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Bienvenue sur Firewhisky les sorciers ! On espère que vous allez bien, et que vous êtes près à swinguer au rythme des trompettes ! À Londres Magique, nous sommes en Mars 2017 ! Les oiseaux recommencent à chanter et les mimosas sont en fleur, bon courage pour les allergies. Il est 12 heures, l'heure des news !

15.03.17 — Après un an d'aventure extraordinaire à vos côtés, Firewhisky ferme définitivement ses portes. Retrouvez plus de détails ici, et écrivez la fin de votre personnage par là !
26.02.17 — La MaJ #6 est finiiie ! Retrouvez tous les détails de ce qu'il s'y est passé par ici ;)
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Je ne suis qu'un reflet de cauchemar || Eros - Page 2

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 Je ne suis qu'un reflet de cauchemar || Eros

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Re: Je ne suis qu'un reflet de cauchemar || Eros
28.02.17 0:54


EROS A. VASILIS
je ne suis qu'un reflet une ombre qui veut crier mais dont la voix est étouffée par un océan sombre et amère je ne sais pas quoi faire je ne suis rien d'autre qu'une pâle fille qui se brise dans un millier d'éclat de verre je veux juste avoir une raison de ne pas me perdre dans un désespoir noir de cauchemar qui ne demandent qu'à me hanter.

Tu ne t'attends pas à son rire, et tu écarquilles les yeux en l'entendant. C'est plus fort que ce toucher, ça remplie tes oreilles de ce son si unique en son genre. C'est beau comme rire, tu te perds en l'écoutant simplement. Tes yeux se vident un peu, et tu secoues la tête ensuite. Non, tu ne dois pas perdre pied. Tu dois résister Alice, à cette attraction qu'il exerce sur toi. Tu vas dire quelque chose, mais ça reste coincé dans ta gorge. Il se penche et pose ses lèvres délicates sur sa main qui a quelques bleus, et tu te mords les lèvres. C'est trop pour toi Alice, tu te résonnes, tu ne dois pas céder. Il parle. Il s'appelle Eros. Mais quelque chose te perturbe, tu reprends ta raison l'espace de quelques secondes. « … Eros. Comment... Comment tu connais mon nom ? » Il a dit ton prénom, deux fois, alors que tu ne l'avais jamais énoncé.

Comment sait-il ? Est-ce qu'il te connaît ? Ou bien tu n'as pas fait attention... Tu ne sais plus, ça se grise dans ta tête, tu essais de combattre de toutes tes forces, mais ton corps ne veut pas lui. Ce pouvoir est infâme. Résiste Alice. Mais tu fais une erreur. Tu le regardes, et tout s'envole. Pourquoi résister au juste à quelqu'un de si beau ? De si gentil ? Tu n'y arrives pas. Ou plus en fait. Quelque chose de nouveau t'anime, et ce n'est pas toi. C'est une volonté propre, créée par ce côté vélane qu'il possède. Tu poses tes mains sur ses épaules, tu le plaque au sol avec forces et tu le fixes droit dans les yeux. Tes cheveux tombent sur le côté, cachant ton expression vraiment étrange qui figure sur ton visage.

Tu ne fais rien de plus, tu combats encore au fond de toi Alice. « Pourquoi... Tu fais ça... » Ta respiration est courte, mais tu as du mal. Bon sang que c'est dur. Il n'a fait que rire, et t'as aussi fait un baisemain. Ce n'est pas normal. On ne devrait pas subir une chose pareille. Tu te penches, tu poses ton front sur le sien sans détacher tes prunelles des siennes. Vos souffles se mêlent, il ne peut pas bouger à cause du poids que tu fais peser contre son corps, et c'est assez étrange d'ailleurs.

Cassidy.

Une percussion, un battement de trop, tu écarquilles de nouveau les yeux avant de te relever d'un coup, de le lâcher et de reculer. Ce n'était pas toi. Non. « … Qu'est-ce que j'ai fais ? » Ça allait trop loin pour toi. Tu fronces les sourcils, et tu évites le contact. Ton corps brûle encore, tu as un peu trop chaud et tu le fixes. Cassidy. Une pensée de lui t'a suffit apparemment. Tu as pu résister. Combien de temps, c'est une autre question. « … C'est chaud bon sang ! J'aurais pu te... te contraindre à... à... » Tu ne sais pas, tu ne veux pas le savoir. Tu te recroquevilles sur toi même. « Mon dieeeu ! »
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Re: Je ne suis qu'un reflet de cauchemar || Eros
28.02.17 12:01








Eros était ébahi. Qu'est-ce qui, bordel de merde, venait de se passer ? Il comprenait pas. D'un moment à l'autre il avait le corps chaud de Alice contre le sien et maintenant il avait juste un sentiment de vide là où étaient ses mains avant qu'elle ne les retire.
Est-ce que son pouvoir venait de lui jouer un tour ?
Il se releva. Alice était là, recroquevillée, comme terrifiée. Il ne voulait pas lui faire peur, lui faire mal, la blesser...
Son cœur se fendait et il s'approcha tout doucement. Il était maladroit, comme jamais, il voulait pas refaire une deuxième erreur, mais perdu de ce qui venait de se passer, il ne contrôla pas ses gestes.
Il posa sa main sur le poignet de la jeune fille et lui releva délicatement le menton de l'autre. Elle évitait de le regarder, et il le comprenait parfaitement. Il se mordit la lèvre et souffla.

"Tu... M'avais dit ton nom quand je suis arrivé ici... Je suis désolé Alice... Si désolé, mon dieu, je ne sais pas... Je me perds parfois tu sais, il prend le dessus, me pousse ailleurs et..."




