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Bienvenue sur Firewhisky les sorciers ! On espère que vous allez bien, et que vous êtes près à swinguer au rythme des trompettes ! À Londres Magique, nous sommes en Mars 2017 ! Les oiseaux recommencent à chanter et les mimosas sont en fleur, bon courage pour les allergies. Il est 12 heures, l'heure des news !

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don't let me down i think i'm losing my mind •• pv darwin

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don't let me down i think i'm losing my mind •• pv darwin
27.04.16 18:29

« Le vol sur balais demande une harmonie sûre entre le sorcier et son balais le vol est une histoire de confiance et de_____________________
_______________
le meilleur moyen de ne pas tomber lorsque l'on fait une descente en piqué est certainement

________________________________________
souafle

pour semaine prochaine : parchemin sur techniques de vol de Petrova Porskoff »


Il faut que quelqu'un m'explique ce que je fais là. Ce que je fais dans cette école, même. Il faut vraiment que j'écrive ce parchemin sur Petrova Porskoff ; alors quand Darwin m'a proposé d'aller travailler un peu à la bibliothèque, je n'ai absolument pas pu me trouver d'excuse. Il me regardait avec tellement d'espoir en me demandant ça. L'espoir que ses cours avaient commencé à porter leurs fruits et que je pouvais éprouver un quelconque enthousiasme à me mettre au travail. Je ne pouvais pas dire non. Pas à ces yeux là.

Il me reste deux jours. Et de toute évidence, je n'ai même pas de cours auquel me raccrocher.

Sincèrement, je ne comprends pas comment j'en suis arrivée à ce niveau de néant intellectuel. Dans mes souvenirs, j'ai écouté ce cours. J'ai écouté ce cours, j'ai pris des notes, et je suis ressortie avec assez de contenu pour m'aider à faire le devoir requis. Mais les dessins et les restes de mes conversations écrites avec Kenji sur les bords de la page me heurtent et m'accablent à chaque tentative de reprendre le travail. Alors je me contente de garder la tête baissée, ma plume dans la main gauche, feignant de gribouiller de temps à autre une idée qui aurait pu être brillante si elle venait de quelqu'un d'autre que moi. Pitié, achevez mon être plein de vide et de rien.

Et Darwin, assis face à moi, plongé dans ses livres avec une concentration presque monacale. Entre deux gribouillages bidons, je lève les yeux et je l'observe. C'est une personne incroyable à observer. A peine un mouvement pour tourner une page ou gratter une citation passionnante et intellectuellement hors de ma portée sans doute. A peine un haussement de tête pour balayer la mèche de cheveux blonds tombant devant ses yeux. A peine un battement de cils entre deux lignes. Il a des cils à faire pâlir d'envie ma superficielle de mère. En fait, il a des cils de fille. Plus tard j'aurais une fille, qui aura des cils aussi long. Elle jouera au football. Ensuite, elle fera du Quidditch et elle deviendra aussi célèbre que Petrova Porskoff. Si seulement j'avais la moindre idée de qui elle pouvait être. Je me demande si Darwin sait. J'ai l'impression qu'il sait tout. Quoi que je lui demande, il a toujours la réponse, même si la réponse est d'aller chercher dans un livre. Il me faudrait un livre sûrement mais lequel ? Darwin, quel livre ? Peut-être que si je pense son nom suffisamment fort il me regardera et je n'aurais pas besoin de le tirer de ses devoirs de personne pourvue d'un cerveau. Darwin, Darwin, Darwin, Darwin. Darwin. C'est un très joli prénom. J'ai toujours trouvé que son prénom était très joli. Quelle est ma question déjà ?

Tu connais une Petrova Porskoff ?

