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Bienvenue sur Firewhisky les sorciers ! On espère que vous allez bien, et que vous êtes près à swinguer au rythme des trompettes ! À Londres Magique, nous sommes en Mars 2017 ! Les oiseaux recommencent à chanter et les mimosas sont en fleur, bon courage pour les allergies. Il est 12 heures, l'heure des news !

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Everybody needs someone ( Rief )


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 Everybody needs someone ( Rief )

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Everybody needs someone ( Rief )
20.08.16 19:03




Everybody needs someone



Réveil difficile. Douloureux même. J'avais mal au crâne comme si un troupeau de centaure avait passé la nuit à me piétiner. J'en ouvris difficilement les yeux, éblouie par la lumière aveuglante du soleil, à croire que j'allais devenir aveugle rien qu'en ouvrant les yeux. Rester dans son lit la tête sous l'oreiller me semblait une bonne idée le temps de se réveiller correctement. La soirée d'hier avait été sacrément agité. J'étais encore dans un semis brouillard, les pensées encore un peu embrumés de fatigues qui se dévoilaient lentement pour reconstituer le puzzle de mes souvenirs. C'était une sacrée soirée en tout cas, je crois même que c'était une des meilleurs que j'ai jamais faite. Non c'était la meilleur. C'est certain. Allongé là, je me remémorais chaque instants passé dans cette boite avec tout le monde. La fête, l'ambiance et l'alcool. Beaucoup d'alcool. Ça faisait longtemps que j'avais pas été ivre à ce point mais cette fois j'avais réussis à retrouver mon lit. Bien sur j'avais été aidé même si la fin de la soirée était un peu plus floue que je reste. Je me souvenais très bien de Rief.

Étrangement mon esprit resté bloqué quelques instant sur le simple souvenir du Serdaigle et de toute ce qui s'était passé hier soir. Ce qui s'était passé sur cette estrade. Ce qui s'était passé dehors, et ce qui s'était passé ici juste devant cette porte. Je me souviens m'être endormis heureux, peut être un peu frustré de ne pas avoir eu le courage de lui dire de rester. Mais ce matin, débarrassé de l'alcool et  de ses effets, je me rendais compte que c'était j'avais plutôt bien fais de le laissé repartir. Qu'est ce qui ce serait passé sinon ? On aurait certainement regretté. Du moins pour moi. Ca aurait certainement tout gâché même si j'étais pas certain de savoir ce qu'il y avait entre nous maintenant. Hier soir, ça me semblait une évidence. Maintenant que demain s'était levé, j'avoue qu'il ne me restais que des doutes et cette boule d'angoisse au creux de mon ventre. Peut être que l'alcool avait déjà tout gâché. Après tout lui aussi avait bu, s'il avait accepté que je l'embrasse après quelques verres, aujourd'hui ce serait certainement différent, et quelque part j'avais peur de réellement me poser la question.

J'en soupirais sous mon oreille, prenant pleinement conscience de la situation et manquai peut être un peu de courage pour me lever et me précipiter à son bungalow pour parler de tout ça. Peut être qu'il regrettait. Qu'il savait plus ce qu'il faisait ou que l'alcool l'avait simplement fait faire n'importe quoi. Peut être qu'il en avait pas vraiment eu envie. J'avais un peu de mal à me souvenir de ce qu'on s'était vraiment dis, me souvenant simplement de la joie que j'avais ressenti tout au long de la soirée, Rief toujours avec moi, Rief qui avait accepté mes sentiments. J'avais encore du mal à croire que j'avais fait ça. Surtout comme ça. Je le regrettais peut être un peu maintenant. C'était le genre de chose à dire au calme, seul à seul. Quoi que j'étais presque certain qu'il aurait trouvé ça bizarre que je me déclare comme ça à lui, à croire qu'il n'y avait simplement pas de bonnes solutions... et c'était franchement chiant.

Je suis bien resté des minutes entière planqué sous mon oreiller à ressasser ça encore et encore, songeant à ne plus jamais sortir d'ici pour régler la situation. Dormir un peu jusqu'à trouver le courage. Mais on était pas décidé à laisser dormir.

Il y avait quelque chose dans le bungalow. Les autres étaient tous déjà levé, parti ailleurs à faire je ne sais quoi. Pourtant je sentais que quelques chose remuait au sol. Le petit intrus eu au moins l'avantage de me faire oublier le reste une seconde. Je m'étais redressé pour découvrir un crabe de feu qui fouinait sous les lit. La tortue et sa carapace brillante semblait sortir de nul part. J'en restais une seconde étonné avant de me souvenir d'hier soir et de ce cadeau particulier découvert en regagnant la chambre. On m'en avait offert un et je m'étais certainement écroulé de sommeil quelques secondes après. Maintenant il était là à vagabonder. Heureusement que personne ne l'avait mis dehors. C'était un truc que Rosie aurait certainement fait. Je m'en étais approché avec un sourire, lui parlant comme si c'était naturel de taper la discute avec une bestiole. Mais je l'avais toujours fais, surtout avec Sid, alors ça me semblait plutôt habituel. Peut être qu'il fallait que je m'en occupe, ça me donnait une très bonne raison de ne pas penser à Rief pour le moment et de rester ici encore un peu.

