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Bienvenue sur Firewhisky les sorciers ! On espère que vous allez bien, et que vous êtes près à swinguer au rythme des trompettes ! À Londres Magique, nous sommes en Mars 2017 ! Les oiseaux recommencent à chanter et les mimosas sont en fleur, bon courage pour les allergies. Il est 12 heures, l'heure des news !

15.03.17 — Après un an d'aventure extraordinaire à vos côtés, Firewhisky ferme définitivement ses portes. Retrouvez plus de détails ici, et écrivez la fin de votre personnage par là !
26.02.17 — La MaJ #6 est finiiie ! Retrouvez tous les détails de ce qu'il s'y est passé par ici ;)
02.01.17 — La MaJ #5 a été effectuée ! Retrouvez tous les détails de cette dernière par ici !
19.09.16 — Le journal de FW reprend ! Participez-y en écrivant un article. Plus de détails ici.
04.09.16 — Une MàJ a été effecutée ! Retrouvez tous les détails ici
18.08.16 — le forum sera inaccessible du 02/09/2016 au 04/09/2016 pour une nouvelle mise à jour. On sait, on en fait beaucoup, mais il faut encore se préparer à de gros changements....













Demande de don - Page 3

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Re: Demande de don
14.11.16 18:09

Fourchelang ~ 582
"La magie n'a jamais était une étrangeté pour toi. Elle est comme le souffle frais et régulier du vent sur la peau. Le frisson qui hérisse les poils, celui qui rend vivant."
Tes yeux verts détaillent chaque reflet, le jonglage entre les zones d’ombres et de lumières, imprimant le mouvement hypnotisant des anneaux s’allongeant… se contractant. Avançant.
Si elle te trouve là, tu auras de sérieux problème Zephy, tu sais comment elle n’aime pas que l’on s’introduise dans son laboratoire, pourtant, cela ne semble pas te déranger plus que cela.

Descendue, le corps frêle, trop léger, comme guidé à l’instar d’une marionnette. Tes mains on cessées de trembler depuis que tu as ouvert le vivarium. Là. Tu es immobile, limite statufiée. La bête s’avance, sa langue fourchue danse entre les crochets, elle glisse sur le sol… rampant sur tes jambes fines. Lentement, elle t’entoure, prend place et te possède. Tanguant entre fascination et terreur, tu la laisse faire ; son regard empli de vice jauge le tien.

Zephyrusss…

Les muscles de ta mâchoire inférieure t’abandonnent et ta bouche s’ouvre en un hochet de surprise. Cette voix, elle est semblable à celle qui se tapie dans un coin de l’esprit, elle est celle qui pousse à faire de mauvaises choses. Cette voix Zeph, tu l’as connais, mieux que personne.
Elle est celle qui tourmente tes nuits depuis des mois, celle qui s’immisce dans ton esprit et dans tes cauchemars. La voix vipérine qui te réveille en sursaut, qui te surprend en sueur dans ton lit trois étages plus hauts.
Elle recommence, sifflant ton nom. Ton sang se glace, pourtant tes lèvres articulent un « Oui ? » presque inaudible.

Tu es sspéciiale Zephyruss.

I-Il faut se méfier des serpents ; créature du mal, Merlin vous a chassez et…

Ta voix était pleine de convictions, mais ton agitation pour échapper à l’emprise du reptile t’oblige à te taire. Tu te débats avec rage, mais l’animal ne te relâche pas, bien au contraire, la pression exercée sur ton corps s’amplifie… si bien que tu te retrouves saucissonnée, cherchant vainement ton souffle.

Je peux t’apprendre… tu le ssais au fond de toi, ssinon tu ne n’aurais pass ouvert ma cage de verre…

Qu’est-ce qu’un serpent qui parle pouvait bien t’apprendre ? C’était réellement la seule question qui planait, la seule pensée logique que tu avais réussi à mettre en place. Comme si la bête pouvait lire dans ton esprit elle poursuit.

Tu crois peut-être que cc’est moi qui ssuiss sspéciiale, parce que je parle, ssachhhe que tous les ssserpents parlent… et toi Zephhyruss, tu peux nous entendre.

La surprise n’est pas réelle, tu en as entendu parler… le don de Fourchelang, une qualité héréditaire, mal vue par les sorciers en général, qui permet de communiquer avec les serpents. Tu veux juste comprendre pourquoi toi et en un sens, tu sais qu’une fois de plus, aucuns de tes deux parents nous voudras t’éclairer de façon nette, alors… un choix ce fait rapidement, aussi étrange soit-il.

Relâche-moi.

Le ton de ta voix est froid, sec, autoritaire. Le serpent se desserre, s’enroule plus loin sur lui-même. Tu te redresses, une part en toi voudrait prendre ses jambes à son cou et fuir, mais ta curiosité maladive l’emporte, comme presque toujours.
Tes yeux verts se fondent à nouveau dans le jaune reptilien de ton interlocuteur, tu vas lui montrer qui commande, que si du venin coule dans tes veines ce n’est pas pour en avoir peur, mais pour l’apprivoiser. Tu veux te surprendre et surprendre, au fond, tu as peut-être une bénigne ressemblance avec le serpent Zephy, plus présente que ce que tu ne le penses.
© ASHLING POUR EPICODE




    Damaged. Harassed. Flayed.
     
