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 Le lion et le serpent _ WELLINGTON

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Demeter H. Green





Le lion et le serpent _ WELLINGTON
01.05.16 1:44


LE LION ET LE SERPENT.

Cheveux blonds platine, lèvres roses sanguines, Demeter Green montait pas à pas les marches de la tour, un sourire narquois fixé aux lèvres. Col roulé noir et pantalon de la même couleur, il observait aux travers de fine fentes verticales, le ciel d’un bleu paisible et pâlot d’une teinte n’appartenant qu’au petit matin. Arborant avec passion les réveils tardifs, il était de ces gens dont peu importe l’heure du coucher, un œil s’ouvrait forcément dès sept heures si ce n’était avant. Et James avec un air légèrement envieux avait déclaré qu’il aurait bien aimé pouvoir faire de même mais que son oreiller exerçait sur lui une attraction formidable dont il ne pouvait se défaire. Demeter avait alors haussé les épaules, indifférent n’ayant trouvé quoi répondre. D’un haussement d’épaule désinvolte et l’air ennuyé, Argus qui était comme lui, avait déclaré en ne plaisantant qu’à moitié que les grands hommes dormaient peu. Le rire de Juniper avait alors éclaté comme un sortilège de mort tandis qu’elle mettait sa main sur l’épaule de James qui avait feint d’être offensé.
Il continua l’ascension d’une démarche lente. Il n’y avait pas urgence.
Entre ses doigts se trouvait un petit paquet d’enveloppes aux teints jaunis. Il s’agissait là du courrier qu’il adressait à divers membres de sa famille, comme à l’accoutumé. Dans le tas il y en avait aussi appartenant à Juniper, dont il se chargeait toujours d’envoyer les lettres pour une énième raison qui lui échappait.
Parvenu à un certain point, il commença à entendre le ronflement paresseux, si typique des chouettes et des hiboux. Demeter passa alors sa main libre le long de sa nuque, qu’il tortilla afin de faire craquer les quelques articulations se trouvant sous le grain de sa peau. Ceci-fait il se mit à trottiner légèrement et arriva finalement au sommet de la tour. La pièce circulaire au toit en dôme était un endroit qu’il aimait particulièrement. Juché dans des promontoires taillés dans la pierre c’est une assemblée de nocturnaux qui l’entourait, l’observant de leurs larges soucoupes qu’ils avaient en guise d’yeux. Il aimait ses regards ronds et trop grands comme si à chaque fois qu’ils observaient le monde, ils en étaient surpris.
La présence d’une élève ne lui échappa pas. Ce fut la première chose même qu’il remarqua de son regard aiguisé, ses yeux glissant vers celle-ci à peine fut-il arrivé. Elle était grande, fine, des cheveux d’un blond profond et une écharpe aux couleurs de gryffondor pendaient paresseusement sur ses épaules. Même dos à elle, il n’eut aucune peine à la reconnaitre ; La petite Amandine Wellington qui avait le cœur si rouge que c’en était pitoyable. Si brave qu’elle en devenait si bête. Il la connaissait bien, rien que de nom ; Sa famille avait une certaine notoriété comme ils avaient quelques boutiques qui tournaient bien sur le chemin de travers. Mais ils n’en restaient pas moins que de pitoyables roturiers dont le sang demeurait inférieur. Et en dépit de cela, à son plus grand amusement, il la voyait qui se pavanait au milieu des siens comme si le monde lui appartenait. Pitoyable vraiment, ces gryffondors si fiers qu’ils en oubliaient ce qu’était le ridicule.
Elle ne l’avait pas entendu, toujours retournée tandis qu’elle caressait une chouette blanche d’une main et tenant dans l’autre un bout de papier blanc. S’approchant d’elle à pas feutré sans qu’elle ne le remarque toujours, il tendit son cou et leurs têtes se touchèrent légèrement y mêlant le blond de leurs cheveux. Les lèvres proches de l’oreille de cette dernière, il murmura.

- Quel plaisir de retrouver son Altesse de si bon matin.