J'avais tenté de la prendre, un peu maladroitement c'est vrais. Elle avait eu peur et s'était mise à projeter du feu, me brûlant légèrement la main au passage avant de se réfugier sous mon lit. J'en avait étouffé un grognement douloureux. Bah voilà.. cette journée commençait décidément bien. Heureusement que j'avais une trousse de premier soin quelque part dans le bazar de mes valises. Je laissais ainsi le temps au crabe de se calmer et je m'évitais des vilaines cloques sur la main. Un bandage de fortune plus tard, je tentais d’apprivoiser la chose à l'aide de fruit qui traînais dans le bungalow pour la faire sortir. Peut être qu'il valait mieux éviter de la toucher tout de suite. Heureusement j'avais une baguette qui me servie à improviser une laisse à l'aide des corde de cerf volant que j'avais dans mon sac. Passé autour de sa carapace, je pouvais la balader avec moi à une distance suffisante pour éviter qu'elle ne me grille comme une brochette... et si je voulais éviter de transformer notre dortoir en feux de joie géant.. j'avais intérêt à très vite sortir d'ici.

Finalement je me faisais chassé de mon havre de paix. Peut être que j'allais croiser Rief en sortant.. peut être que le simple fait de le voir chasserait toutes ces idées de ma tête pour n'en laisser que cette sensation agréable qu'on éprouvait la nuit dernière. Mais l'idée de le voir gêné et désolé me traversait un peu trop l'esprit. C'était ridicule. J'étais ridicule. Je n'allais pas l'éviter toute la vie.. surtout que je lui avait donné rendez vous à l'épave. Je m'en souvenais maintenant. Cet envie de traîner avec lui aujourd'hui, tout les deux seul loin du monde, dans cette épave qui nous faisait de l’œil depuis notre arrivé ici. Il avait accepté. C'est bien qu'il en avait envie alors. Du moins, il en avait envie hier soir. Peut être qu'il n'allait pas venir. Peut être qu'il était lui aussi en train de se prendre la tête tout seul dans sa chambre à tourner en rond pour savoir quoi faire. C'est bien la première fois que je me retrouvais paumé à ce point, sans savoir quoi faire et en ayant cette angoisse constante qu'il m'avoue s'être simplement trompé. C'est pitoyable. Je détestait ça. Si je voulais savoir, y'avait qu'une chose à faire..

« Bon.. Si on partait en balade hein. »

La tortue ne répondit rien bien entendu, mangeant toujours le reste de banane au sol sans se préoccuper du reste. Je pris le temps de me changer, ôtant la chemise qui n'était pas la mienne. C'est vrais qu'elle était à Rief, il me l'avait donner hier, en guise de cadeau ou.. quelque chose comme ça. Je me surpris à en sourire, hésitant un peu à la mettre dans mon sac ou a la laisser ici.. Peut être qu'il allait pas me le réclamer, je pourrais dire que je l'ai oublié au pire... c'est con mais j'avais envie de la garder, un petit morceau de lui au cas ou il me jetterais. Ça aussi c'était ridicule, mais je l'étais tellement depuis que je m'étais décidé à assumer mes sentiments que je commençais à avoir l'habitude, alors je la laisse sur mon lit, et sort en compagnie du crabe de feu.

A peine sorti du bungalow, je me sentais stressé inutilement à l'idée de le croiser au moindre détour. Mon cœur battait tellement vite, j'avais l'impression qu'on pouvait l'entendre résonné jusqu'à l'autre bout de l’Île. Être amoureux parfois ça rendait vraiment stupide. Quelques claques mentales plus loin, je mis mon casque d’écoute sur les oreilles et plaqua mes lunettes sur mon nez pour me diriger vers la plage. J'allais excessivement lentement à cause de ma nouvelle copine mais étrangement ça ne me gênait pas tellement. Je pouvais profiter de ma musique, du soleil, et me préparer lentement à ce qui allait arriver. Je me sentais un peu plus détendu avec la musique. Machinalement j'avais même sorti mon smartphone pour faire quelques photos et les envoyer avant de me souvenir qu'on avait évidement pas internet ici, ni même de réseaux. J'avais envie de parler à mon père, j'avais l'impression que ça faisait une éternité qu'on s'était pas vus, alors que ça faisait à peine quelques semaine. J'avais tellement de choses à lui dire, trop pour une lettre, et puis l'entendre de vive voix c'était différent. Je suis certain qu'il aurait adoré être ici, j'avais pris tellement de photos depuis que je suis ici que j'étais pas certain d'avoir assez de place dans mes cartes mémoires. Je m'étais pris avec ma tortue, avec mon bandeau et en face de l'épave qu'on atteignait lentement.

