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 il faut bien que jeunesse se passe.

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Duelliste illégal


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Lancelot Thompson





il faut bien que jeunesse se passe.
23.04.16 20:25

Ces moments d'enfance passée trop vite se rattrapent parfois. Comme si le temps n'était jamais totalement perdu. Comme s'il était possible de rejouer le passé, de combler les manques de ses souvenirs, voire même de réécrire son histoire. Des regrets, sans doute Lancelot en a-t-il. Il en est perclus jusqu'à la moelle, torturé par les possibles qui se sont un jour présentés à lui et qu'il n'a pas osé saisir. Il se demande parfois dans quelle mesure le petit Arthur l'influence. Petit, pas tant que cela, même si avec ses trois ans de moins, il pourrait l'être ; mais Lancelot sait qu'il n'était pas gamin à ce point-là à seize ans. Et il s'interroge. Quelle part de jeu y a-t-il dans le garçon qu'il s'est juré de suivre jusqu'au bout, qu'il s'est juré de détrôner au moment opportun, qu'il s'est juré de soutenir au détriment de lui-même ?
Mais il valse, Lancelot.
Il danse sur le rythme d'Arthur, sans s'en plaindre.
Il semble vouloir presque de ce fil qui le manipule, qui le décharge de certaines de ses responsabilités.
(Il sait, Lancelot. Que l'ambition seule ne suffit pas à faire le chef. Qu'elle n'aide pas totalement à supporter les fardeaux.)
(Il connaît la solitude du chef, puisqu'il en décharge Arthur.)
(Homme de paille conscient de sa situation, à moitié désireux de devenir humain, à moitié désireux de se foutre le feu.)
Lancelot ne saurait dire qui, d'Arthur ou de lui, a bu en premier cette maudite potion. Qui a poussé l'autre à le faire. Parfois, leurs équilibres s'harmonisent tellement que leurs pensées se synchronisent. Aussi différent fussent-ils. C'est ce sentiment d'unité qui désarçonne Lancelot. Comme si Arthur devenait une part de lui-même qu'il souhaitait privilégier sur son ancienne identité.
A présent, les voilà tous les deux à l'infirmerie, à vomir leurs tripes. Quand il croit avoir vidé son estomac, Lancelot se rend compte qu'il a encore à offrir au seau qui se présente amoureusement à lui. La bouche pâteuse, le visage blanchâtre, le second des duellistes illégaux s'affaisse sur le lit qu'on lui a attribué, n'ayant jamais autant caressé les idées morbides d'abandon de soi qu'en cet instant. Dans son agonie, il tourne la tête vers Arthur. Le rouquin ne va pas mieux, et son ami se dit qu'il doit vraiment, vraiment aller mieux. Une part de lui meurt d'envie d'aller soutenir le garçon. L'autre part se complaît dans le vide de ses pensées, ses désirs enveloppés dans une ouate impénétrable.
L'endroit n'est pas calme, mais Lancelot entend presque le silence à travers leurs borborygmes respectifs, et les bruits de pas qui raclent le sol dans une cadence effrénée. Il peut l'entendre s'il tend l'oreille, absence de son qui ne disparaît pas même sous le fracas de leurs râles.
Ah, mais il sent comme un écho de tempête résonner dans ses tempes.
Il voudrait bien l'attribuer à son état maladif, malheureusement, il se pourrait bien que ce ne soit qu'un pressentiment inutile.
Car Joyce est en chemin, et elle trouvera sans doute à redire de ses manquements répétitifs.
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Duelliste illégal


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Arthur B. White





Re: il faut bien que jeunesse se passe.
25.04.16 19:48

Parfois, Arthur se disait qu'il devrait être plus attentif en cours. Ce n'était pas sa faute s'il préférait rêver à ce qu'il ferait s'il n'était pas enfermé dans ce château plutôt que d'écouter un professeur ennuyeux donner une leçon qui ne l'intéressait pas vraiment. Il avait hâte d'avoir passé ses BUSE afin de pouvoir se spécialiser, comme Lancelot – au moins, il pourrait éliminer les matières les plus ennuyeuses de son emploi du temps. Maigre consolation. Le professeur ne semblait pas se rendre compte du profond désintérêt d'Arthur, et c'était le plus important. Il fallait juste paraître appliqué.
Mais ce comportement quotidien avait permis une erreur monumentale qui l'avait envoyé à l'infirmerie, en compagnie de Lancelot évidemment, où le garçon déversait le contenu de son estomac dans un seau mis à leur disposition – M. Valces devait être en train de se foutre de leur gueule, en tout cas, le regard méprisant qu'il leur avait jeté voulait tout dire. De toute façon, Arthur n'était pas à mesure de penser à lui pour le moment : sa perspective se résumait à un seau. Essayer de contrôler les convulsions qui secouaient son ventre aurait été tout aussi inutile.
Arthur comprenait pourquoi il était là. Il avait fait une erreur d'inattention lors de la réalisation de la potion et l'avait payé cher lorsqu'il y avait goûté. Il était pourtant persuadé qu'il pouvait reproduire facilement le charme belliqueux présent dans son livre, et pas un moment Lancelot n'avait eu l'air de lui dire qu'il se trompait dans la procédure, ce qui l'avait mis en confiance. Arthur ne le montrait pas, mais il s'appuyait beaucoup sur Lancelot, guettant du coin de l'œil son approbation et son avis. Un léger doute sur le front de son ami suffisait à lui faire changer de fusil d'épaule. N'ayant rien vu, il s'était senti sûr de lui. Trop sûr de lui.
C'était au moment de boire qu'il s'était rendu compte qu'il avait oublié de laisser reposer la potion. Et les paroles de son professeur lui revinrent en mémoire : le temps de repos était primordial pour certaines potions. Une information qui n'avait pas retenu l'attention d'Arthur à l'époque, mais qui s'était trouvé un chemin dans sa mémoire et qui ressortait au pire moment, soit un instant trop tard. Le résultat ne s'était pas fait attendre : deux lascars en train de vomir leurs tripes à l'infirmerie.
Franchement, M. Valces avait raison de les mépriser : ils étaient une belle bande de bras cassés, tous les deux.

