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Bienvenue sur Firewhisky les sorciers ! On espère que vous allez bien, et que vous êtes près à swinguer au rythme des trompettes ! À Londres Magique, nous sommes en Mars 2017 ! Les oiseaux recommencent à chanter et les mimosas sont en fleur, bon courage pour les allergies. Il est 12 heures, l'heure des news !

15.03.17 — Après un an d'aventure extraordinaire à vos côtés, Firewhisky ferme définitivement ses portes. Retrouvez plus de détails ici, et écrivez la fin de votre personnage par là !
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19.09.16 — Le journal de FW reprend ! Participez-y en écrivant un article. Plus de détails ici.
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De toi à moi - Louise

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 De toi à moi - Louise

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De toi à moi - Louise
18.12.16 16:51

De toi à moi.



Un sourire évasé affiché sur le coin des lèvres, Daphné a l'humeur blanche et atone, comme la fine couche de neige qui recouvre à présent Poudlard. Après quelques bref tressaillements, le vide est revenu et il faut bien vivre. Alors comme d'habitude Daphné vient et cultive sa jolie image de petite fille idéale alors qu'elle se fend de rires cristallins et qu'elle force ses paupières à battre avec tendresse. Elle se fait joueuse, déguise ses piques pleines de dédains dans d'adorables sourires. Et ils mordent, ce foutu tas d'imbécile. Il suffit que quelque chose brille et ils devinnent tous aveugles ; Même les plus fins sont en réalité des crétins. Peu importe la terre tant que les fleurs sont belles. Peu importe qu'elle soit vide et denaturée, tant qu'elle reste jolie et intellligente.
Une lueur braisée attire son regard. Daphné au milieu d'une conversation se fige complètement, la bouche entre-ouverte. Son attention a complètement déviée et elle s'éloigne promptement de son interlocuteur après quelques excuses bien badines. Quelques pas et elle ne sait déjà même plus si c'était un gryffondor ou un poufsouffle à qui elle adressait la parole. Car il y a Louise et cette dernière a ravi du plateau, sa pièce la plus importante ; Elle a pris le Roi.
Intriguée par toute cette histoire, Daphée rit en songeant Demeter sur le chemin de la rédemption. Sauvé par les grâces de l'amour, le terrible deviendrait bon. C'est d'une tristesse et d'une banalité affligeante. Un poil dérangeant aussi, pour des raisons qu'elle ignore. Surtout quand elle songe à cette bague dont a tant parlé Juniper et qu'elle cherche à présent sur les doigts de Louise.
Daphné se pose le plus naturellement du monde à côté de Louise. Elle s'assoit et plisse soigneusement sa jupe tout en observant sa camarade. Quel genre d'enchantement existe-il dans son regard ? A elle qui fait trembler des géants là ou personne ne voit leurs fêlures. Qui a fait tomber Demeter avare dans son amour aussi bien qu'Argus qu'il est si difficile de faire trembler.

- Bonjour Louise.

Est-ce que ce sont ces grands yeux de biches ? Cette façon d'exister avec force sans pour autant chambouler les choses ? Daphné continue de l'observer avec un sourire fâné puis demande avec douceur, feignant une curiosité tout à fait innocente.

- Pourquoi aimes-tu quelqu'un de si égoïste ?
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Re: De toi à moi - Louise
18.12.16 21:47