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Re: Demande de don
15.11.16 10:12

Aaah un don de fourchelang ça faisait longtemps ♥♥ Tu es évidemment acceptée ! J'ai très hâte de lire ta fiche et de venir la valider ♥
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Re: Demande de don
21.11.16 4:56

Animagus: Grizzly



Le coup avait fusé vite, et malgré ma carrure j'avais rien pû faire pour l'arrêter. Un bon bourre-pif droit dans le museau, ça calmait, même les plus excités dans mon genre. On m'avait ensuite roué de coups et laisser dans la rue, le nez encore pété - putain les moldus, vous savez pas que la magie pour réparer un nez ça fait un mal de chien ? - et la lèvres fendue bien enflée. On allait passer sur les diverses contusions et mon arcade sourcilière pétée elle aussi et on pourrait dire que c'était la journée banale d'un chercheur de merde dans mon genre. Pour ma défense ces jeunes racailles moldues écoutaient du rap trop fort et j'avais très clairement entendu "Connard d'emo" derrière mon dos quand j'étais passé. Deux excellentes raisons pour cogner leur gringalet de leader parce que d'une part le rap c'est de la merde et d'autre part je n'ai rien à voir avec ces connard de fragiles qui se taillent les veines pour le fun, ou "emos". Mais n'empêche ça fait un mal de chien ces conneries, et ça serait con qu'un sorcier comme moi se fasse tuer parce qu’il aime bien traîner dans les rues moldues. Enfin là je traînais pas, j'allais chercher mon herbe. Quoi, un sorcier n'a pas le droit de fumer des joints ? Bon d'accord la loi l'interdit, mais la loi moldu, j'ai jamais rien lu au sujet du chanvre dans les lois du Ministère. Et puis entre nous hein, le Ministère il me pompe un peu le nœud. J'y ai déjà été convoqué deux fois en étant mineur et une fois en étant majeur. Le petit John, moldu de son état, n'était pas prêt à cracher des limaces d'après le Ministère, pas plus que le jeune Frank n'était prêt à ouvrir une Beuglante que m'avait envoyé ma vieille tante Rosa. C'est ça de fouiller dans les affaires des autres.

Mais ma dernière connerie en date, qui m'avait valu une bonne amende en bonne partie réglée par mes parents c'était un excès de colère. Je m'étais emporté contre un sorcier du Ministère qui flambait et je lui avais collé un pain. Manque de pot il était brigadier. Heureusement pour moi il était pas très haut gradé, et mes parents ont encore usé de leur influence pour étouffer l'affaire et réduire les dégâts. J'avais beau en faire voir de toutes les couleurs à mes parents, et ils avaient beau m'engueuler à longueur de temps, une sorte d'amour vache c'était développé entre nous au fil des ans. Et ils se servaient de leur influence, bien qu'assez modeste, pour me protéger de mes propres conneries.

Mais je vais pas vous faire un intitulé de ma vie non plus, là j'avais des problèmes plus urgents. Comme ramper jusqu'à une ruelle et me servir de mes très maigres talents en guérison magique pour me rafistoler un peu. Ce que je m'exécutai à faire. J'arrivai rapidement à une ruelle sombre, vide visiblement, et d'un coup de baguette magique me rendit un peu plus de vigueur pour pouvoir rentrer chez moi. Arrivé à ma demeure, une petite propriété encadré par des lourdes barrières de fer, je rentrai, les divers sortilèges de défense ne fonctionnant pas sur moi, et je montai les quelques marches me séparant de la porte. Je posai une oreille à la porte. Une légère musique m'arrivait depuis l'autre coté, du blues, probablement un vieux vinyle de mon père. Tant mieux qu'il soit là lui, c'était justement de lui que j'avais besoin. Il était chirurgien magique, et il avait une grande maîtrise des arcanes de guérison. Beaucoup plus que moi en tout cas. Je rentrai sans toquer et il ne tournai même pas la tête vers moi, avachi sur le canapé à lire la Gazette du Sorcier.

"Tu t'es encore battu ?" demanda-t-il de sa voix grave et lasse.

Je lui répondis un simple "Mh..", suite à quoi il sortit un flacon de sa poche de manteau et me le tendit en me disant:

"Répare les contusions."

Puis il sortit sa baguette et alors que je m'étais approché jusqu'à lui pour prendre le flacon, il me frappa sur le nez dans une petite étincelle rouge, et je grognai comme un ours.

"Et ton nez est réparé."
- Merci l'paternel. J'essaierais de plus faire de conneries. dis-je de ma voix baryton.
- Ne me promet pas des choses que tu sais que tu ne pourras pas tenir." me répondit-il de son éternel air las.

Je bus le flacon d'une traite et le posai sur la table basse avant de resortir, sentant déjà mes bleus disparaître, le nez toute fois toujours engourdi, mais bel et bien droit. Ces corniauds allaient payer, croyez moi. Malheureusement pour eux, je connaissais un des types du lot, Finley je crois qu'il s'appelait, et je savais exactement où il traînait à cette heure ci. Je fis un signe à un taxi une fois sorti de ma propriété, et après quelques minutes d'attente une voiture jaune s'arrêta devant moi. Je préférais éviter d'utiliser le transplanage, ça me retournait l'estomac, et j'avais quelques livres sur moi, dans ma botte en cuir, que ces débiles n'avaient pas pris. Je sortis les livres de ma botte sous le regard circonspect du chauffeur et lui tendis deux billets de dix en rentrant.

Il se tourna vers moi et je lui donnai l'adresse du parc dans lequel rôdait ses connards de mauvais goûts. Il hocha la tête, visiblement peu loquace, et mis pied au plancher, sans pour autant dépasser les limitations. Faut croire qu'il devait être pressé de rentrer chez lui, il était 18H et le soleil se couchait doucement à l'horizon. Le voyage fut de courte durée, environ 10 minutes, et il ne se passa rien d’exceptionnel, si ce n'est que le chauffeur alluma sa radio, probablement pour combler le vide provoqué par le silence. En règle général j'étais bavard et à l'aise, mais là on venait de me latter la gueule et ça me rendait de mauvais poil, je préférais ne pas ouvrir la bouche, pour ne pas mordre. Mon tempérament était assez explosif, bien qu'étant en apparence calme, cool et même "chill" disaient certains de mes amis, je démarrais au quart de tour quand on me chauffait un peu.