Une brève accalmie permit à Arthur de relever la tête. En tant que rouquin, il n'avait pas la peau très foncée, mais jamais aussi blanche comme un linge qu'à cet instant précis. Il fallait attendre que toute la potion ressorte pour se sentir mieux, mais cela demandait à son corps des efforts si importants que les cheveux d'Arthur étaient collés par la sueur. À côté de lui, Lancelot n'avait pas l'air en meilleur état, mais il s'en sortait mieux, même ainsi, il conservait son élégance naturelle, c'était injuste, pourquoi lui, Arthur, n'avait-il pas le droit à être aussi classe que lui ? Ses bras se resserraient autour du seau à cette idée. Lancelot, il l'aimait bien, mais parfois, il avait l'impression que le Serpentard méritait plus sa place de leader des duellistes illégaux que lui. Lancelot avait tant de choses qu'Arthur n'osait même pas rêver de posséder... c'en était parfois frustrant.
Des bruits de pas qui n'étaient pas ceux de M. Valces se faisaient entendre, et Arthur sut immédiatement qu'ils ne lui étaient pas adressés. Il se doutait bien que la personne qui allait venir – il avait une petite idée de son identité – allait se préoccuper de Lancelot en priorité. C'était normal, Arthur n'était qu'un Serdaigle après tout : il n'intéresserait pas une préfete verte. Et les préfets bleus ne lui prêtaient pas vraiment attention – il y avait plus important qu'un petit Arthur dont la seule ambition dans la vie semblait d'être de rester un enfant le plus longtemps possible.

« Je crois que c'est pour toi. » réussit à sortir Arthur avant de replonger la tête dans le seau.

Son ventre semblait bien décidé à lui faire payer l'audace d'avoir parlé.


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Préfet


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Joyce Fitzgerald





Re: il faut bien que jeunesse se passe.
01.05.16 15:12

il faut bien que jeunesse se passe.

Lancelot Thompson

Arthur B. White

« Joyce, je crois que Lancelot a un problème, apparemment il est à l'infirmerie. »

Lentement, elle relève la tête vers la personne qui vient de lui adresser la parole. Un sourcil relevé, elle donne l'impression de ne pas avoir compris. Mais l'informateur sait très bien que Joyce n'est pas le genre de personne qui ne comprends pas ce genre de chose simple, la demoiselle veut juste se voiler la face. Pour la préfète des Serpentard, il était général que si ce vert c'était retrouvé à l'infirmerie, c'était tout simplement à cause de ça. Pour une fois, elle n'a pas lâché un seul soupir et d'un simple geste, Joyce renferme son livre avant de se lever du canapé de la salle commune des serpents.

Ses pas rapide résonnent dans les couloirs de Poudlard jusqu'à son arrivée dans l'infirmerie. Joyce est surprise de remarquer que Monsieur Valces n'est pas présent, pour une fois. Sûrement c'était-il éclipsé dans un lieu plus calme pour boire un coup, ou bien juste pour s’enfermer à la bibliothèque après s'être grosso-modo occupé de ces « victimes ». Sans le moindre doute, Joyce ouvre la porte de la salle remplit de lit, dans une grand fracas, elle ne respecte ni les malades, ni le matériel. Du premier coup d’œil elle le remarque, Lancelot Thompson en compagnie d'un seau. Et il n'est pas seul, bien évidemment, cet oiseau semble lui aussi être dans le même cas que le Serpentard. Alors Joyce s'avance vers les deux cadets, un air dégoûté sur son visage qu'elle ne prend même pas la peine de dissimuler.

Elle étudie certes la médicomagie, s'occupe de cet infirmier dans ces moments où il fini toujours par vomir, mais elle n'en reste pas moins habitué. Comme si il était possible de s'y habituer de toute façon. Mains sur les hanches devant son camarade de maison -à une distance pour le moins raisonnable, tout de même- Joyce expire  jusqu'à en perdre son âme, si celle-ci pouvait s'enfuir de son propre corps.

« C'est encore un résultat de tes duels de couloir, c'est ça ? A force de se prendre des mauvais sorts, les professeurs vont vraiment finir par se poser des questions tu sais ? Et bien sûr qui perdra des points ? Hein ? »

Évidemment qu'elle est menaçante. Joyce est préfète, elle ne peut pas accepter qu'un serpent puisse faire perdre des points à la maison des malins. Même si au fond, tout le monde sait qu'elle est bien plus inquiète pour les personnes que sur leur victoire à la coupe des maisons. Puis elle lance un coup d’œil sur le Serdaigle, Joyce est surtout venu pour Lancelot, mais bien sûr que ces deux-là se retrouve au même moment à l'infirmerie. Et surtout, pour la même chose.


