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 we were made from flesh and bone × ft. Darwin

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B. Perceval Mcdonald





we were made from flesh and bone × ft. Darwin
02.04.16 0:40

we were made from flesh and bone ✩
PERCEVAL & DARWIN
Des chaussures qui crissent sur le carrelage. Une porte qui claque sous l'assaut d'un corps bousculé contre elle. Des doigts crispés sur le tissu rêche de la chemise blanche qui ne le restera pas longtemps. Et de la colère. De la colère dans l'air, dans les yeux et le cœur. Partout autour d'eux, telle que même les fantômes sont partis se cacher, effrayés par les manières de ces petits sorciers bien mal élevés. « Enfoiré ! » Perceval plisse un œil. Il a un prit un coup sur la pommette — il la sent, cuisante, virant doucement au violet bleui. Il jauge ses adversaires du regard. Quatre mecs — un qui garde la porte, deux face à lui et le dernier qu'il a repoussé contre la porte du premier de la rangée des cabinets. Il se redresse, retrousse un peu ses manches. Ah ; il lui manqua un bouton. Merde. Peut-être que — peut-être que Maav pourrait-elle lui réparer plus tard ? Il lui demanderait.

« Who. Déjà pour cracher sur le dos d'un autre vous valez pas grand chose, mais alors là. Avec un pareil avantage numérique. Sur un plus jeune que vous en plus. Bravo hein. » Il devrait arrêter d'ouvrir sa gueule. Même s'il sait se défendre, tout de même, là il s'en est pris pas mal. Perceval se passe la langue sur les lèvres et il sent un goût de fer dans sa bouche — ah, il saigne apparemment. Il s'est mordu ? Peu importe. Il avait la haine là. Ces types avaient fait la chose intolérable pour Perceval. Parler de ses amis, mal — pire que tout, c'était de Darwin dont il s'agissait. Hors Darwin, c'était sacré. C'était le Soleil autour duquel lui, petite planète, gravitait. Et c'est là qu'on voit que c'est pas pour rien qu'il a fini à Poufsouffle lui. Pourtant le Choixpeau avait hésité, longtemps. Percy s'en souvient, de l'enfant mal à l'aise qu'il était, à se tortiller sous son siège en levant les yeux vers le rebord de ce large chapeau qui réfléchissait, hésitait. Gryffondor peut-être... non, non. Serdaigle alors ? Ça avait failli. Et puis le verdict était tombé, tel un couperet. Poufsouffle. Les blaireaux, les fidèles. Les amis.

Alors Perceval avait pas réfléchi. Il avait chopé le premier qui lui passait sous la main, alors qu'il avait encore les mains humides de se les être passé sous l'eau pour les laver et il avait cogné. Parce que Perceval, c'est un moldu de base. Il a pas le réflexe de sortir la baguette, il y va au physique directement — une sorte de fierté de sa condition d'enfant banal venu d'un monde sans magie aussi, sans doute. Et voilà maintenant ou il en était. Il soupira, se passa une main sous le nez parce qu'il savait qu'il saignait — il saignait pour un rien. Hémoglobine trop liquide avait dit un jour le médecin quand sa mère s'était alertée de le voir mettre du rouge partout juste en se faisant pincer le nez trop fort par sa grande sœur. Ça allait mieux maintenant ; un peu. N'empêche — c'était assez pathétique il trouvait. Pas trop cool comme image de lui-même.

Un des mecs renifle d'un air méprisant. Mais Perceval s'en fout. Il serre les poings, se prépare. « Fermes-la, fichu Blaireau. » Et si entre Poufsouffles ils s'appellent ainsi, dans la bouche de ce type, le nom sonne comme une insulte. Salis-pas ma maison, enfoiré. « Tu l'as cherché là. » Le mec veut le frapper au visage. Il esquive, le laisse aller se rétamer par terre, emporté par son propre élan. Par contre, l'autre qui restait debout est là et le cueille au passage et Percy s'éclate contre les lavabos au centre de la pièce. Il se frotte l'arrière du crâne en lâchant un chapelet d'injures. Bordel de — ça faisait carrément mal ! Il relève un regard mauvais vers les autres.

Soudain des bruits de pas. « Merde, quelqu'un arrive. » Perceval relève un peu la tête, mais ça tourne autour de lui — il s'est peut-être cogné trop fort ? « On se casse, il est taré ce Sang-de-Bourbe » Un froid fait frisonner le dos de Percy. Ces mots... ces mots font mal, même s'il voudrait y être insensible, même s'il aimerait ne pas y prêter attention. Il se laisse tomber sur le côté doucement, glissant sur le carrelage. C'est frais. Sa tête le lance un peu. Il entends le bruit de pas des autres qui se précipitent pour essayer de sortir avant de se faire choper. Il n'a pas besoin de voir pour deviner leur nez ensanglanté et leurs bleus sur les bras. Perceval à un sourire carnassier — satisfait.

« Ça c'est pour Darwin. » marmonnes-t-il.  
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Darwin J. Moore





Re: we were made from flesh and bone × ft. Darwin
02.04.16 1:56

« Darwin n’aimait pas les conflits. Aussi n’avait-il pas tant réagi; lorsque se dirigeant vers les toilettes pour aller boire un coup, un mince bataillon en était sorti. Et pourtant; il aurait dû. Aurait dû se méfier d’eux et de leurs bleus, aurait dû les rattraper histoire de mémoriser chaque lettre de leur prénom, parcelle de leur visage. Puis; oui, il aurait dû leur coller un poing dans le visage jusqu’à-ce-qu’ils en perdent leur nez. Ou leurs dents — ou les deux.