Dis comme ça, en enroulant un peu une mèche de mes cheveux autour de mon index droit et en fixant ma feuille d'un air concentré, il va peut-être croire que ce n'est qu'une question d'approfondissement, et pas le sujet entier de mon devoir.
Darwin, Darwin, Darwin. Je suis désolée.
J'aimerais être à ta hauteur.
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Re: don't let me down i think i'm losing my mind •• pv darwin
08.07.16 21:55


« Petrova Porskoff ? » Et il avait levé les yeux, Darwin; sortant de ses révisions et de tous ces articles civiques qui lui faisant tourner la tête. « C’est pas la poursuiveuse scandinave qui a inventé la feinte de Porskoff ? Du coup joueuse de quidditch et tout ? Je crois que plusieurs bouquins de stratégie de quidditch parlent d’elle. » Il s’en souvenait, de ce bout de femme incroyable dont les avait noyés la professeur de vol quelques années auparavant. Lui qui avait toujours voulu tenter le quidditch; histoire de se déclarer véritable sorcier. Quelle avait été sa déception, d’ailleurs; que de n’avoir que du théorique ! Pourquoi les balais avaient-ils décidé de n’en faire qu’à leur tête ? Les escaliers ne suffisaient-ils donc pas ? Ni même l’horloge, ou encore la grande salle ? À croire que ces dernières années, le château était plus capricieux que jamais; enfin.

Se recentrant sur sa blonde amie, le préfet avait esquissé un sourire : « Pourquoi ? Tu dois faire un travail dessus ? » Si c’était le cas, serait-il en mesure de l’aider ? Sans doute pas. Il n’y connaissait pas grand chose, en vol; avait juste appris les bases comme tout autre. Quoique, il était également allé à quelques matchs de Quidditch; ses cousins en étant particulièrement friands. Mais cela n’allait pas aider, n’est-ce pas ? Il n’était capable que de réciter quelques noms, comme celui de la jeune femme : et ce seulement quand on titillait sa mémoire. Il pouvait également, le soir et autour d’une bonne bièreaubeurre basculer les derniers scores. Mais ça, c’était un peu étrange — en décalage avec sa personne si calme, si grise. Il n’était pas de ce monde, n’était pas de ces agitations et de ces hurlements. N’avait jamais cherché, non; à susciter de telles réactions. Les sourires tendres lui suffisaient, oui; comme les rires lointain et cette sensation de paix. « Ça porte sur quoi ? Une partie spécifique de sa vie ? Où c’est sur les grands joueurs en général ? »

Et il était bavard, Darwin; anxieux de savoir. Il voulait être là pour Clementine, compreniez-vous : désirait de tout son être l’aider à s’élever et s’épanouir. Elle était si pétillante, si douce et innocente — était cette lumière qu’il ne pourrait jamais vraiment atteindre. Aussi désirait-il de tout son coeur être là, apporter quelque chose; tant bien même ne serait-ce pas grand chose. Qu’était-il, après tout; pour s’innover enseignant particulier ? Pour se croire ami, compagnon ? Pour s’imaginer à la hauteur d’un autre ? Il n’était personne, n’était que Darwin J. Moore : savait que cela ne représentait pas grand chose. Aurait aimé, pourtant; que son nom évoque un souvenir, une sensation.

Mais il n’était que ce rat de bibliothèque, que ce sourire distrait; cet être éphémère. Qui se souviendrait de lui, lorsqu’il quitterait Poudlard ? Qui se dirait, mais oui, Darwin !; lorsqu’il se marierait ? Qui serait là, oui; avec lui — pour célébrer les évènements importants de sa vie ? Était-ce sa faute ? Celle des autres ? Ne voyait-il que le mauvais, que la moitié du verre vide ? Où était-ce car il était trop étrange, différent ? Était-ce sa destiné, que de vivre entre deux mondes; déchiré entre le tout et le rien ? Il ne savait pas, n’était vraiment pressé de mettre des mots sur toutes ces pensées.

Alors il lisait, aimait; alors il attendait. Il respirait et fixait le lointain, laissant les minutes couler tout contre ses joues; alors qu’il lisait et apprenait. Si on ne pouvait rien faire de lui, il ferait quelque chose pour les autres : retrouverait ses racines, apprendrait des noms et des actes, respecterait des inconnus. Il chérirait, oui; aussi — ceux tentant de l’aimer avec sincérité. Mais en était-il capable ? Pouvait-il se donner à quelqu'un ? Entièrement ? Sans craindre le rejet ?

Pouvait-il seulement croire en les autres ?
Il n’en était pas si sur. Enfin.