Il savait pas ce qu'il pouvait rajouter. Il était juste terriblement désolé.
Son corps qui avait heurté le sol brusquement n'avait pas eu mal. Au contraire, cette situation lui avait réchauffé le sang. Lui avait fait bouillonner les veines. Il ne comprenait pas, il était perdu.
Et surtout, il n'avait pas voulu qu'elle arrête là.
Il eu peur de lui-même, mais c'était trop tard. Lorsqu'il compris que le vélane avait volé ces quelques instants de flottement, il était déjà perdu.
Et Alice allait se perdre à cause de lui.
Sa main, lentement, lui caressa la joue.

"Alice..."




Le nom de la jeune fille sonna rauque entre ses lèvres, comme une demande, comme une promesse.
Il était brûlant, il sentait son cœur battre d'affolement. Il la regardait comme si elle était le lapin et lui le serpent.
Il ne devrait pas la regarder ainsi. Il ne voulait pas. Ou si ?
Il ne savait plus.
Et pourtant, malgré sa volonté ardente de se lever, de partir, de ne plus jamais la revoir, il se pencha vers elle, l'envahissant de son odeur, effleurant son front avec ses cheveux désordonnés, et laissa un doux baiser sur sa joue. Comme si c'était normal.
Comme s'il en avait le droit.
Tout en lui hurlait.
Contradiction.
Mais lui, Eros, celui dont l'âme d'enfant dessinait sur les carnets durant la nuit, lui, était déjà effacé.
Il était l'ombre du vélane.





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Re: Je ne suis qu'un reflet de cauchemar || Eros
28.02.17 20:23


EROS A. VASILIS
je ne suis qu'un reflet une ombre qui veut crier mais dont la voix est étouffée par un océan sombre et amère je ne sais pas quoi faire je ne suis rien d'autre qu'une pâle fille qui se brise dans un millier d'éclat de verre je veux juste avoir une raison de ne pas me perdre dans un désespoir noir de cauchemar qui ne demandent qu'à me hanter.

Ah c'est vrai, tu t'es présentée tout à l'heure. Il s'explique mais ta tête ne veut pas comprendre. Ces mots résonnent, ils s'écrivent avant de disparaître. Comme de l'encre s'efface avec une goutte d'eau. Ce qui compte, c'est ce qu'il fait, ses doigts sur ta peau si fragile, remplies d'ecchymose. Tu as un regard presque vide, tu ne sais plus rien. Ça part, ces idées et ces pensées qui t'envahissaient quelques instants avant ne sont plus que l'ombre d'un souvenir. Tu es juste là, à le regarder alors qu'il use encore de son pouvoir sur toi.

Tu résistes pourtant, tu te bats intérieurement contre ce désir qui te brûle le corps, qui flamboie dans tes veines. Tu clignes des yeux alors qu'il dépose sa bouche sur ta joue, et tu sens des frissons te consumer jusque la moelle. Tu as mal Alice. Ta conscience lutte, elle hurle dans ta tête de te reprendre, que tout ça c'est faux. Tu lèves une nouvelles fois tes mains, tu lui agrippes ses cheveux en le fixant. Ses prunelles sont étranges, son regard te dévore et ça... ça te fait un bien fou. Bizarrement. Tu aimes ça, ton être réclame plus. Tu approches ton visage, tu poses une nouvelle fois ton front contre le sien et tu remarques alors une choses.

Tes yeux piquent, ils brûlent et rendent ta vision toute floue. Est-ce ton cerveau si déconnecté qui te montre sa vision ? Ou bien... Non, elles coulent d'un coup. Ces larmes salées que tu n'as pas sentie venir. Tu te reprends l'espace d'une seconde, et tu le lâches avant de te laisser aller. Ton visage glisse sur le côté, et tu te retrouves avec la tête contre son épaule. Tu trembles Alice, tu vibres presque tellement c'est intense. Ton corps désire quelque chose que tu ne dois pas avoir, mais il te provoque, tu veux céder mais non.

Ce contact te réchauffe un peu à l'intérieur. Mais tu te tortures Alice, ton esprit te fait du mal pour que tu te reprennes, pour que tu saches que c'est mal. Tes doigts viennent dans son dos, tu le serres contre toi pour ne pas qu'il s'en aille. Non, non non.

Tu sanglotes contre sa veste, sa chemise, son haut, tu ne sais pas. Tu ne regardes plus. Tu chiales comme une gamine, tu as mal, tu es chamboulée comme tu ne l'as jamais été. Tu n'as qu'une pensée qui tourne encore et encore. Et ce n'est pas Eros qui remplie ta tête. Non.

Tu es comme deux personnes à cet instant. Ton être est divisé en deux entités distinctes qui veulent deux choses différentes. L'une pense à un garçon, l'autre pense à son désir charnel. Tu resserres tes doigts avec force, tu as presque mal mais tu ne le laisse pas bouger. Non, tu t'accroches à Eros, tu te colles entièrement à lui alors que tu continues de verser des larmes. Tout ce désir, toute cette tentation, ça te rend malade. Tu vas exploser Alice, tu as peur. Tu as envie de céder à cette incendie qui t'ordonne de tout laisser tomber, mais non... Non. Non. « Eros... » Tu as du mal à parler, tu as l'impression que ça t'a demandée des efforts énormes rien que de prononcer son nom. « Ne m'oblige pas... »

Ça coupe, ta voix se tu. Elle t'envahit, cette image de lui. Son sourire, son calme, ses yeux remplis d'étoiles. C'est un avertissement, un panneau sens interdit qui te prévient des problèmes que tu risques d'engendrer si jamais tu tournes. Tu serres les dents. Tu le veux Alice. Oui, tu as envie de l'embrasser, comme il a déjà osé le faire. Tu veux revoir son regard qui te désire. Tu veux sentir ses mains sur ton corps. Tu le veux lui.

