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Bienvenue sur Firewhisky les sorciers ! On espère que vous allez bien, et que vous êtes près à swinguer au rythme des trompettes ! À Londres Magique, nous sommes en Mars 2017 ! Les oiseaux recommencent à chanter et les mimosas sont en fleur, bon courage pour les allergies. Il est 12 heures, l'heure des news !

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Neither heaven nor space |Anton - Page 3

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 Neither heaven nor space |Anton

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Militant contre les Dragons à Poudlard & Préfète & Sigma


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Re: Neither heaven nor space |Anton
08.06.16 23:33



The world's locked up in your head
Rosabel & Anton
Fallait-il qu’ils se soient égarés dans cette folie, fallait-il que l’alcool soit finalement allé jusqu’au bout de son vice. Il n’y avait pas de vrai enjeu, et le whisky supportait mal la raison. Cela avait débuté par un rituel, l’entrechoquement de deux verres comme cela devait toujours se faire, et Rosabel avait senti cette furieuse brûlure envahir tout à fait sa bouche, et chaque gorgée devenait un brasier, l’incendiait. Elle ne le voyait que trop bien en face d’elle, comme les têtes s’étaient penchées, s’étaient pliées devant le caprice enivré. Et elle l’entraînait alors toujours plus loin, un petit coup d’œil qui surveillait leur descente. Elle aurait pu se demander où cela finirait, de quelle façon encore, n’étaient-ils pas côte à côte pour la descente, et ne les menait-elle pas jusqu’aux enfers, à bord d’un train lancé à toute vitesse, des montagnes russes peut-être. Des sensations.

Des sensations vives qu’on avait niché sur le bout de sa langue, dans les pupilles un peu dilatées, dans l’envie qu’il lui représentait encore alors qu’elle le revoyait un instant, la façon qu’il avait eu de la regarder, de mordre sa lèvre. Cela n’avait fait que la brusquer un peu plus. Elle aurait pu tendre encore ses mains délicates, taire enfin le tremblement de son corps contre le sien, céder à une pulsion. Mais elle n’en n’avait rien fait. Mais elle était restée calme, reposant un peu abruptement le verre vide sur le comptoir, les yeux à demi fermés pourtant, bouche entrouverte, redoutable alcool, parce qu’elle lui avait promis d’arrêter, parce qu’il y avait quelque chose de remarquablement bon dans la résistance, dans l’attente qui ne serait jamais comblée, peut-être, ou peut-être se cèderaient-ils tout à fait, ou peut-être rencontrerait-elle enfin le goût de ses lèvres.
« Woooow », et en l’entendant elle avait ri, avait secoué un peu plus sa tête en arrière, euphorique, car cela lui était venu comme une révélation un peu soudaine, accompagnée par le son de sa voix ; ses lèvres auraient le même goût que les siennes. Whisky.

Elle lui donna un petit coup de genou dans l’épaule, « ne me fais pas passer pour une ivrogne. » Et cela n’était pas même un reproche, ou un faux seulement, Rosabel savait bien après-tout que l’ivresse était l’un de ses nombreux vices. Un de plus un de trop sur la liste. Etait-ce seulement possible d’avoir autant de défauts ? Etait-ce seulement possible de les exacerber autant ? Pourtant ce soir, il lui semblait qu’elle n’en avait pas tant.

Elle s’était penchée au-dessus de sa tête tandis qu’elle fixait, curieuse, le frottement de ses doigts. Alors seulement elle le lui avait fait cesser tout à fait, s’était emparée sans crier gare de ce pouce abîmé, sans violence cependant, l’avait seulement emprisonné un instant. Et c’était sa main toute entière qu’elle avait tiré, traîné un instant sur ses cuisses, et c'était le doigt abîmé dont elle lissait doucement l'épiderme, repassait les imperfections d'une caresse habile.

_ Des échecs ? Mais il n'y a pas d'échec. J'ai peut-être été un peu plus rapide que toi, mais le résultat est pourtant le même : nos verres sont atrocement vides.  