« Tu veux que je t’aide ? Je n’en peux plus de mon droit, après tout. C’est toujours la même chose; je relis plus qu’autre chose — et puis je suis en avance sur mon travail. A deux ça ira plus vite, on peut même chercher des livres ensemble. Après je ne suis pas très bon dans tout ce qui est rédaction, et ce n’est pas mon domaine… Mais qui sait ? A deux ce sera peut-être plus stimulant ? » Mentait-il ? A dire qu’il avait le temps ? Alors que demain il devrait rentre trois arrêts; expliquer et disserter sur le cas Louise ? Peut-être, peut-être pas; passait tant de temps à la bibliothèque qu’il en oubliait ses capacités. Dans tous les cas, se couper un peu de son travail lui permettrait de s’y remettre de manière plus appliquée, alors pourquoi pas ? Sans oublier qu’il s’agissait de Clementine, sa chère poufsouffle;  celle qui jamais il n’arriverait à délaisser, abandonner. Il lui souhaitait le meilleur, se savait capable des actes les plus fantasques pour l’aider à mémoriser quelconque date ou devoir. Combien d’année, déjà; qu’il s’occupait d’elle ? Qu’il la choyait, se focalisait sur ses études à elle comme il s’appliquait sur les siennes à lui ?

Si il devait passer deux heures par jour à lui raconter les mêmes histoires, à transformer les cours en récits fantastiques; il le ferait. Il se connaissait, et ne pourrait jamais; non — se dire que tout était perdu. Clementine était soleil, champagne; elle était ces yeux toujours se levant vers lui, avec un brin d’hésitation, de ce quelque chose qu’il ne comprenait jamais, oui.

Elle était son étudiante, son amie; pouvait lui demander l’univers.
Il l’aiderait, et il savait — qu’elle s’en sortirait.
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Re: don't let me down i think i'm losing my mind •• pv darwin
22.08.16 19:18

A peine ai-je posé la question que je rêve de la reprendre et de me replonger dans mon activité factice. Je vais passer pour une idiote. Je sais, je sais, je sais que je vais passer pour une idiote et honnêtement, j'en ai assez de passer pour une idiote. Alors je voudrais reprendre cette question. La reprendre et prétendre encore un peu que je ne suis pas si stupide, que j'en suis capable par moi-même. Voilà. Il y a moi. Moi, pleine de doutes sur mes capacités scolaires. Il y a moi.

Et puis il y a Darwin. Darwin qui répond toujours si calmement, comme si toute question valait la peine d'être posée. Darwin qui me fixe avec ce sourire sur les lèvres, ce sourire jusqu'au fond des yeux, et qui sait déjà que si cette question m'est venue ce n'est pas pour un détail. Je ne me préoccupe pas des détails, dans mes devoirs. J'ai déjà bien assez de mal comme ça à construire un semblant d'argumentation. Darwin. Il me questionne comme si ça l'intéressait vraiment, et, je veux dire, si ça ne m'intéresse déjà pas, je trouve ça vraiment gentil de trouver ça intéressant pour moi. Peut-être que c'est intéressant, finalement. Peut-être ai-je raté quelque chose dans le sujet. Le sujet.

Parchemin sur les techniques de vol de Petrova Porskoff...

Je le marmonne en le fixant, comme si ça pouvait, d'une quelconque manière, me permettre de lire au travers et d'en comprendre les pendants et les aboutissants. Je le fixe encore une demi-seconde, peut-être moins, avant de me concentrer de nouveau sur mon compagnon d'étude.

Désolée, pendant un instant, j'ai vraiment cru que j'allais comprendre.

Je toussote légèrement pour couvrir un rire nerveux et mal venu. Je ne veux vraiment pas lui donner l'impression qu'il est en train de perdre son temps avec une pauvre gamine qui n'essaye même pas de faire le moindre effort. Il me propose déjà beaucoup en acceptant de m'aider, de délaisser ses propres obligations pour s'occuper des miennes. Darwin, c'est un peu comme un super-héros. Il est capable de tout faire, tout le temps. Et il vient sauver les âmes en perdition, comme la mienne. Je pourrais être son acolyte, peut-être? Si je fais des efforts, si je montre ma bonne volonté, je pourrais être une sorte d'acolyte qui ne sert pas à grand chose si ce n'est être là et aller chercher les balais pour s'enfuir quand il faut, mais quand même. Ce serait fantastique. C'est ça, je vais être l'acolyte de Darwin! On serait la Darwin Team, en chemin contre les mauvaises notes! J'en suis si convaincue que je me lève sans prévenir, soudain pleine d'une énergie que je ne me connaissais pas quelques minutes plus tôt.

