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Bienvenue sur Firewhisky les sorciers ! On espère que vous allez bien, et que vous êtes près à swinguer au rythme des trompettes ! À Londres Magique, nous sommes en Mars 2017 ! Les oiseaux recommencent à chanter et les mimosas sont en fleur, bon courage pour les allergies. Il est 12 heures, l'heure des news !

15.03.17 — Après un an d'aventure extraordinaire à vos côtés, Firewhisky ferme définitivement ses portes. Retrouvez plus de détails ici, et écrivez la fin de votre personnage par là !
26.02.17 — La MaJ #6 est finiiie ! Retrouvez tous les détails de ce qu'il s'y est passé par ici ;)
02.01.17 — La MaJ #5 a été effectuée ! Retrouvez tous les détails de cette dernière par ici !
19.09.16 — Le journal de FW reprend ! Participez-y en écrivant un article. Plus de détails ici.
04.09.16 — Une MàJ a été effecutée ! Retrouvez tous les détails ici
18.08.16 — le forum sera inaccessible du 02/09/2016 au 04/09/2016 pour une nouvelle mise à jour. On sait, on en fait beaucoup, mais il faut encore se préparer à de gros changements....













Speed Dating [Arthur & Hjötur]

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Speed Dating [Arthur & Hjötur]
29.05.16 9:52

Speed Dating

Arthur B. White & Hjortur Vilhjalmsson —> Impossible de savoir qui est le coupable… Mais vous voilà impossible de vous éloigner à plus de trois mètres l’un de l’autre ! Dès que vous franchissez la limite, vous êtes projetés vers votre partenaire ! Le pire dans l’histoire; c’est qu'Arthur semble incapable de refuser quoique ce soit; et Hjörtur incapable d’accepter quoique ce soit ! L’effet durera trois heures, et comme lors d'un décompte, lorsqu'une s'écoulera; d'un mètre vous serez rapprochés !
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Re: Speed Dating [Arthur & Hjötur]
03.06.16 0:57


Posons le contexte.
C'est une journée longue et lassante – chiante – qui se termine. Une grosse partie des cours a été consacrée à la théorie du vol sur balai, ce qu'il déteste le plus – il veut pratiquer, pratiquer ! – et il a réussi à oublier les écrits de ses précédents cours, récoltant ainsi les remontrances de l'enseignant. Une fois les cours terminés, il est sorti bouquiner dans le parc mais a subi un gros coup de barre qui l'a plongé dans un lourd sommeil, un effet secondaire de sa prise mensuelle de la potion tue-loup couplé avec le stress de fin d'année et un besoin à la base monstrueux de dodo avec des nuits pas toujours excellentes – le stress, encore. C'est la pluie qui l'a réveillé, quelques grosses gouttes qui lui ont tout juste donné le temps de ranger son livre avant qu'il ne soit trempé et de commencer à courir vers le château. Elle ne lui a cependant pas permis de rentrer sans l'immerger, si bien qu'il a dû traverser verticalement tout le bâtiment en faisant couiner ses chaussures inondées et soufflant dans un mouchoir sorti du fin fond de son sac à bandoulière pour l'occasion, sans parler de sa robe froide alourdie par la pluie.
Il est donc environ sept heures du soir, les élèves descendent tous vers la grande salle pour le dîner tandis qu'il atteint la tour pour se changer entièrement. Il n'a aucune envie d'interagir avec quiconque, que ce soit avec la parole ou un seul regard. Quand une journée se passe aussi mal, et que son moral descend d'un cran, les échanges sociaux sont un effort qu'il n'est pas en mesure de fournir.

Une fois passé l'entrée de la salle commune, il continue de voir de nombreux serdaigle mais son expression peu accommodante lui épargne le moindre accostage. Tandis qu'ils passent à côté de lui pour sortir, il retire ses chaussures puis ses chaussettes trempées et va les déposer près de la cheminée pour les mettre à sécher. Il enlève ensuite sa robe et la secoue d'un geste vif qui ne lui ressemble pas avant de la passer sur son épaule : il l'étendra sur une porte d'armoire ouverte dans le dortoir.
Traversant la salle commune à présent vide en sa direction, il croise une chevelure rousse dont la flamme n'attire nullement son regard, pressé d'aller chercher d'autres chaussettes et d'essuyer ses cheveux qui gouttent dans son cou. Leurs routes s'effleurent, se mêlent, se lient, se tirent…
Et les deux garçons sont projetés l'un vers l'autre et se heurtent se plein fouet avant d'atterrir jambe dessus dessous.
What.
Il frotte son crâne douloureux qui a rencontré un coude ou un autre os dur. Que s'est-il passé ? Il s'est senti tiré en arrière si fort qu'il en a perdu l'équilibre avant le choc. Il se redresse et daigne enfin poser les yeux sur son camarade et, étonnamment, les braque aussitôt sur ses iris d'un noisette orangé.
Sans crier gare, il rougit soudain et dévie aussitôt le regard en bredouillant un « Désolé ». C'est probablement sa robe et ses mouvements trop amples qui ont dû s'accrocher avec le jeune élève dont le prénom ne lui revient pas. Il sait seulement qu'il est une année en-dessous et que… c'est à peu près tout. Gêné, il se relève sur ses pieds nus avec la visible intention de repartir.

Quelle journée ! Heureusement qu'elle se termine.