Il n'y avait personne. Évidement. Il était peut être un peu tôt, pas encore midi. Midi ça m'avait semblé être un heure parfaite. Je m'étais dis que j’allais dormis jusqu'à onze heure et que j'aurais pris tout mon temps pour manger, prendre une douche et venir. Résultat j'avais rien dans le ventre, j'étais douché en expresse et je me retrouvais là comme un con quasi à tourner en rond.
C'est chiant.. Je me désespère et j'avais envie de m'enterrer sous le sable pour disparaître une fois arrivé à l'épave. Pour calmer l'anxiété de cet instant, je pris une seconde pour explorer la dépouille, pas trop loin, simplement le temps d'entrer dans la carcasse et de ressortir. Je pouvais pas emmener mon crabe là dedans alors je la laissais à la lisière de la foret prêt de la plage, la corde suffisamment longue pour qu'elle se balade en paix et mange tout les vieux fruits qui traînaient.

Maintenant j'étais seul avec ma musique et mon téléphone à chantonner pour moi même en profitant de la vue qu'offrait l'océan. Je refusais d'imaginer un scénario ou il ne viendrait pas. Rief allait venir. Quoi qu'il arrive il allait venir, même si c'était pour me dire qu'il est désolé. Mes mains étaient étrangement moite et la cadence de mon cœur n'avait pas faibli. Mais je me sentais plus calme, je me sentais presque prêt maintenant, après tout je n'avais rien fais de mal, j'avais simplement été sincère et je lui avait simplement dis ce que je ressentais, et je lui avait prouvé. Si c'était pas réciproque, c'est pas sa faute, c'est comme ça, c'est la vie.
Et la vie est cruelle par moment.



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Re: Everybody needs someone ( Rief )
21.08.16 15:08

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J’ouvrais les yeux. Pendant un instant ce décor exotique suscita une certaine surprise, avant de me rappeler où j’étais et surtout qui j’étais. Et donc je poussais un long soupir avant d’enfouir mon visage fatigué dans mon oreiller. Toute la nuit j’avais débattu avec moi même. Toute la nuit, à me retourner dans mes draps, avec cette boule d’anxiété dans le ventre et dans le gorge. A me poser un millier de questions, à m’engager dans un millier de débats et surtout à imaginer une petite centaine de scénarios. J’avais dû dormir à peine quelques heures, tourmenté par ce tourbillon d’incertitudes concernant le futur, mes sentiments et même mon orientation sexuelle. Et je n’étais pas parvenu à atteindre une conclusion avant de tomber endormi pendant au moins quelques heures de répit. J’avais laissé mes problèmes en suspens, mais ils venaient me retomber dessus dès le réveil. Fatigué mais terriblement agité, je ne pouvais pas rester allongé plus longtemps. Avec une impulsion d’énergie, je me levais. Il était trop tard pour le petit déjeuner, beaucoup trop tôt pour le déjeuner et de toute façon je n’avais pas faim. Je prenais une douche, me débarrassant des vestiges de peintures d’hier soir. L’odeur me rappelait des souvenirs. J’avais vraiment fait tout ça ? Cela me semblait presque irréel à la lueur d’aujourd’hui, la bonne et dure réalité. Pourquoi est-ce que j’avais fait tout ça ? Est-ce que c’était vraiment...ce que je ressentais pour Kieran ? Je passais mes doigts dans mes cheveux bleus pour les tirer en arrière, poussant un long soupir. Ils commençaient à devenir long.

Je ne savais pas vraiment quoi faire. La fatigue n’aidait pas non plus à tirer tout ça au clair. Tout ce que je savais, c’est que  j’avais très envie d’enfouir mon coeur dans le fond d’un trou et de m’enfuir pour ne pas devoir gérer tout ça. C’était nouveau. C’était compliqué. Il n’y avait pas de manuel, pas de guide pour m’aider. J’aurai pu en parler à mes parents mais c’était hors de question. D’abord, parce que je n’étais pas sûr de moi et ensuite parce que je n’étais pas sûr de leur réaction si je leur disais...que je pensais aimer un garçon. En bref, c’était le bordel. J’enfilais mes lunettes de soleil correctives et mon maillot de bain avant de sortir du bungalow et je n’oubliais pas de m’étaler de la crème solaire partout. Je remarquais au passage une petite cage avec un crabe de feu adressée à Aileas. Qu’est ce que ça faisait là, ça ? Bref, j’avais pas envie de savoir. Je me rendais sur la plage. J’évitais la foule, j’avais besoin d’être seul. Et les flots scintillant me faisaient de l’oeil. C’était tout ce que je voulais. M’abandonner dans les flots, me laisser porter, oublier un peu ces tourments. Et c’est ce que j’ai fait. Je me suis laissé porter par les vagues, la mer, comme dans les bras d’une mère pour y trouver un peu de réconfort et de sérénité. Et je réalisais quel était le problème.