Et pourtant. Mêlée à cette sensation que procure le don d'Eros, ce bien être juste de l'avoir contre toi vient la douleur d'un cœur en miette. Et savoir que ce garçon, vélane ou pas, n'a pas l'air de te repousser, au contraire il te provoque même en sachant son effet, c'est un peu comme une brise légère en été. Même si c'est faux, ça fait toujours plaisir de se savoir, même un peu, désirée, n'est-ce pas ? Non Alice. Ne vas pas dans cette voie. Tu mets plus de force dans ton étreinte, tu délires complètement. Il te manque tellement. Et … « … Ne me quitte pas. »
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Re: Je ne suis qu'un reflet de cauchemar || Eros
28.02.17 21:10








Elle pleure. Elle est blottie contre lui, il la soulève légèrement, la prend sur ses genoux, comme une enfant. Elle avait regardé dans ses yeux avec une détresse qui avait déstabilisé le velane. Un appel à l'aide.
Eros ne pouvait être sourd à un cri aussi fort. Pas lui. Malgré son sang, malgré sa nature.
Il voulait pas la forcer. Il avait honte, honte de s'être laissé aller, honte d'avoir paru brute, violeur.
Honte de ne pas lui avoir laissé le choix.
Sa chemise inondée des larmes de Alice collait à sa peau. Comme elle, elle collait à sa peau. Ses mains dans son dos, elle l'avait serré contre elle. Il sentait sa douleur, sa peine. Il avait brisé un barrage et quelque part il était en colère contre celui qui l'avait rempli d'eau.
Il pose son menton sur sa tête, la berce doucement, tendrement. Il a recueilli un oiseau, un oiseau fébrile aux ailes brisées. Même s'il ne pouvait pas lui apprendre à voler il voulait lui offrir un peu de chaleur.
Il voulait lui donner le côté humain qui lui avait été refusé.
À travers les sanglots, il entendit les mots. Ils ne lui étaient pas adressés, ça, il s'en doutait. Et pourtant, il les accepta. Humblement, il osa même y répondre.

"Je suis là, je ne vais nulle part... Libère toi, Alice, pleure pour tout, ça te fera du bien... "




Il ose pourtant pas en dire plus. Il n'a pas le droit. Il lui caresse le dos, il l'a berce. Elle lui paraît si fragile, si douce. Il aimerait lui dire que ça irait mieux, mais ce ne sera pas le cas et il n'a pas envie de mentir. Le monde continuera de la rejetter, de la repousser, de la blesser. Et si elle le laisse faire, ce moment de faiblesse, cette culmination d'émotions qui venaient de lui exploser dans la figure ne seraient pas la dernière fois. Elle le vivrait encore et encore.
Il aurait pu l'aider mais il n'avait fait que l'enfoncer encore plus dans son chagrin.
Il ne savait pas ce qui était arrivé. Il se doutait qu'il s'agissait d'une affaire de coeur. Entre cœurs brisés, on se reconnaît. Mais il sentait à ses phalanges abîmés, à ses bleus et à ses égratignures qu'il y avait plus. Il n'allait pas demander. Pas maintenant, pas après, jamais. Elle avait le droit d'avoir des secrets comme tout chacun. Même si elle les arrachait aux autres, il n'était pas en droit de lui arracher le sien.
Il l'a serra encore plus fort contre soi. Elle était musclée, son corps chaud tremblait. Elle avait une vague odeur de fraises qui lui chatouilla les narines.
Il se rendit soudain compte qu'elle risquait pas de se calmer de suite. Que c'était probablement une crise de panique. Une explosion. Alors, avec une voix douce et calme, il commença à chanter une berceuse grecque. Il s'en souvenait vaguement, son père l'a lui chantait. Elle ne comprendrait pas les paroles, mais peut-être que ça l'apaiserait. Que les images des plaines vertes, des palais immenses aux colonnes de marbre, de couchers de soleil brûlant l'horizon l'attendraient malgré la barrière linguistique. Et surtout que le ton apaisant de la mélodie, chaleureuse mais lente, allait un peu l'aider à se vider. À se déposséder de ses démons.
Oui, Eros voulait l'aider. Il voulait être l'épaule sur laquelle elle pourrait se confier.
Mais il ne l'a connaissait pas et il avait été très proche, trop proche, de la forcer à quelque chose qui aurait été impardonnable.
Il considérait que le simple fait de l'avoir voulu était impardonnable. Et il avait beau n'avoir jamais été aussi proche d'une femme de sa vie autant qu'il avait été proche d'elle l'instant d'avant, cela n'en faisait pas une excuse. Il avait laissé le monstre en lui surgir et prendre le devant.
Si elle le lui pardonnerait un jour, lui n'en serait pas capable.
Et si jamais un jour il aurait le malheur de recommencer, cela voudrait dire que Kara avait réussi. Avait réussi à le détruire.
Après tout, il l'avait laissée faire.
Maintenant, il était l'heure d'assumer.



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Re: Je ne suis qu'un reflet de cauchemar || Eros
01.03.17 1:41


EROS A. VASILIS
je ne suis qu'un reflet une ombre qui veut crier mais dont la voix est étouffée par un océan sombre et amère je ne sais pas quoi faire je ne suis rien d'autre qu'une pâle fille qui se brise dans un millier d'éclat de verre je veux juste avoir une raison de ne pas me perdre dans un désespoir noir de cauchemar qui ne demandent qu'à me hanter.

