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Bienvenue sur Firewhisky les sorciers ! On espère que vous allez bien, et que vous êtes près à swinguer au rythme des trompettes ! À Londres Magique, nous sommes en Mars 2017 ! Les oiseaux recommencent à chanter et les mimosas sont en fleur, bon courage pour les allergies. Il est 12 heures, l'heure des news !

15.03.17 — Après un an d'aventure extraordinaire à vos côtés, Firewhisky ferme définitivement ses portes. Retrouvez plus de détails ici, et écrivez la fin de votre personnage par là !
26.02.17 — La MaJ #6 est finiiie ! Retrouvez tous les détails de ce qu'il s'y est passé par ici ;)
02.01.17 — La MaJ #5 a été effectuée ! Retrouvez tous les détails de cette dernière par ici !
19.09.16 — Le journal de FW reprend ! Participez-y en écrivant un article. Plus de détails ici.
04.09.16 — Une MàJ a été effecutée ! Retrouvez tous les détails ici
18.08.16 — le forum sera inaccessible du 02/09/2016 au 04/09/2016 pour une nouvelle mise à jour. On sait, on en fait beaucoup, mais il faut encore se préparer à de gros changements....













Somebody got lucky |libre

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23.04.16 18:43



Somebody got lucky
Rosabel & cie
Le python royal n’était pas un animal qu’on pouvait aisément caresser ; sinon une masse que Rosabel sentait affaissée mais détendue autour de son cou, tandis qu’elle-même se tenait plutôt raide, jambes croisées, appuyée tout juste contre le dossier de sa chaise, les longs bras reposant sur les accoudoirs. Elle trônait sur son fauteuil bien malgré elle, dans un coin de la salle où on ne voyait pourtant qu’elle, un plateau de jeu en face d’elle, sans qu’on n’ose vraiment trop s’approcher de la scène de crime. Il fallait bien dire que la coupable impressionnait, et que son regard aiguisé ne manquait pas de surveiller le moindre mouvement. De fait elle contrôlait si bien la scène qu’on ne pouvait faire un pas sans la désagréable sensation d’être suivi et observé. Et puis le python veillait sur sa maîtresse.

L’attention de la stratège pourtant ne quittait pas les pièces qui tombaient les unes après les autres sur le champ de bataille, une hécatombe. Elle massacrait, fauchait l’armée adverse sans même sourciller. Dans la vie comme dans le jeu, elle restait dangereusement impitoyable.

_ Et bien, et bien. Tu suintes tellement l’échec que ça en est presque jouissif.

Le fou s’apprêtait bientôt à décapiter le roi. Le coup de grâce se ferait au prochain tour et Rosabel escomptait bien qu’il soit magistralement abominable.
Peu avait en vérité le courage de venir s’asseoir en face d’elle, on entrait vraisemblablement en terrain hostile. En échec, Rosabel prônait toujours la belligérance.  

_ Ce n’est pas que je sois lassée de ta médiocrité mais, il serait peut-être temps de changer de stratégie. Mais c’était peut-être, après tout, trop cérébral pour toi.

Un claquement opportun de la langue vint accompagner son propos.

_ Naturellement, si tu perds, ce qui risque d’advenir d’ici les trente prochaines secondes, tu devras me dédommager de mon temps. Une bouteille de liqueur de citrouille devrait convenir.

Un long soupir, dramatique et surfait, de ceux qu'elle faisait si bien, rang 1 dans le top de l'agacement, choisit ce moment pour faire son apparition. Elle n'avait jamais l'impression d'en faire suffisamment.

_ Qu'est-ce qui peut bien convaincre les simples d'esprit qu'ils ont toute leur chance ? Trois neurones grillés, c'est bien insuffisant.