Je ne pouvais pas raisonner. Utiliser mon esprit rationnel. Faire une liste de pour et de contres. Ca ne fonctionnait pas comme ça. Il n’y aurait que des pours ou que des contres. Impossible de choisir. Atroce de prendre une décision. Et quelle décision ? Cela ne dépendait pas que de moi. Est-ce que Kieran était sincère hier ou ce n’était que l’effet de l’alcool ? Et moi alors ? J’étais tout chamboulé. Je me laissais flotter, appréciant la fraîcheur de l’eau, les yeux fermés. Le soleil me donnait mal à la tête.L’avantage c’est qu’il me suffisait de passer ma tête sous l’eau et de nager un peu pour chasser ces pensées. On ne réfléchit pas sous l’eau. On retient sa respiration. Ca aide. Et puis on remonte à la surface...et tout revient, comme une vague qui vous écrase par surprise. Quelque part j’avais juste envie de me noyer pour arrêter de penser à ça. Mais là, je sentais que je devenais mélodramatique et qu’il était temps de se secouer un peu. Qu’est ce que je savais ? Que je me sentais vraiment bizarre et indécis. Que ça m’embarrassait un peu mais que je ne regrettais pas vraiment ce que j’avais fait. Que j’avais peur de ce qui risquait de se passer et que je ne savais rien de la marche à suivre. Alors… peut-être que ça serait plus clair quand je le verrais. Si on en discutait tous les deux plutôt que de me torturer tout seul. Si ça n’allégeait pas le poids que j’avais dans la poitrine au moins ça me donnait un but.

Le temps passait rapidement pendant que je tergiversais dans ma tête et je devais déjà sortir, si je voulais manger quelque chose avant de retrouver Kieran à l’épave. Et me changer aussi. Je repassais au bungalow, désormais désert à l’exception d’Aileas qui comatait dans son lit. J’en profitais pour me changer, me débarrasser de mon maillot de bain pour des vêtements normaux : un bermuda en tissu et un T-shirt bleu. Par contre je gardais les lunettes de soleil vu le visage fatigué et presque malade que j’arborais et mes cheveux en pagaille. Je ne tenais pas particulièrement à me faire remarquer au réfectoire donc je me tenais à carreaux en m’efforçant de ne pas renverser mon assiette. Mais après trois bouchées le stress me serrait l’estomac comme un fil barbelé. Je poussais un soupir. Moi qui détestait le gaspillage… Ce fut donc avec un grand regret que je jetais les restes à la poubelle avant de marcher, avec de l’espoir et de l’appréhension, jusqu’à l’épave.

C’était impressionnant comme reste. Tout en métal, grinçant et rouillant au gré du vent. On racontait que les moldus à qui appartenait ce vaisseau avaient été massacrés. Brrr...inquiétant comme histoire. Et pourtant c’était le genre d’endroit rêvé pour notre premier rendez-vous, enfin si c’en était vraiment un. Je cherchais le rouquin des yeux avec appréhension avant de le trouver. Il était là, à m’attendre, comme prévu. Je dois avouer que je n’avais pas pensé qu’il aurait pu se cacher et ne pas venir. Le voir comme ça, avec ses grosses lunettes de vue qu’il ne mettait jamais me serrait un peu l’estomac. Du stress ? Sans aucun doute. De l’affection ? Peut-être. Je me sentais trembler de l’intérieur.


«Hey !»

De loin, je lui adressais un signe de main. Minable. Idiot.  Je m’avançais vers lui, chaque pas pesant d’incertitude. Un chatouillement dans le fond de mes entrailles. Ses lunettes...ça lui allait plutôt bien. Et je crois que...j’étais plutôt content, plutôt soulagé de le voir. Même si je ne savais pas quoi faire. Je n’avais pas le courage de faire le premier pas. Je ne savais pas comment faire. Je me grattais machinalement le bras. Je n’osais pas le toucher. Et si je m’étais trompé sur ses intentions ? J’étais gêné et j’osais à peine le regarder dans les yeux. J’enfonçais mes mains nerveuses dans le fond de mes poches et j’essayais de paraître calme

«Alors...heum...c-comment ça va ? Quoi de neuf ?»

