décidé d'en faire sa proie.

« Sid je l'ai trouvé sur le Chemin de Travers .. la toute première fois que j'y suis allé.. On s'est tout de suite adoré.. ensuite.. mon crabe, on me l'a offert, mais je crois qu'on s'attendait pas à ce que je le garde.. Elle a passé deux semaines à me cramer les mains tout les jours.. mais maintenant je crois qu'elle m'aime bien.. et que je l'ai bien apprivoisé... et puis j'ai aussi Peter, ma mygale, lui c'est .. un petit caprice, puis il avait l'air triste tout seul dans sa cage de verre quand je l'ai trouvé.. On m'a aussi offert un renard ! Mais il est encore timide et là, il dors .. Je sais pas.. je crois que les gens aiment bien m'offrir des petit être. Peut être qu'ils savent que c'est parce que je m'en occuperais bien.... »

La plupart des gens se fichent assez de leurs compagnons à fourrure. Ils font parti du décors, comme un meuble ou quelque chose de matériel. Triste, mais humain, j'étais peut être un peu étrange avec ma ménagerie, et encore, elle n'avait pas vus ma plante carnivore !
Jusqu'ici je me prêtais au jeu, souriant une fois de plus en gardant mon regard encré dans le sien. J'espérais distingué le mensonge de la vérité dans ses yeux, mais elle était peut être un peu trop doué pour se faire prendre.
On verra.

« C'est à moi du coup ?..  Alors... Qu'est ce que tu pense sincèrement de moi ? »

Un grand sourire orna mes lèvres. Une question un peu égoïste peut être, mais c'était un bon début, et l'occasion de voir si elle allait en profiter pour être sincère ou non. J'étais prêt à tout entendre venant d'elle.





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