La conversation avait revêtu un peu de naturel, et sa voix s'était faite machinale, quoique tranquille, quoiqu'un peu plus rieuse qu'à l'ordinaire, sans qu'elle n'ait besoin de trop réfléchir, toute concentrée qu'elle était sur ce massage improvisé. L'idée d'une prochaine fois ne l'avait pas même fait sourciller, et on lui avait deviné un rictus amusé, et sa voix s'était élancée de nouveau, un peu haute à cause de l'alcool, mais aussi parce que la perspective lui plaisait et elle s'imaginait sans mal cette prochaine soirée.  

_ Nous boirons du firewhisky, tout en jouant au poker, avec de la musique. Quelque chose d'un peu décalé. Puis, quand je t'aurai dépouillé, je t'apprendrai à danser. Et quand tu seras pauvre et que je serai riche, et quand tu auras appris à danser, alors on sera ivre. Et on finira probablement notre nuit par terre, sur un tapis si on a de la chance, et au coin d'un bon feu. Mais à ce train-là, c'est plutôt le silence du salon commun, en pleine nuit, qu'il nous faudrait.  

Et c'était bien naturel de l'imaginer, puisqu'ils s'étaient mariés, et que les époux scellaient un peu leur sort, se condamnaient à faire la fête ensemble. Et c'était étrange encore pour Rosabel, de penser fête. Rosabel ne faisait pas la fête, elle buvait.
Alors elle avait relevé ses yeux allumés dans les siens, son sourire ivre aussi.

_ Je n'ai pas oublié que tu dois monter sur cette table. Est-ce que tu as peur ? Parce que je veux que tu me dédicaces une chanson. Et puis regarde, il n'y a personne. Rien que moi et trois vieux ronchons qui sont trop sourds et trop ivres pour t'écouter. Tu veux que je vienne avec toi ? Mais je ne sais pas comment je pourrai monter sur cette table, je ne peux pas écarter les jambes. Et dans ses réflexions alcoolisées, elle s'était penchée, une main sur son épaule, sa bouche tout contre son oreille. Je suis coincée dans ma jupe, et quoique ce qu'il y a en-dessous t'aurais plu, je ne vais pas l'enlever devant ces vieux croûtons. Comment fait-on ?
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Re: Neither heaven nor space |Anton
26.06.16 23:31

Neither heaven nor space


Elle avait tiré son rire en un arc-en-ciel de bonheur, alors qu’il se pliait légèrement sous le rire qui s’envolait sans aucun contrôle, avec toute la liberté dont il n’avait jamais l’entièreté. « Bien sûr que tu n’es pas une ivrogne ! Tu es bonne vivante. » Réflexions faites, il s’était laissé faire, soudain bien trop paresseux ou sans volonté pour refuser la main qui attrapait la sienne, il avait senti sa cuisse à son contact, il avait senti la femme sous ses doigts figés. Et c’était un regard un peu trop déçu, ou peut-être joueur, peut-être timide, confiant, idiot, il n’aurait su, qui s’était confondu dans ses yeux de biches, dans ses yeux devenus un peu imperceptibles. Et il y avait ce moment de silence rare, où ils s’échangeait ce simple regard, ne trouvant rien à rajouter, ou peut-être trop; il n’y avait ni notion de temps, ni d’études ou de bouquins; ils n’étaient là que pour s’amuser, que profiter — et il n’y avait bien ce soir que plaisir et frustration qui les enserré. Alors il avait souri, avant de souligner qu’elle était grande gagnante de la soirée, et il aurait bien pu ne parler que d’alcool, que d’un jeu qu’elle avait engagé — pourtant il aurait tout aussi bien pu parler du reste. De la grande gagnante qui pourtant, dans la solitude qu’elle retrouverait ce soir, seule dans ses draps, se sentait bien plus perdante qu’il ne le savait.