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Re: Speed Dating [Arthur & Hjötur]
04.06.16 15:11

L'heure du dîner approchait. La salle commune de Serdaigle était trop loin des cuisines ou de la Grande Salle pour capter des fragrances de nourriture ou le bruit des couverts tintant contre les assiettes, mais le départ progressif des élèves hors de la salle commune, comme les petits grains de sable s'écoulant d'un sablier, permettait d'affirmer avec certitude qu'il était à peu près dix-neuf heures. Bientôt, il ne resterait plus personne dans la salle commune. Arthur pourrait alors récupérer la bourses pleine de gallions qu'il avait cachée un peu plus tôt lorsque Lancelot lui avait remise pour faire les comptes des derniers duels. Arthur n'aimait pas être vu avec une trop forte somme d'argent dans la main : il savait qu'il n'attirait pas l'attention, mais l'or, en revanche, risquait de faire venir à lui les autres élèves contre des moucherons. Ils s'en défendraient, bien sûr, mais le désir de posséder une telle somme se lirait dans leur regard, à l'origine de leur action. Les êtres humains étaient ainsi, Arthur le savait. Il préférait prendre des précautions, au cas où son plan rencontrait une variable imprévue. Cela paraissait peu probable : dans dix minutes à peu près, tous les élèves seraient sortis, lui laissant la voie libre. Il fallait simplement faire preuve de patience et ne pas se faire remarquer.
Pour s'occuper, Arthur lisait une lettre de sa mère reçue le matin même qui enchaînait banalité sur banalité. Elle n'avait rien à lui dire, mais Arthur était son bébé, elle avait parfois besoin de se rapprocher de lui en lui écrivant. Le résultat finissait par lui tomber entre les mains, et il le lisait avec un sourire ému. Ces preuves de normalité étaient apaisantes, elles l'aidaient à se sentir comme il aurait dû l'être, c'est-à-dire normal.
Les dix minutes qu'il avait prévues s'écoulèrent plus rapidement qu'il ne l'aurait cru. Par précaution, Arthur attendit encore un peu, au cas où un retardataire s'y trouvait encore. Mais ses prévisions étaient bien entendu exactes. Très satisfait de lui, Arthur se leva et s'avança vers la cachette qu'il espérait toujours remplie. Personne n'avait parlé d'une découverte importante dans la salle commune, il pouvait donc s'attendre à voir son souhait exaucé.
Arthur sentit tout d'abord une très légère pression s'exercer contre lui, comme si quelqu'un essayait de le tirer en arrière. Avant qu'il eût le temps de comprendre ce qu'il ressentait, la pression s'accentua et le projeta dans un garçon de quatrième année qu'il n'avait pas vu arriver. Le choc fut plutôt brutal, Arthur se retrouvant par terre sans savoir s'ils s'étaient bousculés ou si l'explication était tout autre. Désolé. Le mot ramena un peu d'ordre dans les pensées d'Arthur, qui se rappela qu'il venait de vivre une expérience tout à fait étrange. Il était désormais pratiquement certain qu'il n'avait pas bousculé l'autre élève – il ne l'avait certes pas entendu arriver, une erreur qui faisait rougir Arthur de honte, mais il l'aurait remarqué s'il s'était trouvé sur son chemin. Il se souvenait à présent de la pression qu'il avait ressentie et se demandait si l'autre en était responsable.

« Non, c'est moi qui suis désolé. » répondit-il par automatisme.

L'aîné se releva pour repartir avant qu'Arthur ait le temps de lui demander s'il savait ce qu'il venait d'arriver. Il n'avait apparemment pas remarqué que la collision avait quelque chose d'étrange et s'en tenait à l'hypothèse de la bousculade involontaire. Il était si sûr de lui qu'Arthur fut pris d'un doute : n'était-il pas paranoïaque, à imaginer le pire ? Arthur avait tout simplement glissé en arrière, ce qu'il avait interprété comme une pression légère. Une glissade d'un mètre ou plus, mais pourquoi pas, l'explication ne paraissait pas plus tirée par les cheveux que l'autre.
Arthur se releva à son tour, un peu faible sur ses deux jambes, et décida, puisqu'il était évident que l'autre allait bientôt quitter la Grande Salle, d'aller récupérer rapidement son trésor avant de déguerpir. Puis il se rendit compte qu'il avait froissé la lettre de sa mère, et un bout s'était déchiré et envolé plus loin.

« Non... » murmura-t-il, désespéré.

Il lui fallait d'abord aller le récupérer, ce qu'il fit sans tarder. Le résultat fut cependant le même que le précédent : Arthur réussit tout d'abord à s'éloigner de l'autre Serdaigle, mais, au bout d'un moment, se sentit soudain bloqué dans sa progression. Une nouvelle fois, la pression le ramena violemment contre celui qu'il avait heurté tout à l'heure. Complètement sonné, et abasourdi par ce deuxième choc, Arthur eut l'impression que le monde venait de passer pendant quelques secondes dans une machine à laver. Il s'étonnait presque de voir le sol et le plafond à leur place respective...

« Mais... qu'est-ce qu'il se passe ? » demanda-t-il, prêt à pleurer.


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Re: Speed Dating [Arthur & Hjötur]
06.06.16 1:30

Une fois debout sur ses talons, il replace sa robe sur l'épaule. Comme elle est assez humide par endroits et carrément en train de goutter à d'autres, il est relativement pressé d'arriver dans le dortoir et de la mette à sécher. Il posera une serviette de bain par terre pour éviter qu'elle inonde le sol.
Cependant, il fait un peu plus attention à son environnement, s'assurant d'abord d'un coup d’œil que la robe est bien placée et qu'aucune couture ou autre ne dépasse. Alors qu'il commence à marcher, ses pupilles passent ensuite assez vite sur le jeune camarade lance un regard déploré vers un morceau déchiré de parchemin qui gît un peu plus loin ; il tient l'autre morceau dans la main. Lorsqu'il se lève à son tour pour récupérer son dû, Hjörtur se détourne en s'éloignant davantage.

Clac. Une nouvelle fois, ça bloque, ça tire, ça projette, ça cogne.