Je fermai la portière en remerciant le chauffeur et je rentrai dans le parc, bien décidé à choper ses enfoirés et à leur faire la peur de leur vie. En croisant les doigts pour que le Ministère ne se déplace pas. Ou que mes parents couvrent les frais. Ca partait mal pour ce que j'avais dit à mon père y a même pas un quart d'heure, mais on n'emmerde pas Max Warmblood. Mes origines irlandaises étaient facilement trahies par mon tempérament sanguin, pas de doute là dessus. J'arrivai rapidement au lieu où ces enfoirés squattaient et SURPRISE ! Ils étaient là. Je souris en coin. J'allais leur faire une frousse monstre, mais j'allais éviter de les blesser. Autant j'aimerais les défoncer un par un, autant je sais que dans la forme qui va suivre je ne contrôle pas tout et leur arracher la tête serait tout aussi facile que de dégainer ma baguette et de leur jeter un sortilège de la Mort. Et je n'avais envie d'arriver à aucune de ses extrémités. Pas que je pleurerais leur mort ou que le monde les regrettera, je suis plutôt extrême dans ma façon de penser et The Punisher était un modèle pour moi, mais là si je tuais des moldus avec la magie c'était direct case Azkaban, et mes parents n'y pourraient rien. J'ôtai mon blouson de cuir - troué à cause de ces fils de p**es et me positionna, penché en avant, prêt à lancer l'incantation que je n'avais réussi à apprendre qu'il y a quelques années seulement.

Et c'est à ce moment que la magie opéra. Une magie que j'avais mis de très longues années à apprendre, d'autres longues années à maîtriser et que je n'avais pas fini de perfectionner. Une magie que j'avais toujours chercher à apprendre depuis tout petit, impressionné par les Animagus que j'avais rencontré. Et aussi intrigué par la forme que je prendrais, quelle serait la représentation de ma partie animale. Faut me comprendre, on apprenait les patronus en 4è années et quand j'ai commencé à m'intéresser à ça j'avais 6 ans, j'étais même pas à Poudlard. Bien sûr mes parents avaient pris les mesures qui s'imposaient et m'avait recensé au Ministère en tant qu'Animagus à partir de mes 11 ans, quand mon pouvoir avait commencé à se développer et que je pouvais à passer autre chose qu'à de la simple théorie. Car en effet, même si Poudlard avait réformé l'éducation, le pouvoir des jeunes sorciers commençaient à être un peu moins incontrôlable à peu près vers 11 ans, ça ils avaient pas réussis à le changer. Grâce aux relations de mes parents j'avais réussi à me choper un précepteur Animagus qui m'avait mené la vie dure jusqu'à y a même pas quelques mois pour que je perfectionne mes pouvoirs, et l'autorisation du Ministère bien sûr. Bon nombres de bois étaient sous la protections de sortilèges du Ministère, j'avais donc pû m'entraîner sans avoir à me cacher du regard des Moldus.

Mais entre nous, vous brûlez d'impatience de découvrir ma forme bestiale, la même forme que mon patronus, pour ce que j'en sais vu que je ne l'ai fait apparaître qu'une fois? N'ayez crainte ça arrive. Mes canines commencèrent à s'allonger, avec mon nez qui se transforma en petit museau épais, je commençai à gagner énormément de muscle, de gras et de poils, étant déjà d'un naturel poilu. Le poids de mon corps nouvellement aggrandi me forçai à me courber en avant et de me mettre à quatre pattes. Mes ongles noircirent et se transformèrent en griffes tranchantes et puissantes alors que sur le bout de ma fourrure noire commençait à se profiler des teintes grises. Ma transformation achevée, je souris, dévoilant mes crocs affûtés. J'étais devenu un grizzly, d'environ 2,8 mètres pour bien 310 kilos. Plus rien à voir avec mes premières transformations qui étaient au mieux attendrissantes au pire ridicules. Là j'avais l'air d'un vrai prédateur. Plus encore, j'étais un vrai prédateur, car ce qu'on ne sait pas des Animagus, c'est que quelque chose s'allume en eux lors de la transformation. Un sens que je ne saurais décrire mais qui peut brouiller la conscience humaine si on reste trop longtemps sous sa forme animale sans être correctement entraîné. Ce que les gens appelleraient l'instinct animal. Mais on est pas là pour un cours sur les Animagus, je devais flanquer une bonne frayeur à ses trou du c*l.

Je vis justement l'un d'eux se diriger vers mes fourrées, qui étaient suffisantes pour me cacher du moment que je faisais pas de bruit. Je ne bougeai pas d'un pouce alors que je vis le gars commencer à mettre les mains à son fut' pour le baisser, prêt à pisser dans les fourrées et optionnellement sur mes fringues juste à coté. Je décidai d'intervenir à ce moment et sortit de la fourrée juste avant qu'il arrive en poussant un hurlement:

"HHHHHHHHHHHHHHHHHHOOOOOOOOOAAAAAAARRRRGGGGHHH !"