Et je déteste les faibles, je les ai en horreur, j'aime le challenge, j'aime qu'on me tienne tête, avec classe et élégance, j'aime qu'on me réponde par des mots d'esprit ça m'excite. Je voudrai que les gens montrent plus de sérieux, je n'ai plus le temps pour la frivolité, elle m'horripile, me semble à la fois si lointaine, elle me regarde comme si je n'étais plus qu'une étrangère. On ne s'entend plus, elle et moi. Et c'est plus qu'un jeu, n'est-ce pas ? Et tous ces gens qui ne comprennent pas. Je voudrais qu'on me surprenne, qu'on me fasse rire rien qu'une fois, les gens ne savent plus m'amuser, ils n'ont peut-être jamais su. Parfois il suffirait vraiment de les étouffer, un serpent déployé autour de chaque gorge nue. Allumer des torches et mettre le feu au monde. J'ai une aversion terrible pour tout ce qui n'est pas utile. Je crois que je préfère encore la compagnie de mon animal. Il a l'avantage de me tenir chaud lorsque les gens me donnent froid. Ils ne m'aiment pas ? Qu'importe, je leur offre ce qu'ils méritent, le reflet de tout ce qu'ils n'auront jamais.

On ne savait jamais, il s'agissait qu'on soit parfaitement sûr de ce qu'elle était. Il aurait été bien dommage d'oublier à qui l'on avait affaire. Grande pouffiasse prétentieuse.

_ Perdre n'a jamais tué quelqu'un. C'est bien dommage.
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Re: Somebody got lucky |libre
24.04.16 11:46


Rosabel.
Tout le monde l'avait remarqué, assise dans son petit fauteuil fétiche, avec son python tranquillement mi-endormi mi-éveillé sur ses épaules. Python que personne n'aimait à Poudlard à cause de disparitions plus ou moins mystérieuses d'animaux de compagnies, bien vite retrouvés mangés par le pythonidae. Tout le monde semble la détester, apparemment. Toi te ne la connait que de réputation, maman d'un gosse, fille facile, fille dérangée et qui prend des médicaments. Elle jouait aux échecs, face à un autre élève qui n'arrivait pas à placer une seule pièce sans que celle-ci se fasse éjecter du jeu en une volée. Elle parlait haut et fort pour que tout le monde l'entende, puisque Rosabel s'était semblé désigner maîtresse des lieux et maîtresse du Salon Commun depuis un petit moment. En fait depuis le moment où la Grande Salle s'est retrouvée enneigé. Ça fait long. Mais personne n'avait l'air de bouger son petit doigt pour l'empêcher de jouer à son petit jeu. Pas même toi. Winston. Le plus jeune élève de Poudlard, 1 mètre cinquante sept de hauteur, en ce moment même assit à une table en train de faire un origami chinchilla pour ta grande sœur, Joyce. Tu t'étais proposé pour accompagner bientôt ta jeune sœur au Pré-Au-Lard, et tu voulais lui faire une surprise. Tu étais là, assit, à seulement quelques mètres de cette Rosabel. Et tu semblais être le seul d'ailleurs à quelques mètres. Tout le monde était éloigné. Tu comprenais bien pourquoi, mais va savoir, tu étais resté là. Ça te faisait de l'animation à écouter tout en te concentrant sur tes papiers pliés et déchirés, recommencés et terminés. Tu n'aimes pas les silences, et autant dire que cette fille non plus.

Tu terminais tranquillement ton chinchilla lorsqu'une pièce du roi blanche vint te taper dans l'arrière du crâne. Tu lâchas un petit ronchonnement, c'était pas agréable de se prendre ça dans la tête, et tu posas ton regard sur la petite forme tombée à terre. Elle avait roulé à quelques centimètres de toi mais tu te voyais obligé de la ramasser et la ramener. Tu poussas la chaise en arrière et en marchant vers Rosabel tu lui portas le Roi qui semblait gesticuler pour s'extirper de tes petits doigts.

Rosabel _ Perdre n'a jamais tué quelqu'un. C'est bien dommage.