Car ce qu’il avait trouvé en poussant le battant de la porte lui avait fait perdre tous ses moyens. Littéralement. En passant par acidification de l'estomac et visage se décomposant. Il n’avait pas même eu les mots — s’était juste précipité vers la forme floue de son ami Percy. C’était pas la première fois que ce genre d’évènement arrivait. Mais il ne comprenait pas. Pourquoi à chaque fois les marques semblaient plus brutales, les coups plus destructeurs ? C’était à peine si c’était son jaune favori qui se trouvait devant lui; et non pas un chiffon : être désarticulé, abandonné. « Mais Percy ! »

Il était révolté. Son intérieur se consommait alors qu’il pesait le pour et le contre — serait-il assez rapide pour rattraper les coupables ? Cela en valait-il seulement la peine ? Et puis; il ne pouvait pas laisser Perceval comme ça ! « Ah mais Percy pourquoi ! Tu vas bien — enfin; ça va ? Bien sur que non ça ne va pas. Je suis débile, pardon. Tu m’entends ? Enfin je veux dire; tu as toute ta tête ? » Il ne faisait pas des études de médicomagie, pardi ! Dire qu’il avait hésité pendant de longs mois quant à se lancer dans le cursus plutôt que celui de l’occultisme ! Et ça le bouleversait, compreniez-vous; de voir ce reste d’être.

Il n’était plus qu’un vague reflet de lui même — qu’un image déformée par le temps, et les souvenirs. Il était tuméfié; et chaque blessure était comme une hache s’abattant sur le crâne du blond serdaigle. Il était inquiet, il avait peur; aussi. Qu’un jour il le retrouve pire que dans cet état : était-ce d’ailleurs possible ? Ne serait-ce pas alors les débuts de l’inconscience ? Ça le dépassait, littéralement.

Le minait.
« Par Merlin mais regarde-toi. Enfin non. Tu ne peux pas — et il ne vaut mieux pas. » Il avait ri, maladroitement. Tachait de retrouver une certaine densité; un certain humour : car il valait mieux casser les moments trop sérieux. Car il ne voulait pas plomber quoique ce soi, ni l’envahir. Il avait vingt-et-un ans, et pourtant il se sentait aussi impuissant qu’un gamin de douze. « Tu ne bouges pas; d’accords ? … Enfin oui mais non. Enfin bref. Qu’est-ce qui t’est arrivé ? Pourquoi ? C’était les fous qui sont sortis tout à l’heure ? Pourquoi ils étaient si nombreux, en plus ? »

Et il était blessé; Darwin. Pas son impuissance, par ces choses qu’il n’avait pas pu éviter. Il inspectait depuis tout à l’heure son ami sous les moindres coutures; mémorisait chaque bleu, chaque éraflure. Il ne laisserait rien passer; n’accepterait aucune omission : car c’était bien la seule chose qu’il pouvait lui offrir. Panser ses plaies tout en l’écoutant, tout en était là. Il ne pouvait que lui offrir sa présence; son amour — des montagnes d’affection. « Mais tu sais, j’ai vu leur tête et tu les avais vraiment amoché. Pour un seul homme, tu t’inventes pas mal super-héros ! »  Il n’y connaissait pas grand chose, à ce genre de BD moldue. Mais pour Percy il ferait un effort.

Il ne s’arrêtait plus de parler; d’ailleurs. Devait probablement lui donner le mal de crâne de sa vie. Comme si — comme si il ne devait pas souffrir assez ! Quel imbécile, ce Darwin. Il se haïssait à cet instant d’être si maladroit. Mais c’était la panique; et en attendant, il avait déjà commencé à agir. De sa baguette il avait formulé un revigor; et était allé chercher du papier, l’humidifiant; et tamponnant le nez, le visage balafré par les coups et le sang.

Peut-être exagérait-il; mais cela le mortifiait. Que ferait-il, sans Perceval ? Sans ce visage; cette présence ? Sans ce bout de personne; qu’il avait rencontré si tôt, et qui était déjà devenu si grand ? Que faire sans leurs journées ensemble, sans tout ce qu’ils s’apportaient ? Il ne savait pas. Et se sentait très fille; dans ses gestes et actions — dans ses consternations. Il se sentait comme sa mère, oui; quand il tombait enfant.

Mais ce n’était pas si grave, si ? Que d’être attentionné, inquiet.
C’était juste la preuve; oui, d’à quel point il tenait à Percy.  
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B. Perceval Mcdonald





Re: we were made from flesh and bone × ft. Darwin
02.04.16 12:11

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PERCEVAL & DARWIN
Ça se calme. Il est bien là. Il sent le froid du carrelage sur sa joue enflée et ça apaise un peu la chaleur cuisante du poing qu'il s'était prit et qu'il peut toujours sentir — comme si c'était un chat qui s'installait pour se faire une place confortable. Perceval soupire un peu. Faudrait qu'il se relève, qu'il bouge. Il ne peut pas rester là. Mais l'adrénaline retombe et s'évapore, l'abandonnant. Et ne reste que de la chaire meurtrie, des muscles douloureux et des os fatigués. Ouais allez — cinq minutes. Il s'accordait cinq minutes.