Mais mais mais que se passe-t-il ? Clignant des yeux, il entend l'autre exprimer le même effarement à voix haute. Il fronce les sourcils et se redresse, cette fois plus lentement. Une fois assis, il pose les prunelles sur le jeune roux qui semble bien ébranlé dans les deux sens du terme. « Ça va ? Je veux dire… Pas trop mal ? » La question n'est plus tant machinale que concernée, son cadet paraît vraiment mal en point. Derrière lui, le morceau de parchemin qu'il n'a pas pu atteindre.
Le blond fronce les sourcils. « Ne bouge pas. » Je veux faire l'expérience. Il s'accroupit et s'approche ainsi du papier déchiré. Doucement, petit pas par petit pas, il avance sans cesser de jeter des coups d’œil derrière mais aussi à droite, à gauche, partout. Plus personne, rien qui ne tranche de l'habitude, juste eux deux et ce phénomène… magique ? Un maléfice ? Il atteint le bout de feuille d'abord du bout des doigts et le saisit aussitôt. Sans regarder son contenu, il le plie en deux, s'essuie la paume gauche sur le pantalon pour être sûr qu'elle est sèche et cale la papier en son creux avant de la refermer délicatement dessus. Alors, curieux, sans trop s'enquérir de l'opinion de l'autre, il continue. Toujours près du sol, il s'éloigne tout doucement, attentif à ce qui l'entoure.
Mais rien ne le prévient lorsque encore il sent la traction impitoyable qui le ramène sur ses pas. Cette fois, il est davantage traîné que projeté, d'autant qu'il était prêt, si bien que le choc vers son camarade est beaucoup moins violent et légèrement influencé par leurs mouvements respectifs ; ils se protègent et tentent d'amortir.

En se redressant, il soupire. Il tend le bras vers le rouquin et ouvre la main. La morceau de parchemin est un peu froissé car il l'a serré un peu fort et il gardera une marque de pli disgracieuse. Mais il est un et à peu près intact. « Tiens. Désolé, je l'ai abîmé... » Il sourit doucement et passe rapidement ses yeux sur les siens avant de les dévier pour reprendre la parole. « Pardonne-moi de ne pas t'avoir demandé pour avant, mais il fallait qu'on le voit… On dirait que ça fait ça quand… quand on s'éloigne de quelques mètres, je dirais trois-quatre... » mais je suis mauvais pour mesurer la distance à l’œil nu. Il soupire encore, passablement agacé. « Qu'est-ce que c'est encore… un maléfice ? » Il est contrarié. Combien de temps cela va-t-il durer ? Y a-t-il un moyen d'annuler ça ? Voyant sa robe posée un peu plus d'un mètre plus loin, il s'éloigne de deux-trois pieds pour l'attraper en tendant le bras et la tirer vers lui. Il veut sortir sa baguette et tenter des sorts d'annulation. Il a bien réussi à virer ce visage étranger le jour où tout le monde avait la même face…
Il s'interrompt.
Il repense à ce qu'il s'est passé peu de temps après cet épisode et son cœur se met à battre tandis qu'il fait le rapprochement. D'interrompu il devient pétrifié.


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Re: Speed Dating [Arthur & Hjötur]
06.06.16 11:11

Complètement perdu, Arthur se rendit compte avec quelques instants de retard que l'autre élève était toujours présent à ses côtés et lui demandait s'il n'avait pas trop mal. Ce n'était pas tant la douleur qui hébétait Arthur que l'incompréhension : lui qui avait l'habitude d'avoir toujours une longueur d'avance sur ses camarades s'était retrouvé piégé sans s'en rendre compte. La sensation était étrange, il ressentit un sentiment d'échec un peu étrange. L'aîné avait l'air d'être sincèrement inquiet par son état. Arthur le rassura :

« Ça va, je suis juste... un peu sonné, je crois. »

Il l'était tellement qu'il ne réagit pas vraiment lorsque l'autre élève lui demanda de ne pas bouger. Sur le coup, Arthur mit cette réaction sur le compte de sa difficulté à reprendre ses esprits, car il n'avait pas vraiment envie de bouger, après tout. Ceci dit, il ne se rendait pas compte que, s'il avait vraiment voulu bouger, l'ordre l'en aurait totalement empêché. Bien sagement, Arthur resta tranquillement assis, tandis que le quatrième année s'approchait tout doucement du morceau de papier déchiré. Ces quelques secondes furent bénéfiques à Arthur, qui se demanda pourquoi cela ne le dérangeait pas de laisser un inconnu s'approcher de ce morceau de lettre. Certes, le document n'était pas compromettant pour son activité secrète, mais il tenait énormément à sa vie privée. Si la plupart des gens ne connaissaient pas grand chose de lui, cette discrétion y était sans doute pour quelque chose. Pourtant, Arthur ne réagissait pas en voyant son camarade s'approcher de sa lettre. Peut-être y avait-il quelque chose qui clochait en plus de l'étrange maléfice dont ils semblaient être atteints tous les deux. Son cerveau était cependant incapable de déterminer quel pouvait être cet élément perturbateur.
Arthur poussa un soupir de soulagement en voyant que l'autre avait plié le morceau sans regarder son contenu. C'était à ce genre de détail que l'on savait si on pouvait accorder ou non sa confiance à autrui. Ce dernier continuait d'avancer, sans doute pour vérifier si la distance avait quelque chose à voir avec le maléfice qui les touchait. Il était si concentré qu'Arthur n'osait pas lui adresser la parole. Lui aussi attendait, tendu depuis la place qu'il ne pouvait quitter, le résultat de cette expérience délicate.
Au bout d'un moment, l'autre élève fut à nouveau tiré en arrière, mais bien moins violemment que les fois précédentes. Arthur se sentit touché par le même phénomène. Heureusement, il était par terre, et le frottement de son corps contre le sol semblait ralentir la vitesse de projection. Ils réussirent tous deux à ne pas s'écraser totalement l'un sur l'autre, une issue heureuse qui ne rassura pas Arthur pour autant. À présent, il savait ce qui était en train de leur arriver, il pouvait penser à un moyen de s'en sortir. Malheureusement, le maléfice était inconnu d'Arthur, qui ne connaissait pas le contre-sort adéquat. Soit le maléfice s'estompait avec le temps, mais il ignorait combien de temps cela durerait. Soit il ne passerait pas, et il faudrait trouver une autre solution.
L'aîné lui rendit le parchemin en s'excusant de l'état dans lequel il était :

« Merci, répondit Arthur, reconnaissant. Ce n'est pas grave, ça peut se réparer. »

Il y aurait peut-être un trou ou deux, mais ce n'était pas le plus important. L'autre élève dit à voix haute les conclusions qu'il avait tirées de sa petite expérience. Il était très poli, d'ailleurs, comme s'il avait besoin de s'excuser de quelque chose, alors que ce n'était pas le cas. Arthur fut en revanche surpris de s'entendre répondre à la question posée par le blond.