Winston _ Je crois que tu as perdu ça. C'était par terre.

Ton regard était vide d'émotion. Tu ne faisais que rendre poliment quelque chose qui avait été laissé là. Tes lèvres étaient pincées, et tu restais là quelques instants, debout, le doigt droit, à côté de la maîtresse des lieux, de son Python, et de son bouffon qui finit par se lever et partir sans rien dire, déçu. Tu tournais un instant la tête dans sa direction, puis tes yeux finirent par tourner jusque vers ceux de Rosabel. Et finalement, tu posas la pièce à sa place habituelle sur l’échiquier, dans un petit TAC légèrement sec.


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Re: Somebody got lucky |libre
24.04.16 15:18



Somebody got lucky
Rosabel & cie
Et elle avait suivi avec un détachement sincère le superbe coup de maître dont elle avait été l’investigatrice. Et tous avait pu assister à son triomphe, entendre le bruit sec d'un fou propulsant la tête d'un roi hors du plateau. Ses yeux n’en avaient pas perdu une miette, le python non plus, du moment où la pièce s’était envolée jusqu’à ce qu’elle se fracasse sur la tête d’un élève qui se trouvait un peu trop près du champ de guerre. La victoire nette, implacable, ne parvenait pas pourtant à lui arracher la moindre satisfaction. Elle avait deviné l’issu du jeu après les trois premiers coups, et cela n’était pas une affaire de divination sinon l’expertise de savoir reconnaître un cas désespéré lorsqu’elle en avait un sous les yeux. Et tout en surveillant de son plus beau profil l’action qui découlerait de son dernier mouvement d’échec, elle congédia comme elle en avait toujours la fâcheuse manie celui qui lui devait à présent une liqueur de citrouille, tandis que son esprit s’appliquait à chasser de sa mémoire le déplaisir ressenti à se mesurer à la déficience d’un autre.  

Le python seul sembla s’animer au claquement de la pièce sur l’échiquier, d’un persiflage foncièrement agressif.

_ Je ne l’ai pas perdu, il est tombé. C’est ce qui arrive lorsqu’on décapite une tête.

La main fine et féminine retint encore le serpent, l’apaisa doucement. Elle ne se donna même pas la peine de tourner son regard vers l’intrus. Elle dirigea sa main libre vers un guéridon en bois disposé à côté de son fauteuil, et sur lequel reposait une coupe au verre fumé vert qui empêchait de discerner la nature exacte de la mixture qu'elle contenait, et bien sûr le long bout de bois magique qui attendait sagement son heure. Son choix se porta sur la baguette.

Un silence passa. On la vit alors soulever un sourcil tandis qu'un petit -tss- venait troubler l'air d'une nouvelle plainte.

_ Qu'est-ce que tu as à rester debout sans rien faire ? On dirait une plante verte, ce que tu peux être désagréable ! Elle pointa le bout de bois magique en face d'elle et la chaise précédemment occupée racla soudain le plancher comme elle se décalait à présent vers le jeune Poufsouffle, puisqu'elle lui faisait visiblement le grand honneur de l'inviter à sa table. Et croyez bien qu'ils étaient peu à bénéficier d'un tel privilège. Je n'ai pas besoin qu'on prenne racine à côté de mon fauteuil, alors dépêche-toi de t'asseoir.

Dirigeant toujours la baguette magique comme un maître d'orchestre dirigeant une symphonie, elle se prit à ordonner à chacune des pièces de reprendre leur place sur l'échiquier. Ce fut à peu près durant ce laps de temps qu'elle se décida enfin à détailler son invité. Il lui sembla vaguement familier, bien qu'elle fut incapable de se l'expliquer, ou de se souvenir juste qu'il se tenait souvent peu loin d'elle dans le salon commun. Elle le trouva insignifiant. Il en ressortit alors le commentaire suivant, par delà ses lèvres légèrement pincées et les yeux qui suivaient de haut en bas la morphologie du garçon, comme on se livrerait à une observation clinique d'un cas en phase finale, le regard marmoréen.