Il te porte doucement dans une position plus confortable pour pleurer, il semble avoir reprit le dessus sur le vélane dans sa manière de faire. Il te berce, il t'apaise dans ta crise de larme, dans cette explosion d'émotion que tu n'as pas su contenir. Tu te sens faible d'avoir céder, mais c'est plus fort que toi. Il te hante tel un fantôme, il ne te laissera jamais tranquille même quand tu le penses oublié de ta tête. Quelle idée. Comme si tu pouvais ignorer son existence pendant juste une heure. Non, jamais. Il te colle à la peau, il te rappelle qu'il est présent, qu'il n'y a que lui et personne d'autre. Quelle vérité. Elle t'arrache des larmes de plus en plus grosses alors que Eros essai de te calmer, qu'il te dit de pleurer. Que ça te ferait du bien.

Alors tu te laisses aller contre lui, tu le laisses bercer par ses mouvements lent et qui se veulent paisible. Il t'aide à te sentir mieux, il n'exerce plus cette attraction sur toi comme il l'a fait quelques instants avant. Non, il redevient cet humain qui doit se sentir coupable de ce qu'il est, de ce qu'il possède. Tu te cramponnes encore, mais tes tremblement se font plus rare. Tu entends sa voix dans tes oreilles, c'est doux, reposant, même si tu ne sais pas vraiment ce que ça dit. Ce n'est pas un langage que tu connais, mais tu l'écoutes, tu restes posé contre son lui et tu te calme.

Tu pleures encore, mais ta crise commence à passer. Le désir se fait de plus en plus lointain, ta tête brûle encore mais à cause de Cassidy, pas à cause d'Eros. Ta respiration est courte, mais contrôlée. Tu sens ton cœur qui va mal, ce muscle si fort, si puissant qui te fait vivre, mais qui est pourtant brisé. Tu le sens au plus profond de toi, il suffit de penser à lui... tu serres les dents, tu secoues encore ta tête. Tu te donnes en spectacle, t'en as marre de pleurer. Mais... C'est comme ça. Tu es fragile Alice. « … Désolée Eros. »

Oui, désolée de pleurer ainsi. D'avoir trop parlée alors que vous ne vous connaissez pas. D'être une gamine immature qui n'arrive pas à se remettre de son premier... Non, vaut mieux pas y penser. Tu ne veux pas t'écarter, ou rompre le contact. Tu restes encore un peu, tu sanglotes contre sa chemise qui a du prendre cher avec tes gouttes amères. « Et merci... de m'aider à aller mieux. » Tu oublies presque qu'il a voulu te séduire avant, qu'il a fait exprès de te toucher alors qu'il savait que ce n'était pas une bonne idée. Finalement, il ne s'est rien passé de grave Alice, mis à part ce que tu as fait ensuite. Tu te loves dans ses bras, ça te rassure cette présence même si tu ne l'avais pas espérer au début de cette rencontre.

Un long moment passe, ainsi, en silence. Tu ne veux pas utiliser ton don sur lui, tu veux te la jouer honnête pour une fois Alice. Tu n'es pas totalement remise, mais tu dois lui parler. Te changer les idées. Et tu sens étrangement qu'il n'exerce plus cette drôle d'aura sur toi, comme si ce pétage de câble t'avais immunisée pour une durée indéterminée. « Toi aussi... Tu vas mal pas vrai ? »

Tu le sais, c'est une vérité qui te paraît évidente. Tu ne sais pas comment, ni pourquoi, mais tu en es certaine.
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Re: Je ne suis qu'un reflet de cauchemar || Eros
01.03.17 11:00








Eros était là, Alice sur ses genoux, honteux, effrayé de lui-même. Ses pires peurs avaient failli se réaliser. Il a failli devenir le monstre.
Alice tremblait de moins en moins. Sa comptine approchait de la fin, sa voix se brisa un peu sur la fin.
Elle s'excuse. Ça fait frissonner Eros, pourquoi s'excuse-t-elle, ce n'est pas à elle de le faire. Elle n'a rien fait pour le provoquer. Rien. Elle était juste là, au moment où lui était brisé, où son coeur avait besoin de réconfort.
Il se rendit compte avec horreur que son corps voulait se défouler d'une façon que la jeune fille lui aurait permis si elle avait cédé.
Heureusement qu'elle avait une volonté forte.
Elle le remercie, le remercie d'être là, de l'aider. Il la serre plus fort, il ne veux rien dire. Le silence fait du bien à son corps tendu à l'extrême, à son esprit écorché à vif. Il sent la tension lentement retomber alors que les minutes s'écoulent lentement, tranquillement.
Le moment de folie est passé. Rien de grave n'est arrivé. Il n'a pas commis l'impardonnable.
Et c'est alors qu'elle pose la question et la réalité le frappe, brusquement, violemment. Une larme glisse rapidement le long de sa joue mais il blotti son visage contre les cheveux violets de la jeune femme. Il ne veut pas pleurer. Pas pour elle. Pas pour Kara.
Ses mains se referment plus fermement sur le haut de Alice. Il se mord la lèvre, soupire.
Ça lui coûte rien de lui dire, si ? Ça pourrait le soulager. Le libérer.
Et il a l'impression d'en avoir besoin.
Alors malgré sa voix légèrement brisée, il prend la parole.

"Depuis l'arrivée ici... Je n'avais qu'une personne proche de moi. Elle était ma meilleure amie. Elle m'était tout. Étrangement, elle s'était lentement défaite de mon attirance velane. Elle me voyait comme humain et avait mis des rennes à ce don monstrueux qui sommeille en moi. Je pouvais lui parler librement, au soleil, rire, vivre."


Il se tait. Il prend un souffle profond, il ne sait comment habiller ses mots de sentiments. Il se rend compte que Kara était son espoir. Comme si elle lui avait pris le coeur sans avertissement et ne le lui l'avait rendu qu'en miettes.
Il laissa un silence passer. Il avait besoin d'organiser ses pensées. Elle était partie après avoir fait du mal à quelqu'un d'autre. Après avoir fait du mal à celle que Eros voyait aujourd'hui comme une amie. Fallen.