« Oui, c'est un maléfice, mais je ne sais pas lequel c'est. »

Bizarre. Arthur n'avait pourtant pas l'intention de répondre. Il ne s'était pas non plus senti obligé de répondre mais... il avait une réponse à fournir, et il se serait senti mal à l'aise de ne pas la donner. Même si ce qu'avait dit Arthur ne les avançait pas du tout. Cela ne semblait pas arrêter l'autre élève, qui s'avança vers la robe qu'il avait laissée tomber, sans doute pour récupérer sa baguette. Il avait peut-être une idée pour les sortir de cette situation. Mais l'autre sembla se figer sur place, comme s'il venait de découvrir quelque chose de déplaisant. Sans pouvoir voir son visage, Arthur ne pouvait pas savoir de quoi il en retournait et demanda :

« Est-ce que ça va ? Est-ce que... ne me dis pas que tu as cassé ta baguette ? »

Le phénomène était assez rare, mais pas impossible, et chanceux comme ils étaient depuis quelques minutes, Arthur imaginait le pire. Un peu inquiet, il songea à aller récupérer sa propre baguette, qui était tombée de sa poche lors d'un des précédents chocs, mais l'idée de bouger de l'endroit où il se trouvait était insupportable. Arthur pouvait plier ou déplier les jambes, mais il ne pouvait pas s'en servir pour un autre usage, ou glisser le sol jusqu'à la baguette. Il ne pouvait rien faire, et c'était dérangeant.
Toujours préoccupé par son problème de déplacement impossible, Arthur comprit qu'ils étaient mal partis pour annuler le maléfice eux-mêmes et proposa à son camarade d'infortune la solution qui lui paraissait la plus logique :

« Dis, on devrait peut-être aller voir les professeurs, non ? L'un d'eux saura peut-être comment nous libérer. »

HRP:
 


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Re: Speed Dating [Arthur & Hjötur]
06.07.16 6:43

Il se rappelle la violence avec laquelle le poids de la vieillesse s'était écrasée sur ses pauvres os et la journée ignoble qu'il avait dû subir avec cela. Le petit message de Lux la Chouette lui souffletant qu'il n'aurait pas dû interrompre le maléfice qui s'attaquait à tous mais que lui n'avait pas pu supporter, encore moins accepter. Il se rappelle la douleur ses articulations, le supplice de l'apesanteur sur sa colonne vertébrale, les rides laides déformant son visage qui tentait tant bien que mal de masquer la détresse qui s'était logée dans sa poitrine.
« Est-ce que ça va ? Est-ce que... ne me dis pas que tu as cassé ta baguette ? » La question le sort de sa torpeur et lui permet de répondre en bredouillant « N-Non, non, tout va bien... » Il plonge la main dans une poche interne de sa robe pour sortir sa baguette mais ne se retourne nullement. Il la contemple longuement, se demandant si la condition qui l'attache à son jeune camarade n'est pas une autre manigance de Lux et s'il est forcé de la subir sous peine d'une nouvelle réprimande injuste…
Mais il ne veut pas ! Il se refuse d'endurer ça ! Fronçant les sourcils, serrant la baguette dans le poing, il hoche la tête pour lui-même avant de se tourner vers Arthur d'un air déterminé. Il veut tenter des formules de contresort et cie, mais il faudra retirer sur ce… lien ? invisible qui les retient. Aussi motivé peut-il être, il doute très fortement que cela fonctionne.

Le roux cependant propose une idée plus sûre et logique. « Dis, on devrait peut-être aller voir les professeurs, non ? L'un d'eux saura peut-être comment nous libérer. » Mmh. Avec son expérience et son catalogue développé de sortilèges en tout genre, un professeur pourra en effet tenter beaucoup plus de choses que les deux élèves réunis. D'autant qu'ils ne sont pas non plus forcés de se coller l'un à l'autre, ainsi bouger jusqu'à la salle des enseignants ne présente pas une épreuve.
« … Non... Non, c'est une mauvaise idée. » Sa réflexion a soudain pris un virage à 180°. Ils sont probablement occupés à s'installer, ils auront bien commencé leurs repas le temps que le château soit traversé de la tour jusqu'à la grande salle par les deux Serdaigle. Trouver un enseignant sans appétit pourrait s'avérer compliqué, Hjörtur n'a pas envie de tourner en rond à leur recherche ou pire encore de tomber sur M. Koga – n'importe qui mais pas lui. Et puis le château connaît plein d'anecdotes du même genre qui sont arrangées assez vite normalement… Enfin, qui dit que les professeurs sauront trouver un remède à ça ?

Dressant sa baguette, il balance toutes les formules de contresort, d'annulation et cie qui lui viennent à l'esprit, tout en se disant qu'il n'a pas envie de tirer inutilement pour vérifier que ça a bel et bien échoué. Il tente ensuite des sorts de révélation mais rien n'apparaît… et tâter dans son dos ne lui sert à rien. D'ailleurs, il ne sait même pas si le lien est à un endroit précis. La dernière fois qu'il a tiré, ça s'est fait ailleurs car il avançait accroupi en crabe. Ça l'agace. Il veut se changer, enfiler des chaussettes sèches, manger, terminer sa journée en somme… Au lieu de cela il est pieds nus par terre et attaché à un gamin qu'il connaît à peine et qui avait sûrement quelque chose de prévu pour sa soirée.
Il lâche un long soupir accompagné du mouvement d'épaules typique.
« Peut-être qu'on doit attendre. Tout simplement. » Pffff il n'a pas envie d'attendre. « Mmmh… Avais-tu prévu quelque chose ? Je voulais me changer vite fait avant de manger… Tu n'as pas encore mangé, je suppose ? » Autant faire les activités qu'une présence rapprochée n'encombre pas, on peut dire que ce sera ça de fait… Peut-être que certains de leurs camarades pourraient tenter quelques choses… Et peut-être n'est-ce pas vraiment dans leur intérêt, vu le talent qu'ont certains pour rater leurs sorts.