On pourrait partir à la recherche du livre parfait! Il faudrait faire attention à ne pas se faire attraper par les mauvaises notes mais je suis certaine qu'à deux on peut en effet tout à fait s'en sortir.

Et je continue, dans ce charabia incompréhensible, déblatérant à tort et à travers des idées tout droit sorties de mon esprit détraqué.

Comme le sujet porte sur les techniques de vol, il nous faudrait peut-être plusieurs livres finalement, comme une encyclopédie des différentes techniques, et puis une biographie de Petrova! Si on mélange tout ça, on aura le livre idéal! Vite, allons-y avant que quelqu'un nous les prenne sous le nez!

Et je prends sa main dans la mienne pour le forcer à se lever et à foncer vers les rayons couverts de livres de toutes les tailles, de toutes les couleurs, de toutes les humeurs, vagabondant parfois nonchalamment d'une étagère à l'autre. Je prends sa main un peu froide dans la mienne qui est toujours presque trop chaude, presque trop rassurante, et c'est une collision inattendue, même pour moi qui l'ait prévue. Mon enthousiasme en prends un coup, un instant à peine, le temps de croiser le regard - plus froid encore que la main de Darwin - de la bibliothécaire, puis de continuer en chantonnant vers l'aventure littéraire de ma vie. Mes yeux parcourent chaque titre de chaque ouvrage, ne sachant jamais quand s'arrêter. Mes yeux parcourent chaque titre, espérant presque ne pas avoir à s'arrêter. Ne pas arrêter la mécanique, de peur que tout s'effondre. De peur de réaliser mes enfantillages, de réaliser que mon idée, je l'avais bien trouvée toute seule, de réaliser que j'aurais pu faire tout cela moi-même et que pourtant je ne pouvais pas. Mes yeux parcourent chaque titre, cherchant celui qui répondrait le mieux aux exigences de mon cerveau anesthésié ; celui qui me permettrait de me tourner enfin vers Darwin avec le sourire de la victoire ;
celui qui me laisserait rêver encore un peu.

Spoiler:
 
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Re: don't let me down i think i'm losing my mind •• pv darwin
09.10.16 17:20


« Et Clementine l’avait entrainé avant qu’il ne puisse ajouter quoique ce soit, tirant sur ses mains, faisant basculer son corps. Aussi un peu surpris Darwin l’avait-il suivie, sa moue perplexe bien vite remplacée par une plus calme, plus tendre. « Tu as raison, un livre sur les techniques et un livre sur Petrova ! Quoiqu’un livre englobant les deux serait encore mieux. » Soupirant il s’était forcé à détendre ses épaules, à chasser cette fatigue présente en lui qui jamais ne voulait partir. Il se sentait si tendu des fois, si fatigué de vivre et de ne rien faire d’autre qu’étudier. Tant de choses ne lui plaisaient pas : il ne se voyait pas faire la fête jusqu’à en vomir, ne s’imaginait pas non plus sympathiser avec mille personnes alors qu’elles l’oublieraient au petit matin. Tant de choses le révulsaient alors qu’elles animaient les autres : ceux de son âge. Et il se sentait si vieux, Darwin, si décalé et si voué au rien. Il s’imaginait demain comme il s’imaginait dans un an. S’imaginait dans dix ans à travailler comme il le faisait maintenant, quoiqu’un peu différemment. Il aurait un métier, ne serait plus obligé d’assimiler les mêmes théories pendant des nuits entières, à gratter ses parchemins et se répéter à voix basses les mots-clefs.