"Je pensais qu'elle en aimait une autre. Ça n'avait pas fait faiblir mes sentiments à moi. Mais elle était incapable d'aimer. Elle l'a détruite et maintenant, elle est partie. Elle avait pris la fuite, emportant mon coeur. Et maintenant elle est revenue pour me le rendre et l'écraser juste devant moi. Elle a laissé des éclats de verre derrière elle. Alors oui, moi aussi je vais mal, Alice. Je meurs à l'intérieur. Mais je ne peux la laisser gagner. Je dois marcher même si le sol m'échappe. Même si je tombe. Elle n'a pas le droit de vaincre une deuxième fois.


Il soupire. Ça soulage, c'est vrai. Il se tait, il a tout dit. Il a l'impression de s'être mis à nu. Mais il fallait bien qu'il se l'avoue. Il aimait Kara. Elle avait été sa muse, son étoile. Mais la lumière qu'il voyait était celle d'une étoile morte. Maintenant, il devait le réaliser. Redescendre sur terre. Comprendre.
Comprendre que sa chance d'être aimé venait de s'écraser en une multitude de petits morceaux de verre.
Et que chacun d'entre eux s'était enfoncé dans la plante de ses pieds, l'empêchant d'avancer.
Il se trouvait pathétique à vrai dire. Qu'avait il espéré ? Qu'il était possible qu'un velane puisse aimer et être aimé en retour ? Il voyait bien ses parents pourtant. Cette mère qui n'était jamais là et ce père qui ne se souvenait même plus du visage de celle qui lui donna un fils.
C'était une malédiction du sang, il l'avait déjà compris. C'est juste que son étendue était bien plus importante qu'il ne l'aurait pensé .
Il devait payer le prix de son sang. De sa chair.
Il avait peur de devoir laisser le monstre sortir. Que c'était ça, le prix.
Il se battrait. Et s'il doit vivre une défaite, il la vivra la tête haute.
C'est ce qu'il aurait aimé. C'est ce qui le rassurait.
Mais au fond, il s'en savait incapable.



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Re: Je ne suis qu'un reflet de cauchemar || Eros
02.03.17 14:24


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Il est triste, son cœur lui fait mal aussi. Une fille qui s'est joué de lui. Qui a ravagé son cœur et qui l'a réduit en poussière Et ceux, deux fois. Tu l'écoutes dans son histoire, tu as mal aussi pour lui Alice, car cette fille avait été capable de passer outre son côté vélane pour voir l'humain, et que finalement c'était beau. Avant qu'elle ne le laisse. Tu sens son envie de pleurer, ses épaules tremblent légèrement mais tu ne dis rien, tu l'entends quand il parle encore, qu'il se libère de ce poids trop pesant pour lui, et qu'un silence s'installe. Il veut se battre par fierté, pour ne pas laisser ce « monstre » prendre le dessus. Tu l'as compris, c'est ce qu'il sous entend.

Tu prends la parole au bout de quelques instants. « Si... si une fille a été capable de voir à travers le vélane que tu es, à moitié... Je pense qu'elle n'est pas la seule à le faire. » Le monde est peuplé de personne, on ne sait jamais sur qui on va tomber. Quel type de personnalité ça va être, on ne sait pas. Et même si ça fait peur de ne pas connaître totalement une personne, c'est aussi ce qui fait sa beauté. Tu en as conscience Alice, mais toi c'est autre chose. Les secrets n'existent pas, le mystère est impossible avec toi. Mais lui, il avait droit à ça, à cette part caché de chaque personne. Et même s'il est semi vélane, il n'en saura jamais autant que toi. « Si le monde te tend les bras et t'accepte, que tu sois vélane ou non, tu finiras par trouver une autre personne qui t'aimera entièrement. Tu ne peux pas passer une vie sans être heureux. » Tu te fais moralisatrice maintenant, toi qui es si pessimiste, qui a une vision si noire des choses. Peut-être que ça te rassure aussi, de savoir que si jamais Cassidy n'est pas celui que tu attends, c'est quelqu'un d'autre.

Tu soupires, tu te détaches un peu pour le fixer. « Je sais que c'est dur à croire... Moi aussi quand je me dis ça, j'ai l'impression de dire des conneries mais... » tu lèves la tête, tu fermes les yeux. « Il n'y a pas de raisons pour que les autres soient heureux et pas nous, simplement. Quelque soit notre don, notre race ou autre, on a tous droit à un bonheur attendu. Et si le monde est monstrueux, c'est justement parce qu'on ne sait pas combien de temps on doit patienter. »

Tu es certaine de ça Alice, c'est la seule chose belle que tu espères. Tu baisses ta tête, tu soupires avant de la reposer sur son épaule. « Tu es fort, en voulant te battre. Moi, je l'ai laissé gagner. » C'est un murmure. Car si lui avait réussit à ne pas pleurer pour cette fille, toi tu as versée des larmes, trop de larme pour lui.
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Re: Je ne suis qu'un reflet de cauchemar || Eros
02.03.17 19:41








Il sent sa compassion. Comme un baume trop épais, ça l'enveloppe. Ça l'étouffe et le presse comme un modèle mal formé qu'on recouvre d'une nouvelle couche d'argile pour qu'il convienne mieux.
Il se sent devenir amer. Il n'a plus treize ans, il a perdu l'âme romantique depuis trop longtemps pour croire à ça. Pour croire que le monde recueille forcément une personne faite pour lui.
D'ailleurs, il n'a jamais cru au destin. Ce concept qu'il aime, non, aimait plutôt, reprendre en poèmes, il n'y croit plus.
Sa destinée n'est pas écrite dans les étoiles. C'est un chemin pavé de pierres jaunes.
Un chemin de craie qu'il a quitté, pauvre daltonien.
Peut-être qu'il était capable de répandre une illusion d'amour, mais c'était tout ce que c'était. Une illusion. Un mirage en plein coeur du désert. Un dernier espoir d'eau qui s'avéra être une nouvelle étendue de sable.
Sa gorge avait fini par enfler de soif et l'avait étouffé en lui-même. L'avait tué.
Il laisse un petit rire lui échapper tandis que Alice repose sa tête sur son épaule. Il n'a plus envie de pleurer. Il n'est pas lunatique, juste en colère.