Je vous jure, la gueule de ce gars était impayable. Il blanchit d'un coup, lumineux dans l'obscurité de la soirée, et partit en hurlant à ses potes des paroles que j'eus un peu de mal à comprendre, mon instinct animal souvent très fort lors de mes transformations. Mais je pus capter qu'ils voulaient courser un grizzly en tout cas, et ça me confirma que ses gars étaient pas très futés: un grizzly peut cavaler à 60 km/h, c'est même pas la peine d'essayer. Mais j'avais eu ce que je voulais, et mieux encore, un des leurs avait oublié son sac. J'attendis une minute le temps qu'ils soient bien loin, et me retransformai en humain, serrant les dents à cause de la douleur encore vive de mon précédent combat, qui était quand même de 4/10 si je devais la quantifier, me retrouvant près d'un banc vide de présence humaine. Je souris en coin et regarda dans le sac: y avait un paquet d'herbe là dedans, plus que ce que j'avais acheté. Une modeste contribution à se faire pardonner, j'allais pas cracher sur leur sens de la générosité. Alors que j'enfilai le sac, j'entendis une voix derrière moi et je me retournai pour me retrouver face à une femme blafarde, la trentaine peut être, tout aussi blanche que la bande de racailles des bac à sable qui m'avaient défoncés, probablement pas pour la même raison. Ses yeux étaient écarquillés, et sa bouche était grande ouverte - de stupéfaction j'espère, elle était pas mon genre. J'ouvris la bouche à mon tour, la voix à l'aise pour cacher la gêne de la situation:

"Euh vous savez, il y a une raison logique à tout ceci... Je pense..."


"L'injustice appelle l'injustice. La violence engendre la violence."
Henry Lacordaire



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Re: Demande de don
23.11.16 21:37

LÉGÉLIMENS :

Tu le regardes ce garçon, ce même jeune qui te fixe aussi avec un sourire narquois. Tu ne le connaissais pas, et tu buvais ta boisson tranquillement sans le quitter des yeux. Ce mec, ça faisait un moment qu'il te regardait, tu sentais son regard depuis quelques minutes sur ton corps. Tu plantais tes yeux dans les siens, tu voulais savoir ce qu'il pensait.

Tu t'entraînais depuis un moment, tu n’y arrivais pas complètement mais suffisamment pour connaître les attentions des gens. Et lui, sans même aller dans sa tête, tu pouvais presque deviner à quoi il pouvait bien penser. Son regard était évocateur, et doucement, tu calmais ta respiration pour te concentrer. Tu posais ton verre pour mieux l'observer, pour mieux l'analyser. Ses yeux étaient verts et son regard amusé, et il te fallait plusieurs dizaines de secondes pour pouvoir arriver à ce que tu voulais. Tu détaillais son visage, sa mâchoire carrée, sa bouche charnue étiré en une expression joueuse et envieuse, sublime désir de luxure qui se montrait encore plus de part ses iris qui se fit plus grand, qui te dévoraient avant finalement de te montrer des images, des idées fugaces qui étaient toutes dispersées. Tu voyais des cours, tu entendais des éclats de rire et d'autres visages d'autres garçons, certainement ses amis.

Puis tout devint plus clair, moins flous, mais tu n'étais plus dans ta tête, non tu étais dans la sienne. Tu voyais à sa place, tu pensais ce qu'il pensait, tu étais consciente dans son esprit. Combien de fois avais-tu réussis cela ? Moins d'une dizaine de fois. Tu étais en apprentissage après tout, tu n'étais pas aussi douée qu'un sorcier maîtrisant cet art. Pourtant, tu avais beaucoup plus de réussites que d'échecs en ce moment, c'était encouragent n'est-ce pas ?

Le garçon avait des images plutôt osées te concernant, des sons étouffés et des baisers remplies de désir. Sauvage, violent mais doux et tendre. Un moment à passer à deux dans une pièce isolée, il avait une imagination débordante et des envies primaires. Pourtant, ces caresses sur ta peau, ce contact de sa bouche sur ton cou qui remonte doucement sur ton oreille... Cela te donnait presque envie d'aller le voir pour réaliser cela. Car tu étais une fille qui ne refusais pas ses envies, qui les acceptait et qui les montrait sans gêne. Et lui avait clairement envie de passer du temps avec toi, ce qui était évident depuis que tu avais croisée son regard d'ailleurs.

D'autres images apparaissaient, montrant une autre fille à ta place. C'était une blonde mais la différence était que cette fois, ce n'était pas une pensée mais un souvenir. Le même endroit, la même scène, avec de l'amertume au creux du cœur et un mal de crâne plus ou moins menaçant.C'était sûrement son ex petite-amie, tu le sentais de part l'importance du souvenir mais aussi du sentiment qui l'accompagnait. Tu avais mal au cœur, une envie de vomir et de pleurer en même temps. Elle l'avait certainement largué.

Tu reprenais tes esprits et en voyant le visage du garçon, il ne te fut pas difficile de deviner qu'il broyait à présent du noir. Inutile d'aller le voir, et puis tout ça t'avait donné une petite migraine. Ta mère t'avait prévenue pourtant qu'il fallait faire attention. Tu lâchais un soupir avant finalement de finir ta bière au beurre et de filer. Tu devais t'entraîner encore, ce n'était que comme ça que tu allais t'améliorer.

Et atteindre ton but.


«It's holding me, morphing me and forcing me to strive to be endlessly cold within and dreaming I'm alive and I'm not breaking down I'm breaking out last chance to lose control»
FLORISSONE



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Re: Demande de don
24.11.16 0:13



Rp test pour le don de fourchelangue.


Tu as froid.
Ta peau se froisse, se craquelle lentement, aspirant ton âme hors de ton corps. Tu te vois du dessus. Tu te vois si frêle et fragile, déçu.
L'adrénaline qui coule dans ton sang, comme de l'acide brûlant tes veines à chaque respiration. Tu souffles, tu inspires, tu souffles. T’es comme sous une ecstasy si puissante qu’elle fait battre ton coeur d’un rythme extatique. Tu pinces les draps de tes doigts filiformes, pour que tu partes enfin, que tu t’endormes. Pourtant, les rêves éloignés semblent t’envelopper. Tu dors éveillé. T’es conscient dans un rêve. C’est peut-être cela qu’on appelle une paralysie du sommeil.