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Lancelot Thompson





Re: il faut bien que jeunesse se passe.
02.05.16 21:57

Lancelot n'y peut rien. Ce n'est pas une défense bien commode que l'on assène pour le dédouaner de ses torts : il n'y est vraiment pour rien.
Face à Arthur, il ne peut pas grand-chose.
Il se sent obligé de vérifier que le plus jeune s'en sort correctement, qu'il n'est pas atteint d'un mal plus terrible encore. Car dans ce cas, vomissements ou non, Lancelot sait qu'il ne resterait pas en place. D'autant plus qu'ils sont les seuls à emplir l'infirmerie de présence ; sans eux, en l'absence de l'infirmier, l'endroit s'effondrerait sous le poids du silence. Il ne comprend guère ces filets de sentiments qui s'échappent de lui à la moindre de ses respirations, comme s'il se perdait par le simple fait d'être en vie. Comme s'il se délitait à chaque seconde, prisonnier d'un impitoyable compte à rebours, le condamnant à contempler l'imminence de sa propre fin tout en se demandant que faire pour l'empêcher ; tout en se demandant s'il ne ferait pas mieux, parfois, d'accélérer le processus de sa propre destruction.
Il tourne le dos à la porte quand celle-ci s'ouvre ; il ne se soucie pas vraiment de qui vient empoisonner leur air commun, car tant qu'il peut inhaler le poison sans en mourir, il n'a pas matière à protester. Lancelot est de toute façon fureur, à tout instant de sa vie, y compris lorsqu'il se caractérise par le plus terrible des calmes. Car si son âme est sereine, si son cœur lentement se déploie et se replie, son langage n'est rarement autre chose qu'agression. Il n'a jamais prétendu être autre chose qu'une âme solitaire, rompue à l'exercice d'un quotidien trop médiocre, ne se motivant jamais sans raison, et ne s'arrêtant jamais sans avoir tout essayé.
« Oh non... » : marmonne-t-il en réponse à l'interjection de son meilleur ami.
Il n'a rien contre Joyce. Peut-on haïr une personne dotée d'intentions pures ? Oui, on le peut ; mais Lancelot préfère réserver ses haines à ceux qui les sollicitent suffisamment ; il n'a pas la mansuétude de les offrir aux autres. Il faut le supplier, Lancelot, pour qu'il s'extraie de son mépris habituel. Et Joyce... eh bien, c'est Joyce. Que peut-il en dire de plus ?
Soupirant (le cœur au bord des lèvres), Lancelot se retourne et lui darde un regard dur.
« Les points, les points, tu n'as que ça à la bouche, Joyce Fitzgerald. Merci de me demander si je vais bien. »
Car évidemment, Lancelot est un agitateur qui ne se préoccupe guère des lois des autres ; moins loup solitaire que dictateur en puissance ne s'intéressant pas au régime mis en place par ses futurs prédécesseurs. L'autorité de la jeune fille n'a pas de réalité à ses yeux ; de là à la trouver nuisance, il n'y a qu'un pas. Portant la main devant les lèvres alors qu'un soubresaut le parcourt, Lancelot jette un coup d'œil à Arthur avant de rajouter :
« Je ne fais pas de duel de couloirs, j'aide simplement mon ami à faire ses devoirs. Mais je crois que je suis aussi mauvais que lui. »
Il s'est surtout montré totalement inattentif. Trop distrait par toutes ses questions qui se bousculaient dans sa tête. Trop distrait par cette lente ruine de son identité, orchestrée par un rouquin trop futé pour qu'il puisse lui opposer une véritable résistance.
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Arthur B. White





Re: il faut bien que jeunesse se passe.
03.05.16 19:56

Dès le moment où les deux Serpentard allaient se retrouver dans la même pièce, Arthur avait su qu'il allait être laissé de côté ; ou plutôt, qu'il désirait être laissé de côté, car la suite promettait d'être pénible. Une préfete venait rarement vous voir lorsque vous n'avez rien fait, et avant même que ladite préfete fît son apparition, le « oh non » de Lancelot prouvait que son ami envisageait déjà le pire. Cela aurait pu faire rire Arthur, mais son estomac était en train de se vider, impossible de sourire.
Comme prévu, Joyce Fitzgerald ignora totalement le petit Serdaigle recroquevillé sur son seau. Elle ne l'avait peut-être pas vu, n'avait peut-être rien à faire de lui, ou bien pensait qu'il était une victime de Lancelot et n'avait rien fait de mal – quelques personnes pensaient parfois ainsi, pour une raison qui échappait totalement à Arthur. Il n'allait pas s'en plaindre, après tout, surtout qu'il était plus ou moins responsable de la situation dans laquelle ils se trouvaient tous les deux. Et toujours comme prévu, Lancelot n'accueillit pas bien la préfete, lui reprochant de faire trop attention aux points et de ne pas penser assez à son bien-être. L'esprit acéré d'Arthur remarqua que c'est seulement après qu'il nia avoir participé à un duel et expliqua seulement qu'il avait aidé Arthur à faire ses devoirs. Cette phrase attirait l'attention sur Arthur, qui se sentit soudain tout petit et insignifiant, comme si on l'avait poussé dans une dispute de grand où sa petite taille et son air juvénile l'identifiaient comme un enfant et le discréditaient. Il n'aurait pas dû avoir une telle impression, mais plusieurs années de ce régime avaient fait leur effet. Arthur avait parfois le sentiment qu'on ne le prenait pas réellement au sérieux, ce qui, selon les instants, l'enchantait et le désespérait. Dans le cas présent, il penchait plutôt vers la deuxième solution.
Repoussant un peu le seau qui semblait vouloir se coller, Arthur décolla son visage du trou noir et jeta un regard un peu peiné à Joyce en espérant l'amadouer :

« Il dit vrai, c'est ma faute. J'essayais de réviser pour mon prochain contrôle de potion, mais je me suis trompé dans le temps de repos, et on l'a pas supporté. »

Lancelot était peut-être énervant à cause de sa façon un peu hautaine de répondre, mais ce n'était pas le cas d'Arthur, qui semblait parfaitement sincère. Mis à part ses réelles intentions, qui n'étaient pas scolaires, tout ce qu'il disait était parfaitement vrai.

« Alors il ne faut pas lui en vouloir, il essayait juste de m'aid... »

Malheureusement, la constitution d'Arthur était plus fragile que celle de Lancelot : ce dernier en était déjà aux dernières convulsions et pouvait se contrôler suffisamment longtemps pour parler, mais le rouquin ne parvenait pas à prévoir ses hauts-le-cœur. Il sentit au bout milieu de sa phrase qu'il allait avoir une remontée et s'interrompit pour remettre le visage dans le seau, mais trop tard. Une giclée nauséabonde sortit de sa bouche et aspergea le sol, ses chaussures, ainsi que celles de Joyce. Par chance, son pantalon avait été épargné grâce au seau reposant sur ses cuisses, ce qui lui éviterait une humiliation supplémentaire.
En constatant le résultat, Arthur se sentit bien évidemment mortifié. Il espérait que la préfete n'était pas trop susceptible et qu'elle n'allait pas leur enlever de points ou leur imposer une punition pour cette raison. Il ne l'avait vraiment pas fait exprès et était embarrassé : son visage pâle avait retrouvé des couleurs à cause de la teinte rouge qu'avait prise sa peau.