Crétin. Mais mon cerveau à demi-réveillé et sous pression ne pouvait pas faire mieux. Je levais les yeux vers l’épave qui nous dominait de toute sa hauteur métallique.

«C’est...plutôt cool comme endroit..»


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Re: Everybody needs someone ( Rief )
21.08.16 18:57




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Le temps passe. Même si j'essayais de me convaincre qu'il allait arrivé, j'avoue que je commençais lentement à envisager de me retrouver simplement seul avec cette épave jusqu'à ce soir. J'en avait une boule au ventre à trop y penser, heureusement que ma musique m'offrait un minimum de distraction. Un échappatoire le temps qu'il se décide à venir, ou à me laisser là. C'était horrible d'attendre sans savoir. J'allais peut être en devenir dingue.. Mais après quelques minutes de plus il décida enfin de se montrer. Je n'y croyais plus, mais j'étais pas certain de me sentir mieux maintenant qu'il était là. Il est quand même venu, ça veux dire qu'il s'en souviens. Mon coeur manqua un battement à cette idée, j'avais la sensation que mon estomac s'était embarqué sur des montagnes russes. Fallait que je me reprenne, que j'ai l'air naturel. Il était là maintenant. C'était déjà un bon point. Il me salut de la main, un peu timide, peut être un peu maladroit aussi. Je suis rend son sourire, le laissant approcher en remarquant qu'il avait l'air un peu gêné. Ou pas qu'un peu en faite.

Merde .. Il était vraiment gêné. J'en aurait grimacé comme devant une vilaine plaie mais j'étais trop tétanisé pour faire quoi que ce soit sauf plaquer un demis sourire sur mes lèvres. Il bafouillait en s'adressant à moi, évitant soigneusement mon regard qui cherchait le sien malgré tout. C'était pas bon ça. En même temps je sais pas trop à quoi je m'attendais. C'est pas comme s'il allait débarquer en souriant de toutes ses dents pour venir me sauter dans les bras et m'embrasser. Je m'en serais mis des claques. Mon cœur crépitait douloureusement au fond de ma poitrine, déjà persuadé que c'était fichu avant même d'en avoir parler avec lui. Parce qu'il fallait en parler oui. Mais comment ? J'avais la gorge étrangement nouée et passait mon temps à réajuster mes lunettes sur mon nez simplement pour occuper mes mains en évitant de triturer mon t-shirt.

« Ça va ouais.. et toi.. t'as bien dormis ? »

Vraiment, j'avais envie de m'enterrer dans le sable pour avoir répondu un truc pareil. J'avais vraiment la sensation d'être idiot quand il était avec moi. D'habitude je gère bien ces situations. On va doit au but, comme ça sans détour, juste un peu de franchise. Mais ça c'était sans amour. On ne passe facilement d'affection, mais quand on est amoureux on a cette impression que notre monde s'écroulera en cas de « non ». Alors je reste planté là à le regarder sans savoir quoi faire. J'avais profité de sa diversion, sautant dessus un peu précipitamment comme s'il venait de me lancer une bouée en plein orage.

« Ouais ! C'est impressionnant à voir. Parait que y'a des gens qui sont mort dedans, ça fait flipper hein ? Ça ce trouve c'est hanté en plus du coup.. ce serait trop bien. »

Je sais pas comment il avait fait ça. L'espace d'une seconde j'avais retrouvé mon naturel. Cette aisance à simplement lui parler. Me tenir à ses cotés avec cet enthousiasme qui m'animait d'ordinaire. A croire que finalement c'était aussi simple que ça. Peut être que je devrais arrêter de me prendre la tête, apprécier cet sensation que j'éprouvais à ses cotés et oublier toutes ces questions qui me donnaient mal au crâne. Je suis avec lui non ? Est ce qu'il me fallait vraiment plus que ça ? Je m'étais tournée vers lui en réalisant ça, lui souriant avec un peu plus de sentiment cette fois ci même s'il passait le reste de la journée à éviter mon regard, ou le reste.

« .. Tu veux qu'on aille y faire un tour ? »

Peut être que je manquais un peu de courage pour affronter ça tout de suite. J'avais juste envie de profiter de ce moment avec lui sans me soucier de ce qu'il allait décidé d'assumer ou pas. Il est gêné. C'est que tout ça lui fait quelque chose. Restais juste à savoir quoi, et dans le cas ou ce serait du remord. Peut être qu'il allait s'éloigner de moi maintenant qu'il savait ce que j'éprouvais, alors autant profiter de chaque secondes qu'il voulait encore m'accorder. C'est pas de la fuite, c'est peut être même une forme d’espoir.