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Re: Speed Dating [Arthur & Hjötur]
06.07.16 19:53

Arthur avait rarement - pour ne pas dire jamais - été confronté à pareille situation. Il était rare la cible de maléfices, pour la simple et bonne raison qu'il ne valait pas la peine qu'on lui en lance. Et dans le cas contraire, il avait son fidèle Lancelot pour le protéger des malveillants. Arthur ne s'attendait pas à être attaqué au cœur même du bastion Serdaigle, qui n'étaient pas connus pour être les plus farceur. Les Gryffondor certainement. Les Serpentard avaient beaucoup de malice. Les Poufsouffle pourquoi pas. Les Serdaigle ? À part quelques téméraires qu'Arthur n'avait pas pris la peine d'identifier, il n'y avait pas vraiment de raison. Cette plaisanterie de mauvais goût était tout de même bien subtile, car elle rendait difficile la guérison.
Rassuré d'apprendre que celui qui l'accompagnait avait toujours sa baguette entière, Arthur fut cependant désagréablement surpris de l'entendre dire qu'aller voir les professeurs était une mauvaise idée.

« Non ? » répéta Arthur, un peu décontenancé.

C'était pourtant la solution la plus sensée ! Les professeurs avaient infiniment plus de connaissances et d'expérience qu'eux et sauraient sans doute trouver une solution à... mais l'autre ne voulait pas aller les voir, et maintenant qu'il y songeait plus sérieusement, Arthur comprenait cette décision. On ne pouvait pas faire confiance aux professeurs, ils leur poseraient certainement des questions embarrassantes, et comment être sûrs qu'ils seraient en mesure de les aider ? C'était vraiment une très mauvaise idée, et bien entendu, Arthur se sentit honteux de l'avoir eue, cela ne lui ressemblait pas. Le maléfice devait toucher plus profondément sa personne qu'il ne le pensait, il affectait peut-être ses pensées d'une façon ou d'une autre. Il lui faudrait tester cette théorie, mais il n'était pas encore certain que cette idée-là fût bonne également - le doute s'était insinué désormais en lui. Arthur avait du mal à faire confiance à son propre esprit, un sentiment qu'il n'avait jamais vraiment connu et qui, tout bien réfléchi, le glaçait d'effroi. Son cerveau était tout ce que possédait Arthur, son seul véritable atout, il ne pouvait se permettre de le perdre.
Inspirant profondément pour se calmer, le garçon regarda son camarade tenter toute une série de contre-sorts. Arthur ne connaissait ni son âge exact ni son année, mais il était plus âgé que lui, ce qui signifiait qu'il en savait plus long que lui en matière de maléfices. Il se sentait bien évidemment inutile à ne rien faire et, après avoir hésité, tenta lui aussi une ou deux formules qu'il n'était pas forcément censé connaître - mais la fréquentation des duellistes illégaux lui avait appris un certain nombre choses qui n'étaient pas de son niveau. Arthur fit bien attention à ne pas prononcer les formules trop fort et à le faire en même temps que son camarade, n'hésitant pas à faire semblant de réfléchir plus longtemps que nécessaire s'il le fallait. Il n'avait pas le temps de faire mieux.
Aucun d'entre eux ne parvint à résultat satisfaisant. Rapidement à court de formules, Arthur regarda son camarade tenter des sorts de révélation. Arthur ne s'attendait pas à voir cette tentative réussir, et bien entendu, elle échoua. Le Serdaigle plus âgé lâcha l'affaire et lui proposa d'attendre :

« Très bonne idée, ça finira sans doute par passer. » assura Arthur.

Le rouquin n'était pas forcément d'un naturel très patient. Il avait tendance à trépigner et gigoter lorsqu'il ne pouvait pas mettre en application une idée qui venait juste de lui traverser la tête ou coucher sur papier une information qui lui serait sans doute utile par la suite. Mais son cerveau était étrangement calme. Pour la première fois de sa vie, Arthur se sentit capable d'attendre sur le tapis sans bouger jusqu'à la dissipation totale du sort. Si l'autre lui avait demander de rester là toute la nuit, sans dormir et sans rien faire, Arthur se serait exécuté sans broncher.
Heureusement, son camarade semblait plutôt décidé à bouger. Il lui annonça son intention initiale de se changer et prit la peine de lui demander s'il avait eu l'occasion de manger. Plutôt reconnaissant, Arthur se sentit d'humeur à lui accorder tout ce qu'il lui demanderait :

« J'avais juste prévu d'aller manger. Si tu veux te changer, je peux t'accompagner à distance. Je pense qu'on peut tenir la distance sans trop de problème. Par contre, j'aimerais beaucoup manger, j'ai faim, et même si tu n'as sans doute pas envie que je te colle, on peut toujours faire semblant de ne pas y aller ensemble. Bien que ça ne soit pas très pratique comme situation. »

Puisqu'il ne pouvait plus utiliser son cerveau pour trouver comment défaire le maléfice qui les avait liés l'un à l'autre, Arthur s'en servait pour essayer de trouver comment passer le temps dans cette posture délicate. Il avait des tas d'idées, mais ignorait encore que son camarade était conditionné pour les refuser - et que lui-même accepterait tout ce que l'autre lui dirait. Les deux actions proposées étaient parfaitement réalisables dans les conditions actuelles. Et d'autres choses étaient sans doute possibles, pour peu que la distance entre les deux fût respectée.
N'ayant toujours pas manifesté le désir de se lever, Arthur attendit un peu trop sagement le verdict de son aîné.