Perceval avait fermé les yeux et tentait de détendre ses muscles, de relâcher la pression, quand une exclamation le force à rouvrir un œil. On glapit son surnom. Cette voix, il la connaît. Par cœur, depuis quatre ans. Darwin. Les lèvres ensanglantées du plus jeune s'étirent un peu pour former un sourire — il ne veut pas l'inquiéter. Il entends sa panique, son affolement. Les mots cognent contre ses oreilles, trop vite. Perceval grimace un peu. « Da', stop. Je t'entends, mais tu parles trop là. » Le surnom, le raccourci, est là pour le rassurer. Il soupire, se tourne un peu pour coller ses deux épaules sur le sol et lever les yeux vers son ami. « J'vais bien. » Pas crédible — pas crédible du tout même. Il ne sait pas à quoi il ressemble, mais ça ne doit pas être beau en effet. Percy lève un peu son bras pour constater ses manches froissées. Il imagine que le reste de son uniforme n'est pas en meilleur état. Les profs allaient râler. Il les entendait déjà — « McDonald, encore à vous battre ? Vous êtes en quatrième année maintenant, un peu de sérieux bon sang ! » ou alors « Décidément, bon élève mais toujours un côté voyons McDonald hein ? 20 points en moins pour Poufsouffle allez. »

Ironiquement, il faisait gagner autant de points qu'il n'en faisait perdre à sa maison. C'était pas vraiment volontaire, enfin — il s'en fichait juste un peu. Cette compétition entre les maisons, cette course aux points prenaient des proportions agaçantes parfois. Perceval voulait juste qu'on lui foute la paix. C'était pas compliqué non ? Il se frotte un peu le nez et regarde son doigt. Le sang a arrêté de couler et commence à sécher. Généralement ça durait pas longtemps. Il sourit un peu en écoutant Darwin qui s'emmêle dans ses propres paroles. Son cœur se serre un peu d'être la source de tant d'inquiétude chez son ami — Darwin était pas censé le voir ; pas tout de suite. Il n'aurait pas dû être celui qui le trouverait dans cet état. Mais sa voix, même si rapide et saccadée, le rassure et le berce un peu. C'est familier, réconfortant — ça fait du bien.

Il perd son sourire en pensant aux autres gars. « Ils ont dit — ils ont mal parlés sur toi. » Perceval serre un peu les dents et la rage ne la pas encore totalement quittée. « Des saloperies — des mensonges, juste parce qu'ils entendent des rumeurs, qu'ils vont pas chercher plus loin. Ils souriaient en plus. Ces — ces enfoirés. Ça m'a énervé. Alors j'les ai cogné. » Son cœur bat un peu plus vite. Il essaie de se calmer. La remarque de Darwin, la mention du terme super-héros, quelque chose de purement moldu, parvient à le faire sourire de nouveau. Il écoute un peu son propre battement de cœur — de nouveau calme. Ah. Il n'y bien que Darwin pour l'apaiser ainsi, aussi rapidement, aussi facilement. Et Perceval se sent un peu comme un enfant en cet instant et ça lui semble assez pathétique ; là, tout de suite. Sa langue claque alors qu'il y a un peu de satisfaction dans sa voix, de savoir que les autres n'ont pas meilleure mine que lui. « J'espère bien, j'les ai pas ménagé. La prochaine fois, ils y réfléchiront à deux fois avant d'ouvrir leurs grandes bouches. »

Le revigor soulage ses muscles, détends ses articulations. Il se sent mieux, un peu du moins, la tête ne tourne plus. Il se redresse et s'appuie contre le pied du lavabo. Il laisse Darwin essuyer le sang qui tâche son visage, appréciant de se faire traiter avec tant de précaution après les coups et les insultes. Perceval se lèche les lèvres, détourne un peu le regard. « Désolé que tu doives t'occuper de moi — encore. J'aime pas me montrer comme ça devant toi. » Il ne peut s'empêche de remarquer l'expression de son visage et il se mord l'intérieur de la joue et voudrait se frapper pour être responsable de cette moue — il demanderait à Khrûh de lui becqueter le crâne plus tard. La chouette le fera avec un plaisir un peu sadique et non dissimulé, il n'en doutait pas.

En attendant, il lève la main et la pose sur la tête de Darwin. Juste comme ça — juste un geste, une légère pression affectueuse. « Mais t'en fais pas, ça ira. Je vais m'en remettre. Je m'en remets toujours, tu sais bien. » Et même si c'est un peu bizarre que ce soit le cadet qui doive rassurer le plus âgé, Perceval sourit. 
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Darwin J. Moore





Re: we were made from flesh and bone × ft. Darwin
02.04.16 19:27

« Il disait qu’il allait bien — il lui disait de se taire. Il lui disait tant de choses; Perceval. Mais Darwin ne voulait rien entendre; car tout semblait si faux, si plastique. Ne s’agissait-il pas juste d’une façade ? De paroles se voulant rassurantes ? Il était l’ainé; bon sang. Il aurait dû être présent pour le défendre, et pire : il aurait du affronter lui-même ceux qui l’insultaient, le cherchaient.