« Louise s’était réveillée et tout à coup elle avait décidé, oui : qu’elle en avait assez d’être fatiguée. Il suffisait de ne plus savoir quoi faire, de n’avoir envie de rien. Il lui était devenu insupportable d’être si vide, si perdue et si ratée. Alors ce matin-ci elle s’était dite qu’il était temps que tout ce n’importe quoi touche à sa fin. Se redressant dans son lit, ses épaules s’étaient faites droites et son regard distant. A présent elle redeviendrait Louise Agatha Ryan, s’assumerait et vivrait comme elle l’avait toujours fait. Elle ne reviendrait plus sur les erreurs passées, sur les doutes : ne trainerait plus sur les douleurs et blessures. Elle prendrait son présent à deux mains et l’entrainerait vers ce futur tant convoité, su et maitrisé. Car tout ne pouvait pas rester figé, car si le monde arrêtait sa course alors elle se relèverait et poursuivrait. Elle était malade de sa propre personne, malade de ses faiblesses et malade de ce malêtre qui pendant des mois l’avait habitée. Alors comme tout patient cela avait duré, et se perdant elle avait fini poupée, écorchée. Mais car tout était voué à être son corps s’était remis et son âme irritée d’une telle fragilité avait travaillé à ériger de nouveau cette Louise qu’elle aimait tant. Celle dont le regard indifférent parcourait le monde et dont les certitudes jamais ne cillaient.

Il s’était agi d’une renaissance.
Aussi s’était-elle dirigée vers la grande salle, avait franchi le seuil sans chercher la moindre compagnie, finissant par s’échouer sur un des bancs de sa maison. Elle ne savait que faire, avait machinalement touché au travers de son uniforme la bague dissimulée, reliée à un collier autour de son cou. Elle n’aimait pas l’image que cela renvoyait, n’appréciait l’idée qu’elle puisse appartenir à quiconque. La liberté qu’elle ressentait n’avait à être entravée et pour celui qui lui avait offert elle n’éprouvait qu’une affection sincère quoiqu’amicale, des fois contrastées par des relents contradictoires. Elle savait que bientôt viendrait le jour où elle devrait mettre fin à ce jeu, à ces hypothèses qui n’avaient de vie. S’y était-il habitué ? Finissait-il par y croire? Par songer que tout ceci était réel ? Louise ne savait pas et soudain lasse de tout elle avait laissé ses yeux se perdre au loin, cherchant distraitement un visage familier pour la réconforter, lui parler.

Mais quelqu’un à ses côtés était apparu et sa voix si douce l’avait faite tourner la tête : « Bonjour Daphné. » Sourire placide, serein. Il y avait là un jeu de miroir quelque peu déstabilisant dans lequel la serpentarde se perdait. C’était automatique, presque naturel. Et si Daphné peut-être déjà l’avait intriguée, si dans ses contours elle s’était surprise à ressentir quelque chose jamais elle n’en avait laissé filtrer le moindre indice. « Comment vas-tu ? » avait-elle lentement laissé couler le long de ses lèvres, dévisageant la blonde française. Et de cette question sourde de sens Louise n’attendait aucune réponse, se donnait un peu de temps pour mieux réaliser l’instant, encaisser les coups. Pourquoi aimait-elle un égoïste ? Voilà qui était là une bonne question, tant bien même ne ressentait-elle rien de particulièrement exotique à son propos. Elle aurait aimé, pourtant, qu’un homme vienne et lui prenne son coeur : fasse tout chavirer chez elle. Car peut-être cela lui aurait-elle donné un peu plus de force, un peu plus d’envie de se battre, de crier de rage. Car ainsi elle n’aurait pas juste accepté sa mort comme un fait, et ne se serait pas laissée faire comme elle l’avait fait toutes ces années. « C’est incroyable, je pensais justement à lui. » Et la moue éclairée par une surprise factice, le dos de ses doigts était venu se poser tout contre le bas de sa joue. « Dis-moi Daphné, pourquoi penses-tu que j’aime quelqu'un de si égoïste ? » Elle en était curieuse, se demandait sincèrement pourquoi elle pouvait bien penser cela. N’était pressée de répondre, se fichait bien de lasser ou d’irriter son interlocutrice. L’indifférence était chez Louise un point clef qui des fois se brisait pour donner place à une infinie tendresse, envie de tendre ses mains pour en serrer d’autres contre les siennes. Elle avait oui des pulsions soudaines, des désirs d’aimer et d’aider : d’écouter et de bercer tout contre son coeur les sanglots d’une personne dont elle oublierait les contours quelques heures plus tard. Elle était un papillon qui aux premiers abords trop soucieux de blesser qui que ce soit avait fini par s’y habituer. Solitaire elle oscillait d’un coeur à l’autre, d’une histoire à une suivante; s’attachait et s’imaginait mille et si avant de partir pour ne plus revenir. Mais jamais elle ne mentait, jamais elle en aimait un pour de faux. Enfin. Se concentrant sur Daphné Louise avait accentué son sourire, le changeant en une esquisse plus confortable, plus passe partout : un peu doux, aussi. Lui était alors venu en tête que dans d’autres circonstances elles auraient pu bien s’entendre, que dans une autre vie elle aurait pu passer sa vie à ses côtés, à l’observer. Elle ne savait pas bien pourquoi ce genre d’images lui traversaient l’esprit mais vague elle avait attendu, patiente, déterminée.