 « Tu as toujours de très bonnes idées. souligna Anton en écoutant avec attention la soirée qu’elle leur préparait déjà, dans ses songes un peu noyés d’alcool, un peu oubliés. Il avait ri de nouveau avant de se retourner vers le bar, décrépi, vieux, dans lequel il se sentait ce soir, étrangement bien. Ses gouts du moderne s’effaçaient avec le brulant de ses joues, et il les imaginait déjà, boire de nouveau. Ce n’était pas lui. Mais pourquoi ne pas se laisser aller, ce soir là, penser à ce qu’il ne ferait pas, s’imaginer un personnage de débauche, un personnage qui se laisse aller, qui perd le contrôle. Et même le feu au joues, Anton a les épaules contractées, Anton n’est pas Anton pas entièrement. Mais il ne l’était jamais, comme personne, et chacun montrait une facette, quelque chose de différent à l’un comme à l’autres. Et Rosabel Northrop lui semblait soudain une infinité — elle était pourtant si entière. Preuve en était qu’elle n’oubliait pas, ce qu’Anton redoutait. Et il avait ri face à la tentative de lui changer les idées; et il avait presque grimacé en retournant son regard vers elle, qui parlait, décidait du triste avenir qu’elle lui réservait.


Il avait bien senti son souffle chatouiller ses oreilles, et ça l’avait fait sourire, un peu, d’un sourire amusé, d’un sourire joueur, une fois encore. Aussi avait-il eu cette soudain envie de l’embrasser, s’était retourné vers elle, lui faisait totalement face, posant ses deux mains sur ses hanches, encore — son visage jouant avec la distance qui les séparait. « On pourrait l’enlever dans un endroit un peu plus isolé.  » chuchotement carnassier, sensuel. C’était bien là de toute logique, tout comme ils auraient très bien pu ne tout simplement pas monter. Il avait posé ses mains sur ses hanches, doigts posés sur les bords de la jupe, et le visage toujours à quelques centimètres du sien. Et il se souvenait bien, que c’était bien trop tard pour engager quoi que ce soit. « Mais j’ai une bien meilleure idée. » Et ses mains s’aplatirent sur la chair couverte, et la force qu’il ne maitrisait qu’à moitié vint soulever rapidement la jeune femme pour la faire basculer sur son épaule, tel un sac à patate docile. Et le poids semblait faire partie de son corps, quoi que chaque pas qu’il entretenait alors semblait bien plus lourd, et il l’écoutait tout en marchant normalement jusqu’à la table en vue, qu’elle râle ou se débatte, la table qu’ils avaient prévu était soudain devant lui et il l’y dépose assise, doucement, en la faisant basculer.  Il ne se sentait plus Anton, soudainement. Il ne se sentait plus quelqu’un qu’il connaissait, se découvrait une confiance étrange, presque idiote qui le rendait vivant. Un pas sur le banc, un deuxième sur la table et le voilà là haut, lui donnant une main pour l’aider à se lever. Mais qui était-il ?

 « Il nous faut une chanson. »   Et c’était bien là tout le but de leur aventure, alors que les regards se tournaient vers eux, curieux du soudain concert qui se préparait. Et il s’en fichait bien, Anton, de ces regards, il n’y avait ce soir que celui de Rosabel qui comptait.. Mais il ne leur fallait pas une chanson, il lui en fallait une, et l’inspiration soudain manquait à ce pauvre étudiant, debout sur cette table, perdu au milieu de tous — de trois personnes oubliées; et il serait un jour tout aussi oublié, surement demain. Il s’était raclé la gorge, il avait passé une main dans sa nuque, et il avait ri, lui l’inconnu de tous qui ne se reconnaissait pas. Il ne connaissait que des musiques de moldus, Anton, que des musiques peu commerciales que personne ne connaissait, parce qu’elles étaient loin des discothèques, loin des pubs de soirées alcoolisées. Il y avait bien quelque chose qu’il avait envie de dire, et la musique était soudain venue s’écraser dans ses pensées, hanter son esprit. Il l’avait alors attrapée par la taille, de façon à l’inviter, ou l’obliger, à danser avec lui. Et dans un chuchotement incertain, gêné, il avait ri un nouvelle fois. « Now I’ve, had, the time of my liiiiife, no I never felt like that befooore. ». Nouveau rire, idiot. Et s’il avait pu s’enterrer, il l’aurait très certainement fait à l’instant même. Alors qu’il ’’chantait ’’, il l’avait légèrement bercée entre ses deux mains posées sur ses hanches, de façon à les faire tourner plus ou moins sur la table trop bancale qui menaçait de s’écrouler à chaque instant. « Allons nous en. » avait-il murmuré dans le creux de son oreille, soudain pressé de quitter le bar miteux où il se sentait, et pour la première fois depuis longtemps, chez lui.