« Dé... désolé ! répondit-il d'une voix un peu trop aiguë. Je... je nettoierai après, promis ! »

Arthur renfonça la tête dans le seau, à la fois pour prévenir la prochaine remontée que pour échapper au regard de Joyce et au jugement qu'il pensait y trouver. Il se doutait que Lancelot ne se moquerait pas de lui, pas en présence d'une tierce personne en tout cas, mais vis-à-vis de lui aussi il était gêné. Lui qui passait d'habitude si bien inaperçu avait envie de s'enfoncer dans un trou de souris et de ne plus en ressortir avant ses vingt ans – ce qui lui laissait assez de temps pour oublier ce souvenir très gênant.

HRP:
 


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Préfet


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Joyce Fitzgerald





Re: il faut bien que jeunesse se passe.
15.05.16 20:26

il faut bien que jeunesse se passe.

Lancelot Thompson

Arthur B. White

A son tour Joyce se sentait mal. Elle n'était pas malade, elle n'allait pas rejoindre les deux cadets dans leur vomissement. Elle se sentait juste mal intérieurement que Lancelot n'y comprenne que l'éventuelle perte de point. Effectivement, c'était l'unique chose que la préfète avait évoqué à son arrivé, même si Joyce prêtait une plus grande attention au pourquoi du comment. C'était étrange parce qu'au final, la verte n'arrivait pas à s'exprimer correctement avec certaines personnes, surtout lorsqu'il y avait une complication. C'était quelque chose de rare, mais qui pouvait arriver à n'importe quel moment.

Bien sur que Joyce était plus inquiète pour l'état de Thompson. Sauf qu'elle était préfète de leur maison. Cela ne faisait à peine qu'une année, pourtant Joyce savait que si les Serpentards perdaient des points, ça allait lui retomber dessus. Parce qu'ils n'étaient pas le genre à faire des conneries -ou du moins, ils n'étaient normalement pas du genre à se faire attraper-, alors l'Anglaise c'était donné comme mission de surveiller les éventuels perturbateurs qui eux, risquaient de faire baisser les gains.

Mais elle fini par oublier tout ça, par perdre son inquiétude lorsque Lancelot évoque les devoirs. Il pouvait lui mentir, sauf que Joyce lui faisait confiance. C'était peut-être une mauvaise chose, elle ne le savait pas. Ses épaules tombent, comme libérées d'un poids parce qu'au final, elle se sent bien plus légère. Et elle écoute attentivement l'explication du Serdaigle qui semble défendre Lancelot. Elle n'y comprend pas grand-chose, comment pouvait-on se tromper sur un temps de repos à ce point ? C'était la premier fois en cinq année qu'elle tombait sur des gens malade à cause d'un mélange. Et oui. Ils n'étaient pas tous comme elle. Alors, elle soupire tout en croisant ses bras sur son ventre.

« A l'avenir soyez sur à cent pour cent de votre préparation avant de la boire. D'ailleurs, pourquoi la boire ? C'était quelle genre de révision exactement ? »

Et le drame se produit, finalement elle ne c'était pas placée assez loin des deux malades. Joyce affiche une grimace lorsque Arthur se met à vomir, surtout lorsqu'elle comprend que comme le Serdaigle lui parlait, il n'avait pas sa tête dans le seau. Joyce monte son regard par dessus la chevelure de ses cadets, fixant alors le mur au loin, elle incline doucement sa tête de gauche à droite avant de fermer les yeux. La préfète essaye de retenir la remonté qu’entraîne obligatoirement ce vomi à ses pieds. Jamais. Non jamais elle ne s'y habituera.  

Rouvrant avec courage ses deux yeux, Joyce pose son regard émeraude vers le sol. Au moins, elle était chanceuse, ça n'avait contaminé que ses chaussures. Elle essaye de faire disparaître sa grimace, mais rien n'y fait, elle ne s'en va pas. Bien trop dégoûté par tout cela. Pourtant, elle avait l'habitude de s'occuper de gens vomissant. Alors Joyce décide de libérer ses pieds de leur godasse salement éclaboussées. Elle le fait avec la plus grande des attentions pour éviter de salir ses chaussettes qui n'avaient rien demandé. Dorénavant pied-nu, elle fait bien plus attention aux précautions en s'éloignant de plus belle.

« Monsieur Valces ne vous a rien donné pour vous empêcher de vomir ? La verte soupir, énervée, dégoûtée, elle ne sait pas quoi faire maintenant. Gardez la tête dans votre seau quand vous parlerez, s'il-vous-plaît. C'était quoi cette potion ratée ? Qu'à l'avenir elle empêche n'importe quel cancre de la réaliser. Et ne t'inquiète pas, je ferais un Tergeo si je ne choisis pas de les jeter. »