Serait-il heureux, plus vieux ? L’était-il aujourd’hui ?
Des fois un vague sourire effleurait ses lèvres et il se disait que tout allait bien. Mais était-ce vrai ? Était-il vraiment satisfait d’Anton, de sa famille et de sa chère poufsouffle ? Avait-il raison de se sentir si en marge, si seul ? Anton serait-il encore là dans vingt-ans, tant bien même voulait-il y croire ? Il était certain que son meilleur ami serait encore là et d’un autre côté… Il ne savait pas. Ne savait pas car la confiance des fois lacérait son coeur et l’empêchait de respirer. Aussi se contentait-il de ne plus ressentir, de s’étouffer et de redevenir ce Darwin gris; décalé. Ce Darwin contemplant le monde sans trop agir, ne pouvant rester quiet quand une injustice s’opérait devant lui. Et dans ces moments là il y avait une telle colère, une telle froideur en lui : un mépris si immense qu’il en aurait pu le consommer tout entier. Pourquoi fallait-il que les gens soient si abrutis ? Si ennuyés et ennuyeux, si dans l’envie de faire du mal, de discriminer ? Cela le dépassait et il ne voulait se lier à eux.

Enfin. Il s’était égaré dans ses pensées et se sentait bien idiot de l’avoir fait. Alors se concentrant de nouveau Clementine il avait dévisagé ses longs cheveux blonds, ça petite silhouette; sa main dans la sienne. Elle le rattachait au réel. Et soudainement attiré par le nom d’un ouvrage, il avait fait s’arrêter sa cadette; le lui montrant du doigt : « Ah, regarde ! Il est mention de vol et de quidditch ! » Se mettant sur la pointe des pieds pour l’atteindre, juché dans un des derniers rangs de la bibliothèque Darwin était venu l’attraper; manquant de se le faire tomber sur la tête. « Tu penses que ça ira ? » Epais et poussiéreux, l’ouvrage semblait dater mais… N’était-ce pas là ce qui faisait son charme ? Il donnait l’impression d’avoir des centaines de secrets à révéler. « D’ailleurs Clementine, dis-moi. »

Pensif il avait pris un certain temps à venir plonger son regard dans le sien : « Après Poudlard, tu veux faire quoi ? » Car cela l’avait frappé, et il réalisait qu’elle le rejoindrait que nombre d’années plus tard. Savait-elle déjà ce qu’elle allait faire ? Si elle allait dompter les animaux ? Les étudier, les soigner ? Ou partir à la quête d’aventures, de nouveautés ? Peut-être aurait-elle un métier plus calme, plus ordinaire : peut-être se contenterait-elle de fonder une famille, qui savait. Et étudier avec elle l’avait tout à coup perturbé, car Darwin se demandait tout à coup si cela lui plaisait. Il savait ce qu’il voulait être, savait qu’être juge était sa vocation mais… Faisait-il bien de vivre sans vivre ? De n’être que magie, études et sortilèges ? Il n’avait jamais rien d’intéressant à raconter et tout à coup il se sentait si désemparé.

Clementine, sa si brillante Clementine l’avait fait se remettre en question de sa main venant chercher la sienne, de son innocence et de son insouciance. Il tentait d’accroître ses résultats mais peut-être n’était-ce pas le plus important. Peut-être avait-elle une autre vision de la vie et du bonheur et cela le renversait de savoir qu’avoir des bonnes notes et être plus riche d’informations ne l’intéressait peut-être pas. L’aimait-elle seulement ? Ou le voyait-elle comme un mentor, comme un professeur ? Ou l’oublierait-elle ? Il ne savait pas, avait hâte de retourner à leur table et de poursuivre leurs devoirs respectif mais… Egalement d’en entendre plus à son sujet.

Aussi avait-il souri, paisible; attentif.
Darwin.

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Re: don't let me down i think i'm losing my mind •• pv darwin
23.10.16 18:59

Le livre que Darwin avait déniché entre deux ouvrages sur le Quidditch à travers les âges était lourd et poussiéreux. Il dégageait une odeur de renfermé, comme si lui même savait que personne ne venait jamais ouvrir ses pages fines et poreuses. C'était étrange, cette façon qu'avait ce livre d'être à la fois si imposant et si fragile. Chaque ligne semblait être un défi à relever, chaque chapitre un saut en avant. Surtout, ne pas le déchirer. Je m'étais retrouvée si concentrée sur cette tâche que la question de Darwin m'étonna plus qu'elle ne l'aurait dû.

"Après Poudlard, tu veux faire quoi ?"