"C'est beau, tu as encore de l'espoir. Et c'est par ça que tu gagnes. Moi aussi, il y a des années de ça, je me disais que je ne m'offrirais qu'à celle que j'aurais attendu, qui m'aurait accepté, qui m'aurait été destinée. Longtemps j'ai cru que c'était Ka... Celle qui m'abandonna. "




Non, il n'allait pas dire son nom. Pas aujourd'hui. Pas demain. Et si un jour il doit le prononcer il le fera avec un dédain dont pour le moment il se sentait incapable. Trop lâche. Trop fragile, encore.

"Et pourtant regarde. Ce que j'ai failli t'imposer. Ce que tu as été assez forte pour refuser. Ce pour quoi je m'excuse. J'ai failli faire plus que te voler un baiser qui m'aurait été le premier. Je m'en veux."


Encore un silence lourd de sens.

"Celui qui t'a fait ça... Qui est responsable de tes belles mains abîmées, de tes yeux si tristes et vides d'expression ne te mérite pas. Tu es une pierre précieuse Alice, une améthyste que l'on a pas encore extrait de sa parole grise et rocheuse. Ton don ne te rend pas monstrueuse. C'est parce que tu laisses les autres te voir comme telle que tu le laisses s'emparer de toi. Comme un poison. "




Il soupira. Elle lui avait donné espoir mais il était une coupe renversée. Il était trop tard. Mais pourtant, il trouvait au fond de lui les mots pour les autres. Altruiste ou juste fou, cela dépendait. Il savait qu'elle en avait besoin. Il voulait la voir réussir à se relever, peut-être parce que quelque part, si elle en serait capable, alors un jour il le serait peut-être aussi.
Inconsciemment il avait commencé à dénouer les nœuds de ses cheveux. Ses doigts agiles allaient et venaient dans la chevelure violette. Il finir par lui faire une épaisse tresse qu'il fit tomber sur le dos de la jeune fille.
Kara l'avait jamais laissé tresser ses cheveux.
Un sourire fendit son visage.
Un sourire un peu glacial, un peu étrange.
Un sourire qui appartenait à un homme qui apprenait à transformer l'amour en haine.
Après tout, il n'y avait pas plus proche que ces deux émotions.

"Le problème, Alice, c'est que je n'ai plus aucune raison de me battre. "







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Re: Je ne suis qu'un reflet de cauchemar || Eros
06.03.17 23:01


EROS A. VASILIS
je ne suis qu'un reflet une ombre qui veut crier mais dont la voix est étouffée par un océan sombre et amère je ne sais pas quoi faire je ne suis rien d'autre qu'une pâle fille qui se brise dans un millier d'éclat de verre je veux juste avoir une raison de ne pas me perdre dans un désespoir noir de cauchemar qui ne demandent qu'à me hanter.

Il rigole, mais tu sens l'amertume Alice. Elle ressort dans ces propos dénués d'espoir et de rêve, il est juste brisé comme toi et ne crois pas en un quelconque avenir de réparation. Il te prouve ça avec ce qu'il a failli te faire subir à cause de son don. Il s'excuse par la même occasion et tu fronces les sourcils. Oui Alice, il a failli aller trop loin, mais ne l'a pas fait. Un silence passe, tu laisses tes yeux clos et la tête sur son épaule. Il reprend ensuite la parole, et ça te bouleverse.

Cassidy ne te mérite pas pour ce qu'il te fait endurer, pour ce que tu te fais subir à cause de cette douleur. Il te fait un beau compliment et tu ne peux t'empêcher de sourire. Même s'il t'a charmé, qu'il a abusé de son pouvoir sans vraiment le vouloir, tu le trouves gentil dans sa façon de dire et d'être. Il est maladroit, mais gentil. Et c'est peut-être parce qu'il l'est trop qu'il est aussi brisé maintenant, peut-être plus que toi Alice. Tu n'as pas pitié de lui Alice, tu as pourtant presque mal pour ce qu'il t'avoue.

Tu sens ses doigts jouer avec tes cheveux, tu ne réagis pas. Tu le laisses faire en gardant ta tête contre lui, il est plutôt confortable en fait, et pas parce qu'il est vélane. Il noue ta chevelure dans une tresses lourde, et tu ouvres finalement tes paupières face à sa dernière phrase. « Trouves-en une alors. » Cela semblait logique, évident, mais très dur à faire. « Je suis sûre que tu n'es pas seul Eros, que tu as des amis, des gens à qui tu tiens autre que cette fille qui t'a brisé le cœur. » Tu donnes des conseils Alice, mais vas-tu seulement les suivre ? Tu te redresse un peu, tu mets ton visage face au sien avant finalement d'avoir une mine sérieuse. « Je veux croire qu'il n'y a pas de l'ombre dans la vie, alors même si je trouve pas, je cherche un moyen d'atteindre une lumière... » Tu serres tes doigts sur ses épaules, tu baisses un peu ta tête en serrant tes dents. « … Je ne veux pas souffrir comme ça pendant le reste de mon existence... Je ne pourrais pas le supporter. »