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Re: Speed Dating [Arthur & Hjötur]
18.07.16 7:21

Sans attendre qu'Arthur ait fini de répondre, Hjörtur décrète mentalement qu'il va aller se changer aussitôt. Ses yeux balaient la salle commune, s'arrêtant successivement sur sa robe de sorcier encore sur le sol, l'entrée du dortoir des garçons et la cheminée allumée auprès de laquelle attendent ses chaussettes et ses chaussures. Le schéma des prochaines actions est ainsi formé. D'un habituel hésitant et timide, peu enclin à imposer ses idées, il se sent ce soir au contraire déterminé et inébranlable… S'il est capable d'obtenir cet état d'esprit en présence d'animaux et créatures, il s'avère rare qu'il le soit envers d'autres humains.
Et c'est cette résolution presque trop pressée qui l'empêche de se poser un instant pour constater que ce n'est peut-être pas normal.

Tout en montant sur ses pieds d'un mouvement décidé, il répond à son camarade « Mmmh, ton idée est sympathique mais je pense qu'on devrait au contraire assumer la situation. Nous sommes forcés de rester ensemble ? Soit. Allons manger ensemble, nous pourrons discuter sur le trajet et pendant le repas. » Parler de quoi ? Hjörtur est terriblement mauvais à la conversation. Mais quelque chose lui dit que cette fois ça devrait se passer convenablement. Ils trouveront bien un sujet quelconque autour duquel plaisanter…
Une fois debout, il ramasse sa robe qu'il cale cette fois sous le bras en boule tout en gardant sa baguette dans l'autre main. Il commence à avancer mais demeure prudent, se retournant régulièrement pour surveiller qu'Arthur le suive au même rythme afin de ne pas se laisser distancer. Outre le lien invisible qui les retient, l'Islandais déteste la traction violente qu'il provoque lorsqu'ils s'éloignent de trop. Depuis le collège, il n'aime pas être frappé, même au détour d'un maléfice, par quelqu'un. Cela lui fait mal sur les plans physique et mental. S'il n'a en réalité jamais été cogné durant son adolescence – ni au collège ni à Poudlard – il a de nombreuses fois vécu la peur de se recevoir un coup de poing par les racailles de la cours. Trauma aidant, il en gardé une grande sensibilité aux coups venant des gens. En revanche, une bête peut bien se jeter sur lui qu'il résistera à la peur et à la douleur davantage que la majorité de ses camarades.

Une fois passée la porte du dortoir et son armoire atteinte, il pousse un soupir mitigé. Après avoir ouvert la porte du meuble, il déploie sa robe de sorcier et, d'un geste ample, la fait passer par-dessus pour l'étendre. Une fois ainsi posée, il tire sur les bords avec qu'elle occupe toute la largeur du battant. Enfin, il tâte le tissu afin de constater son humidité inégale. Pour plus de certitude, il va laisser le vêtement accroché toute la nuit.
À présent, il choisit assez rapidement un survêtement confortable, une paire de chaussettes grises et une veste bleu terne pour passer la soirée tranquillement. Il enfile d'abord les chaussettes puis se retourne, regardant Arthur d'un air gêné pour la première fois depuis le début de l'incident. « Peux-tu te retourner s'il te plaît… ? » et attend qu'il s'exécute avant de enlever son bas d'uniforme humide aux niveaux des chevilles pour passer son survêtement sec. Enfin, il retire son cardigan pour mettre sa veste. Le gilet ayant échappé à l'humidité grâce à la robe, il l'accroche directement dans l'armoire. Enfin, il pose son pantalon sur le bord de son lit, faisant pendre les chevilles au-dessus du sol. Ça fera l'affaire, hein ?
Tout du long il a agi rapidement, conscient qu'Arthur n'a d'autre choix que d'attendre et s'ennuyer pendant qu'il se met à l'aise.

Il pense alors aux chaussettes et chaussures qu'il a laissées près de la cheminée et s'avance vivement vers la sortie sans avertir son camarade avant de se figer : merde, faut pas se précipiter ! « Désolé, je... » s'excuse-t-il « N'ai pas l'habitude de subir ce maléfice. » Sourire gêné vis-à-vis de l'humour maladroit glissé dans sa réplique. Finalement, il trimbale Arthur jusqu'à la cheminé de la salle commune puis de nouveau dans le dortoir pour poser chaussures et chaussettes au pied de son armoire.
« Ouf, on est enfin prêts. Excuse-moi pour tout ça… De t'avoir baladé à droite et à gauche… Enfin… On y va ? »


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Re: Speed Dating [Arthur & Hjötur]
19.07.16 16:46

Au fond de lui, Arthur était plutôt rassuré d'être tombé sur quelqu'un qui ne voyait pas d'inconvénient à ce qu'il prenne son repas en sa compagnie. Après le rejet de sa proposition, il avait cru que l'autre Serdaigle se méfiait de lui. La situation aurait été infiniment plus compliquée si son aîné refusait sa présence, et il était sage de ne pas trop s'éloigner, pour éviter de se retrouver par erreur projeté l'un contre l'autre. Et Arthur n'était que trop content d'éviter les chocs et d'avoir une personne sage sur qui compter. Il ne savait plus vraiment où il en était, à cause du bazar qui régnait dans son cerveau. Être à demi-conscient de ce qui était en train de nous arriver était peut-être pire que de ne rien remarquer du tout ou de savoir ce qui se passait : l'ignorance aurait été agréable, la connaissance lui aurait permis de trouver des solutions, mais dans ces conditions... il ne pouvait pas trouver ce qui clochait chez lui, et cela le perturbait grandement.
Son camarade commença à s'éloigner, et Arthur trouva enfin la force de se lever et de le suivre. Lui non plus n'appréciait pas vraiment la force qui les obligeait à rester proches l'un de l'autre. La sensation en elle-même était déjà désagréable, mais les conséquences qu'elle impliquait étaient tout aussi terrifiantes. Arthur se sentait gêné parce qu'il avait l'impression d'entrer dans l'intimité de quelqu'un d'autre, sur qui il ne savait rien, pas même le prénom, mais il était trop prudent pour le demander. Il avait remarqué que l'autre était plutôt réservé : avoir un Arthur à ses basques devait le mettre mal à l'aise, et le rouquin n'avait pas l'intention d'empiéter plus que nécessaire sur son espace vital.
Arthur garda le silence lorsqu'ils entrèrent dans le dortoir et lança son regard à droite et à gauche plutôt que de regarder les affaires du Serdaigle qui étaient rangées dans son armoire. Ce n'était pas forcément très compliqué, puisqu'il y avait des tas d'objets qui appartenaient à d'autres élèves et qu'Arthur pouvait regarder. Mais par précaution, l'autre lui demanda de se détourner.