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Lancelot Thompson





Re: il faut bien que jeunesse se passe.
18.05.16 18:50

A-t-il conscience de l'incongruité de ses assertions ? Tendre une main charitable à un ami ne correspond pas au tempérament solitaire et orgueilleux de Lancelot. Il serait absurde de ne pas déceler les reliefs d'une âme de roi qui se dessinent dans les tréfonds de sa personne. De ne pas comprendre l'étendue de ses aspirations glorieuses. Aux yeux d'un Lancelot, l'amitié n'est qu'une broutille qui emmêle le cœur et l'esprit, au point d'obscurcir toute capacité de jugement, de l'envelopper dans les ténèbres de l'hésitation.
Lancelot est comme perdu dans un nuage de fumée, incapable de se défendre car l'ennemi n'est pas tangible, contraint à inhaler le poison dont il est environné.
Et l'ennemi en question - peut-être par miséricorde à l'égard de l'homme de paille attirant à nouveau sur lui les foudres du reproche, agissant tel un paratonnerre pour épargner l'innocence de sa malice - intervient pour justifier l'attitude de son chevalier. Et Lancelot lance un regard impénétrable à cet jeune homme. Bien malin celui qui saurait l'interpréter ; lui-même ne sait probablement pas démêler les courants impétueux de son cœur.
Cela vaut toujours mieux que de s'intéresser à la Fitzgerald ; en cet instant, ses sentiments à son égard sont tout aussi emmêlés, et sans doute s'est-il vexé qu'elle ne se soit pas enquis de son état de santé avant de lui asséner ses palabres moralisatrices. Lancelot aimerait parfois qu'elle le traite différemment - comme un être autonome, peut-être ; elle l'incrimine à la moindre occasion, se fait juge alors qu'elle n'est que policière - et cela ne change rien, car Lancelot sera toujours coupable, peut-être est-il né en portant la responsabilité de tous les maux sur Terre. Il en a parfois l'impression, avec Joyce, tant elle semble consacrer toute son énergie à le reprouver.
« Oui, oui, maman. » : rétorque-t-il avec morgue ; ou du moins essaie-t-il ; il a le teint opalin du souffreteux, et ses cheveux tombent en cascade neigeuse sur son front, collés par la sueur.
Il est souffrant, mais il n'abandonne rien.
Il garde le menton haut, Lancelot.
Plus qu'Arthur qui, par manque de contrôle, rend le contenu de son estomac sur les chaussures de la (pauvre) préfète. Lancelot sent ses lèvres s'étirer ; il s'astreint au sérieux, acte plus ardu que de coutume dans la mesure où il a vraiment envie de rire. Il doit être le seul dans la pièce. Toutefois, Joyce l'impressionne par sa façon de contenir sa colère ; alors forcément, Lancelot est piqué par l'envie de la titiller.
« Non, il n'était pas là. Et je te trouve bien sympathique avec Arthur, dis donc. C'est parce qu'il a un minois de gamin que tu le favorises ? Si j'avais su, je me serais empêché de grandir. »
Il s'amuse, Lancelot ; probablement parce qu'il connaît la véritable, qu'il a conscience des ténèbres qui tourbillonnent derrière l'apparente ingénuité d'Arthur. Lancelot est terrible, Lancelot est dévoré d'envies de splendeur - il voudrait finir sa vie en apothéose, sans jamais se laisser corrompre par la vieillesse -, mais Lancelot est un ennemi bien plus commode qu'Arthur. Car lui, on le voit venir. Mais il n'en dit rien à Joyce ; ce qu'elle pense d'Arthur ne le regarde nullement, et Lancelot tient à appuyer l'hypothèse de sa candeur. Il en tire quelque chose, lui aussi.
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Arthur B. White





Re: il faut bien que jeunesse se passe.
18.05.16 21:29

À présent qu'Arthur avait la tête plongé dans son seau, il se rendait compte de l'effet que la préfete de Serpentard avait sur lui. Tout comme Lancelot, elle avait ce petit côté froid et sérieux qui, dans la situation actuelle, le mettait mal à l'aise. Arthur connaissait son ami et avait appris à surmonter l'impression qu'il donnait aux autres. Il ne pouvait pas y arriver avec Joyce Fitzgerald. Les points n'y étaient pour rien, pas plus que le fait de se faire sermonner : c'était plutôt le fait d'avoir attiré l'attention qui le dérangeait. Arthur n'y était pas habitué et regrettait le confort que son anonymat lui procurait.
La réprimande ne vint pas, remplacée par une question sur la présence de l'infirmier, à laquelle Lancelot eut la gentillesse de répondre, et la recommandation de ne pas lever la tête du seau pour le moment. Arthur n'avait pas le courage des Serpentard et n'aurait pu relever les yeux pour croiser le regard de celle qu'il avait malencontreusement éclaboussée. Son cœur s'affola cependant lorsqu'il entendit la provocation que Lancelot était en train de faire à la préfète. Le rouquin n'estimait pas être privilégié à cause de son apparence ou de sa petite taille, mais l'ironie qui perçait dans la voix de son ami laissait entendre qu'il avait le droit d'ordinaire à de plus vives admonestations. Le cœur d'Arthur se serrait à la crainte de la punition qu'il pensait voir tomber sur Lancelot. Dépasser les limites et s'affranchir des règles était une chose, faire face au châtiment en était une autre. Arthur avait sans doute toujours un peu craint de se faire punir pour ses actes, et pour cette raison, laissait Lancelot lui servir de couverture aussi bien que de bouclier. Le grand jeune homme blond tomberait pour qu'il puisse être tranquille. Mais personne ne serait là pour le protéger si on s'en prenait à lui.
L'esprit rationnel d'Arthur aurait dit que chercher à rattraper les bêtises de Lancelot était ce que la face claire de sa personnalité était censée faire naturellement. Mais son cœur, lui, avait plus de mal à acquiescer. Exposer Lancelot était nécessaire, mais faisait parfois mal au cœur. Il fallait compenser ce sentiment d'une façon ou d'une autre, pour avoir la force de résister le moment venu.

« Il... il divague ! s'empressa d'ajouter Arthur, cette fois-ci sans éloigner la bouche de son seau. Ce n'est pas ce qu'il voulait dire, j'en suis sûr. »

Et le teint légèrement verdâtre de Lancelot pouvait lui donner raison. Il était évident que le Serpentard n'était pas au sommet de sa forme : Arthur espérait que la préfète accepterait cette explication sans trop broncher. Mieux valait ne pas trop y compter, car elle avait l'air de bien connaître l'animal. Et comme le Serdaigle était trop pressé d'obéir afin de faire oublier l'humiliation de tout à l'heure, il répondit très rapidement, non sans un petit côté je-sais-tout dont il se passait très bien d'ordinaire.