La reine des gryffondors disait-elle depuis sa première année. Une plaisanterie qui faisait jaser les verts. Du lion elle n’avait rien si ce n’était un rugissement ressemblant d’avantage à l’aboiement d’un chien. Et Demeter aimait bien la titiller, l’irriter comme un moucheron insaisissable, se jouant de ses gestes patauds et maladroits. Quoiqu’il fasse ; Elle mordait toujours.
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Re: Le lion et le serpent _ WELLINGTON
29.05.16 16:22

Sa chemisière boutonnée jusqu’au col, ses bas de résilles noires et sa jupe d’une couleur identique, elle est immobile. Le vent frais de l’aube lui fouette le visage. Mais elle n’en tient pas compte. Debout au sommet de la volière, elle observe les environs de Poudlard, la mine paisible.
Elle les aime ces matins timides, ces débuts de journée maladroite où le temps de quelque instant le temps ralentit. C’est un moment particulier où il lui semble être seule au monde et alors, elle peut tout à son loisir ignorer les obligations auxquelles elle s’astreint volontiers.
Un soupire file de ses lèvres alors qu’elle appuie sa main gauche contre la paroi de la tour. Sous ses doigts la pierre est froide et elle aime ce contact rugueux contre sa peau douce. Elle tend le cou un peu plus pour admirer la beauté paisible et sereine des alentours du château. Ses grands yeux bleus en quadrillent le moindre des détails pour les graver dans sa mémoire.
Après quelques secondes d’une contemplation immobile et silencieuse, elle sort enfin de sa rêverie et se redresse paresseusement. Dans son dos, l’assemblée de chouettes et d’hiboux dort à moitié, comme à chaque fois qu’ils attendent qu’ont leur confie du courrier. Elle s’approche d’un Harfang des neiges qui est le sien pour le caresser du bout des doigts. Elle sourit alors qu’elle enfonce sa main dans le pelage immaculé et duveté de son fidèle compagnon ailé. Elle lui murmure qu’il ira en Angleterre délivrer un mot pour maman qu’elle tient a dans sa poche. Elle y enfonce bientôt sa main pour ressortir un bout de carré blanc qu’elle lui représente. Pour toute réponse l’animal bat des ailes, hulules joyeusement et tend une patte enthousiaste. Au moment où elle s’apprête à attacher le message autour de ses serres, une caresse, un murmure court sur l’auréole de son oreille et elle en frissonne des pieds à la tête.
Complètement surprise et le teint écarlate, elle fait volte-face, sa main collée contre le côté de son visage. Amandine croise alors le regard vert féroce de Demeter. Les belles lèvres du Serpentard sont d’un rose sanguin esquissant un demi-sourire amusé. Ses cheveux blond platine luisent et s’agite faiblement sous l’effet d’une faible brise. Amandine est grande mais Demeter l’est d’avantage, il la toise légèrement et semble fier de son effet. Elle recule de quelques pas, gênée par les misérables centimètres qui séparent leurs visages. Beaucoup trop peu.
Elle sent la rage monter en elle, rapidement. De toutes les personnes fréquentant Poudlard, il a un don pour la mettre sur les nerfs. Pour une raison ou pour une autre, les moqueries incessantes du garçon ne pouvaient être ignorées malgré toute la force de caractère qu’elle possédait. Il avait été ainsi depuis ses premiers jours dans la vieille enceinte de Poudlard. Peut-être était-ce parce qu’elle connaissait les Green, une vieille famille de sorcier dont de nombreux membres se livraient à une pratique obscure des arcanes noires de la magie mais qui conservait un nom respectable dans leur monde. Peut-être parce qu’elle avait eu un tant soit peu d’estime pour lui avant de constater qu’il n’était qu’un immonde bonhomme. Le genre de crapule qui vous donnait l’envie de vous mettre au duel, juste pour défigurer ce joli visage dont il paraissait si fier.
Comme d’habitude face à l’ennemi Amandine fronce les sourcils, les épaules tendues, menaçantes. Si la volonté lui manque, elle est prête pour la joute verbale et les coups vicieux du serpent.

- Green.

Elle lâche son nom, le faisant claquer contre sa langue comme preuve de son irritation en repensant à la proximité physique d’il y a quelques secondes. Et dire que pendant un temps en début de première année elle l’aimait bien. Lui trouvait même un esprit charmant. Comme quoi seule la couverture vaut le détour chez le Serpentard.

- Garde tes sales pattes loin de moi.

L’avertissement est suivi d’un regard particulièrement noir.
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Re: Le lion et le serpent _ WELLINGTON
29.05.16 17:12


LE LION ET LE SERPENT.

Quelques secondes plus tard elle s’était retournée dans un geste vif et avait dardé sur lui son regard glacé. Elle avait la teinte cramoisie, sa bouche frémissait et elle fit quelques pas en arrière la mine renfrognée d’une expression qui était de l’or à ses yeux. Amandine Wellington, tellement réactive, tellement prévisible qu’il pouvait cette fois comme à chaque, prévoir le moindre de ses mots et ses gestes aussi facilement que s’il eut été logé en son esprit.
D’abord avec tout le dégout qu’elle était capable de mobiliser, elle lâcherait son nom agressivement comme pour montrer son irritation.