« Mais tu sais, ce n’est pas si grave. » Et Darwin il essayait de se montrer mature, indifférent. Enfin, il l’était plus qu’il ne prétendait l’être : ça ne lui faisait plus rien. Ces rumeurs, ces regards ou bien même ces sourires moqueurs — non, vraiment. Et puis, toutes ces provocations ne faisaient que l’englober lui; lui et lui seul, alors ça allait. « Je m’en fiche qu’on dise de la merde sur moi, tu sais. Au final ce sont juste des merdeux qui ont que ça à faire. Et sortis de Poudlard ils se retrouveront dans la vraie vie, la dure, et ils seront perdus. Alors ils auront le choix de se repentir et enfiler le costard; ou de s’inventer vauriens — et j’irai les attraper par la peau des fesses; ou un ami à moi, ou qu’importe qui, d’ailleurs. Et ils finiront en camp de redressement, ou à Azkaban. » Il essayait de relativiser, oui. Car il ne voulait pas que Percy continue sur cette voie; surtout quand on voyait dans quel état ça le mettait. Enfin, il pouvait comprendre : lui-même aurait fait de même. Si il y avait bien une chose qui l’énervait; c’était qu’on crache sur le dos de ses amis. Des vrais. Il n’en avait pas beaucoup, d'ailleurs, alors il les chérissait. C’était un peu les seuls et uniques, ceux remplis d’or. C’était des diamants bruts; oui; tout son univers.

Percy était son monde — il était un des seuls envers qui, tout pouvait être dit. Il y avait même le silence; ce silence d’habitude, d’acceptation; ce silence qui criait affection. Alors au fond, il ne lui en voulait pas, non. Il était même reconnaissant, d’avoir un tel ami sur qui compter. « Merci. Je savais pas que j’avais; je sais pas, un partenaire qui assurait mes arrières ? Ça fait très films moldus, tu sais. Une sorte de bonnie et clyde ? Enfin je ne m’y connais pas très bien. » Rire, maladroit. Car c’était toujours un peu awkward de s’aventurer sur des sujets qu’on ne maitrisait pas. Mais pour Perceval, Darwin il aurait tout fait. Tout, oui — et il le ferait encore. C’était un fait; passé, présent comme futur. « Sache que j’aurais fait pareil, enfin. Je sais que tu le sais. Mais tout de même; je crois que t’aurais été comme moi. » A s’inquiéter; à être là. Décomposé.

C’était presque ironique qu’il l’ait trouvé. Comme quoi il y avait bien quelque chose d’un peu spécial entre eux. Comme un lien. Et des fois, oui; Darwin il aimait bien se dire tout ça. Se raconter qu’il s’agissait d’une destinée; que tout était voué à être. Et que leur rencontre n’avait pas été le fruit du hasard, mais d’une chose bien plus grande ; de forces invisibles. « Eh ! Et comment que tu vas t’en remettre ! Puis attends, t’as l’infirmer le plus sexy et sympa du monde à tes côtés là. Des années d’expérience, je te dis même pas. »

Rire — franc.
Humour qui avait enfin repris le dessus sur l’angoisse. Corps détendu, alors que le sang avait bientôt disparu du visage de MacDonald. Ça lui faisait du bien; ouais, de voir qu’au final son pote était pas si défiguré. Il allait juste ressembler à rien pendant quelques jours, voire semaines — puis il retournerait à ce qu’il avait toujours été. « Bon là t’es vraiment moche mais. Enfin. Je voulais pas dire que t’étais moche mais que t’étais propre. … Enfin. » Fou rire. Car il avait voulu commencer par dire qu’il avait fait du bon boulot; mais que ça arrangeait pas trop certains points. Genre l’hématome; et les bleus, quoi. Mais c’était sorti d’une telle manière que — ouais. Ça avait un peu fait punchline. Comme si il avait pas déjà assez pris dans la tronche, le pauvre. « Hahaha, désolé; j'ai dit de la merde. Pour me faire pardonner je te propose un uniforme tout neuf ? T’en dis quoi ? Genre il suffit juste que j’utilise un sort de duplicata et hop; tu auras mes fringues en double. … Après ça risque d’être un poil trop grand mais un sort de réduction et un récuvite… Et tout serait bon, non ? Je sais plus quel est le sort pour faire changer les couleurs; par contre. »

Et il était parti, oui; Darwin — dans son univers, un bleu et studieux. C’était dans ces moments là qu’on réalisait à quel point il était sorcier, sans doute. Pour lui il n’y avait pas de logique sans magie; il la respirait autant qu’il la vivait. Il n’avait connu que ça; ne savait pas, non. Ce que c’était que vivre moldu. Il y avait eu le collège, évidemment; et ses amis. Mais ce n’était pas dans son corps, pas dans ses souvenirs d’enfance. Lui ne se remémorait que de ses parents et de leurs berceuses; des étoiles qu’ils faisaient apparaitre au bout de leurs doigts. Alors il pensait gemino et il pensait reducto. Il pensait comme il vivait — car il était. Magie; amour.


Fantaisie, puis différence.
Il n’avait pas relevé la main de Percy sur sa tête; était tant accoutumé à ce genre de contact. En un sens, le brun avait fusionné avec son espace vital. C’était naturel; d’être là avec lui. Pour le meilleur comme le pire, toujours. Il lui vouait une confiance tiède, de celles qui ne font pas de remous; qui restent — qui tiennent. Alors il avait planté ses yeux dans ceux de son ami; et lui avait esquissé un sourire dédicacé.

De ces sourires qui clamaient Perceval.
Dans tous leurs contours.
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Hibou


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Bogeycat





Re: we were made from flesh and bone × ft. Darwin
04.04.16 11:34

Miaow !