_ Tu as l'air jeune, je dirai même que tu es d'une taille plutôt ridicule, en quelle année es-tu ? Oh et puis non, ça n'a aucune importance. Puisque tu n'as visiblement rien d'autre à faire, nous allons jouer. Tu sais jouer, n'est-ce pas ? Parce qu'il est évident qu'aucun n'osera plus venir prendre cette place aujourd'hui.

Elle se tut l'espace d'une courte pause, comme elle réfléchissait à ce qu'elle venait de lui dire.
Son regard se perdit de nouveau dans le vague, après avoir fait le tour de ce qu'il y avait à voir. Et elle avait la voix qui traînait lentement dans l'air, le timbre monotone.

_ C'est que la plupart ont peur, et toi, est-ce que je te fais peur ? Ou je t'horripile sans doute ? Il faudrait quatre pas pour atteindre le fauteuil le plus proche, je t'en laisse deux. Après l'heure de départ, il ne sera plus temps de partir. Tic-tac tic-tac ne rate pas ton train, petit Fitzgerald.


(non tu as bien fait ^.^ )
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Re: Somebody got lucky |libre
24.04.16 17:11


Tu baissas les yeux sur le jeu d’échec, observant la tête du Roi revenir sur ses épaules tranquillement, comme si de rien était. Le jeu était en désordre, mais bougeait, de façon magique et assez troublante. Le cavalier à tête blanche de cheval semblait même se mettre à hennir de douleur. Tu n'aimais pas trop les échecs déjà à l'époque, alors des échecs magiques ... Mais il y avait quand même de quoi s'y intéresser. Et tu te surpris à rester planté là à regarder une table lorsque Rosabel te réveilla de tes rêves avec l'aide de son Python qui crachait presque tout son venin sur toi. Pas étonnant que les élèves ne s'approchent pas d'elle de trop près. Toi non plus tu n'étais pas très rassuré face à cette bête.

Rosabel _ Qu'est-ce que tu as à rester debout sans rien faire ? On dirait une plante verte, ce que tu peux être désagréable !

Parle pour toi. Tu avais été brusquement réveillé. Et tu n'aimais pas ça. Mais à peine avais-tu levé la tête dans sa direction que la chaise de l'autre côté de la table se mit à bouger sous les ordres de la baguette de la sorcière. Tu trésailles.

Rosabel _ Je n'ai pas besoin qu'on prenne racine à côté de mon fauteuil, alors dépêche-toi de t'asseoir.

En réalité, tu ne lui avais rien demandé.
Tu ne bougeais pourtant pas de là où tu étais, observant de nouveau la table d'échec se mettre à prendre vie sous la baguette de Rosabel, les cavaliers, le roi, la rêne, les soldats et le reste des pions de chaque équipe revenir à leur place comme si de rien était. Tu voyais même l'un des pions craquer son épaule comme si il se préparait à tout recommencer. Non, elle va quand même pas me demander de jouer avec elle ? Je suis nul à ça. Et tu sentais son regard t'observer de haut en bas, de bas en haut, scrutant la moindre petite parcelle de ta peau. C'était assez gênant. Puis elle se mit à parler, calmement, avec un ton bien à elle que tu avais remarqué. Oui, il était jeune et de petite taille, il n'avait pas encore grandit. Elle te demandait en quelle année tu étais, puis se ravisa en disant que ça n'avait aucune importance. Elle décida que tu n'avais rien de mieux à faire que de jouer avec elle, et ... Oui, quelques secondes avant tu avais envisagé le fait qu'elle te proposait de jouer avec elle aux échecs et ça semblait être le cas.

Winston _ ... Euuuh ...

Rosabel _ C'est que la plupart ont peur, et toi, est-ce que je te fais peur ? Ou je t'horripile sans doute ?