« Ce n'était pas une potion bien méchante, juste un breuvage pour changer l'apparence... mais le temps de pause est très important, et nous l'avons sous-estimé d'une seconde et demi. Normalement, les effets ne devraient pas être aussi violents, mais comme la potion fait partie de celles qui ont le plus de chance de causer une réaction allergique... nous en avons fait les frais... »

L'explication paraissait plus claire dans sa tête : ils auraient dû se contenter de ressentir des nausées, mais ils avaient tout vomi parce qu'ils n'avaient pas supporté la potion. Une note en bas de la recette indiquait que le breuvage qu'il avait créé était particulièrement allergisant, et que les risques de développer une réaction de ce type augmentait de façon exponentielle si la potion ne reposait pas assez longtemps.
Ceci dit, Arthur espérait bien que la préfète n'eût jamais tenté cette potion, ou une potion similaire, car elle se rendrait très vite compte qu'il cachait le nom de celle-ci à dessein. Heureusement, son estomac, se rappelant à lui, lui occupa l'esprit, assez efficacement d'ailleurs puisque l'inquiétude disparut en mes temps que son petit-déjeuner. Il n'aurait bientôt plus rien dans le ventre, alors la réaction devrait s'estomper.

« Merci d'être venue, en tout cas. » finit-il par dire, le visage plus blanc que jamais.

Arthur avait l'air d'être sur le point de rendre l'âme, mais il savait que le pire était passé. Quelques crampes devraient encore se faire ressentir dans les prochaines minutes, ce qui resterait bien plus agréable que les spasmes violents qui lui avait fait remplir ce seau. L'odeur était d'ailleurs assez nauséabonde : comment la préfète faisait-elle pour supporter les effluves qu'elle pouvait peut-être ressentir de là où elle se trouvait ?


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Re: il faut bien que jeunesse se passe.
27.05.16 20:30

il faut bien que jeunesse se passe.

Lancelot Thompson

Arthur B. White

Un sourire forcé digne de n'importe quelle hypocrisie Serpentard. Joyce était peut être de nature beaucoup trop adorable pour sa maison ou bien son rôle de préfète, elle était clairement beaucoup trop gentille et nombreux le savait. Retirer des points ou appliquer la justice, au final c'était punir des gens qui s'amusaient -ou non- et dans ce premier cas, cela lui faisait souvent mal au cœur. C'était sans doute pour cela qu'on disait qu'elle avait un cœur en or. Pourtant une chose était sûr, jamais elle ne favoriserait personne. Enfin. Presque. Disons que Kenji et Zachary n'étaient pas vraiment considéré comme « n'importe qui », bien qu'elle avait déjà du soustraire des points à sa propre maison lors de certaines activités avec son camarade Serpentard, histoire d'être couvert au moindre soucis. Mais c'était clair que jamais, Ô grand jamais, la préfète ne se laisserait jamais attendrir par un plus jeune. Surtout un Serdaigle, oui il y avait peut-être finalement toujours une négociation possible avec des Serpentards de première année. Son sourire bien que surfait ne semble pas vouloir disparaître. Jamais.

« Tu es jaloux parce que tu aurais aimés me vomir dessus le premier ? Malheureusement il aurait fallu que tu t'y prennes beaucoup plus tôt. Joyce aurait bien accompagné ses propos par un rire, mais elle ne souhaitait pas forcer autant. Parce que rien que d'y penser, à ces premiers vomissements, elle ne se sentait déjà pas bien. Si tu avais été à sa place, cela n'aurait rien changé à ma réaction. »

Comment faisait toutes ses personnes, qu'elles soient moldus ou sorciers pour rester aussi peu imperturbable par toutes ces choses. Joyce ne disait pas qu'elle se retrouvait quotidiennement dans le vomis d'autrui, mais c'était quelque chose qu'elle ne pouvait pas écarter. Autant avec son parcours de médicomagie qu'avec Flynn et maintenant même son boulot de préfet pouvait l’amener jusqu'à ce rejet. Elle fini par lâcher un soupire las. Lassée de tout et de rien. Lassée de ça sans aucune raison finalement.

« Bien sur qu'il divague, la potion. »

C'était une évidence après tout ? Si il était là, à vomir ses tripes dans l'infirmerie c'était bien parce qu'il était malade. Certes pas naturellement, mais les effets secondaires de cette potion pouvait engendrer d'autre syndrome. Comme de la fièvre ou qu'importe, qui entraînerait une certaine divagation. Évidement.

Au final, Joyce se rendit très vite compte que les questionner dans leur état actuel n'était pas vraiment une très bonne idée. Parce que chaque monologue qu'ils faisaient était très généralement suivit par une charmante remontée. La préfète, à chaque nouveau vomissement était obligée de se concentrer, fermant les yeux rapidement pour éviter de suivre les deux malades.

« Je vois. »

Finalement, la verte tourna le dos à ses deux cadets. Sortant de la pièce de l'infirmerie sans leur dire un seul mot. A cause d'Arthur Joyce allait devoir se balader en chaussette dans tout le château. Super. C'était d'ailleurs l'une des raisons de son abandon finalement, la demoiselle c'était rendu dans la réserve personnelle de Flynn bien que celle-ci était interdit a l'ensemble des élèves. Au final, comme Joyce l'aidait dans certaine préparation pour comprendre le fonctionnement des potions les plus compliqué, elle considérait quand son absence de l'infirmerie, elle pouvait s'y rendre si besoin était.

En fait, Joyce était simplement entrée dans la pièce pour y récupérer deux potions contre la nausée. Elle ne savait pas si cela allait vraiment débarrasser Arthur et Lancelot de leur maux, mais ils se sentiraient sûrement mieux après ça. Entre temps, la préfète en profita pour récupérer une paire de chausson dans la pièce principale avant de retourner voir les deux malades.