Bogeycat a senti le poisson pourri par ici. Il se rapproche donc de la source qui agresse ses narines : Darwin J. Moore. Quelle odeur ! C'est terrible. Depuis quand ne s'est-il pas lavé ?

Ni une, ni deux, Bogeycat lui apprend les bonnes bannières — il griffe et déchire le bas de son pantalon. Il faut vraiment discipliner ces élèves.

Content de son coup, il s'éloigne; et il a l'air de bien se marrer. Ce n'est pas comme s'il détestait réellement cette odeur.
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B. Perceval Mcdonald





Re: we were made from flesh and bone × ft. Darwin
04.04.16 16:56

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PERCEVAL & DARWIN
Darwin il parle, parle encore. D'ordinaire, les gens trop bavards, trop bruyants, Perceval ça l'agaçait vite. Surtout quand ils disent des choses futiles au final, quel intérêt de parler pour le simple fait d'entendre le son de sa propre voix ? Mais Darwin — Darwin il aimait l'écouter. Parce que ça n'était jamais inutile, même si des fois il s'égarait un peu ; mais ça c'était à force de paniquer et d'aller de plus en plus vite sans vraiment avoir conscience de ce qui se dit. Des fois aussi, il partait un peu loin sans doute, mais c'était bien aussi. Comme maintenant alors qu'il s'égare sur l'avenir pathétique qui attends ces vauriens — et Perceval, il espère bien que oui, qu'ils finiront comme ça. Un petit sourire en coin, amusé, se forme sur ses lèvres meurtries. Et c'est peut-être méchant, sûrement d'ailleurs, mais il s'en fiche. Il prétends pas être un type bien qui se soucie que tout le monde ait un bel avenir. Les seuls qui comptent vraiment au fond, ce sont ses amis — ceux qui étaient particuliers à ses yeux, ceux qui méritaient de son avis, tout l'amour et la joie du monde.

Il secoue un peu la tête. Darwin — Darwin, la voix de sa raison. Il avait pas tord. Mais n'empêche, il ne regrettait pas ses gestes. C'est ce qu'il affirme d'ailleurs la seconde suivante. « Je sais que c'est toi qui a raison. Mais j'aime pas qu'on dise du mal sur toi.  » Un sourire, un ricanement, en cœur avec le rire doux de Darwin. « Toujours là pour toi.  » Et ce n'est pas une promesse, c'est une affirmation, un fait établi qui régit l'ordre de son monde — son monde appelé Darwin. « Arf. J'imagine que c'est moi Bonnie dans ce cas. T'attends pas à c'que je me mette à porter des robes par contre.  » Et puis il hoche la tête, plonge son regard dans celui de son ami. Il ne dit pas “je sais”, mais ses yeux le crient à sa place. Bien sûr que Darwin aurait fait pareil. Bien sûr que les rôles auraient pu être inversé, avec lui en train d'éponger le sang qui coulerait du nez du grand blond qui essaierait de ne pas l'inquiéter ; en vain. Et Perceval est content — content que ce soit lui qui ait prit les coups et pas Darwin. Il préfère mille souffrance à la plus douleur supporté par son ami.

Éclat de rire — éclat de joie et de sincérité.
Il n'a plus mal, il ne sent plus rien. Darwin est son anesthésiant à lui, sa médecine.

« Pour le côté sexy on repassera hein ; j'attends de te voir en tenue. Mec, tu t'es senti en plus ? Je sais pas ou t'as traîné avant, mais c'est violent. » Il rit, rit à s'en faire mal à ses côtés précédemment malmenées. Il décoche un coup de poing dans l'épaule de Darwin. Mais ça n'a rien de méchant, rien à voir avec sa rage et sa violence quand il frappait les autres idiots. Ici c'est doux, c'est un geste fraternel qui semble dire merci. « Du respect pour le blessé, ma tronche moche et moi on t'emmerde.  » Son sourire n'en démords pas. Il est vulgaire, Perceval. Mais quand ce mot roule sur sa langue avec cet accent venu des collines écossaise et qu'il est destiné à Darwin, alors même ces mots trop familiers et qui auraient put être insultants ; même eux deviennent des paroles tendres. Et il dit merci Darwin, pas avec la bouche, mais avec le corps et les yeux.

Il l'écoute partir, s'emballer et réfléchir tout seul. Le côté Serdaigle ressort plus que jamais dans ces moments-là. Il aurait bien aimé pourtant, Perceval, qu'ils soient dans la même maison. Mais non Darwin, il respire la magie, il vit pour elle, il baigne dans cet univers depuis toujours. Il assemble les sorts, les mélange et les combine avec une aisance qui laisse son cadet presque pantois et surtout admiratif. Alors Perceval se contente de hocher la tête, d'approuver, parce qu'il a confiance et qu'il lui obéirait les yeux fermés — plus encore quand il s'agit de magie.

Et là leurs regards se croisent et c'est tout chaud et ça serre agréablement dans le cœur de Perceval, parce que le sourire de Darwin a un quelque chose d'unique, d'incroyable, alors que c'est lui qu'il regarde comme ça — juste lui, juste Perceval.
Pendant un instant, le temps semble se suspendre.

Et puis d'un coup, les choses deviennent dingues.

