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Bienvenue sur Firewhisky les sorciers ! On espère que vous allez bien, et que vous êtes près à swinguer au rythme des trompettes ! À Londres Magique, nous sommes en Mars 2017 ! Les oiseaux recommencent à chanter et les mimosas sont en fleur, bon courage pour les allergies. Il est 12 heures, l'heure des news !

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n'oublie pas mon petit soulier. (arthur) - Page 2

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 n'oublie pas mon petit soulier. (arthur)

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Re: n'oublie pas mon petit soulier. (arthur)
14.04.17 12:28

Lancelot n'ignore pas qu'il est en terrain inconnu, alors qu'Arthur a facilement orienté la conversation vers un sujet qu'il maîtrise bien mieux. C'est peut-être pour cela que le chevalier se sent souvent dépassé, parce qu'il y a toujours un moment où la discussion lui glisse entre les doigts pour être reprise en main par le plus jeune. Il n'a jamais compris comment il s'y prenait : Lancelot réfléchit toujours longuement à ses actions et à ses paroles, il manque de spontanéité tant il est maîtrisé. Pourtant, Arthur semble agir avec un naturel insultant, comme s'il ne songeait jamais à la portée de ce qu'il fait, alors même que tout finit par tourner en sa faveur. Le Suédois ne sait pas comment il s'y prend, mais il a l'intuition que cela constitue une qualité propre à Arthur - que lui-même ne pourra jamais agir de même. Et peut-être n'est-ce d'ailleurs pas souhaitable. Lancelot n'est pas fait pour faire montre d'une telle candeur : il a beaucoup trop le profil du manipulateur. Personne ne croirait jamais à ce naturel, aussi peut-il continuer de penser longuement, cela ne choquera personne.
Et peut-être est-ce parce qu'une part de lui admire Arthur qu'il finit toujours par lâcher du lest, et lui laisser prendre un peu d'ascendant sur lui. Juste un peu. Juste assez pour que le petit soit satisfait, et que lui-même puisse s'extirper de sa prise au besoin. De toute façon, Lancelot peut toujours s'en sortir d'une pirouette, pense-t-il ; c'est pourquoi il répond :
« J'étais plutôt le genre de gamin à être tout le temps dehors, tu sais ? »
Ce n'est qu'un demi-mensonge : Lancelot sortait souvent pour échapper à la lourde tension qui régnait dans sa maison, ou pour tenter de ramener autour de lui quelque petit camarade qui saurait succomber à son charme scandinave. Mais il y avait rarement personne pour s'y laisser prendre, car à l'époque son orgueil l'empêchait d'y arriver, formant un venin qui empoisonnait ses relations. Il restait aussi longtemps chez lui, où il dévorait des livres avec des yeux ronds, rêvant d'un avenir brillant. Parfois il s'allongeait sur son canapé, et restait de longues heures sans rien faire - comme il continue à le faire à présent.
« Parce que tes parents t'achètent une console sans jeu ? » : demande Lancelot d'un air faussement étonné. Ce n'est qu'un jeu destiné à cacher sa joie à l'idée de pouvoir enfin découvrir cette fameuse console. Puis, lorsque le jeune homme estime qu'il se maîtrise suffisamment pour parler de l'objet de son désir sans avoir l'air envieux, il continue : « De toute façon, tu devais m'inviter. Passer des vacances sans moi, tu n'y penses pas. »
Lancelot insiste sur le besoin qu'a Arthur de le voir ; ce faisant, il fait aussi référence aux vacances d'été, qu'ils ont passé ensemble sur l'atoll avec l'école, mais dans des bungallows séparés - et évidemment, ils ont tout fait pour arranger des rendez-vous. Dans les faits, lui aussi a besoin de voir Arthur. Mais il a aussi envie de voir Perceval pendant les vacances, il ne sait pas trop pourquoi cette pensée voit soudain le jour dans son esprit. Peut-être à cause d'une récente rencontre, qui l'a fait prendre conscience que cela faisait trop longtemps qu'ils n'avaient plus passé de temps ensemble ? Il verra en fonction du temps qu'Arthur lui laissera.
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Re: n'oublie pas mon petit soulier. (arthur)
22.04.17 15:08