Qui ne le serait pas ? Pensas-tu.
Elle se jouait de toi, proposant déjà de s'amuser. C'était comme rentrer dans son domaine et ne pas pouvoir s'en sortir. Tu restais toujours calme, bien qu'un peu gêné par la situation. Tu regards était beaucoup moins détendu que tout à l'heure quand tu avais posé le pion. Fitzgerald sortit de la bouche de Rosabel. Elle t'avait reconnu on dirait.

Alors, tu posas tes mains dans les poches de ton pantalon, l'uniforme obligatoire, et nonchalamment tu tournas des talons pour marcher à l'écart de la jeune fille de dix-neuf ans, tirant de nouveau sur la chaise où tu avais été assit quelques minutes plus tôt pour faire tes origamis. Tu avais totalement ignoré la maîtresse des lieux. Tranquillement, tu repris le temps d'attraper une feuille et de la plier, pour recommencer un nouveau chinchilla. Ton camarade de classe te regardait avec de grands yeux et finit par trouver une excuse pour partir. Hm, pourquoi il partait ? Rosabel était dans ton dos, tu sentais sa présence. Après un petit temps pour te concentrer, tu finis par lâcher pour que seul elle et lui puisse entendre (de toute façon personne reste autour d'eux) :

Winston _ Je ne sais pas jouer aux échecs, ce serait une perte de temps.

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Re: Somebody got lucky |libre
25.04.16 15:39



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Rosabel & cie
Ses yeux roulèrent au plafond, son agacement ne savait plus comment se traduire autrement. Quelle chance, non contente de devoir supporter une plante verte il fallait en plus que cette dernière soit peu loquace. Non vraiment, on lui témoignait rarement autant d’éloquence. Peut-être tout compte fait aurait-il mieux valu laisser le python lui sauter à la gorge ; il n’y avait rien de plus horripilant que quelqu’un en train de vous balbutier, rien de plus désagréable que de rester dans l’attente, l’espoir d’un sursaut de création linguistique qui ne venait pas. Qu’il dise n’importe quoi, la bêtise des bêtises, mais qu’une syntaxe lui vienne en secours ! Damn. Le monde était en pleine régression, les sangs de bourbe proliféraient et bientôt on reviendrait à l’âge des cavernes. Il faudrait alors parler pour deux pour avoir une conversation qui rassemble des mots et des ensembles de mots. Retrouverait-on alors un signe distinctif de folie ? Non. Les fous n’étaient pas fous ; ils avaient trouvé une alternative au langage en ne langagiant pas avec leur prochain. En effet, pourquoi se soucier des autres lorsqu’on pouvait se soucier de soi-même ?

De fait, vous, très cher lecteur, serez bien le seul à ne pas vous étonner de ce manque flagrant de réaction comme Fitzgerald s’éloignait déjà, ce qu’il aurait dû faire dès le début si l’on se fiait à ce que pensait la serpentarde, cela faisait déjà bien trop longtemps qu’il l’importunait. Notons cependant que Rosabel ne criait jamais. Sauf lorsqu’on assistait à ses excès de fureur qui se faisaient malgré tout plutôt rares.
Aussi, les pions achevaient de se mettre en place. L’échiquier était fin prêt pour une nouvelle guerre. Ce que Rosabel devrait sans doute se résoudre par faire seule. Mais accordant une pause à la légion noire émérite, elle entreprit de quitter son fauteuil, non inquiète à l'idée qu'on puisse le lui substituer ; réellement, il faudrait être idiot pour s'asseoir à sa place.

Son délicat fessier choisit l'accoudoir de la chaise sur laquelle trônait ce cher Fitzgerald, dont elle ne se souvenait pas du prénom exact, mais il pouvait cependant s'estimer heureux qu'une telle personnalité ait inscrit dans sa mémoire le bon nom de famille associé au bon profil. Car il était peut-être un Fitzgerald mais elle était une Northrop, famille remarquable il y a de cela quelques siècles mais que tout le monde avait néanmoins aujourd'hui réussi à oublier. L'exploit de tomber dans l'oubli, voilà qui n'était pas moins prestigieux.