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Re: Everybody needs someone ( Rief )
17.09.16 13:53

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Je savais de quoi ça avait l’air. Juste un signe de main de loin. De la distance. Peut-être qu’il interpréterait ça comme un refus. Ce n’était pas vraiment le cas, c’était juste… je ne pouvais pas me rapprocher, le serrer contre moi comme hier. Je restais dans l’expectative, attendant le moindre geste de sa part. Je n’avais jamais été très doué pour prendre ce genre d’initiative. C’était mon problème. Je cherchais à maintenir le statut quo, l’équilibre précaire que constituait notre amitié sans chercher à aller plus loin de peur d’être rejeté. J’attendais que le geste vienne de lui. Kieran, le gryffondor au sourire ravageur, lui qui avait du courage et était du genre à se lancer sans réfléchir. Moi, mes pensées me paralysaient, plongé dans l’incertitude et trop effrayé pour perturber cet équilibre. Et Kieran de son côté semblait faire pareil. Nos regards se croisaient avant que mes yeux ne regardent ailleurs, pas par honte, mais par gêne. Parce que je ressentais quelque chose de bizarre, parce que ça rendait les choses plus difficiles et de moins en moins claires et qu’au final je ne savais pas quoi faire à part attendre, un mot, un geste, n’importe quoi.

«Aheum….pas trop non...et toi ?»

Pas la peine de mentir, il ne pouvait peut-être pas distinguer mes cernes à cause de mes lunettes de soleil, mais elles étaient bien là.Pas de courage liquide aujourd’hui, pas d’alcool pour m’aider et me pousser. Je restais sur place, alimentant une conversation qui évitait le sujet et se réfugiait dans le décor qui nous entourait.C’était une bouée de sauvetage, une distraction pour parler d’autre chose que la tension entre nous deux, l’éléphant dans la pièce - ou plutôt - sur la plage. Une distraction factice mais le rouquin semblait mordre à l’hameçon, son visage s’illuminant comme d’habitude alors qu’il parlait de cette épave rouillée. J’esquissais un faible sourire. Pour moi, cette question sans réponse pesait encore dans ma poitrine. Mais voir Kieran de nouveau de nouveau confiant me faisait du bien. Pour n’importe qui, il ne s’agissait que d’un vieux morceau moldu rouillé qui défigurait le paysage paradisiaque de l’île. Mais pour nous c’était un terrain d’exploration, une merveille en d’autres termes. Je levais les yeux vers la structure.

«Hanté, hein ? »

Les fantômes que l’on peut voir sont ceux des sorciers décédés et c’est tout ce que le monde des sorciers reconnaissait comme phénomène paranormal. Cependant j’avais la nette impression que si un fantôme de sorcier pouvait exister, un fantôme de moldu aussi. Juste qu’on ne pouvait pas les voir ou les traverser aussi facilement que ceux des sorciers. Mais pour cela il fallait admettre une certaine spiritualité de la part des moldus, l’existence de différentes dimensions,etc.  Quoi qu’il en soit je n’avais pas peur des fantômes. Mes zombies par contre, c’était une autre paire de manche. C’est avec un large sourire que le gryffondor me proposa d’explorer les lieux. J’acceptais avec un vif hochement de tête. En temps normal j’aurai été super enthousiaste, mais la fatigue et le poids dans ma poitrine ne m’accordaient qu’une sorte de calme positif.

« Et comment ! Voyons voir ce qu’on peut trouver là dedans. »

Avant d’avancer je fus pris d’un moment d’hésitation. Devrais-je lui attraper la main ? J’hésitais.Non. Trop brusque, trop soudain. Mes entrailles se serrèrent comme un python qui s’enroule sur lui même. J’étais en colère contre moi. A cause de cette incapacité à prendre une décision naturellement, à cause de cette crainte que je savais inutile. Et pourtant je ne pouvais pas m’empêcher d’y penser. Même lorsque nous avancions dans les entrailles de ce navire sombre, humide et rouillé. Dans l’obscurité, à l’abri des regards, mes pensées continuaient de débattre. S’il refuse on reste amis c’est bien. Mais s’il est d’accord que se passera-t-il ensuite ? Une nouvelles forme d’exploration, mais trop personnelle pour être simplement excitante sans être effrayante. Je sais que je peux gérer un refus...mais est-ce que je peux gérer une réponse positive ?

