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Bienvenue sur Firewhisky les sorciers ! On espère que vous allez bien, et que vous êtes près à swinguer au rythme des trompettes ! À Londres Magique, nous sommes en Mars 2017 ! Les oiseaux recommencent à chanter et les mimosas sont en fleur, bon courage pour les allergies. Il est 12 heures, l'heure des news !

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À l'abri des livres || Antonin

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 À l'abri des livres || Antonin

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À l'abri des livres || Antonin
18.02.17 22:02








Eros s'avança entre les étagères couvertes de livres, eux-mêmes recouverts de poussière. L'après-midi était déjà bien avancée et il avait l'impression que cela faisait une éternité qu'il n'était pas venu ici. Bien que cela ne faisait qu'une journée. 
La bibliothèque était décidément un de ses endroit préférés par ici. Calme, sereine, la lumière était filtrée par les carreaux un peu sales des grandes fenêtres. Il aimait cet endroit qui respirait l'intelligence, la connaissance. Cette odeur de vieux papier l'enivrait et lui donnait l'impression que le monde pouvait s'écrouler à tout moment. Il avait envie d'en profiter avant cette implosion.  
Il fit le tour de tous les livres dès son arrivée ici et pourtant, il n'avait pas encore eu le temps de tout lire. Cette semaine, c'étaient les livres sur les animaux qui lui tombaient sous la main. D'un air hagard et un peu perdu, il salua les quelques bleus qui le fixèrent, plus surpris par sa beauté que par l'épais tome sur les dragons qu'il venait de faire descendre d'une étagère. Il admira la magnifique couverture épaisse, suivit de son index fin les lignes des lettres gravées sur la couverture et s'installa à un des bureaux, prêt à lire. Cependant, il n'en eut pas l'occasion. À la première page, une illustration incroyable montrait un dragon en plein vol. Ses ailes battaient avec puissance. La main de Eros se saisit de son crayon tandis qu'il extrayait une feuille de son carnet. En quelques lignes rapides, il dessina les lignes de construction avant de préciser les détails.  
Au fond de son ventre, il sentait le plaisir de graver le papier avec sa pointe fine de crayon. Les lignes étaient impures, brutes, fortes. Il avait ce sentiment que sa création n'était rien de plus que ça. Une force naturelle incontrôlée.  
C'est ainsi qu'il termina le dessin de son dragon. Il aurait voulu l'animer, le rendre aussi bien que les peintures dans les couloirs du château. Vivant. Mais il ne pouvait pas. Encore quelques années et je pourrais pensa-t-il. Il savait que ce serait son métier plus tard. De peindre des choses qui s'animeraient, qui vivraient. Des choses qui ne seraient pas juste un instant figé pour l'éternité.  
Il avait envie de créer le monde et la magie allait le lui permettre. Les tatouages de certains de ses camarades, ces tatouages qui se mouvaient, lui donnaient juste tellement envie. C'est ce qu'il rêvait de faire. Et il comptait bien y arriver. 
Un bruit derrière lui le fit revenir à la réalité. Il n'était pas seul dans ce compartiment. Il rangea, sans se hâter, son dessin et referma son livre. Lentement il tourna la tête et aperçut la doublure bleue d'une veste. 
C'était un bleu.



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Re: À l'abri des livres || Antonin
27.02.17 19:00

La bibliothèque de Poudlard avait toujours été pour Antonin l’un des endroits les plus formidables de l’école britannique. La grande salle c’était impressionnant, certes. Le terrain de quidditch était géant, certes. L’enclos des dragons et les dits-dragons, c’était démentiel,certes. La tour de Serdaigle, elle était géante, certes. Mais la bibliothèque était le lieu où s’entreposait le savoir, et à ce titre c’était un lieu des plus précieux.  L’endroit à protéger en priorité, s’il s’écoutait. Sa passion pour les livres allait jusque-là. Mais il y avait tout dans les livres. Ou du moins, tout ce qui l’intéressait. Ce n’était pas de sa faute. Rien qu’aujourdh’ui, le poids de son sac était augmenté par les deux énormes pavés qu’il avait encore empruntés et dont il avait besoin pour faire ses devoirs. Impossible de se concentrer en salle commune, comme souvent. Il avait essayé pourtant. Mais non. Du coup il avait attrapé ses affaires, fourré un Pérignon satisfait dans la poche de sa robe de sorcier –il le sentait dormir tranquillement chaque fois qu’il glissait la main dans la dite-poche -, et levé le camp. Ce n’était pas plus mal. Trop de gens autour de lui, ça avait tendance à le rendre nerveux, ça le rendait irritable et il avait tendance à râler encore plus facilement qu’à l’ordinaire, ce qui n’était pas peu dire. Lui qui déjà était en permanence sur les nerfs au quotidien...