Tu comprends. Tu tentes de te débattre, d’écarter tes doigts tremblants. Immobile et affolé, tu sens une goutte de sueur glisser lentement dans la courbure de son visage. Prisonnier de ce corps qui ne te répond plus, tu aimerais appeler à l’aide. Mais aucune voix ne sort, aucune issue ne s’offre.

Tu as froid.
Ta peau se glace, comme recouverte de givre. Ta poitrine bat si fort qu’on a l’impression qu’elle vrombit. Alors tu pries, tu pries pour que la glace gèle ton coeur avant qu’il n’explose. La fenêtre de ta chambre s’ouvre brutalement, laissant s’engouffrer les vents et la brume, qui font valser les rideaux qui s’écrasent aux murs comme une écume. Tes yeux roulent pour lancer un regard hébété vers les vitres qui claquaient. Un sifflement te transperce alors comme une lame s’enfonçant lentement dans tes poumons. Ton souffle se coupa enfin.

Tu as froid.
De plus en plus. C’est comme si tu n’étais plus toi même. Perdre le contrôle, ça n’arrivait jamais. Être dépendant de la peur elle même, ce n’était pas concevable. Et pourtant toi, Cassidy Hingsley, tu la ressentais te détruire, cette angoisse oppressante qui appuyait sur ta nuque comme l’épée de Damoclès. Soudain, la lame de celle-ci fissura ta peau. Métaphoriquement. Tu sentis quelque chose grimper sur le matelas, glisser sournoisement sur les draps.

Tu le regardais, de tes yeux ronds, effrayés, fascinés. Qu’était-ce que cette créature ? Plus qu’un serpent c’était… c’était l’agonie, la destruction, la décadence… une simple mélodie sifflant se perdant dans les gammes d’un air nouveau. “Qu’est-ce que tu fais ici ?” les mots s’étaient enfin échappé. Ou plutôt était-ce des sifflements… mais dans tous les cas tu avais réussi. Une petite victoire pour une situation aussi dérisoire. Le reptile épousait les formes de son buste, le bout de sa queue enroulé autour de tes pieds. Sa langue scindée en deux s’agita d’entre sa gueule. “Casssssidy.

Tu as chaud. Tu boues d’une colère réticente. “Je m’appelle Arcturus.” Tu te surprends à lui répondre, avant même de comprendre qu’il avait prononcé ton prénom. Soudain, tes muscles se contractent d’un seul coup. Violemment. Comme un esclave qu’on aurait libéré de ses chaînes, comme un malade qui aurait pu bondir de son fauteuil, comme un mort qui revient à la vie. Comme si tu revenais à la vie.

D’un réflexe vif, tu te redresses dans ton lit, manquant de perdre l’équilibre. Tes cheveux bruns et mouillés collent à ton front. Tu fermes les yeux, tes cils démesurés s’entrechoquant comme un blizzard. Tu les rouvres. Tes pupilles nébuleuses affichent à nouveau une colorimétrie plus chaude. Le reptile n’est plus là, tu perçois encore encore son sifflement dans tes oreilles, tapi dans l’ombre de ton âme. Tu savais à ce moment là que tu l’entendrais encore. Comme un parasite qui tente de défier ta foi.







Epilogue
Toc. Toc. Toc. Quelqu’un cogne à ta porte de chambre. Pris d’effroi, tu te redresses machinalement pour sauter de ton lit, manquant de trébucher au sol. Ta petite soeur entre, les sourcils froncés et te dévisageant comme on dévisage un monstre de foire. “J’ai entendu des bruits bizarres. Tu te sens bien ?” Agressif et sur la défensive, tu n’es plus tout à fait toi même. “C’est rien. Laisse moi et sors.” — “Mais Cass’...” — “Arcturus.” — “Bonne nuit.
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Préfet & Duelliste Légal


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Re: Demande de don
24.11.16 20:34


Arghh j'arrive après la guerre !! Vos demandes de don sont tellement géniales ! ♥♥ Max Warmblood, Alice McOwell et Cassidy A. Hingsley vous êtes tous trois validés ! J'ai hâte de lire toutes vos fiches et de, peut-être, avoir l'honneur de les valider ♥♥
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Re: Demande de don
21.12.16 23:21


Bonsoir !

Sauf à me tromper, je crois que vu que je souhaiterais prendre un don (cf. ma fiche de présentation), il faut que je poste ici un test RP pour obtenir la légilimencie. J'espère que celui-ci vous conviendra !

Robbing the mind

Les banques sont semblables à l’esprit humain. Celles-ci sont toujours surveillées par plusieurs épaisseurs de défense. Des coffres-forts, des rondes par des gardiens, des caméras… Et la magie, à cet effet, était sûrement l’outil le plus utile pour un cambrioleur qui cherchait à parfaire son plan d’action. Parmi les étapes fondamentales, il y avait l’étude des lieux et la récolte d’informations. Et dans cette optique, le jeune mage avait eu à apprendre très tôt à se servir du sortilège de légilimencie.

Le souvenir du bout froid de la canne de son aïeul sur son front lui revenait à chaque fois qu’il devait s’en servir. C’était par la manière forte qu’on lui avait appris que l’on pouvait envahir l’esprit d’un autre. Ce n’était pas un souvenir très plaisant, d’ailleurs. Le sourire de son aïeul était comme la morsure d’un serpent. Ondulant à travers la brume jusqu’à son cœur, prêt à mordre. Et quand ce fut à son tour d’essayer, la forteresse mentale contre laquelle il s’écrasait avait de quoi le décourager.