« Bien sûr. » répondit Arthur en se retournant, légèrement rouge.

Il n'avait pas vraiment le caractère d'un voyeur, mais c'était l'impression qu'il se faisait à ce moment-là. Le fait que son camarade fût aussi un garçon ne changeait pas grand chose : il se sentait gêné à l'idée d'être regardé par Arthur, qui était par contagion gêné de la situation. Heureusement qu'il n'avait pas été coincé avec une fille. Il aurait complètement paniquée si elle avait dû se changer dans son dos. En attendant, Arthur avait l'impression d'être de trop, et préféra regarder une araignée tisser méticuleusement sa toile dans un coin. La comparaison avec lui-même lui aurait parue adaptée en temps normal, mais là, il se sentait plutôt comme l'insecte que la toile allait bientôt capturer.
Pour s'occuper un peu et ne pas gêner son camarade, Arthur se laissa aller à ses pensées, un exercice qui ne lui demandait pas beaucoup d'effort et qui parvenait très bien à le couper du monde. Il lui suffisait de penser à ses duellistes pour avoir des problèmes concrets à résoudre. Il y réussit si bien qu'il faillit rater le départ précipité de son aîné - le léger tiraillement indiquant qu'ils s'éloignaient, ainsi que les excuses prononcées d'un ton gêné le tirèrent de sa rêverie. Il n'avait pas prévu cette accélération soudaine et ils avaient évité de peu la catastrophe.

« T'inquiète, j'aurais dû faire attention. » répondit Arthur en haussant les épaules, puisqu'il se sentait pris en tort.

Après tout, il était censé être observateur, lorsque son esprit n'était pas sous le coup d'un mauvais sort.
De retour à la salle commune, son camarade termina de se changer en passant ses chaussettes et ses chaussures. Arthur crut qu'ils en avaient bientôt fini, mais l'autre élève n'était pas d'accord : il estima qu'il devait absolument ranger ses affaires plutôt que de les laisser traîner. Arthur ne pensait pas qu'il y avait un risque de se les faire voler, surtout dans cet état-là, mais il n'avait pas envie de se disputer avec l'autre, encore moins avouer à demi-mots qu'il y laissait parfois traîner ses propres affaires sans jamais les perdre, et laissa faire. En essayant de convaincre son camarade de ne pas déposer ses chaussures dans son armoire, il risquait de passer plus de temps que s'ils se rendaient directement à ladite armoire. Qui plus est, il n'était pas vraiment dans le genre d'Arthur de donner directement des ordres aux autres, et il aurait été gêné de le faire avec quelqu'un d'aussi renfermé.

« C'était long... » se plaignit tout de même Arthur lorsque, dans la salle commune pour la troisième fois, son camarade annonça qu'ils étaient fin prêts à aller manger. « Est-ce qu'on peut au moins marcher vite jusqu'à la salle commune ? Je commence à avoir vraiment faim. »

Puisque l'autre avait donné le signal du départ, Arthur ne ressentit aucune force contraire l'obligeant à rester dans la tour, mais en raison de la remarque d'Arthur, qui allait être rapidement rejetée à cause du maléfice, il lui était impossible d'accélérer comme prévu. Pour autant, le garçon ne songeait pas à se plaindre de ce rythme. C'était plutôt agréable, même s'il ne sentait pas exactement libre de ses mouvements. Il passa la porte de la salle commune en premier.

« Au fait, je m'appelle Arthur, signala l'intéressé, se disant qu'il serait sans doute étrange de dîner avec quelqu'un sans connaître son nom. Je suis en troisième année, même si je n'en ai pas l'air. Et toi ? »

Peut-être essayait-il aussi de briser la glace. Le Serdaigle n'était pas exactement glacé - cet adjectif convenait plutôt à quelqu'un comme Lancelot que comme lui - mais il y avait une espèce de barrière, ou de pudeur, qui poussait l'autre élève à se montrer très poli, sans pour autant faire d'effort pour s'intéresser à Arthur. La plupart des gens se comportaient ainsi avec le rouquin, mais ils n'étaient pas non plus collés avec lui pour une durée indéterminée. Oh, bien sûr, Arthur ne verrait aucun inconvénient à être oublié une fois le sort levé. Ce serait même l'idéal. Mais il avait envie d'en savoir plus sur celui qui l'accompagnait dans cette galère.

« Est-ce que tu crois qu'on a été volontairement ciblés par le maléfice ou qu'il nous est tombé dessus par hasard ? ajouta-t-il rapidement après. Je ne vois personne qui pourrait me vouloir du mal, mais... je ne sais pas, peut-être est-ce une simple plaisanterie ? »

Les personnes au courant de ses véritables activités étaient au nombre de deux, et aucune n'était susceptible de lui lancer un tel sort. Arthur ne pensait pas qu'il était personnellement visé par le maléfice. Mais, parce qu'il savait que lui-même était un menteur, il préférait ne pas faire de conclusion hâtive sur son camarade. Il pouvait très bien cacher un secret inavouable qui expliquerait qu'ils aient été visés.