Effacée.

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Re: De toi à moi - Louise
19.12.16 5:21

De toi à moi.



- Je vais bien.

C'est tout à fait faux mais rien de vraiment nouveau. Elle ne va jamais ni bien ni mal, Daphné. Elle se contente d'aller, là où ses inspirations la portent. Comme maintenant alors qu'elle observe Louise avec une curiosité véritable et presque dévorante. Il lui vient même la fantaisie de souhaiter avoir découvert Louise sans être elle, pour comprendre les lois de l'attraction formidables qu'elle exerce sans grande peine.
Daphné affiche un sourire plus grand quand Louise lui retourne sa question. Il est saugrenu d'y répondre ; Surtout pour elle qui ne comprend rien à l'amour et toutes les frivolités qu'il entraîne. Mais c'est justement ça qui est si intriguant. Et soudainement il y a l'éveil, le jeu de la découverte et Daphné se redresse légèrement. Sans perdre de temps elle répond immédiatement.

- Je n'en ai aucune idée ! C'est bien pour ça que je te le demande. Et peut-être que tu ne sais pas toi même, je suis idiote de te demander ça soudainement. Mais ce n'est pas grave car le coeur à ses raisons, que la raison ne connaît point n'est-ce pas ?

Il n'y a rien de plus cliché pour décrire l'amour et l'irrationalité qu'il entraîne que cette citation mais c'est justement ça qui rend la chose si drôle. Elle aime s'éprendre et se répandre dans ses sottises. Peut-être parce qu'un jour, à force de les sortir niaisement, elle finira par y croire vraiment. Peut-être qu'à force de se donner l'air stupide, elle le deviendra vraiment.

Daphné s'agite et bats des jambes. Les questions fourmillent et sa langue se délie d'avantage.

- En tout cas félicitations. As-tu déjà choisi ta robe ? La chanson de votre première danse ? Le prénom de vos enfants ?

Elle sourit encore un peu plus grand alors qu'elle a tourné son visage vers Louise. Lentement elle incline le menton puis elle plisse les yeux. Elle se sent complice. Presque copine et elle rit de ce sentiment. Sotte Daphné qui aime prétendre, virevolter et se sentir désarticulée. Disserter de l'absurde avec un air suprêmement sérieux alors qu'il n'y a rien de plus idiot.

Daphné se tait un instant et respire. Avant de songer d'avantage à ce mariage dont lui a parlé Juniper et de tout ce qu'il en découlera pour Louise.

- Je suis si jalouse de toi. Ton futur s'annonce radieux. Tu auras un bon métier ça ne fait pas de doute. Sans doute une belle maison avec un bel époux et de beaux enfants.

Elle n'est pas envieuse le moins du monde car Daphné sait son futur à elle, ennuyant à mourir et le vomit déjà en conséquence. Mais elle l'a acceptée depuis bien longtemps déjà. Elle pense plutôt à tous ces gens perdus qui errent sans certitudes quant à l'avenir. Tandis que Louise a tout. Car il parait qu'elle est intelligente en plus d'être de très bonne famille. Car maintenant elle a l'amour pour toujours alors que demander de mieux.