C'était humainement impossible. Et même pour les autres races, ça devait être difficile à vivre. « … Ne pas trouver une raison de te battre, c'est aussi la laisser gagner. Ça prouve qu'elle a eu un impact tellement grand que... Quand elle t'a quitté... Tu es devenu vide. » Vide de sa présence, de son sourire, de son rire. De quoi tu parles encore Alice ? De son cas ou du sien ? Peut-être les deux, parce que tu sais aussi ce que c'est, ce trou béant au cœur, cette cicatrice qui saigne à chaque fois que tu entends son nom ou que tu l'aperçois dans un couloir. Tu relèves les yeux, étrangement déterminée. « Tu ne dois pas te laisser faire Eros. »
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Re: Je ne suis qu'un reflet de cauchemar || Eros
07.03.17 15:20








Elle a sourit, légèrement, vaguement. Ses pomettes s'étaient relevées lorsqu'il parla de celui qui lui fit du mal. Elle ne devait pas entendre ce genre de propos souvent. Elle ne devait pas avoir beaucoup confiance en soi.
Même si elle était restée contre lui lorsqu'il lui avait natté les cheveux, elle finit par se redresser.
Elle veut qu'il trouve une raison de se battre.
Ça lui arrache un nouveau rire, froid, amer. Il plante son regard dans le sien, lorsqu'elle le fixe déterminée.
Lorsqu'elle s'entête à ce qu'il retrouve espoir pour qu'elle voit qu'il est possible d'en trouver.
Il le comprend, ça. Il comprend qu'elle désire la même chose que lui. Voir quelqu'un se relever pour croire que c'est possible. Pour voir que c'est possible.
Pour oser se relever à son tour.
Elle finit par baisser sa tête, la douleur revient dans ses yeux. Elle pense à cet inconnu qui la blessa. Ou peut-être à cette inconnue.
Eros n'en savait rien et allait laisser les découvertes venir lentement.
Pourtant, il n'est pas d'accord avec elle. Ce vide, au fond de lui, ne l'a fait pas gagner. Elle n'a pas réussi, il est encore là. Debout. Chancelant, certes, au bord du précipice, certes, mais il est là.
Il veut avoir l'honneur de lui sourire une dernière fois avant de se laisser tomber.
Il secoue sa tête et regarde de nouveau Alice dans les yeux. Dans les yeux bleus. Cette couleur lui est douloureuse, mais il ne détourne pas le regard.

"Tu ne crois pas toi-même à tes propos. Et puis, quels amis ? Est-ce que quelqu'un qui te jalouse de ton sang que tu déteste, qui te jalouse parce que tu attires tous les regards, ou qui a envie de te mettre dans son lit est un ami ?"



Il exagère un peu, il en est conscient. Il repense à ces quelques personnes qu'il a rencontrées par hasard. Ces quelques individus qui ont fait fi de son apparence. Mais cela ne suffisait pas. Il n'avait aucun lien plus profond avec eux. Une amitié de classe. Une amitié de bibliothèque. Pas vraiment le genre de personnes avec qui il pouvait discuter librement de tout.

"Les rares qui ne sont pas ainsi... Et je dois avouer ne voir qu'une ou deux personnes dans cette situation... Succombent à mon ''charme''."



Il cracha ce mot comme une insulte. Car ç'en était une pour lui. Il n'était pas "charmeur", non. Il était empoisonné.

"Comment dois-je savoir s'ils sont sincères ou si c'est juste... ça."



Il posa sa main sur sa joue, légèrement, pour lui montrer ce qu'il voulait dire. Que rien qu'un simple contact rendait n'importe qui accro à sa personne. Il laissa sa main tomber, impassible. Il l'a positionna sur la hanche de Alice. Il se rendit compte soudain de leur proximité physique et l'a contempla.

"Tu es la première à avoir été capable de supporter mon contact aussi longtemps. Aussi près. Mon odeur, ma voix, ma chaleur... Tout ça, tu arrives à le détourner. Peut-être parce que tu veux te torturer. C'est un bon moyen de se souvenir qu'on est vivants. La douleur. N'est-ce pas ?"



Il savait qu'elle l'avait déjà compris, ça. Au vu de ses mains abîmées et de ses nombreux hématomes, elle avait trouvé la solution à la souffrance. À la souffrance d'un cœur brisé.



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Re: Je ne suis qu'un reflet de cauchemar || Eros
17.03.17 1:21


EROS A. VASILIS
je ne suis qu'un reflet une ombre qui veut crier mais dont la voix est étouffée par un océan sombre et amère je ne sais pas quoi faire je ne suis rien d'autre qu'une pâle fille qui se brise dans un millier d'éclat de verre je veux juste avoir une raison de ne pas me perdre dans un désespoir noir de cauchemar qui ne demandent qu'à me hanter.

Il parle des gens avec amertume, il ne doit pas avoir beaucoup de proche à cause de son don. Peut-être que tu l'as blessé encore plus Alice, avec tes paroles. Tu baisses la tête, ce n'est pas ce que tu as voulue. Soit les personnes sont jalouses, soit elles succombent à son don. C'est triste comme vie, tu as l'impression qu'il doit se sentir bien seul finalement. Et après qu'une fille ai pu résister à son don, finalement elle lui a brisé le cœur en partant. Ça ne doit pas être facile tous les jours à vivre... Tu as un air triste, et finalement il posa sa main sur ta joue. Tu sens l'effet, mais ce n'est plus comme tout à l'heure. Tu arrives à passer outre... A cause de ton cœur brisé sûrement ? Tu ne sais pas, tu es immunisée pour une durée indéterminée. Et lui même te fait la remarque comme quoi tu ne réagis pas.