Leur bulle de tranquillité, leur instant de confiance tendre, est brisé — interrompu. Perceval cligne des yeux, pas certain d'avoir tout suivi. Là, le truc bleu qu'il a aperçu et qui déjà disparaît en ricanant, c'était bien le chat du directeur ? Et il n'a pas rêvé hein, ce chat de malheur vient juste de griffer son Darwin ? Ni une ni deux, Percy est sur ses pieds et il se redresse dans l'envie brusque d'aller apprendre les bonnes manières à ce Bogeycat. « Eh ! Sale chat, reviens ici, ugh... ! » Mauvais idée en fait de se relever si vite ; la tête lui tourne, le sol tangue à moins que ce ne soit lui en réalité et il a l'impression qu'il va vomir. Il se rattrape sur le bord des lavabos, la respiration saccadée. Le chat doit déjà être loin, tant pis. N'empêche c'est pour ça qu'il supporte pas ces bestioles — surtout celui-là.

Il se retourne vers son ami. « Darwin, ça va ? Il t'a fais mal ? P'tain, si jamais je le chope la prochaine fois — » C'est plus important après tout que de courir après cet animal de malheur. Il baisse les yeux. Admire le tissu déchiré et le sous-vêtement que l'ouverture dévoile désormais. « Ah euh — erm, ton pantalon. » Perceval détourne rapidement le regard, se plaque la main sur le visage, couvre ses joues rosies. Il n'est pas à l'aise avec les trucs qui, normalement, devrait relever de l'intimité. Ses frères le charrient toujours d'ailleurs en le traitant de prude et de vierge effarouchée à tout vas, parce qu'il est le seul de la famille à toujours fermer la porte de la salle de bain à clé ou à se retourner même le temps de mettre un t-shirt.

Un soupir. Il allait finir par croire qu'il attirait vraiment le mauvais œil. Perceval se concentre pour regarder le visage de Darwin est pas le reste. « Bon bah. On est bon pour changer de fringues tous les deux je crois là. » Il fouille un peu sa mémoire, mais il ne se souvient pas de sort qui répare les vêtements. Son regard croise celui de Darwin et il ne peut s'empêcher de pouffer un peu en faisant un bilan de leur situation — lui amoché et les habits en vrac, Darwin et son fond de pantalon décédé, seuls dans les toilettes. Il justifie pas son élan de bonne humeur, il sait que l'autre devinerai tout seul.

Parce qu'il n'a pas besoin de mots avec Darwin pour se faire comprendre, ils sont au-delà de ça.
Ils sont assez pathétiques, sans doute. Mais ils sont deux — alors ça le dérange pas trop, Perceval. Si Darwin est avec lui, ça va, il se sait capable de traverser n'importe quelle galère.
 
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Darwin J. Moore





Re: we were made from flesh and bone × ft. Darwin
06.04.16 23:27

« Et le silence avait happé Darwin.
Car il n’avait su top quoi dire — car dans son coeur quelque chose avait tremblé; vibré. Il avait eu mal, il avait eu peur. Et peut-être était-ce ceci, que l’amitié : des vagues d’émotion déferlant sans jamais non jamais s’arrêter. Il y avait les douces, les joyeuses; et celles plus tamisées, plus angoissées. Aussi était-il touché; Darwin — touché par tout cet amour qu’il recevait, par toute cette intention qu’on lui donnait. Méritait-il seulement tout ceci ? Était-il à la hauteur ?

Il se sentait si reconnaissant — si amoureux de ces personnes le regardant. 
Il se sentait si dépendant.

Ça lui faisait un peu peur, des fois; toute cette confiance. Que lui arriverait-il si on lui tournait le dos ? Si on le trahissait ? Que ferait-il si on le laissait tomber — si on l’abandonnait ? Et bien sur; oui; bien sur qu’il voulait croire en Perceval. Mais des fois, d’un coup; il ne pouvait s’empêcher de se sentir idiot et impuissant.

Qui était assez fou pour l’aimer ?
Qui ne se lasserait jamais — qu’avait-il bien à offrir ?

Lui-même ne se saisissait pas, des fois. Il était bavard et pourtant à l’écoute — il était présent sans jamais l’être. Il se sentait serdaigle mais se sentait également toutes ces autres choses. Et par dessus tout, oui; son épouventard ne voulait pas dire grand chose. C’était une première que disait-on. Le bruit avait longtemps couru dans les couloirs — et sans doute était-ce encore le cas.

Comme quoi il incarnait la peur.
Mais la peur de quoi ? Et alors — serait-ce la forme originelle de la créature ? Enfin.

Il avait secoué la tête, Darwin; comme pour chasser toutes ces pensées. Car là était bien le problème : le bruit ne s’arrêtait jamais, dans son esprit. Il y avait ce perpétuel brouhaha qui ne voulait le laisser — il y avait ce bruit assimilé au calme. Il y avait ce silence qui n’en était pas un. Mais c’était ainsi, et il n’y pouvait rien. Comme il ne pourrait s’empêcher de ressentir ces peurs vis à vis de Percy — de croire qu’un jour; peut-être, il se lasserait.

Et ça le terrorisait.

De se remettre en question, d’admettre une fois de plus qu’il n’était pas intéressant. Qu’il était un problème; une différence dans un monde pourtant si grand. Et il se sentait si ému, des fois — d’avoir quelqu'un lui disant tout ça. Affirmant avec conviction qu’il n’aimait pas qu’on dise du mal sur lui. Ça le touchait, le blessait; aussi — l’inquiétait. Car y croire insinuait tant de choses, car y croire c’était faire face à la fragilité : au risque de s’offrir. Et quand il voyait de loin tous ces amis que son brun ami avait — il ne savait pas, non. Ne savait plus rien. Sa place, son importance; ses chances de rester.
Pourtant, il y croyait si fort.
C’était maladif, oui.
Que de tant aimer.