« Tenez buvez ça. Normalement je ne me suis pas trompée, ça devrait vous calmer un peu. »


HRP:
 


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Lancelot Thompson





Re: il faut bien que jeunesse se passe.
07.06.16 19:50

L'inconvénient de rencontrer Joyce avec quelqu'un d'autre, c'est qu'il se rend parfaitement compte du type de traitement qu'elle lui réserve. Lancelot a conscience qu'elle ne cesse de lui reprocher à peu près tout ce qu'il fait, cela dit, cela pourrait parfaitement faire partie de sa nature. C'est une préfète, donc quelqu'un qui ne cesse de se plaindre que le monde ne tourne pas rond. Avec elle, il faut marcher droit. Comme avec tous les préfets. Bah, il avait l'habitude. Non, à ce stade, ce qui l'inquiétait bien plus, c'était de la réaction d'Arthur, bien plus timide, et qui n'avait pas l'habitude d'attirer ainsi l'attention des détenteurs d'une forme d'autorité. Lancelot aurait pu lui dire qu'il ne se souciait guère de ce qu'elle pouvait dire, vu qu'il n'écoutait jamais véritablement ses remontrances ; toutefois, cela n'aurait pas été très poli.
Avec un soupir, il se tourne vers les deux seuls occupants de l'infirmerie.
« Non, je ne divague pas. Et tu te trompes sur mon compte, Fitzgerald. Je n'ai rien contre toi. »
Bon, peut-être un peu, en fait.
Juste une toute, toute, toute petite dent contre elle.
Mais après, il l'aime bien quand même, Joyce, alors a-t-elle raison de lui en vouloir ?
Il se prend la tête dans les mains, un instant, se sentant à nouveau mal. Cela passe au bout de quelques secondes, et il relève la tête comme si de rien n'était. Tant qu'il arrive à ne pas rendre, il n'a nullement l'intention de se plaindre. Surtout pas devant eux. Pas devant elle, qu'il essaie peut-être inconsciemment d'impressionner, malgré le fait qu'elle semble insensible à toutes ses sottises. Pas devant lui, qu'il veut protéger et soutenir en se montrant fiable et fort.
Joyce sort de l'infirmerie, et Lancelot en profite pour discrètement laisser échapper un peu plus le contenu de son estomac. Ah, la magie. Le problème, c'est que même quand on n'a plus rien à rendre, il en reste encore, avec elle. Comme il maudit parfois sa nature de sorcier. Quand il vivait chez les moldus, tout était tellement plus simple. Puis ses yeux glissent sur le rouquin, et il trouve le courage de repousser ces pensées noires. Chez les sorciers, on trouve des gens comme lui, avec de tels projets. Cela lui fait du bien de penser ainsi.
La préfète revient avec deux potions, et elle en tend une à Lancelot. Le jeune homme n'hésite pas un seul instant. Intelligente comme elle est, elle sait probablement bien plus ce qu'elle fait que lui. Il l'attrape et, le visage toujours pâle, balance un :
« Merci. Je m'étais trompé sur ton compte. En fait, tu m'aimes bien, pas vrai ? »
Puis il avale la potion, grimaçant un peu car le goût n'est guère à son convenance. D'un autre côté, il s'agit d'une potion, pourquoi cela devrait-il être bon ? Puis, attendant qu'elle agisse, il retourne s'allonger, lançant un regard amusé et narquois à la préfète.
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Re: il faut bien que jeunesse se passe.
07.06.16 21:29

On ne pouvait pas dire qu'Arthur n'avait pas fait d'efforts pour calmer la situation entre Lancelot et la préfète. Il était effaré par la façon dont son ami tentait de provoquer sa camarade, alors qu'il aurait dû faire profil bas. Il s'était étonné de la même manière que Joyce Fitzgerald ne lui eût pas encore fait payer son impertinence. Lancelot était pourtant en train de défier son autorité ; sans aller jusqu'à le sanctionner, elle aurait dû au moins lui rappeler sa position, lui demander d'arrêter et le ramener à la raison. Vaine idée. Elle était entrée dans son jeu, et bien sûr, Lancelot avait répliqué. Arthur préférait se faire tout petit, trouver un arrangement. Si les choses devaient dériver entre ces deux là, il espérait bien être épargné par la réprimande.
Évidemment, lorsque la préfète quitta la pièce, Arthur songea qu'elle en avait eu assez et qu'elle allait les laisser à leur malédiction en guise de punition. Il ne put s'empêcher de se sentir soulagé, comme à chaque fois qu'une personne un peu d'autorité dans ce château s'éloignait de lui après une de ses bêtises. Ce sentiment était étrange, car il ne ressentait jamais vraiment de culpabilité ou d'angoisse. Sans doute y avait-il une part de lui qui était terrifiée à l'idée d'être démasqué. Il se savait intelligent, prévoyant et bien préparé, mais il n'aurait sans doute pas été aussi génial s'il avait été épargné par le doute, attitude philosophique par excellence qui faisait de lui un être humain plutôt qu'une machine.
Arthur était tout de même un peu triste de ce dénouement. Il ne pouvait pas l'exprimer à voix haute : Lancelot n'accepterait certainement pas cette critique. Il laissait le petit Serdaigle prendre des décisions concernant les duellistes illégaux, se montrait étrangement attentif et conciliant avec lui, mais ne tenait pas à changer de personnalité simplement parce qu'Arthur pensait que certains aspects pouvaient être améliorés. Puisque ces paroles étaient inutiles, Arthur ne tenait pas à les prononcer. Surtout dans cette situation où chaque parole lui coûtait.

Il pouvait laisser son esprit divaguer. Cela le reposerait. Les pensées incessantes qui agitaient son cerveau en permanence étaient parfois difficiles à supporter. Arthur ne contrôlait pas toujours ce flot hyperactif. Mais en cette période de maladie, ses pensées devenaient incohérentes, et il ne cherchait plus à en retrouver le fil. Ce n'était pas exactement relaxant. Ce n'était qu'une sensation inédite qu'il avait envie d'expérimenter un peu, pour une fois qu'il en avait l'occasion.