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Re: Speed Dating [Arthur & Hjötur]
08.09.16 4:08

« C'était long. » Il a envie de penser qu'Arthur a raison. Méticuleux dans l'action, Hjörtur prend le temps de bien faire, toujours désireux d'atteindre un résultat proche de ce qu'il juge être la perfection, ce qu'il a parfois payé par des travaux inachevés. L'Islandais voudrait réellement et sincèrement acquiescer mais…
Non. Juste non. Ce n'était pas si long que ça. Il a juste soigneusement installé ses affaires mouillées de sorte qu'elles sèchent bien, c'est tout. Certes, il aurait pu passer par le cheminée pour récupérer chaussures et chaussettes avant de se changer dans le dortoir ; leur évitant un aller-retour inutile. Mais c'est tout. S'il avait été seul, il n'aurait même pas songé à cela, pas même après coup, car le but était de les laisser près du feu le plus longtemps possible et de les ranger juste avant qu'il quitte la tour de Serdaigle – il n'a malheureusement pas confiance en toute sa maison, c'est plus fort que lui. Mais il n'est pas seul, Hjörtur ; de cette solitude familière il est privé depuis une belle poignée de grosses minutes qui vont s'étendre, s'étendre, s'éteeeeendre. Mais le jeune rouquin à qui il est attaché n'a pas l'air trop agaçant cependant. À voir, il préfère se méfier – il faut admettre cependant que son apparence adorable inspire la confiance, mais si elle n'en reste pas moins une apparence.

Cependant, le blondinet ne se sent pas d'humeur à laisser passer ses réclamations. D'habitude, au terme d'une sale journée, il n'a pas la force de s'opposer à quiconque, préférant s'isoler seul avec lui-même et son chat lunatique qui adore quémander l'attention aux pires moments alors adoucis par son ronronnement fort et son regard appuyé – à travers le caprice, le félin semble vouloir apporter un peu de réconfort à son humain qu'il vient volontairement importuner pour le tirer de son mal-être. Ce soir, Hjörtur met sa tendance à refuser les idées perchées et les requêtes secondaires de son camarade sur le compte de ce retirement duquel on l'a privé – et qui manque de lui arracher un soupir au mauvais moment, c'est-à-dire juste après qu'Arthur a formulé sa demande.
Il secoue doucement la tête. « Non… Désolé, je n'aime pas me presser – l'auteur tient à saluer la première vérité formulée qui n'est pas déformée par le maléfice – et je ne suis pas sûr que ce soit bien utile. Et puis, je… ne crois pas que le maléfice doit durer indéfiniment… enfin… » Il veut y croire. « Alors plus on traînera, plus on laissera le temps passer. Peut-être même qu'on sera libéré d'ici la fin du repas ! » Qu'il est bon d'espérer.
Il ignore le gargouillement marqué de son estomac qui choisit ce moment précis pour exprimer son désaccord.

Atteignant tout deux la porte, c'est Arthur qui l'ouvre spontanément, Hjörtur restant derrière par habitude. « Au fait, je m'appelle Arthur. Je suis en troisième année, même si je n'en ai pas l'air. Et toi ? »
Oh.
Un sentiment de stupidité l'envahit. Se présenter. Ils sont quasiment collés depuis, quoi, au moins un quart d'heure ? Vingt minutes ? Plus ? Il n'en sait rien, sa notion du temps est aussi abstraite qu'un rêve. Mais pas un seul instant il lui est venu à l'esprit de donner son nom ou d'échanger tout autre politesse de rigueur ; si cela lui inspire un peu de culpabilité, il ressent surtout une brève montée d'embarras doublée d'une impression d'infirmité sociale ridicule. Alors il ne répond pas aussitôt, s'immobilisant une demi-seconde sur le seuil avant de passer la porte. Au moment où celle-ci entame son mouvement de fermeture, un miaulement tonitruant s'élève de la salle commune. Hjörtur retient alors la porte pour laisser passer son gros chat au court pelage écaille-de-tortue qui vient sortir lui aussi pour se frotter contre ses jambes en miaulant une nouvelle fois. Il commence alors son avancée dans le couloir sans attendre les deux garçons qui le regardent.
« Je te présente Móði le chat, répond finalement le blond. Mon nom est Hjörtur, heu… C'est islandais. Je suis en quatrième année. » La porte est finalement refermée et ils entament leur avancée d'une démarche tranquille calquée sur celle du matou qui zigzague d'un mur à l'autre en leur jetant de fréquents coups d’œil.

Arthur reprend finalement la parole : « Est-ce que tu crois qu'on a été volontairement ciblés par le maléfice ou qu'il nous est tombé dessus par hasard ? Je ne vois personne qui pourrait me vouloir du mal, mais... je ne sais pas, peut-être est-ce une simple plaisanterie ? », provoquant un froncement de sourcils de la part de l'islandais. Des… « plaisanteries » il en a connu des nombreuses et n'a pas envie de se les remémorer. Il ne veut pas se dire que ça pourrait être une mauvaise blague d'un vil camarade, cherchant au contraire des raisons de croire le contraire. Il finit par les trouver : à Serdaigle, personne ne s'est encore montré capable d'une telle cruauté à son égard. Si certains parfois se montrent désagréables avec les mots, ils ne vont jamais trop loin (surtout comparé à ce qu'il a dû supporter au collège), ne le harcèlent pas souvent et ne passent par aucun autre moyen. Ajoutant à cela que le maléfice s'était activé en pleine salle commune sur deux élèves qui se croisaient pour la première fois de la journée… « Je ne crois pas... » il ose espérer que ce n'est pas le cas. Si quelqu'un avait découvert sa condition de loup-garou, ah ! ce n'est pas comme ça qu'il l'aurait fait savoir. Et puis… « Généralement quand les maléfices sont si durs à être levés, soit ils sont lancés par des sorciers très puissants qui ont normalement bien fini leurs études, soit ils sont temporaires... » Il songe un instant aux professeurs mais n'en identifie aucun susceptible d'agir ainsi – pas même celui de métamorphose, pour une fois. « C'est pour ça que je crois qu'on pourra se séparer… tôt ou tard… Il y a déjà eu des phénomènes dans l'école qui ont touché les élèves, parfois tous, parfois juste des petits groupes, la plupart n'ont guère duré... »

Ils continuent ainsi leur descente vers la grande salle, accompagnés de ce gros chat au museau écrasé.


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