- Green.

Bingo.
Demeter avait toujours considéré avec le plus grand des dédains la matière stupide et imprévisible qu’était la divination mais en ce moment, le visage d’Amandine était une carte céleste dont il pouvait lire les messages et prévoir le futur comme le plus brillant de tous les voyants.
Ensuite comme les piques mesquines ne faisaient pas parti de son arsenal, elle se contenterait d’un avertissement glacial accompagné d’une voix lui promettant milles menaces.

- Garde tes sales pattes loin de moi.

Elle était là, toujours à quelques mètres. La reine des rouges, dont l’apparence féroce n’était qu’un masque qu’il avait déjà fait tomber à maintes reprises. Et ces mots qu’elle proférait si souvent à son encontre, Demeter les savait vides de tout sens. Alors en y faisant fi, il s’approcha à nouveau d’elle et se pencha légèrement en avant comme s’il avait voulu l’embrasser mais s’arrêta un peu avant.
Il enfonça le vert de ses yeux dans le bleu des siens. Amandine si jeune, si sotte qu’elle en était presque touchante.
Curieusement, Demeter avait une certaine affection pour elle mais une affection semblable à celle qu’on avait pour les mourants. De l’ordre de cette pitié qu’on réservait aux fous et aux causes perdues.
Voilà peut-être comment il la considérait, Amandine Wellington, si brave qu’elle ne voyait pas le fossé qui la guettait. Ou si fière qu’elle se croyait capable de l’ignorer. Au fond, elle demeurait moins méprisable que le reste de la vermine rouge qu’elle côtoyait. Même si elle représentait les qualités de sa maison mieux que personne, ce qui aurait dû être la pire de tares aux yeux de Demeter, il la trouvait si inspirante à danser sur un fil : Un colosse aux pieds d’argiles dont les moyens n’arriveraient jamais à la hauteur de ses ambitions. Touchante, vraiment la petite Amandine Wellington. Si jolie, si voué à l’échec. Elle était le genre de drame dont il se nourrissait ; Le genre de tragédie dont il se délectait.

- Sinon quoi, Amandine ?

Il sourit brièvement dans un éclair de dents blanches. Demeter avouait volontiers que la faire tourner en bourrique était un de ses passe-temps préférés et d’ailleurs il estimait même qu’elle devrait se montrer reconnaissante envers lui. Après tout n’était-il pas noble de sa part de lui offrir un peu de distraction dans ce monde si rigide dans lequel elle se condamnait de son propre gré ? N’était-il pas l’anti-héros dont elle avait besoin, ce défouloir dont elle n’avouera jamais avoir besoin, trop honorable pour que l’idée en vienne à traverser son esprit si droit ? Evidemment que si.
Alors Demeter l’aidait à sa façon ; De la plus perverse et la plus retorse des manières. Qu’elle le désire ou non, il serait son exutoire, pour le meilleur et sans doute le pire.

- Maman va être contente d’avoir des nouvelles de sa petite ‘Mandine.

Il lui avait suffi d’un petit coup d’œil dirigé vers la main de la rouge, pour en apercevoir le contenu, au travers des grandes lettres régulières qui composaient son écriture. Définitivement droite et fière dans tout ce qu’elle faisait : La lionne de Gryffondor.


(woooow j'ai cru que t'étais gone baby gone. On continue dans la meme veine du coup ?)
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Re: Le lion et le serpent _ WELLINGTON
03.06.16 9:32

Demeter Green est un moustique. Du genre chiant et particulièrement persistant aux piqures horripilantes et dont le bourdonnement incessant semblait vouloir vous torturer les tympans jusqu’à vous en rendre sourd. Il se réjouit de l’agacement qu’il provoque comme si sa naissance et son existence était dédiées à l’art unique de faire chier le plus grand monde possible.

Amandine serre les dents, irritée d’être perturbée de si bon matin. La journée s’annonçait pourtant si bien ; Elle avait enfin pu profiter d’un sommeil plein et s’étant avancé dans ses devoirs elle aurait pu profiter de ce dimanche pleinement. Mais plus maintenant.