La pauvreté des réponses de Lancelot était une façon comme une autre de se préserver, Arthur en était sûr, mais il hésitait encore : de quoi, au juste ? D'Arthur lui-même ? L'hypothèse était possible, dans la mesure où Arthur avait la capacité de le prendre au dépourvu de façon désarmante et qu'il soulevait les murailles de Lancelot comme si elles n'étaient pas plus lourdes qu'une plume. Il se doutait parfois que son ami avait envie de garder certaines choses pour lui-même, et Arthur ne pouvait dire qu'il ne partageait pas ce sentiment : quand bien même il adorait Lancelot, il y avait des choses qu'il ne pouvait pas lui dire, ou plus exactement qu'il ne voulait pas révéler. Non parce qu'il voulait avoir bonne presse auprès du Serpentard ou que la honte lui clouait les mots dans la bouche : le rouquin estimait que certains silences étaient nécessaires, que certaines vérités ne trouvaient jamais le moment adéquat pour s'exprimer, et il les laissait tomber, sans problème - la morale ne l'avait jamais étouffé. Il était normal que Lancelot voulût faire de mal, et si c'était son passé, pourquoi pas.
Mais peut-être était-ce le passé ? Compte tenu du caractère froid et rude de Lancelot, cela faisait sens : le jeune homme ne fût jamais devenu ainsi s'il n'y avait été préparé par plus d'une décennie d'enfance peut-être négligée. Lancelot avait peut-être souffert et n'en disait rien. Cette idée en revanche brisait le cœur d'Arthur. Ne pas tout connaître de son ami était une chose, ignorer des malheurs dramatiques qui avaient pu lui arriver - et ne pas pouvoir les apaiser d'une façon ou d'une autre - en était une autre. Arthur avait le sentiment que leur amitié ne pouvait être complète si Lancelot n'échangeait pas ces éléments importants de son passé. Car Lancelot ne compterait pas assez sur lui, se méfierait de lui, ne le croirait pas capable de supporter des souffrances qu'Arthur ne pouvait pas imaginer. Y penser, cela faisait mal. Arthur espérait de tout cœur que ce ne fut pas le cas - il n'aurait vraiment pas voulu se tromper, pour son ami.
Il avait appris à ne pas ressentir l'irritation de Lancelot comme une agression - un autre qu'Arthur eut peut-être trouvé ce trait de caractère dérangeant, mais le garçon l'acceptait comme une caractéristique essentielle qu'il ne fallait pas changer. Il avait appris à accepter ses remarques acerbes qui auraient pu le blesser - cette façon que Lancelot avait de toujours tenter de se placer plus haut que les autres, et plus particulièrement plus haut qu'Arthur, comme si ce dernier le menaçait. Il avait appris à s'accommoder de sa froideur et de son indifférence à l'égard du monde, du rejet permanent que Lancelot manifestait à son égard - toujours en rappelant la dépendance qu'Arthur avait développée dans son propos. Bien sûr, Arthur voyait plus loin que ces chimères un peu trop fausses, mais il savait que cela faisait partie de Lancelot et qu'on ne pouvait pas le changer. Mais que se passerait-il si son ami était encore plus malhonnête qu'il ne le paraissait ? Arthur l'accepterait-il ?
Il le croyait.
Arthur décida de prendre avec optimisme la réplique de Lancelot : penser que le jeune Suédois n'aimait pas être enfermé et passait son temps avec les autres à l'extérieur plutôt qu'avec eux mais chez lui. L'image ne semblait pas très honnête, mais c'était mieux que de croire qu'un drame sous-jacent existait. De l'avis d'Arthur, l'enfance de Lancelot avait dû être calme et studieuse - et terriblement froide aussi pour imprégner ce caractère de glace en lui. Il pouvait y coller tous les mensonges qu'il y voulait, puisqu'il était destiné à ne pas se rapprocher davantage de la vérité.
En revanche, il lui fut beaucoup plus facile de sauter sur la question de Lancelot et de lui démontrer avec un peu air suffisant qu'Arthur avait une longueur d'avance sur lui.

« Réfléchis. Si tu as à peine assez d'argent pour la console, tu ne peux pas acheter le jeu. Peut-être n'auras-tu jamais assez d'argent pour acheter les deux en même temps, alors tu achètes chacun quand tu peux. »

Évidemment, Arthur se montrait dur avec lui : Lancelot ne semblait pas avoir de problème d'argent, et il devait sans doute se dire qu'on pouvait économiser jusqu'à ce que l'argent nécessaire fût obtenu. Mais l'argent qui n'avait pas été dépensé pouvait être investi ailleurs le mois prochain - trop d'argent dormant avait cet effet-là sur les gens -, alors que s'il n'existait pas, comment pouvait-on le dépenser ?