Son ombre se pencha au-dessus de la sienne et sembla un instant le recouvrir entièrement, le jeune Fitzgerald n'avait en vérité qu'un mouvement de tête à faire pour se retrouver le nez entre ses seins, tant elle s'en trouvait proche. Là encore, c'était une fâcheuse manie.

_ Donc tu préfères plier du papier ? Voilà une activité digne d’un Poufsouffle. Aucun gain cérébral si ce n’est l’agilité d’un singe.

Le python s'anima doucement, il se déroula lentement, et on le vit ramper pour se détendre le long du bras de la sorcière. Vicieux, il tenta innocemment de changer de partenaire ; une masse écailleuse longea bientôt les épaules du jeune garçon.

_ La bêtise, ce n’est pas de ne pas savoir, mais de rester volontairement dans l’ignorance.
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Re: Somebody got lucky |libre
25.04.16 22:30


Tu ne l'avais pas vu arriver lentement derrière toi. Elle t'était apparue comme ... comme un serpent rampant. Comme une serpentard. Comme ce Python toujours sur ses épaules. Elle s'installa sur l'accoudoir de ta chaise, et les hanches tournées, elle se pencha un instant sur ce que tu faisais. Des origamis. Chose pas très passionnante mais tu voulais passer ton temps là-dessus, pour en faire plein et surtout pour en faire pour ta soeur. Vous avez-je deja dit que Winston est très susceptible ? Oui. Tu es susceptible. Mais étrangement plus avec les gens qui rigolent, qui font les idiots et dont les mots doivent être prit à la legere. Avec les gens comme ... Comme Rosabel, tu gardes ton calme et tu formes un début de carapace ou une bulle protectrice. Pour éviter de t'énerver. Tu ignores. Complètement.

Rosabel _ Donc tu préfères plier du papier ? Voilà une activité digne d’un Poufsouffle. Aucun gain cérébral si ce n’est l’agilité d’un singe.

Chacun ses occupations. Tu pensais presque tout fort. Tes lèvres même bougèrent et formèrent ces quelques mots en silence. Elle était énervante. Mais dans ta vie de petit garçon un peu trop patient et tolérant tu as le stade : Amour, amis proches, amis, copains, neutre, pitié. Rosabel est au stade de la pitié pour le moment. Que peut-elle bien te vouloir ? A toi ? Qui ne lui a rien demandé ? Bon, tachons de nous détendre.
Un bruit de vêtement, ses vêtements. Un poids sur les épaules et quelque chose qui rampe. Tu comprends de suite ce que c'est et tu entends les murmures des élèves autour, impuissants face à la scène. Personne ne bouge le petit doigt. Et Rosabel continues de te parler. Tu ne fais même plus attention à ce qu'elle te dit, tétanisé par la peur. Est ce que ce truc, en plus de bouffer les animaux des sorciers de l'école, bouffe ... Les sorciers ? Tu avales ta salive, silencieux. Tu as peur que le moindre mouvement ou le moindre bruit fasse bouger le Python et qu'il décide de te mordre. Ça fait combien de centimètres ses crocs ? Mon dieu. Tes mains touchent toujours le papier des origamis, tu sens tes mains se mettre a trembler, et tu peines à rester impassible. Puis tu réfléchis, à vive allure, et tu penses que cet animal a surement apprit à ne mordre aucun humain. Et à réagir que quand sa maitresse en décide.

Winston _ Bon, qu'est ce que tu me veux ?
...