Elle allait devoir écumer sa rage en l’invectivant de tous les noms une fois qu’elle se serait débarrassée de lui. Et c’était à peu près tout le temps comme ça depuis qu’elle avait eu le malheur de faire sa connaissance. Il avait le don de toujours appuyer sur les bons boutons, les points sensibles à tel point que maintenant tout chez lui, provoquait en Amandine la plus grande des irritations. De ses cheveux bien trop blonds en passant par la pâleur de son visage jusqu’au timbre trainant de sa voix ; Sa seule présence parvenait à saper tout le calme et la sérénité dont elle se pâmait habituellement.

Quelques secondes ont passé seulement mais le baromètre émotionnel d’Amandine est déjà déréglé. Et quand elle l’entend répondre, quand elle le revoit l’avancer, elle fait instinctivement des pas en arrières de sorte à garder une distance saine entre elle et lui. Mais il la comble en quelque instant et penche son visage vers elle. Trop près. Son cœur se révolte de cette vision. Et elle doit résister à l’envie impérieuse de le pousser en arrière.

- Sinon prépare-toi à cracher des limaces pour le restant de la journée.

Elle continue à reculer dans une sorte de petit jeu stupide tandis que lui continuer à avancer lentement vers elle. Quelle plaie celui-là ! Il est en train de lui faire perdre un temps fou. Si seulement elle pouvait être indifférente comme certains de ses camarades face à l’agaçant Serpentard…


(désolée je crains xD et du coup ouiiiii)
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Re: Le lion et le serpent _ WELLINGTON
04.06.16 13:58


LE LION ET LE SERPENT.

Il était ce bourdonnement sans danger mais si irritant. Ce bruit de fond qui était là, uniquement dans le but de pourrir votre journée. Et il adorait ça. Peut-être que c’était une façon pour lui d’exprimer toute sa colère dormante ; De déverser sur le monde un torrent corrosif d’une haine sans nom comme pour combler le trou béant qu’avait laissé en lui l’absence de sa mère. Ou peut-être qu’il était juste une enflure. Un sale gosse à la tête trop grosse qui aimait écraser, dominer son monde, comme certains enfant s’amusaient à terroriser des insectes. La vérité était sûrement un point entre les deux.
Alors il était là devant Amandine, se nourrissait de l’expression frustrée de la Gryffondor. Il l’aimait bien au fond ; D’un amour, sale, dévorant, abrasif. Sinon pourquoi passait-il tant de temps à la tourmenter alors qu’elle tentait éperdument d’échapper à ses griffes ? Il éprouvait pour elle un sentiment de compassion ; Une pitié ou le mépris n’avait pas sa place. Peut-être qu’elle était son jeu préféré ; Ou son exutoire préféré.
Il la toisa, complètement satisfait de son effet.
L’instant d’après, l’expression goguenarde qui drapait son visage céda sa place à la stupeur. Pour une raison lui échappant un chaos total s’empara de la volière. Les chouettes se mirent à hululer et s’envolèrent de leurs promontoires dans un balai erratique filant dans toutes les directions comme désorientées. Face au bruit assourdissant il dut se boucher les oreilles tant ses tympans furent subitement malmenés. Et l’espace restreint de la volière amena évidemment certains hiboux à le frôler dangereusement. L’idée de se faire lacérer par un coup de griffe ou coup de bec mal placé ne lui plaisait pas du tout. Oubliant complètement Amandine il leva ses bras autour de sa tête pour se protéger, tenant toujours en main l’épais paquet de lettres qu’il était censé envoyer. L’orage de plumes ne semblait pas prêt de se calmer et il n’était pas disposé à attendre une accalmie dans de telles conditions. Battre en retraite semblait donc l’option la plus logique et la plus censée.
Il s’aventura en avant, bien décidé à braver cette marée de volatiles fous en essayant tant bien que mal de ne pas paniquer car il fallait l’avouer ce spectacle avait quelque chose d’effrayant. Il progressa nerveusement vers les escaliers et il lui sembla du coin de l’œil voir Amandine faire de même. Les escaliers n’étaient plus qu’à quelques centimètres quand il sembla qu’un grand-duc se mit à fondre sur lui. Demeter sentit son cœur faire un bond.
Il se baissa instinctivement et l’animal le manqua d’un cheveu mais il sentit le sol fuir sous son pied gauche : Il venait de glisser sur la première marche.

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Re: Le lion et le serpent _ WELLINGTON
22.09.16 22:43

Et quand il lui lance une nouvelle pique elle maudit sérieusement cette fantaisie qui l’avait prise d’aller de si bon matin à la volière… Et elle ne veut pas partir tant qu’elle n’a pas envoyé sa lettre. Le problème c’est qu’entre elle et son Harfang se tient l’immonde blondinet comme un obstacle. Et elle ne veut absolument pas le frôler, ni même lui dire de dégager. Puisque cela provoquerait évidemment l’effet inverse dans son drôle de cerveau.