Et cette phrase te tique, tu fronces les sourcils en relevant les yeux pour le regarder. « Je... » La douleur est un bon moyen de se sentir vivant. Cette phrase te tourmente un instant, car tu sais qu'il a raison pour ton cas. Il a vu tes bleus et tes blessures aux doigts, il a deviné ta souffrance et ton cœur brisé. Est-ce pour ça que tu ne succombes pas ? Parce que ton inconscient te torture à résister ? Non, ce n'est pas très logique. Tu ne sais pas vraiment en fait. « Je ne sais pas Eros. Peut-être que... Je souffres trop en ce moment pour succomber encore... » Tu as faillie céder tout à l'heure, mais ton corps brisé t'as fait tellement mal à cause de Cassidy que tu n'as pas pu. Ton esprit t'as mis dans un état tellement horrible que le plaisir a disparu pour laisser place à une brûlure glaciale. Celle de l'amertume de l'abandon. « Peut-être que tu as raison... Je suis une masochiste alors il faut croire. » Tu as un vague sourire. Vous êtes deux à souffrir en ce moment pour la même raison. Un amour envolé.

Et encore, lui la fille est partit. Toi, non seulement il est dans la même maison, mais en plus tu le croises trop souvent. Tu tes mords les lèvres. « Le seul moyen d'extérioriser tout ça c'est de... me battre. Je n'ai pas d'autre moyen de lutter contre ça. Et... Je sais que c'est con, mais j'arrive pas... J'arrive pas à me remettre malgré ça, il me colle à la peau cet enfoiré. » Tu as un vague rire, amer et rempli de rancune. « Pourtant tu as raison oui... La douleur nous rends vivant dans le fait que... On se découvre des côté et des sentiments qu'on avait peut-être pas ressenti jusque là. Je trouve un côté violent en moi alors que je ne me battais presque jamais avant... Et maintenant un rien suffit pour une bagarre... Elle nous rend pitoyable la douleur car finalement, on nous montre sous notre pire jour. »

Tu as presque pitié de ta personne Alice, comme ces vulgaire reflets qui te contemple avec ce jugement dans les yeux. Dans les tiens. « Elle nous rend vivante pour mieux détruire notre vie. » Ou mieux s'auto-détruire.
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Re: Je ne suis qu'un reflet de cauchemar || Eros
18.03.17 12:13








 Alice lève sa tête vers lui, un peu déboussolée. Ne s'attendait-elle donc pas à ce qu'il remarque ses blessures ? Il n'était pas aveugle, il faisait attention à ce genre de détails. Elle bégaye un peu, elle ne sais pas vraiment elle non plus comment elle fait pour résister.  
Pourtant elle accepte l'hypothèse énoncée de Eros. Celle de la douleur. Cela lui arrache un sourire vague, pâle. Elle s'explique, et il comprend très rapidement qu'elle ne veut pas oublier l'auteur de ses blessures. Car elle s'acharne à se faire revivre par la douleur, s'infligeant toujours plus de peine dans le but de l'oublier. Alors qu'il suffirait de fermer les yeux et embraser le monde. 
Pourtant, lui non plus, n'est pas capable de le faire. Mais sa douleur est mentale, pas physique. Avec les entrainements, les quelques duels à droite et à gauche, il n'a pas vraiment l'esprit à fatiguer son corps davantage. Et pourtant il la comprend si bien lorsqu'elle dit que la douleur n'est là que pour les détruire.  
Il secoue la tête, soupire. Il voudrait tenter quelque chose, mais n'ose pas. Il se résigne, sa main qui avait entamé le geste retombe. Pourtant, il se refuse à ne pas essayer. 
Il pose la main sur la joue d'Alice et la regarde dans les yeux d'un bleu pâle, affaibli, attristé. Il déguste ce contact, cette chaleur, ce délice de la peau d'une femme. Soudain il ferme ses yeux, il pose son front contre le sien et ses épaules se détendent.  
Elle sent la fraise, délicatement, une effluve douce et fraîche. Elle ne lui rappelle rien de spécifique mais il voudrait la retenir. L'imprimer en lui.  
 
"Tu dois apprendre à te défaire de lui... À cesser d'espérer, chercher autre chose..."

 
 
Il se recule un peu et la regarde avec une esquisse de sourire fatigué. Du pouce il caresse sa pommette délicate. Il essaye d'oublier un autre visage, de l'effacer mais n'y arrive pas.  
 
"Il ne peut pas t'avoir. Tu n'es pas un objet, Alice. Tu es humaine. Tu es une femme. Et j'ai cru comprendre que vous n'étiez pas du genre à vous laisser faire. Du genre à montrer les crocs dans un sourire endiablé. Il n'est pas ton possesseur. C'est toi la seule à pouvoir posséder quelqu'un. Rend le fou. Rend le dingue. Et fais le chuter. Comme tu tombes. Tu verras que la balance s'inversera et que vite c'est toi qui le regardera d'en haut, prête à embraser le monde."

 
 
Il sait que ses mots sont pour l'instant vides de sens pour elle. Pour lui aussi d'ailleurs. Mais elle a été capable de vaincre le maléfice d'un semi-vélane. Alors elle sera capable de vaincre un amour empoisonné. Il croit en elle, soudain. Avec force et entrain, il lui sourit. Un sourire étincelant, malicieux, un sourire venant droit des tripes de l'Enfer. 
 
"Rends le jaloux. Et il viendra comme un petit chiot, gémissant à tes pieds. Je crois en toi. Tu en es capable."

 
 
Il a mis toute sa conviction dans ces propos et il sent quelque chose au fond de lui se fissurer. Car lui aussi a besoin de se relever.  
Peut-être qu'il finira par savoir comment.



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