- J'aimerais tant être à ta place ! Ta vie est un conte de fées.

Et il y a dans ces mensonges quelque chose d'éminement vrai. Et elle sait. Seulement elle a oublié comment s'y attrister. Alors elle se contente d'imaginer.
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Re: De toi à moi - Louise
04.02.17 14:52


« Daphné tu parles et mon visage alors paisible se voile. Je ne sais pas, il y a quelque chose dans tes mots qui me dérange, me distance. Aussi tu es là et pourtant je ne t’entends pas, mes yeux partant à la dérive. Je pense au monde, pense à ce qui m’attend et me dis que toi et moi peut-être aurions pu être amies. Tu sais, pourtant, tu me sembles si superficielle, me sembles si creuse si tant de choses que tu ne m’émeus pas. Mais toi voilà que tu dis l’air de rien avec ces exclamations et ces mouvements de mains que tu aimerais être moi. Un sourire effleure vaguement mes lèvres : ne mens-tu pas très bien ? Tu me poses des questions et j’ai alors l’impression qu’il ne faut rien te dire car hormis tes craquelures tu ne sais rien garder pour toi. Devrais-je oui plonger dans ton jeu, t’offrir les réponses, t’armer et te donner le droit de me blesser, de tout briser ? Soit. « Comment peut-on être heureuse d’épouser un égoïste. » Lentement je coule mon regard vers toi, cherchant distraitement ton attention. Sais-tu à quel point je me sens loin ? C’est assez fou, je ne comprends pas. Mais bavarde tu attends des réponses et grise je me laisse aller à tes envies : « Aimes-tu les secrets, Daphné ? » Je suis certaine que oui. « Je ne l’aime pas. Je ne l’ai jamais aimé et ne l’aimerai jamais. Comment pourrais-je, après tout ? Lorsqu’il ne s’agit que d’un ami. Un ami ne voyant que sa propre personne et ses infinis caprices. Un ami qui se perd dans une pièce qu’il a créé mais qui jamais ne pourra durer. » Sera-t-il heureux un jour ?

Je ne sais pas. Et qui suis-je, pour le lui souhaiter ? Moi qui pense que jamais il ne le sera vraiment. Que trop égoïste, trop envieux de tout il ne sera jamais satisfait, jamais complet. Et cela me fatigue et il me fatigue et ce monde m’épuise oui. Je suis lassée de ces choses qui se sont abattues sur moi, de ce personnage que j’ai été pendant de longs mois. Alors s’il te plait cesse un peu de croire tout savoir, cesse de prétendre être ce que tu n’es pas. Je me fiche bien de savoir que tu n’es rien, Daphné, si ce n’est de lents battements de coeur et un esprit fort ennuyé. Si tu souhaites être moi fais-le donc, je ne te retiens pas. Prends donc ma maladie, prends donc mes amis. Prends même Demeter, si tu le désires tant : il n’a jamais été mien. Enfin. « Vis-donc ce conte de fées à ma place, Daphné. Car je n’ai jamais eu l’intention de l’entamer. » Je te souris et cela est doux. Je me sens calme et je sais qu’à présent il va me falloir tout recommencer. Crois-tu qu’il est difficile de se redécouvrir à vingt-ans ? J’ai gâché quasi un an de ma vie et me suis trompée sur de nombreux choix. N’est-ce pas trop tard, maintenant ? Une partie de moi aimerait rester ainsi, à la dérive : à ne rien faire si ce n’est respirer, attendre ce jour où il n’y aura plus rien. Mais une autre partie de moi, moins timide, moins paralysée se dit qu’il est temps de se lever. De reprendre en main cet avenir convoité, d’essayer d’être heureuse et de vivre comme j’aurais toujours du le faire. « Qu’en dis-tu ? »

J’ai l’impression de me répéter.
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