De longues heures durant, le jeune homme avait dû apprendre à longer ces murs blancs et dénués de de sens et d’émotions. Et puis, les jours passant, à force de répétition, le jeune homme avait appris à s’insinuer derrière les failles de son aïeul. Elles étaient minces. Difficiles à discerner. Et encore plus à passer. Et au fur et à mesure que le jeune homme parvenait à braver de plus en plus profondément l’esprit de son aïeul, les émotions brutes, puis les pensées et enfin, les souvenirs de celui-ci, se révélèrent à lui.

Les fuites héroïques, les plans les plus techniques. Des rencontres les plus honorifiques aux tensions les plus intenses, les souvenirs de son aïeul remontaient de la belle époque jusqu’à la fin de sa carrière. C’était ainsi que le jeune homme avait développé la compétence d’entrer par effraction dans le cœur et l’esprit des autres.

Un pouvoir conséquent, s’il en est ; c’est pourquoi aussi, le jeune homme s’était dressé un code d’honneur. Ce pouvoir ne devait servir qu’à la réussite de ses plans. La vie privée des autres ne l’intéressait généralement pas. Et jouer avec le cœur des autres ne l’intéressait pas plus. La suggestion, l’hypnose étaient des capacités qui, même si elles avaient leur utilité, ne lui plaisait pas trop. Cambrioleur, oui, mais cambrioleur-gentleman.

Le coup de ce soir n’était pas trop compliqué. Il s’agissait de faire sortir des preuves incriminant un homme d’affaire de Londres pour le faire tomber. Pour récolter des informations, le jeune homme avait subtilisé les effets personnels d’un agent de la banque. Puis, méthodiquement, le descendant des Lupin s’était fait le scrutateur mental des différents individus qu’il croisait. Ecartant les souvenirs et pensées intimes, le jeune homme organisa dans son esprit ce qui était le savoir de nombreux autres individus. De simples échanges de regards, beaucoup de pratique pour rendre ça discret et le jeune homme parvenait à insinuer son regard dans le jardin secret des autres.

Désormais, arpentant les ombres, le jeune homme évitait les gardiens, parvint à neutraliser le système de surveillance grâce aux codes qu’il avait subtilisé, puis, se faufila dans le coffre, sans que personne ne se rendit compte de quoi que ce soit. Seul trace de son crime ? Les initiales A. Lupin, peintes en rouge, sur la porte du coffre. Et bien sûr, la une des journaux moldus, qui publiaient des articles sur le fait que suite au cambriolage, des preuves accablantes de détournement de fonds étaient désormais en libre circulation, remise par un mystérieux voleur fantôme…

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Re: Demande de don
22.12.16 14:58


Aaah pardon du petit délai ! Ton don est validé ! J'ai bien aimé découvrir à quelles fins Alphonse utilise son don et j'ai trouvé ton écrit très rafraichissant ! Au plaisir de te valider heart
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Re: Demande de don
22.12.16 23:38

Bonsoir !

Je viens à mon tour poster avant d'avancer ma fiche, puisque Juliette serait occlumens. ~
J'espère que ce texte vous conviendra !

la grande partie
Les flocons tombaient en vrille depuis la matinée et commençait déjà à recouvrir le train qui filait vers la capital avec à son bord, des centaines de jeunes étudiants en enfants, presque tous si impatients de revoir leurs familles pour les fêtes. Mais dans cette foule de jeunesse, certains regrettaient de ne pas pouvoir rester à Poudlard pour les vacances. C’est vrai, non ? En y réfléchissant, les dortoirs sont bien plus silencieux pour lire, la nourriture toujours délicieuse – et on racontait que le repas de Noël était divin -, des surveillants moins sur les nerfs, des rires, aucun devoir à rendre le lendemain… Mais Juliette se trouvait bien dans ce train, vers sa famille.
Rentrer pour quelques jours, mais la jeune femme savait déjà parfaitement à quoi s’attendre en débarquant sur le quai, son grand-frère Damien attrapant sa valise avec un grand sourire.

"Allez, on est tous ensembles en plus !"

Marie Nielsen, l’aînée de la famille se retourna vers le reste de la fratrie, vacant à leurs occupations à côté de la cheminé de leur résidence, un hôtel particulier au cœur de Londres. D’un geste précis, le père de Juliette ferma son livre et se redressa de son fauteuil attitré, un sourire discret mais entendu aux lèvres alors que Zara, sa femme, s’empressa de les rejoindre depuis la cuisine et déclara d’un ton enjoué « Je vais de ce pas débarrasser la table ! Damien, va chercher le plateau, et toi Juliette, le sablier ! ».
Ils avaient tous l’esprit léger, mais une douce tension commençait à naître dans le salon, annonçant une soirée des moins calmes. Juliette soupira en sachant pertinemment que cette soirée se promettait éprouvante… Car en effet, certaines familles moldues ont l’habitude d’organiser un football de Noël, de chanter ensembles autour du sapin, ou encore de sortir pour profiter des illuminations rendant Londres toujours plus magique qu’elle ne l’était déjà. Mais chez les Nielsen, il y avait une tradition à laquelle aucun membre ne pouvait échapper : la Grande Partie d’Échec.

Les cinq membres se trouvèrent réuni autour de l’imposante table en bois, Hasting le chat se roulant en boule autour du sablier, prêt à contempler une vraie bataille intellectuelle. William Nielsen se redressa de toute sa hauteur avant d’annoncer d’un sourire complice mais d’une voix ferme : « Comme à chaque partie, les règles sont celles de base des échecs. Tous les coups sont permis, sauf ceux qui impliquent une quelconque violence ou la dégradation du plateau et des pions. Compris ?  Alors que la partie commence ! »

Jouer aux échecs est un loisir souvent agréable, mais Juliette avait compris depuis des années que pour gagner, il fallait être un joueur de poker dans la peau d’un jouer d’échec.