Et à peine eut-il franchi les portes de l’antre du savoir qu’il se sentit mieux. L’atmosphère était tellement plus calme, plus agréable ; moins stressante, moins oppressante. Mieux adaptée à un petit français aux nerfs à fleur de peau. Il y avait aussi moins de monde ; et les personnes présentes travaillaient en silence, seulement rythmé par quelques chuchotements parfois, un bruit de pas,le craquement d’une couverture, le bruissement de feuilles, le grattement d’une plume. Ce n’était pas grand-chose. C’étaient des bruits normaux, qui avaient leur propre charme ici ; et il se sentit sourire légèrement. Pas beaucoup ; juste le coin de la bouche qui se soulevait ; mais quand même. Il était en paix le petit Antonin, il était dans son élément ; et cela se voyait.

Il marcha un peu au hasard, salua quelques têtes connues à des degrés divers, avant de tomber sur un visage plus familier.  Assis au calme.

« Eros ? »

Il l’aimait bien lui. Il ne venait pas l’embêter. Ils avaient en commun cette curiosité incommensurable, ce goût de la lecture. Ce goût de la solitude aussi.

« J’peux me poser ici ? C’est un peu la folie dans la salle commune. »

Après s’il ne voulait pas, il n’allait pas le forcer non plus hein. IL savait à quel point être dérangé dans sa bulle pouvait être désagréable,lui qui pouvait péter littéralement un plomb dans ce genre d’occasions.

« T’inquiètes, je causerai pas trop, j’ai encore des devoirs à finir » ajouta-t-il enfin. Comme s’il plaidait sa cause.

Il était mignon le petit.

HRP:
 
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Re: À l'abri des livres || Antonin
27.02.17 21:59








Eros leva la tête pour regarder le jeune serdaigle blond. Il lui sourit. Il aimait bien ce garçon. Il était gentil et doux et ses mots le prouvaient bien. Non, il n'allait pas le gêner, non, du tout même. Eros se décala légèrement avec un sourire, laissant au garçon un peu de place sur la table. Il sorti son dessin de dragon, le regard de Antonin n'était pas celui qui le gênait.

"Tu ne me gênes pas du tout, ne t'en fais pas. Assis toi ici. Qu'as-tu à faire ? Je pourrais peut-être t'aider ? "





Entre bleus il était habituel de s'entraider. Malgré la réputation hautaine qu'ils avaient, La plupart des bleus étaient enclins à offrir une main forte à n'importe qui ayant besoin d'un coup de main. C'était quelque chose que Eros respectait énormément dans sa maison. Cette façade hautaine cachait un cœur tendre. Comme dans un cookie où l'extérieur est croustillant et l'intérieur moelleux.
Est-ce que je viens de comparer ma maison à un cookie ?
Il se perdit un peu dans ses pensées et son regard devint vague. Un cookie bleu ça devait être pas mal non ? Il devrait penser à en parler à Luigi.
Il revint sur Terre brusquement se rendant compte qu'il n'était pas seul. Ses yeux se fixèrent sur Antonin. Le jeune homme sembla se rendre compte que Eros s'était perdu. Ce dernier essaya désespérément de se focaliser de nouveau en souriant. Il était de bonne humeur aujourd'hui. Ça se voyait. Il rayonnait. C'était dû à de beaucoup trop nombreux critères mais l'un des principaux était son chat qui ce matin était venu lui faire des papouilles.
En même temps c'était rare. Eros avait choisi le chat le plus vagabond de l'univers, incapable de rester en place plus d'une heure, qui avait une fâcheuse tendance à disparaître au détour des couloirs et ne plus revenir avant la nuit.
Ce chat était comme Eros.
Après tout, il ne l'avait pas choisi pour rien.



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Re: À l'abri des livres || Antonin
04.03.17 19:36