(Musique . The time of my life, Dirty Dancing.)




1. (Psychology) the capacity for understanding, thinking, and reasoning, as distinct from feeling or wishing 2. a mind or intelligence, esp a brilliant one. 3. a person possessing a brilliant mind; brain. 4. those possessing the greatest mental power.

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Re: Neither heaven nor space |Anton
30.06.16 0:54



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Rosabel & Anton
Et elle avait sursauté, d’excitation peut-être, en sentant ses mains l’agripper par les hanches. Son souffle s’était accéléré encore à cette idée, cette audace tout juste murmurée. Elle lui aurait dit oui encore, et à cet instant précis il l’aurait déshabillée. Elle en aurait souri. Et à cette perspective ses doigts se perdaient dans le cuir chevelu, avec envie.
Puis il l’avait porté, et elle avait alors abandonné un peu de ce désir comme il parvenait sans mal à l’amuser aussi. Et son sourire s’était élargi, toujours aussi fin pourtant, n’avait émis aucune résistance. Elle ne s’accrocha pas plus, ses mains qui reposaient encore dans son dos, et ses jambes en l’air, basculée qu’elle était sur ses épaules, sans qu’elle ne s’en indigne, sans qu’elle ne se mette à en rire ; la chose lui parut sur l’instant particulièrement normal. Elle lui parla sans doute, mais ce qu’elle disait était sans importance, trop alcoolisé. Elle se décontractait néanmoins sur ses épaules et dans les bras qui maintenaient ses jambes.  

_ Oh oui, voilà qui est bien pratique. Je me suis toujours demandée pourquoi je devais marcher quand je pourrais avoir des gens pour me porter. Mais aucun ne me porterait aussi bien, c'est un rôle de confiance, et de dignité. Il faut savoir choisir ces choses-là, c'est important. Où irons-nous enlever cette jupe... Enfin non, ce n'est pas ce que j'étais sensée dire. Mais la vérité, c'est que j'ai très envie que tu me déshabilles et... Je ne sais plus. Je crois que ce serait une bonne idée, mais nous sommes ivres n'est-ce pas ? Je ne peux pas continuer à penser à ça.

Non elle ne pouvait pas, car cela lui ressemblait si peu, car elle avait si peu de temps à accorder à ces frivolités. Et elle avait eu pour lui une moue encore un peu déçue alors qu'il la reposait cul contre table. Elle aurait voulu l'embrasser, avait attrapé la main qu'il lui tendait, faute de mieux. Et alors qu'elle sentait sa main sur sa taille, elle n'avait ni hésité ni attendu pour se glisser contre lui, trop proche encore, le tissu de ses vêtements frottant contre un haut, un pantalon.

_ C'est la première fois qu'on me chante une chanson. Si ce n'était pas déjà fait, je crois que je t'épouserai.  