« Je ne sais pas si j’ai raison, mais je sais que je n’aimerais pas qu’on dise du mal de toi non plus. » Et il lui avait souri; encore, toujours. Car il n’y aurait jamais de fin, non; pour ce qu’il ressentait et éprouvait face à son ami. Il y avait ces tiédeurs, ces folies — ces délires. Tant de choses incompréhensibles : un peu comme le chat du directeur qui était venu; comme ça, et qui lui avait déchiré le pantalon.

Il n’avait pas compris.
Avait réagi instinctivement aux vacillements de Percy — le saisissant de ses bras; au cas ou. Ses mains tout près de ses épaules, ou peut-être était-ce des coudes ? Pour qu’il puisse retrouver son équilibre : « Eeeeeh doucement, ok ? » Il s’en fichait tellement de son uniforme. Qu’on lui arrache un bout de tissu n’importait pas — ce qui comptait, c’était la vie. Les coeurs battant, les amis. C’était cet homme-cadavre en face de lui; qui resterait boursouflé pour quelques jours — et qui quand il le verrait, se souviendrait;

Qu’il avait fait ça pour lui.
Darwin James Moore.

« Ce n’est pas grave, ok ? » Rien ne l’était jamais. Pas pour lui; non — tout était plus important chez les autres. Lui, il allait bien tant que ceux lui étant chers étaient heureux. Lui; pouvait se traiter seul — se remettre dans son coin. Il n’avait pas besoin de tant d’intention, et tant bien-même cherchait-il l’affection; il n’avait droit de se montrer égoïste. Si ? Même en ajout à toutes ces ambitions enfouies en lui ? Il n’en était pas certain — aurait aimé mériter chaque parcelle d’amour qu’on lui tendait. Aurait aimé pouvoir les conserver jusqu’à jamais.

Mais rien ne ce passait comme prévu, dans ce qu’on partageait.
Il y avait toujours celui aimant le plus — celui aimant le moins.
Toujours le plus triste, toujours le plus fragile. Enfin.

Il avait ri, car il avait chaud; chaud d’amour et d’amitié. Chaud de toutes ces choses que Perceval lui transmettait — chaud de ce lien si fort, si ancré dans le temps; oui. Il avait chaud d’affection; et ce si bien qu’il en oubliait sa propre situation. « Et puis ce n’est pas à toi de me demander ça, je te rappelle que tu t’es fait casser le visage deux secondes plus tôt; tant bien même tu en as aussi cassés en retour.  » C’était fou, ça; leur capacité à s’effacer pour le bien d’un autre. Ils étaient irrécupérables.

Il n’avait pas noté l’embarras, d’ailleurs — ne se préoccupait pas de ces broutilles.
Percy pouvait bien être qui il voulait, il l’aimerait toujours.

C’était le principe de l’inconditionnel; disait-on : aimer quelqu'un dans son entièreté, ses peurs, défauts comme joies et excitations. C’était vouloir l’entendre rire comme désirer être présent pour essuyer ses pleurs. C’était ne pas juger, oui. C’était toutes ces choses qui faisaient rêver, toutes ces choses qu’il n’aurait jamais cru pouvoir partager. « N’empêche, toi et moi; on fait une de ces équipes de bras cassés. Ah et si — en fait je sors de cours de potion. On devait créer un truc un peu bizarre et nauséabond. Enfin du coup on a tellement suffoqué pendant l’heure que j’ai fini par totalement oublier l’odeur. C’est comme les parfums tu sais ? Tu piques du nez pendant quelques minutes puis c’est comme si c’était genre… Ton air ? … Enfin du coup faudrait que j’aille prendre un bain. …… Le bain des préfets me manque, tu vois. Rien que pour ça. »

On lui aurait proposé de s’y incrusté qu’il l’aurait fait. Ce genre de folies lui manquait un peu, des fois — ça lui donnait l’impression de ne pas assez avoir vécu. Il se devait commettre ce genre de crime avant la fin. « Récuvite ! » Et il avait lancé le sort sur sa personne comme sur son ami — histoire que les deux ressemblent à des humains et sentent tout pareil; et que leurs habits soient pas trop crades ni rien.

Puis il avait marmonné un « Gemino ! » du bout de ses lèvres, saisissant l’apparition de la chemise et de ce haut d’uniforme qui venaient d’apparaitre comme si de rien n’était. Puis il avait fait la même chose à l’attention du bas de Percy : « Je te dis, c’est séance shopping là. Enfin. » C’était la vanne la plus nulle de sa vie. Un rire nerveux s’était échappé de ses lèvres alors que tendant les tissus à son ami; il lui avait souri. « J’en ai profité pour basculer les sorts d’ajustement en informulé; je pense que ça t’ira tout bien, comme ça. » Il serait juste aux couleurs de Serdaigle, quoi.

Mais bon — elles iraient surement très bien avec son teint.
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Re: we were made from flesh and bone × ft. Darwin
10.04.16 14:38

we were made from flesh and bone ✩
PERCEVAL & DARWIN
Parfois, Perceval se disait qu'il ne le méritait pas. Non, il n'était pas à la hauteur de Darwin — de son amitié, de toutes les qualités que lui ne voyait pas forcément et qui pourtant, faisait qu'il brillait tant à ses yeux, le rendait si spécial ; si unique.
Personne n'était à la hauteur de Darwin de son propre avis.