Et il attendit, patiemment, la réponse de son camarade plus âgé.Il n’allait pas s’installer ici comme un sauvage. Si cela avait été Sio, il se serait assis sans hésiter, parce que c’était naturel et normal entre eux et que de toute façon, elle aurait sans doute agi de même. Mais Eros n’était pas Siobhan. Antonin et lui n’avaient pas le même degré de proximité ; après tout, la rousse n’était ni plus ni moins que sa meilleure amie.  Difficile de battre ça. Non pas qu’il voulût instaurer une compétition entre ses relations. IL ne manquerait plus que ça, tiens. Il détestait les ennuis, et que ses amis et connaissances se jalousent entre eux était l’incarnation même des ennuis.  Et puis, comme s’il y avait de quoi se battre pour le blond. Sérieusement. Il se savait casse-pieds, colérique, emmerdeur, chiant et grossier. C’était déjà un miracle qu’il y ait des personnes qui l’apprécient, ne seraient-ce qu’un peu.« Merci, c’est sympa. » Un sourire un peu gauche. Maladroit. Il était plus naturel pour lui de faire la gueule que de sourire largement. Plus facile aussi. Mais son regard s’illumina en voyant le dessin de dragon que son camarade avait fait. « Il est classe, ton dessin. J’aime bien. »ajouta-t-il ensuite. Façon de dire qu’il l’admirait beaucoup, mais comme Antonin était Antonin, il n’arrivait pas à le dire franchement, ni complètement. Sa malédiction personnelle en quelque sorte : souvent, cela passait pour un manque d’intérêt, alors que ce n’était pas du tout ça. Il n’y avait guère qu’en matière de Quidditch où il pouvait se lâcher complètement, hurler (vociférer serait plus exact), piétiner, manifester son enthousiasme devant un match. Et que dire une fois sur un balai ; il était intenable. Insupportable aussi par moments.

IL se posa donc, sortit ses affaires, avant de déposer Pérignon au fond de son sac. Le furet y serait certainement mieux qu’au fond de sa poche, maintenant qu’il n’y avait plus d’énormes bouquins qui prenaient toute la place.

« J’ai un peu de travail pour les Soins aux Créatures magiques. Un devoir sur les licornes à rendre. Si ça t'intéresse...» Il l’avait déjà bien entamé, ayant jeté quelques idées de base pour le plan. Ne restait qu’à trouver les informations idoines pour compléter tout ceci, et puis...se lancer dans la rédaction. Etape cruciale s’il en était, et il espérait tellement de pas perdre des points bêtement parce qu’il aurait fait des fautes de langue. (Enfin, il pouvait toujours passer ses devoirs à Sio mais bon. )

Il ouvrit précautionneusement l’ouvrage déjà vieux qu’il avait emporté, cherchant la table des matières, avant de tourner les pages pour arriver aux pages consacrées aux licornes. L’animal fabuleux était là, représenté dans toute sa gloire. Blanc adulte, doré enfant. Magnifique. Même si la préférence d’Antonin allait aux hippogriffes.

…Hippogriffe qu’il griffonna presque sans s’en rendre compte sur son brouillon. Juste la tête. C’était rudimentaire.

« Sinon, ça va ? T’as l’air bien joyeux aujourdh’ui.» lança-t-il alors qu’il notait une première information utile à la suite de la liste qu’il avait commencé la veille.  « Enfin, non pas que je veuille dire que tu fais la gueule d’habitude, hein, mais...enfin, tu vois ce que ce que je veux dire. »

Suicide social.
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Re: À l'abri des livres || Antonin
04.03.17 20:17








Eros observa Antonin quelques instants. Il ne le connaissait pas super bien mais l'appréciait. C'était bien une des rares personnes à qui le sang du jeune homme ne posait pas plus problème.  
Le blond complimenta son dessin avant de s'installer. Eros haussa les épaules. Ce n'était que du recopiage, et il avait déjà fait de bien meilleures esquisses. Il remarqua le transfert du furet du Serdaigle de sa poche à son sac et pria intérieurement que Cynique ne soit pas dans les parages. Il ne risquait pas de faire mal à l'autre animal, mais plutôt prendre peur. 
Franchement, Eros se demandait encore ce qu'il foutait avec ce chat effrayé de tout. Mais l'amour qu'il lui portait lui était rendu les soirs, quand le félin venait se blottir dans ses bras pour dormir avec lui. Bien qu'au bout de quelques heures le chat prenait plus de place que le sorcier, cela ne changeait pas le fait que sa présence et chaleur étaient un bienfait pour Eros. Un peu d'amour inconditionnel. 
Un amour payé aux croquettes, quoi. 
Une fois les affaires déballées, Antonin précisa ce qu'il allait faire. En SSAF, ils avaient constamment du travail sur les animaux, cette fois-ci, au vu de la page qu'il venait d'ouvrir dans son bouquin, il s'agissait d'un devoir sur les licornes. En occultisme ils venaient d'entamer le sujet des propriétés incroyables de ces animaux, alors Eros lui proposa son aide. 

"Si tu as besoin d'une aide ou quelque chose du genre, n'hésite pas, on vient d'aborder le sujet dans mes cours aussi et je suis sûr que si tu as besoin je pourrais te retrouver mon cahier."