Ta voix est aigue, tremblante. Tu vas faire des cauchemars ce soir. Si tu survis à tout ça. Et tu vas aussi essayer de contenir Joyce ou Tullie de ne pas casser la figure à cette fille. Elle commence à t'énerver, la peur te fait toujours cet effet, tu t'énerves. Tu as le sang chaud. Et puis ... Il est lourd ce Python.

Winston _ Demandes lui de partir de mes épaules je ne suis pas un reposoir !

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Re: Somebody got lucky |libre
30.04.16 23:47



Somebody got lucky
Rosabel & cie
_ Oh chéri, si tu es incapable de supporter le dérangement, ta vie s’annonce longue en souffrance.

Mais Rosabel n'espérait pas, n'espérait plus.
L'Humanité toute entière n'aurait pas su satisfaire mlle Northrop.
Terne, grise et triste.
L'Humanité, elle lui aurait brièvement ri au nez, n'aurait eu qu'un seul mot à lui jeter. Merde.
Qu'il était présomptueux de la part de ce petit être de croire qu'elle pouvait lui vouloir quelque chose quand elle n'attendait rien de la Terre entière.
Rosabel était la Mère Aigreur, semant les graines d'acidité sur son passage, plantant l'amertume à chaque violent coup de talon, soufflant un vent de ressentiment sur des paysages qui prenaient des allures de vastes plaines de désolation.
Il n'avait rien de ce qu'elle désirait. Il ne possédait rien qui l'aurait fait pâlir d'envie et de jalousie. Il n'avait rien à lui apporter. Il n'était rien. Inutile comme le reste de ses congénères.

_ Cesse de gigoter, veux-tu ? Tout le monde sait qu’un serpent stressé est un serpent agressif. Et puis, il ne mord pas. Un sourire carnassier ravagea son visage d’une lueur étrange, comme elle rapprochait ses couleuvres de l’oreille juvénile, des toxines déposées sur un lobe depuis le haut d’une bouche finement matoise. Enfin. Il préfère s’enrouler autour de sa proie, se refermer lentement dessus, pour l’étouffer. Comme il pourrait broyer sous le poids de ses écailles ta merveilleuse petite nuque blanche.

Et elle rejeta soudainement sa tête en arrière, un éclat grave et saccadé échappé dans l'air, un rire de grand personnage, à la hauteur d'une mauvaise réputation, à la manière d'un méchant. Un rire de sorcière. Un vrai. Il raisonna soudain dans le salon, amplifié dans un écho terrifiant, installé tout à fait dans l'esprit de tous à présent, maniéré sur des notes de cruauté, à faire naître sur les fronts de nouvelles sueurs froides, vagues de sursauts tourmentés, inspiration de songes angoissés.
Et le Python comme charmé par la partition rugueuse d'une hilarité félonne, diabolique presque démente, délaissa bientôt ce caprice passager. Car Rosabel portait mieux le python que personne. Elle le soulevait délicatement -plus encore qu'elle ne l'aurait fait avec sa propre fille- et l'étendait naturellement autour de ses frêles épaules, une main toujours porteuse de la tête écailleuse qu'elle remontait vers son visage.
Puisqu'elle était de fait sensiblement plus intéressée par son animal de compagnie que par le piètre humain qui lui faisait face.

_ Hélas. Il préfère les rats aux blaireaux. Et puis il risquerait de faire une indigestion ; tu n'as que la peau sur les os, tout au plus la queue d'une petite crevette.

Et l'ombre s'éloigna soudain, rendant sa liberté à l'oisillon boiteux, comme follement éprise de lassitude elle se relevait déjà, du haut de sa trop grande taille, du haut du plus grave des dédains, sans un regard pour le second, comme s'il n'existait tout à fait plus, la démarche traînante.

_ J'en ai suffisamment vu.  

Et elle s'en alla alors telle la reine qu'elle était, sur un ton suffisant, son fessier délicat et souverain se déhanchant outrageusement pour rejoindre son trône. En se fichant éperdument du reste.
Codage par Emi Burton
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