Perceval n'était pas un enfant solitaire de base, il n'était pas renfermé. Juste un peu difficile de part son caractère bougon. Mais il avait toujours réussi à se faire quelques camarades de jeu étant enfant et il avait eu la chance à son arrivée à Poudlard de se faire envoyer dans la maison ou l'amitié était la valeur la plus importante. On avait hésité pourtant — ou bien pouvait-on mettre ce petit né-moldu ? Le choixpeau avait hésité, si longtemps. Tellement que Perceval avait crû qu'on lui dirait non, qu'il n'avait pas sa place. Là ou Darwin était quatre maisons en un seul, lui était un électron libre qui n'entrait dans aucune case.

Enfin — cela aurait été le cas s'il n'y avait eu Poufsouffle. Car pour Perceval, l'amitié prévalait sur le reste. Il n'avait pas l'assiduité ambitieuse des aigles ; pas le courage et le désir de gloire des lions. Quand aux serpents — non, le né-moldu se serait fait dévorer s'il avait rejoint les verts. Alors on l'avait mit chez les blaireaux, jaune comme un soleil de printemps, jaune comme les pétales d'un tournesol qui se tourne vers la lumière pour survivre — jaune comme les étincelles joyeuses d'un feu crépitant — le jaune Poufsouffle. Et Perceval s'était senti si soulagé, si à sa place quand il s'était assis pour la première fois à la table de sa maison et qu'on l'avait accueilli sans jugement, avec juste des sourires et de l'amour.

Là était sa place.
Tout comme sa place était aux côtés de Darwin — toujours à veiller l'un sur l'autre, toujours à penser à l'autre avant soi-même.

Pourtant, Darwin semblait ne pas se croire important. Évidement Perceval l'avait déjà remarqué. Cela faisait quatre années après tout qu'ils se connaissaient — quatre ans c'est long. Tout ce temps à s'apprivoiser — non ; Darwin n'était pas un apprivoisement. C'était une évidence. C'était comme retrouver un ami, un frère perdu depuis longtemps. Le genre d'amitié évidente, ou se rencontrer n'est, au final, qu'une évidence, une formalité presque. Et Perceval, sans en connaître les profondeurs exactes, savait ce qui parfois se dissimulait sous les sourire et la tendresse de Darwin. Il connaissait son épouvantard aux allures étrange et inégalées. Il devinait les peurs nées du passé et des angoisses enfouies de son ami.

Il avait envie de le frapper des fois, de le secouer. De lui crier qu'il n'avait pas besoin d'avoir peur ; que lui ne partirait pas. Que jamais il ne le laisserait, parce qu'il ne pouvait pas se laisser soi-même après tout ? Car c'était une part de lui qu'était Darwin — sans lui, Percy n'était pas vraiment Percy. Il était juste Blaise, Perceval, juste le fils de moldu. Darwin le rendait entier, le rendait sorcier et donnait des couleurs à son existence ternie par une enfance banale, ou il avait passé sa vie à chercher une place dans un monde qui au final, ne lui convenait pas.

Perceval et Darwin. Darwin et Perceval.
C'était aussi simple que cela.

Il le regarde, cet ami si cher à son cœur ; il l'écoute et hoche la tête. Il admire sa facilité à être un sorcier, la façon dont cela coule de source pour lui. Ses remarques lui arrachent un rire. « On fait la paire ouais — et ça explique l'odeur aha, je suis content de plus avoir ce genre de cours perso, j'étais pas doué pour ça. » Il a toujours été moyen, bon sans être excellent — passable. Il n'était pas Darwin, il n'avait pas son intelligence. Il brillait plus en étant perchés sur un balais ou bien auprès des dragons. Mais Darwin lui — Darwin respirait et pensait magie. Perceval relève la tête en attrapant la chemise apparue comme par magie — et c'était le cas, c'était ça la magie dont les récits imaginaires avaient bercé son enfance. Un bain. Oui, lui aussi a envie d'en prendre un. Ça leur ferait du bien, ça laverait son corps fatigué et blessé et cela ôterait aussi l'odeur. « Bah — tu veux qu'on y aille ? À cette heure-ci y aura personne en plus, tout le monde est en cours ou bien en train de s'amuser quelque part. On devrait passer sans problème. »

Et comme ça c'est décidé, c'est dit — ils iront aux bains. Perceval se redresse un peu, sourit à son ami. Il attrape sa main, noue ses doigts aux siens. La douleur est un vieux souvenir, tant que Darwin est là, elle ne sera que secondaire. « Allez viens, on y va ! Ça sera fun ! » Et il sait que c'est le téméraire en lui qui s'excite à l'idée de briser un interdit de plus, à faire une chose que d'autres n'oseraient pas.

Il tire un peu. Mais soudain s'arrête, semblant oublier quelque chose. Il se tourne vers Darwin — sa vie, son univers ; son meilleur ami. « Oh et. Merci. Pour les fringues et pour — » il fait un geste maladroit, englobant le vide, alors que ses doits serrent un peu sur ceux du blond. « Pour tout. »

Merci d'exister, merci d'être mon ami, merci d'être toi.
 
electric bird.



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Why I'm still running when I know there's no escaping, come undone, surrender is stronger. I don't need to be the hero tonight. We all want love we all want honor, nobody wants to pay the asking price.
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Re: we were made from flesh and bone × ft. Darwin

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