 
Il remarqua d'un coup d'œil l'hippogriffe que son camarade avait esquissé. Traits colériques, forts. Caractère bien trempé et bien caché de Antonin qui transparaissait par la force des lignes du dessin. Eros laissa un petit sourire apparaître sur son visage. Les dessins disaient beaucoup plus sur les gens que ces derniers ne voudraient le croire. 
Le poursuivre de l'équipe des Serdaigles commença à noter quelques petites choses alors qu'Eros reprenait son dessin. La voix du jeune homme était basse, comme obligatoirement elle devrait l'être dans la bibliothèque, lorsqu'il lui demanda s'il allait bien. Ou plutôt qu'il s'emmêla les pinceaux, inquiet de sa formulation un peu maladroite. Eros appréciait cet aspect un peu... Gaffeur de Antonin. C'était toujours quelque chose qui permettait de se détendre et de rire un peu. 

"Oui, je vois ce que tu veux dire. J'ai eu une lettre de mon père aujourd'hui, il a rencontré quelqu'un, alors je suis heureux pour lui."



 
En effet, ce matin même une lettre lui était parvenue. Il avait été content de la lire. Peut-être qu'au moins son père allait enfin pouvoir être réellement heureux et calme. Posé. Il ne voulait que le bonheur dans sa vie après qu'il ait rencontré une vélane lui ayant retourné le cerveau. 

"Et toi ? Tout vas bien ? Tu as l'air d'être un peu... à vif."



 
Il leva les yeux vers le blond avec un sourire bienveillant. Si celui-ci avait besoin d'une oreille attentive, Eros était là. 
Malgré tout ce qui s'était passé, il ne comptait pas laisser tomber les autres.



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Re: À l'abri des livres || Antonin
07.03.17 23:38

Il releva son nez de son bouquin, de son croquis mal exécuté, pour accorder à Eros une attention pleine et entière.  La nature faisait bien les choses parfois. La nature, ou peut-être une coordination des professeurs entre eux. Ce n’était pas impossible après tout. Peut-être qu’ils avaient en tête une idée de coopération entre les élèves entre eux sur tel sujet, par exemple. Ou l’utopique idée que d’aucuns iraient plus loin que leur cours...Ce qu’il aurait sûrement fini par faire de toute façon. Antonin était ainsi en matière de créatures magiques : insatiable. Il voulait les connaître par cœur. Tout savoir.

« Sérieux ? Sacrée coïncidence. J’veux bien ton cahier, oui. Enfin si ça te dérange pas. Ca m’économiserait un peu de recherches dans ces pavés, là. » Toujours poli dans son impolitesse ; son langage n’était pas exactement ce qu’on aurait pu qualifier de « châtié ». Il était au contraire très.. Libre. Antonin mangeait des syllabes et quelques mots aussi ; non pas qu’il eut faim pourtant. Et c’était encore pire lorsqu’il s’exprimait dans sa langue maternelle. Enfin, paternelle. Parce que la langue de sa mère était le polonais, qu’il avait appris à parler aussi ; mais pour elle, il faisait des efforts de construction de phrase. Même si, chassons le naturel il revient au galop, il connaissait une bonne dose d’injures et autres joyeusetés du même genre. C’était important, de pouvoir évacuer sa frustration dans toutes les langues possibles. Et de pouvoir se défendre si on l’insultait aussi. Accessoirement.

« C’est cool pour lui, oui », approuva-t-il en recopiant une nouvelle information d’ordre morphologique. Il ne savait pas grand-chose de la situation familiale de son condisciple Serdaigle –et à vrai dire, à moins qu’il ne commît une gaffe à l’oral, ce genre de choses lui importait somme toute assez peu -, mais il savait qu’il était demi-vélane.  Un couple normal était déjà suffisamment compliqué. Un couple moldu-sorcier l’était encore plus ; il l’avait expérimenté lui-même.Alors un couple humain-vélane, il voulait bien croire que c’était..compliqué. C’était deux cultures différentes qui s’opposaient. Une Vélane, c’était quand même une sacrée créature quand on y pensait. « J’espère que ça marchera . »

Il ne pouvait pas s’avancer plus, faute de connaître la situation. Mais bon. Eros était une personne pour qui il avait un minimum de sympathie ; donc faire preuve d’un peu de gentillesse et de sollicitude, c’était normal, non ? Surtout que cela semblait réellement lui faire plaisir. Il n’allait pas faire son sale gosse en lançant un commentaire désagréable, ou sceptique ou..Ou pas optimiste.

« Bouarf. Pas plus que d’habitude. Les cons habituels qui viennent me prendre la tête. Et la salle commune tellement bruyante que j’pouvais pas y travailler tranquillement. La routine, quoi.»