Et son regard sombre, soudain si sérieux, plongé dans le mien. Cette impression que sous cette simple interrogation, il y avait bien plus, quelque chose d'important, de presque existentiel. Pourquoi cette question, tout de suite, maintenant ? Mes lèvres se tordent en une moue qui, si elle aurait pu se vouloir élégante, devait déformer étrangement l'équilibre de mes joues plus qu'autre chose. Que veut-il savoir par là? Essaye-t-il de me faire comprendre que mes efforts pour étudier risquent de ne me mener nulle part? Veut-il évaluer la montagne à gravir jusqu'à mon potentiel rêve de carrière? Est-ce que je ne suis pas assez bien? Ce n'est pas le genre de Darwin de sous-entre une chose pareille. C'est vrai que je devrais peut-être tenter de me concentrer davantage, de faire plus d'effort. Pourtant, au fond, est-ce vraiment de ma faute si mon esprit refuse de coopérer? Si mes pensées sont indépendantes de ma volonté? Ce n'est pas comme si je n'essayais pas du tout d'écouter mes cours. Je ne peux simplement pas centrer mon attention plus de quelques minutes. Ce n'est pas comme ça, non, enfin, je ne crois pas, ce n'est pas comme ça que je fonctionne. Alors, qu'est-ce que je veux faire?

Je veux faire en sorte que les gens autour de moi soient heureux et en sécurité.

Je pose délicatement le livre sur la table en bois derrière moi avant de poursuivre.

C'est sûrement une réponse des plus mièvres et naïves, mais ce n'est pas comme si je savais faire grand chose. Je ne sais pas de quoi je vais bien pouvoir vivre, je serai sûrement obligée de me contenter d'être fleuriste ou de ranger les balais avant les matchs de Quidditch. Le plus important de toute façon c'est d'être bien entouré, n'est-ce pas? Le plus important, pour moi, c'est d'être là lorsqu'on a besoin de ma présence. J'imagine.

Le plus important. Le plus important pour moi, c'est d'être là au moment où l'on me le demande. Répondre présente à l'appel, ne pas traîner, aider, sauver, protéger. Je ne sais pas jeter des sorts. Je ne sais même pas si on me laissera un jour sortir de cette école, si on considérera à un moment ou à un autre que je ne suis plus un danger pour autrui avec ma baguette. Je ne suis pas destinée à étudier. Je ne connais rien, c'est la vérité. Je ne suis pas stupide, tout du moins je ne l'espère pas, mais je n'ai pas de connaissances particulièrement culturelles ou intellectuelles. Ça ne m'empêche pas de penser, de créer, de rêver, d'observer, d'analyser. Ça ne m'empêche pas d'être là. Voilà. Ce que je ne comprends pas, du coup, c'est que je devrais être celle qui s'inquiète. Je devrais être celle questionnant l'avenir, celle qui se perd dans ses études comme on pourrait se perdre dans un labyrinthe du Tournoi des Trois Sorciers. Alors pourquoi Darwin me pose-t-il ce type de question? Darwin est brillant. Darwin sait tout. Darwin guide ma main, guide mes doigts le long des étagères, le long des ouvrages, Darwin trouve le livre idéal pour moi, Darwin apprend vite, Darwin se concentre, Darwin suit son chemin sans sourciller une fois. Sauf cette fois.

Et toi, qu'est-ce que tu feras, alors?

Qu'est-ce que tu feras, Darwin? Je me tourne à demi vers le livre dans mon dos, cherchant la table des matières, parcourant de mon index les titres tous plus longs les uns que les autres. Je ne veux pas que Darwin pense que je suis en train de m'inquiéter. Je ne veux pas qu'il s'empêche de me parler. Rester naturelle, rester là, sans m'avancer, sans reculer. Parcourir de mon index les titres du sommaire, l'air de rien. Jusque la trouver. Petrova Porskoff. Mon visage s'illumine tandis que je rejoins le paragraphe évoqué d'un coup de baguette. Tout est là, toute sa vie, toute son oeuvre, tout ce qu'elle a fait et tout ce qu'elle aurait voulu faire. Tout ce qu'on fera et tout ce qu'on voudra faire. Que feras-tu, Darwin?

Parce que quoi que tu fasses, je serai là.

Je ris un peu en refermant et en prenant le livre sous le bras.

Qui m'aidera à terminer mes dissertations quand dans dix ans je serai toujours là, sinon?
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