Une main tendant un récipient inconnu rappela Arthur au monde réel. Ses yeux se levèrent vers le visage inattendu de Joyce Fitzgerald - de là, il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre ce qu'il s'était passé. En fait, cette préfète était plutôt sympathique, elle ne faisait pas que réprimander, elle aidait aussi les élèves. Un maigre « merci » réussit à franchir ses lèvres juste avant que le liquide tant espéré s'y faufila. Une chance qu'aucune remontée n'était prévue pour le moment. Arthur entendait les remerciements de Lancelot à côté de lui et se réjouit de constater que son ami avait décidé de faire la paix avec sa camarade. Décidément, tout allait pour le mieux.
L'effet fut plutôt rapide : Arthur ne se sentit pas rétabli d'un coup, mais son estomac cessa de tanguer dans son ventre. Un peu éberlué, il leva les yeux vers la pièce, remarqua le seau odorant posé sur ses genoux, puis le visage un peu moins sévère que prévu de Joyce Fitzgerald, et enfin un Lancelot qui paraissait, lui aussi, en meilleure forme. Le soupir de soulagement qu'Arthur poussa fut si sonore que personne dans la pièce ne pouvait l'ignorer. Il hésitait à reposer le seau, au cas où, mais il avait envie de se lever pour voir si ses jambes pouvaient le soutenir.

« Woaw, merci ! déclara Arthur en souriant. C'était un remède très efficace. »

La nausée était bien retombée, de même que tous les autres symptômes qu'il pouvait ressentir. Arthur était même certain d'être moins pâle qu'auparavant, même si, en tant que rouquin, il n'était pas bien hâlé à l'origine. Un peu plus sûr de lui, il déposa le seau à terre, à cause des chaussures de la préfète.

« Je me permets d'insister pour les chaussures. Je m'en veux vraiment, c'est ma faute et... c'est vrai que j'ai fait une erreur sur cette potion, mais je ne suis pas un mauvais élève, je suis plutôt doué en sortilèges ! »

Le terme exact était « plutôt moyen », puisque le Serdaigle manquait de pratique et de concentration en classe, mais il était certain d'y arriver s'il faisait attention.


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Joyce Fitzgerald





Re: il faut bien que jeunesse se passe.
06.08.16 16:55

il faut bien que jeunesse se passe.

Lancelot Thompson

Arthur B. White

Elle attendait que les deux malades finissent avant tout ce qu'elle venait de leur apporter. Joyce ne savait pas si la potion ferait effet immédiatement ou non, peut-être bien même que ce qu'elle leur avait ramené ne marcherait pas aussi rapidement l'un que pour l'autre. Même si c'était bien « magique », certains sorciers pouvaient se révéler beaucoup plus sensible que d'autre par certains ingrédient mais tant qu'elle était bien préparé, il n'y avait rien à craindre. Alors, Joyce était sûre d'elle parce qu'elle savait que malgré tout ce qu'elle devait faire pour Flynn, il n'était pas du genre à rater ce genre de remède.

Par contre, ce qui l'étonnait toujours était Lancelot. Elle ne savait jamais comment le considéré par ses propos, par sa façon d'agir. La préfète faisait toujours attention à lui, éviter que ses petites interactions en plein couloir puisse lui poser des problèmes, que cette histoire de duel ne poserait pas de problème à la maison à cause de ses actions. Malgré tout, même si Joyce pouvait donner l'impression de ne pas l'apprécier en le surveillant ainsi, pouvait-on vraiment dire qu'elle ne l'aimait pas ?

Joyce se sentait légèrement provoquée par la façon dont agissait Lancelot bien qu'il n'était pas dans son état habituel à cause de la potion qui les avait rendu malade. Alors, elle ne lui offrit qu'un simple haussement d'épaule comme réponse. C'était tout ce qu'il méritait et de toute façon, qu'importe ce qu'il pouvait penser, cela ne changerait pas son habitude. Joyce n'était pas du genre à ne pas aimer quelqu'un, du moins sans raison. Et Lancelot n'en avait pas.

« Même si le remède semble efficace, je vous conseillerais de ne pas vous considérer comme totalement guéri. Continuer à vous reposer et ça ira sûrement mieux en fin de journée, enfin je l'espère. »

Elle soupira légèrement lorsque ses yeux rencontrèrent sa paire de chaussure. C'était vraiment triste qu'elles aient fini dans un tel état.

« Bon, disons que je vais te les laisser. Tu pourras utiliser un sortilège lorsque tu te sentiras totalement mieux. Je n'ai pas envie que tu te remette à vomir juste pour avoir voulu nettoyer mes chaussures. Je peux très bien attendre, surtout que j'en ai une autre paire dans ma chambre.  »

Et qu'elle pouvait toujours garder les chaussons de l'infirmerie jusqu'à ce que tout cela soit réglée. Ce n'était pas si gênant que ça finalement, même plutôt confortable de ne pas être en chaussure normale.

« Puis la prochaine fois que tu veux t'exercer en potion, demande de l'aide à un aîné qui est un peu plus calé dans cette matière. Joyce pose son regard sur Lancelot, sans aucun doute, c'était à son tour de le provoquer. Et cela, bien qu'elle se doutait du genre d'élève qu'était en vérité Lancelot. Bon, vue que tout semble bon – elle évoquait surtout le fait que les deux n'étaient pas malade à cause d'un duel mal terminé-, je vais retourner à mon travail d'origine. Pour mes chaussures, si tu ne me trouve pas tu pourras les donner à Lancelot, il les laissera dans la salle commune. N'est-ce-pas ? »

Un nouveau regard appuyé, en fait Joyce ne lui autorisait pas à refuser. Terminant tout cela par un petit signe de la main, elle leur demanda de se reposer pour bien récupérer avant de sortir de l'infirmerie pour les laisser seuls.


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