Elle n'avait pas ri en l'entendant chanter cette chanson qu'elle ne connaissait pas, avait tangué selon le rythme qu'il lui imposait, une joue contre son épaule, le regard un peu lointain. Tout paraissait plus beau une fois que l'esprit était brouillé. Sa voix était fausse mais elle aurait juré qu'elle était belle. Et il avait envahi ses pensées, un peu plus encore, la voix s'était insinuée en elle. Rosabel ressentit vaguement quelque chose. Une émotion. Fluette, trouble, légère. Une secousse dans son inertie sentimentale. Un renouveau. Un instant elle en avait été émue, avait tourné la tête sur le côté pour qu'il ne puisse la voir sécher d'un ongle une petite larme qui avait coulé derrière les verres fumés. Sans raisons, ou peut-être justement pour trop de raisons.

_ Oui, nous partons. C'est fini.

Et sa voix s'était adoucie sans qu'elle ne s'en rende compte, dans une brève et quoique brusque apparition, maternelle. Alors ils étaient descendus, bras dessus bras dessous, prêts peut-être à en finir enfin avec cette soirée qui ne s'était que trop éternisée. Car demain le cours de leur vie reprendrait, sans l'autre.        

***

Ils étaient finalement parvenus jusqu’au hall de Poudlard de cette démarche si particulière, si bancale, si ivre. Et l’escalier semblait marquer la fin de cette soirée, le temps des séparations, car il devait monter, car elle devait descendre.
Mais elle ne se pressa pas, retint volontiers l’époux du soir entre deux marches, et un instant encore sa silhouette s'affaissa un peu plus contre la sienne. D’une brusquerie insistante elle le poussa contre la rambarde, des doigts qui effleuraient encore les siens, finissaient peut-être par s’y perdre, un bras qui passait nonchalamment autour de son cou. Sa tête retomba doucement contre le torse, dans cet état second, les lèvres entrouvertes et les paupières qui derrière les épais verres battaient avec lenteur, d’une fatigue alcoolisée, l’esprit lourd. Elle s'agrippa encore pour ne pas glisser plus, car enfin la silhouette penchait dangereusement contre l'autre, de cet instable.  

Rosabel n'aurait certainement pas avoué avoir passé une bonne soirée, peut-être n'en avait-elle pas conscience d'ailleurs, peut-être croyait-elle encore que c'était évident, qu'elle n'avait pas besoin de le faire savoir. Le silence alors lui appartenait, intercepté seulement par un zip, de ses mains qui glissaient lentement sur la fermeture. La jupe dansa entre ses doigts habiles.
Mais elle ne le regarda pas.
Et le tissu frôla la dentelle noire du sous-vêtement, bascula sur ses cuisses, caressa ses mollets, effleura ses chevilles. Alors seulement, elle prit appuie sur son torse pour redresser la totalité de son corps, recula encore d'un pas, suffisamment pour qu'il puisse la contempler dans son entièreté, dans une quasi nudité.
Elle avait attendu quelques instants sans jamais cessé de le fixer, sans rougir. Et pourquoi rougir quand elle possédait encore un corps à se damner, décomplexée, alors qu'elle lui offrait son impudeur, et elle ne souriait pas, restait de cette provocation silencieuse, épineuse.
Droite, ses bras s'étaient croisées sous sa poitrine, le haut avait alors suivi le mouvement, s'était attardé sur la rondeur des seins, avait encore dissimulé un instant l'intense de sa figure avant d'être à son tour jeter de cette même indifférence.
Les bras le long du corps, en sous-vêtements, Rosabel enjamba encore les affaires, raccourcissant la distance entre elle et lui. Sans vergogne.
Elle posa deux mains fermes mais douces sur ses joues, la suite fut simple et facile; elle lui colla un baiser. Une seconde, peut-être deux, ses lèvres sur les siennes. Délicates. Sans insistance. Furtives. 

_ Bonne nuit.

Et elle l'avait simplement abandonné, là, sa haute et délicate stature dévêtue, ne s'était pas retournée, ses affaires pendus à ses bras, jusqu'à ce qu'on ne la discerne tout à fait plus, disparaissant à moitié nue dans l'obscurité du château, partie pour retrouver la froideur et la solitude de ses draps.  
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