A l’intérieur du navire il fait sombre. Ca grince au rythme des vagues qui viennent frapper la coque et résonnent dans le vide. A certains endroits, la coque est mangée par la rouille et les coquillages et laisse entrer la lumière du jour, ainsi que quelques algues apportées par la marée haute. On retrouve des traces de présences moldues, des peintures à moitiées effacées, de gros tuyaux de grosses valves et autres manivelles. Il fait chaud aussi. La carcasse de métal reste au soleil toute la journée et ça se ressent. J’exprime ma pensée :

« On a vraiment l’impression d’être dans un sous-marin….ça me rappelle un peu la grotte aussi. Ca va ? »

Je me tourne vers Kieran, un peu inquiet après cette réflexion.Cet endroit reste un espace assez fermé et assez étroit même si on peut s’y déplacer aisément.

Sans grand espoir j’essaie de tourner une grosse valve accrochée à un gros tuyau. Impossible de l’ouvrir bien entendu, le truc est rouillé et presque soudé. La carcasse fait “KLONG” mais rien ne se passe. Je laisse tomber, trop fatigué pour continuer. D’un geste j’illumine ma baguette et j’éclaire les parois.

«T’imagines, il devait y avoir plein de gens ici, à actionner tous ces trucs, à courir dans tous les sens.»

Il ne faut qu’un peu d’imagination pour les voir s’animer. En mode Titanic mais probablement plus militaire. Je commence à m’intéresser à l’endroit, oubliant un peu la gêne que j’éprouvais. Kieran est près de moi mais ça ne me dérange pas. Le naturel revient progressivement alors que je me pose la question :

« A ton avis c’était quel genre de bâtiment ? Militaire ? Japonais ? Russe ? Américain ?.»

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Re: Everybody needs someone ( Rief )
17.09.16 17:54




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Détourner l'attention du vrais sujet. Faire comme si tout allait bien, normal, dans le plus habituel des monde. Pourtant je sentais toujours ce malaise. Un malaise que j'avais peut être réussit à éloigner d'un sourire mais qui restait bien là. Peut être que j'étais un peu déçus qu'il essai pas d'aborder le sujet. Déçu ou simplement craintif. Peut être qu'il voulait pas en parler. Faire comme si c'était pas arriver. Avec le temps on arriverait peut être à oublier, du moins peut être. J'étais paumé dans cette histoire et c'était véritablement la première fois que je nageais en plein doute. J'avais pas l'habitude et je finissais par m'agacer de mon propre manque d’assurance. Normalement je lui aurait simplement demandé. Comme ça, directement. Pourtant ma gorge se nouait à chaque fois que j'y pensais. La perspective d'une « désolé mais » était un peu trop difficile à surmonter. J'ai jamais été amoureux simplement parce que n'avais trouvé personne capable de me faire ressentir ça. Le reste c'était simplement de l'affection pour des étrangers. Un besoin d'être apprécié à défaut d'être sincèrement aimé. Et puis de l'attirance. Au final ça devenait jamais sérieux. Il manquait toujours quelque chose. Quelque chose qui s'était construit petit à petit en fréquentant Rief, découvrant à chaque fois une facette simplement fascinante. J'avais rien contrôlé, et maintenant c'était trop tard.

J'étais un peu lâche. Pour un Gryffondor j'étais pas glorieux. Mais je préférais être un ami à ses cotés quitte à en avoir le cœur un peu brisé. Peut être même que je pouvais m'en contenter, après tout, on a toujours été simplement des amis. Jusqu'à hier soir. Pourquoi j'ai fais ça. Je me détestais un peu d'avoir brûler des étapes comme ça. En même temps il ne m'avait pas repoussé, c'était même le contraire.. pourtant on était là à éviter le regarde de l'autre, accrochant des sourires sur nos lèves en partant à l'aventure. Cette épave était une bonne excuse pour ne plus trop y penser. Une exploration qui s'annonçait grandiose, mais qui l'aurait été mille fois plus si j'avais put prendre sa main. Mon regard resta accroché à la sienne, espérant peut être le voir la tendre vers la mienne alors qu'il marchait déjà vers les entrailles de l'épave. Je me sentais soudainement pathétique d'attendre, un peu misérable de ne pas oser le faire moi même. Peut être que je pouvais m'enterrer dans le sable. Au point ou j'en étais.