Car dès le premier tour, la particularité de la famille Nielsen devait évidente à leurs regards se croisant, à leurs mâchoires serrées… Chaque membre de cette famille avait subi depuis l’enfance des entraînements des plus rudes, et tous avaient réussi à maîtriser la Légilimancie, tous sauf Juliette. Elle avait cependant, comme pour se racheter, réussi à maîtriser l’Occlumancie, et dans cette partie, ce sont ces capacités mentales qui se trouvaient être décisives.

Trouver la stratégie de l’autre, lui faire croire à ses futures actions… Les échecs se jouaient dans la recherche de pensée s’échappant de leurs propriétaires et dans toutes ces attaques mentales, Juliette se concentrait au mieux pour garder son esprit dans sa forteresse.
Les coups s’enchaînaient sous quelques applaudissements, éclats de voix… Les reines commencèrent à mordre les cavaliers, avant que quelques rois ne tombent, et six heures plus tard, ne restaient plus que Juliette, son père et Marie. Et comme à chaque fois, les deux derniers comprenaient que leur unique chance de gagner était de s’associer pour quelques temps, afin de faire sortir celle qui ne les laissait rentrer dans les failles de son esprit.

« Le fou en C4. »

Marie sourit en annonçant son mouvement, fixant du regard sa petite sœur agitée, qui commençait à montrer sa fatigue… Mais quelques secondes plus tard, c’est Juliette qui sourit, essoufflée quand sa reine décapita violemment le roi piégé de sa sœur qui lança un regard noir à celle qui venait de la faire sortir de la partie.

« C’est lâche comme technique ! »

Zara se redressa du canapé, lançant directement : « Marie, calme-toi. C’est les règles et Juliette ne les a pas enfreintes. »

« Elle ne joue pas avec les mêmes règles que nous ! Comme tu veux que la partie soit équitable, soit jouable de cette manière ! Les deux dernières années c’était pareil, et tu sais comment ça va finir ! La partie ne se terminera pas avant que Juliette ne tombe de fatigue ! Sincèrement, qui a envie de jouer avec elle ! Et toi Damien, ne nie pas ! Comme toi Maman ! »

William planta son regard dans celui de Marie : « Juliette respecte les règles. Elle les défie juste à sa manière. »

Juliette serra le point, alors qu’elle pouvait sentir son cœur battre comme chaque année, comme à chaque nouvelle dispute dans sa poitrine. « Je donne ma reine à Marie, comme ça la partie sera intéressante. De toute façon, Papa m’a déjà épuisée. »

Marie s’approcha de la table, posant son doigt sur son nouveau roi et regarda sa sœur se lever et lui laisser la place « De toute façon, tu n’aurais pas tenu une heure de plus, la meilleure défense, c’est l’attaque et tu en es incapable sœurette. »

Juliette se retourna vers elle, ses muscles tendus, la défiant du regard « Et toi tu as été éjectée de la partie juste parce que j’ai laissé filer une mauvaise information. Tu t’es simplement jetée dessus ». Marie posa vivement et brutalement sa main sur l’épaule de sa sœur, comme souvent lorsqu’elle était sur le point de la défier : « Peut-être qu’un jour tu te rendras compte que la partie serait tellement plus agréable pour nous tous si tu restais dans le fauteuil, à lire ou je ne sais quoi, et que tu nous laissais nous amuser. »

D’un simple geste de baguette, William Nielsen écarta son aîné, prenant une voix bien plus autoritaire qu’à l’accoutumée dans ces jours fêtes : « Marie, si d’ici trente secondes tu ne bouges pas un pion, tu perdras. Et si j’entends encore une fois ta voix se plaindre des… Tours de ta sœur, il en sera de même. ».

Juliette alla s’assoir dans son fauteuil alors que Marie recommençait à jouer, lançant quelques regards noirs à sa sœur.

Comme souvent sa défense était qualifiée de simple « tour de passe-passe ». Comme toujours la Grande Partie se prolongeait dans une atmosphère étouffante. Et dans un silence que seul Hasting brisait en miaulant, bien décidé à regarder le patriarche mettre en pièce les pions de la seule de ses filles dont il pouvait lire chaque fibre de son esprit.
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Re: Demande de don
23.12.16 23:32

Oh j'adore les échecs donc j'ai beaucoup aimé ce que tu as écrit. L'utilisation que Juliette fait de son don est très plaisante à découvrir, je valide et te souhaite bon courage pour la suite de ta fiche ♥
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Personnel


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Re: Demande de don
24.12.16 14:08



1er lune

-Caius… C’est une nuit de pleine lune, annonça la Japonaise, d’un ton inquiétant.

Soudain, le silence s’installa dans la petite famille.

Ce brusque rappel remonta à cette fameuse nuit. Le regard du père se porta vers sa progéniture avec autant d’inquiétude que sa femme. Yukito soutint le même regard, sentant une boule de douleur s’installait lentement en lui. Effrayé, il recula furtivement de trois pas pour s’éloigner d’eux.

Des milliers de phrases passèrent, mais aucune ne s’échappa de ses lèvres. Il craignait l’action de son père, la haine de sa mère. Il voulait leur dire qu’il les aimait ; eux aussi l’aimait. Il espérait que cet amour restera intact pour l’éternité.

Le regard inquiétant se leva vers les cieux. Une nuit sombre, sans lumière. Un soulagement s’empara de lui, car en cours, il avait appris que les loups-garous se transformèrent qu’en la présence de la lune.

Ce soir, il échappait à la malédiction.

Pour ce soir…

La lune apparut soudainement, entre deux nuages.

-Ne regarde pas la lune ! Hurla son père.

Trop tard...