« En plus, si tes proches savent que tu reçois une console, tu vas peut-être recevoir un jeu d'eux. » poursuivit-il d'un ton moins arrogant.

Mais Arthur n'y comptait pas trop : il n'avait pas une si grande famille que cela, et à son prochain anniversaire, ses parents auraient peut-être déjà eu l'occasion de lui offrir un jeu. Du moins, il l'espérait.
Enfin, il avait d'autres préoccupations pour le moment. Lancelot lui affirmait qu'il devait l'inviter, et pendant un bref instant, Arthur joua l'innocent :

« Quoi ? Tu veux t'inviter chez moi ? Mais pourquoi ? Je pensais que ça te suffisait de me voir à l'école, et que tu n'avais pas envie de voir ma face de rouquin ailleurs ? »

C'est dans ces moments-là qu'Arthur semblait un bien piètre menteur : il simulait tant l'innocence que personne ne pouvait s'y tromper, et en plus, une pointe de rire venait souligner sa voix enjouée. Les véritables mensonges, cependant, passaient inaperçus.

« Évidemment, c'était prévu au programme, de t'inviter, affirma Arthur. J'espérais que tu m'inviterais aussi en retour, mais tu n'en parles jamais... tu n'as pas envie de moi encore plus ? »


Spoiler:
 
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Re: n'oublie pas mon petit soulier. (arthur)
08.05.17 11:02

A ce stade, il ne reste plus qu'une seule pensée dans la tête de Lancelot, pensée qui ne cesse de le harceler pour le forcer à trouver le moyen de la concrétiser : passer les vacances chez Arthur, pour découvrir sa console de jeux. La curiosité est beaucoup trop forte, et Lancelot sait qu'il aura du mal à la contenir. Arthur en a probablement conscient : il est capable de sentir les fluctuations de son humeur. Ce que le Serpentard tient absolument à cacher occupe le plus gros de son énergie et de sa concentration, et pour le coup, le masque est intact ; quant au reste, il laisse parfois des failles transparaître. En partie parce qu'il ne peut pas les éviter, en partie parce qu'en ayant l'air faillible, il fait croire à Arthur qu'il a le contrôle sur lui, qu'il a l'illusion d'être totalement maître de lui. En cela, il n'a pas tort d'ailleurs, l'illusion est forte. A tel point qu'il ne sait lui-même s'en défaire tout à fait.
Arthur lui répond avec une sécheresse qui ne lui ressemble guère, une condescendance que Lancelot n'a jamais vue dirigée vers lui, et le Suédois fronce les sourcils. Vraiment ? Oserait-il remettre en question ses connaissances sur le domaine économique ? Lancelot retient un rire : ce gamin croit pouvoir le perdre parce que leur sujet touche au monde moldu, mais tout de même, Lancelot les connaît les Moldus, il n'est pas stupide au point d'être aveuglé par le fait que l'objet est une console de jeux.
« Ou alors tu fais des économies avant pour pouvoir t'acheter la console et le jeu, rétorque Lancelot d'un ton glacial, démenti par la lueur amusée de son œil. Ou mieux, tu achètes un pack, ce qui est moins cher. »
Pour le coup, c'est vraiment du bluff, mais Lancelot est à peu près certain qu'il existe des offres alliant console et jeu. Même si c'est un jeu minable dont personne ne veut - mais ça, ce n'est pas son problème. Tant qu'il peut avoir raison, tant qu'il peut montrer à Arthur qu'il ne l'aura pas sur ce sujet-là.
Mais le voilà arrivé à la question cruciale. Lancelot doit admettre que la pensée d'inviter Arthur ne lui a jamais effleuré l'esprit ; ce serait probablement dangereux de lui montrer son lieu de vie. Au moins, il ne serait pas dérangé par ses parents, et ceux-ci lui ont transmis leur goût du secret : ils ne risquent guère de commettre d'indiscrétion à son égard. Comme il veut être invité par Arthur, le plus logique pour lui est d'en éloigner la conversation ; aussi répond-t-il :
« Ah, je voulais te faire la surprise et m'arranger secrètement avec tes parents, mais tant pis. Mais tant pis, tu peux venir évidemment. »
Il lui lance un grand sourire confiant, joyeux - pour noyer le poisson.


BON LANCELOT TU LA FAIS TA SIGN OUI OU NON.
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