Elle continue à reculer et jette un regard implorant à Beau par-dessus l’épaule de Demeter. Comme pour lui dire de venir vers elle.

La suite est inattendue. Brusque.
 
L’ensemble des habitants de la volière se mettent à hululer dans un concert assourdissant de son stridents et aigus. Des hiboux battent des ailes, s’envolent bientôt imités par des collègues et se mettent à tourner en rond dans l’espace comme des furies. Ils volent sans but et sans logique aucune. Certains s’en vont et disparaissent dans l’aube mais la plupart restent et font trembler l’espace de leurs cris et de leurs vols saccadés.

Au milieu de cette folie soudaine Amandine se protège le visage avec les bras alors que des chouettes volent si près d’elle, qu’elle se met à craindre autre coup de bec et griffes. Désorientée en raison du chaos, elle met ses mains sur ses oreilles et se précipitent vers les escaliers pour échapper à l’agitation des Hiboux. Son cœur bat frénétiquement. Son visage a rougi. Elle a oublié Demeter Green complètement prise au dépourvu par cet évènement. Que diable se passe-t-il donc ce matin ?
 
Elle s’oriente mal et s’avance d’un pas maladroit tant ces oiseaux de malheurs bloquent son chemin et même sa vision. Elle doit se baisser, se recroqueviller. Mais même comme ça elle se sent encore menacée. Il y a presque des airs du fin du monde en ce moment.
 
Il y a vraiment des airs de fin du monde en ce moment en fin de compte.
Surtout quand Demeter au début des escaliers se met à trébucher.
Amandine ne réfléchit pas et va saisir son bras pour le retenir. Plus grand et plus lourd, son poids menace de l’emporter mais Amandine résiste et tire un grand coup.  Trop fort cependant. Et Demeter revient sur elle d’un coup, l’impact la fait vaciller alors qu’elle le repousse tout aussitôt. Puis elle trébuche elle aussi en voulant se baisser pour éviter un rapace menaçant. Sa cheville se tord et la lance brusquement. La douleur fuse et dans ce balai infernal, Amandine se sent effrayée.
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Re: Le lion et le serpent _ WELLINGTON
23.09.16 19:34


LE LION ET LE SERPENT.

Il vacillait.
Cela ne dura qu’un instant, mais assez pour qu’un effroi glacial s’engouffre en lui. Mais alors qu’il pensait dégringoler, se rompre dans la nuque dans une périlleuse cavalcade, une poigne le retint. D’un coup il bascula vers l’avant. Et emporté dans son élan il s’écrasa en grognant contre Amandine, accompagné du cri des chouettes qui n’en finissait pas. Puis l’instant d’après on le repoussa à nouveau violemment sans lui laisser le temps de comprendre tout ce qu’il se passait.
Son monde n’avait cesse de changer brusquement de perspective. A un moment il était là. Puis le suivant à un autre. Dérouté, Demeter par instinct se contenta juste d’abriter son visage entre ses bras repliés, pour éviter qu’un accident se produise tant les chouettes étaient encore agitées. A moitié recroquevillé il attendait simplement que l’ouragan de plume ne cesse.
Puis il aperçut Amandine. Amandine le visage déformé par la douleur, gémissant comme si elle souffrait. Elle avait la mine effrayée et complètement défaite : La lionne de Gryffondor n’était plus et cela lui fit presque pitié. Et il l’aurait volontiers laissé là, seule dans son pétrin si elle ne l’avait pas aidé. Pourtant elle l’avait fait, alors qu’il lui avait donné une centaines de raisons de ne pas bouger avec son comportement exécrable. Alors il tendit à son tour une main charitable vers elle et il s’avança tant bien que mal pour échoir à ses côtés. Sortant sa baguette de sa poche Demeter murmura l’incantation à voix basse, n’étant pas certain d’obtenir des résultats avec un sortilège informulé.
Le charme du bouclier se déploya les enveloppant alors dans une bulle protectrice où il était certain que les oiseaux ne pourraient les atteindre. Restait enfin à régler le problème de ces bruits strident mais Demeter n’était pas certain de pouvoir rendre muets autant d’animaux à la fois. Il ne pouvait donc rien faire et resta silencieux, contemplant ce spectacle délirant de ces hiboux qui ne s’étaient toujours pas calmés. Il n’eut même pas un regard pour Amandine, se contentant de laisser le temps passer jusqu’à ce qu’enfin ils puissent sortir d’ici.
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