Un instant durant lequel il regarda vaguement son livre, avant de s’affaler sur la table les bras croisés après avoir mis sa plume de côté . Non vraiment. Il avait la flemme. Il avait besoin de quelques minutes pour se poser.

« …Et peut-être un peu le mal du pays aussi. »concéda-t-il.

Il avait hésité. Comme souvent. Il avait sa réputation de bagarreur à maintenir après tout ; est-ce qu’il ne risquait pas gros, en avouant une de ses faiblesses de la sorte ? Il ne savait pas trop. Après, Eros, il lui faisait quand même confiance, donc.. il n’y avait pas de raison, non ?
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Re: À l'abri des livres || Antonin
11.03.17 13:57








Eros observa Antonin relever sa tête de l'épais volume. Il semblait plus attentif qu'à son arrivée première. Il sembla être très heureux de la proposition que le cinquième année lui fit. Eros plongea la main dans son sac magique et en sortit un épais classeur couvert de tags et de gribouillis. Pourtant, ses cours, eux, étaient propres, bien écrits, d'une calligraphie légère, aérée et légèrement italique. Parfaitement lisible. 
Il posa les cours sur la table entre eux et lui montra la leçon, écoutant la remarque du blond. Oui, lui aussi espérait qu'entre son père et sa nouvelle petite amie ça marcherait. Il ne baissa pas le sourire bien qu'il se souvint de toutes les autres candidates que son père avait fini par repousser. 
Jamais il n'avait oublié le visage de celle qui porta son fils. 
Peut-être que Kara sera incapable d'oublier le mien. 
Ce serait une bonne vengeance. Hanter les songes de cette femme pendant toute sa vie. La faire vivre dans le regret, dans la douleur. Dans la culpabilité. 
Mais il savait très bien que Kara ne l'avait jamais aimé. Il n'avait jamais voulu la charmer. Il l'avait aimé, lui, mais ce n'était pas réciproque. 
Il revint sur Terre lorsqu'Antonin répondit à sa dernière question. Les deux bleus partageaient un même avis – la salle commune était un chaos constant. Les débats, c'était bien, mais lorsqu'on mettait les Serdaigles là-dessus, cela pouvait très rapidement, trop rapidement, dégénérer.  
Soudain, le jeune garçon s'affaissa sur la table. Ses épaules s'arrondirent sous un poids trop lourd pour ses maigres muscles. Eros le regarda surpris, ne s'attendant pas à ce que le garçon lui montre son visage fatigué. 
Et il ne s'attendait pas non plus à ce qu'il ai le mal du pays. 
Il était vrai qu'il avait légèrement remarqué l'accent qui marquait ses mots. Mais après tout, venant lui-même de parents immigrés, il n'avait pas l'anglais le plus pur et doux qui pouvait être. Cependant, il n'avait jamais vraiment réfléchi à l'origine de Antonin. Il l'observa, attentif. Les yeux d'un bleu pâle, les cheveux blonds, il se rendit compte que cet accent un peu rustique pouvait être français. Après tout, un tel prénom, c'était quelque chose qui pouvait paraître évident. 
Eros avait déjà eu l'opportunité de voir la France. Il avait été écrasé par le poids de la pureté de l'air, par les montagnes plus hautes les unes que les autres, les routes sinueuses qui suivaient au bord des falaises, téméraires et audacieuses, l'époustouflante force de la Nature, de ce vert omniprésent qui envahissait le ciel bleu. Ici, à Poudlard, le ciel n'était jamais aussi pur, le vent jamais aussi clair et les monts ne grimpaient jamais aussi haut. 
 
"La France te manque ? Comment c'était ?"


 
 
Eros n'avait jamais eu le mal du pays, bien qu'il regrettait le voyage à Venise, où il était tombé amoureux de l'odeur de la mer, des routes piétonnes, du silence de la vie dans une ville sans automobiles. Il avait aussi aimé l'étreinte de sa grand-mère paternelle, le goût de la vraie pizza faite par de vrais italiens, le ciel embrasé se reflétant sur l'eau, le bruit des vagues lorsqu'il s'endormait le fenêtre ouverte... 
Puis sa mère l'avait éloignée de tout ça et il s'efforça en vain d'oublier. 
C'est peut-être ça, finalement, le mal du pays. Mais ici, à Poudlard, il s'était retrouvé. C'était devenu son nouveau "chez moi". 
Et il s'y plaisait. 
Mais son ami, lui, semblait ne pas y avoir élu domicile. 
 
"Tu ne te plais pas à Poudlard ?"






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