Une douleur soudaine lourde et violente s’empara soudainement du jeune homme, au point de se tordre de douleur. Une voix siffla à ses oreilles et l’appela à rejoindre les ténèbres. La transformation tant redoutée commença à se rependre dans ses veines, tel qu’un venin d’un serpent. Yukito avait beau refusait de l’écouter, la présence de la bête se fit de plus en plus présente, étouffante. Lentement, il n’entendit plus les paroles rassurantes de sa mère, il vit son père levé sa baguette de sorcier d’un air menaçant. Il préparait l’un de ses sorts funestes pour tuer le monstre.

Yukito mit un certain temps pour comprendre que cette menace lui était destinée. Il le supplia de le sauver, d’atténuer cette douleur. Or, la douleur reprit de plus belle, jusqu’à se courber l’échine. Une larme coula le long de ses joues et le surprit. C’était la première fois qu’il pleurait, aussi longtemps qu’il s’en souvienne. Une main au sol, il la vit, horrifié, qu’elle changea de forme. La bête prit de plus en plus part de son être. Face à la menace, la colère augmenta au plus profond de lui-même. La créature n’aimait pas cette situation à son désavantage.

Un grognement rauque, mélanger avec la douleur, s’échappa des lèvres du métis, tout en grinçant les dents. Une troisième vague douloureuse arriva aussi soudainement que la première et le fit tomber à terre. Il sentit son visage s’allonger, les poils poussaient à une vitesse hallucinante. Il leva une dernière fois la tête vers sa famille, d’un regard suppliant. Il voulait encore être sauvé.

Homme… Bête… Tout se mélangeait à la perfection. Yukito sentit la chose prendre le dessus en chaque instant. Son existence se dissipa dans les ténèbres à grand pas.

À présent, le loup-garou avait pris possession de tout son être. Ce qui restait du jeune sorcier, c’était les glapissements plaintifs et inquiétant. Sa mère fit un pas, inquiète, mais son mari l’en empêcha, toujours en pointant sa baguette contre la créature sauvage.

Voyant que ses êtres vivants ne s’approchèrent pas de lui, le loup-garou s’approcha timidement vers eux, avec le même son. Quand il vit l’homme baissait son arme, il avait compris. Il le savait qu’à présent, il ne craignait rien.

Mais qu’en était-il de ces êtres humains ?

Sans prévenir, la bête s’attaqua à eux par un bond puissant et sauvage. L’homme réagit en envoyant un sort rapide. Il comprit que son fils n’hésiterait pas à les tuer sous cette forme. Il se défendait, ainsi que sa femme, des assauts violents de la bête. Or, la force d’un loup-garou, même jeune, était supérieur aux siennes. Un coup de patte suffit à le mettre au sol, à moitié sonné. Il reprit progressivement ses esprits, il vit la créature, aux yeux dorés et luisants, se poser sur sa femme désarmée. À cet instant, il comprit, il ne pourrait plus sauver son fils. Préparant à contre-cœur un sort funeste, il leva sa baguette magique.

Le monde autour de lui sembla tourner au ralenti. Son fils devenu un loup-garou… La présence de la lune… Le danger qu’il représentait… L’attaque vis-à-vis de lui… Sa femme…

Et cet amour qui n’avait plus lieu.

-Avada…

Un hurlement parvint à ses oreilles. Au même moment, une forme noire intervint et le désarma. Une bête immense, le souffle haletant, fonça vers le jeune loup-garou et le plaqua au sol. Enragé, ce dernier chercha à s’échapper et le mordre. Il voulait éliminer la femme qui lui faisait face, qu’importe qu’un adulte l’en empêchât. Il le tuerait avec les autres.

Ne les tue pas…

La bête s’agita furieusement dans sa prison de chair, il chercha à mordre son opposant, qui le tenait fermement.

Écoute ce que je te dis où je te tue !

Le plus jeune parvint à s’échapper et l’éloigné dans un grognement menaçant. Pourtant, le vieux loup-garou restait calme et serein, comme s’il était conscient de son existence, et d’être un humain.

Soudain, le plus jeune bondit, mais l’autre l’envoya contre un chêne. Il le plaqua, menaçant contre l’arbre, prêt à le tuer au moindre mouvement. Dans un éclair de lucidité, le plus petit ne fit plus un seul mouvement, fixant les yeux dorés du dominant.

Tu ne peux plus vivre avec eux, petit. Rejoint ma meute Ou meurt...

Les grognements du plus jeune se calmèrent, comme s’il entendait les pensés de son aîné. Il comprit rapidement qui était le loup en face de lui. Il savait que c’était celui qui l’avait rendu tel qu’il est durant cette nuit.

Nous sommes des loups-garous, fière et sans attache. Suis-moi, je t’apprendrais à en devenir un.

Le silence s’installa progressivement jusqu’à devenir totale. Le plus vieux lâcha prise et s’approcha vers le père, encore sous le choc. Quand ses yeux passèrent des siens à la baguette, il plaqua sa patte dessus pour l’empêcher à le prendre.

-Espèce de… Tout est entièrement de ta faute, pesta le sorcier, mi-haineux, mi-peureux.

Le vieux loup-garou emporta le morceau de bois entre ses dents, et il se dirigea vers la forêt. Il s’arrêta, tourna la tête vers Yukito.

On y va.

Yukito se précipita vers lui, vers le chef de la meute. Il ne fit plus attention aux humains, qu’il aurait pourtant souhaité les éliminer. Or, il avait compris que la vieille bête l’en empêcherait. Il ne jeta pas un regard derrière lui et disparut dans les ténèbres pour ne jamais revenir.
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Re: Demande de don
27.12.16 0:18


Heyyy navrée du retard ♥♥ Ton donc est validé bien sur ! ♥
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