La voix de Rief me fit sortir de mes réflexion. J'étais peut être un peu pessimiste. Un peu défaitiste j'en sais rien. J'étais pas comme ça normalement et c'est certainement ce qui m'agaçait le plus. Bien décidé à chasser cette angoisse, j'arborais mon plus beau sourire, trottinant à sa suite en posant les yeux sur la structure métallique qui grinçait au dessus de nos tête. C'était simplement incroyable. J'étais encore jamais entré dans une épave, pourtant j'en avait fait des choses dans ma vie. Ça c'était une première et j'avoue que ça avait eu l'avantage de me faire oublier tout ça juste un instant. On est un peu confiné ici. Même si la rouille avait parsemé la coque de petit troue qui laissaient entrer la lumière et quelques brises. On était quand même sacrément enfermé. Rief s'en inquiéta, cette fois il me regardait droit dans les yeux, sincèrement soucieux de savoir si j'allais encore péter un câble comme dans la grotte. C'est peut être la première fois que j'aurais aimé me retrouver dans un tel état. J'aurais eu une excuse toute faite pour briser le malaise une bonne fois pour toute. Mais l'angoisse était largement supportable malheureusement, quoi que mon corps s'était naturellement rapproché du serdaigle au cas ou tout deviendrait soudainement un peu trop étroit et sombre.

« Non.. enfin oui.. ça va t'en fais pas. Jusque là c'est.. cool »


A force de vouloir me donner l'air détaché ça me rendait juste bizarre. Je m'en serait fracasser la tête contre les tuyaux tien. J'essayais de ne pas trop soupirer, prenant une grande inspiration alors qu'il essayait d’ouvrir quelque chose, ou juste de tourner une valve pour voir ce que ça allait faire. Le bruit métallique résonna dans tout l'édifice mais rien de très concret n'avait l'air de se produire. J'en riais une seconde, un peu déçus de ne pas avoir remis en marche ce bateau fantôme. Mais après tout c'était un navire moldu, je doute qu'on puisse en faire un bateau fantôme ce qui pour le coup aurait été plutôt cool.

«  Je sais pas trop... vus ou on est je pense plutôt que c'était un truc marchand. En provenance du continent peut être ? Après tout les îles Fidji sont pas très loin... Je me demande quand même comment il est arrivé là.. et pourquoi on l'a pas enlevé. Peut être qu'il est maudit ou un truc du genre... Genre comme dans Pirate des caraïbes version presque moderne »

Il n'avait rien d'un bateau pirate ce qui était dommage peut être. Les épaves modernes ont vraiment quelque chose de creepy. C'était super. D'ailleurs fallait absolument que j’immortalise ça ! Ma main fouilla mes poches quelques secondes pour en sortir mon smartphone un peu trop délaissé ces derniers temps. Mais comme on avait pas de réseau ça nous servait à rien d'autre.. sauf à prendre des photo, filmer.. ou chasser les fantômes.

« Faut que 'Pa voit ça... Viens on fait une photo ! Bouge surtout pas ! »

Une fraction de seconde plus tard l'objectif de la caméra frontale mitraillait la pièce à coup de flash. Une rafale parfaite même si Rief avait certainement pas eu le temps de réagir. C'était peut être un peu fait exprès, pour pas qu'il se défile, qu'il me laisse seul sur ma photo. Satisfais, je pris le temps de les faire défiler dans un sourire pour m'assurer qu'elles étaient bien. Mon regard se porta ensuite sur le Serdaigle à mes coté, forcé de constaté qu'il était beaucoup plus proche que ce que je pensais. C'est idiot mais la proximité me fit brièvement rougir, les yeux dans les yeux, je pouvais pas m’empêcher de me dire qu'on était un peu trop proche pour de simples ami. Même si c'était arrivé milles fois avant, là tout de suite, mon cœur s’emballait un peu trop vite.
Détourner l'attention.

« .. Tu sais comment on chasse les fantôme chez les moldu ? J'ai vus ça dans Supernatural. »

Nouveau sourire, un autre pour masquer le trouble et oublier la proximité. Je tendis le téléphone devant moi en mode appareil photo, le flash éclairait les alentours aussi bien qu'un Lumos. Je le fis ensuite glisser de droite à gauche, comme si je cherchais à débusquer quelque chose dans les moindres recoins de la ruine. Les yeux rivés sur l'écran, j'évitais de rougir comme un idiot comme ça.

« On peut les voir avec la caméra d'un téléphone. Enfin.. c'est ce qu'on dit, j'ai jamais vraiment eu l’occasion de vérifier mais ce serait trop cool nan ? »

Je braquais le smartphone vers le plafond, des fois qu'un truc s'y cache. Après quelques secondes à simplement scruter les alentours munie de ma caméra à fantôme, mon regard se porta machinalement sur Rief une fois de plus. Étrangement j'étais un peu à cours de truc idiots à dire, planté là à le regarder dans les yeux. C'était ridicule, et finalement, j'en riais une seconde sans trop savoir pourquoi. Sauf qu'on était peut être un peu idiot tout les deux.




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Re: Everybody needs someone ( Rief )
18.09.16 11:17



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Maintenant que j’y pensais, n’était-ce pas un peu étrange ? Oui, toute cette situation était étrange puisqu’on marchait sur des oeufs, on évitait le sujet, le sous-texte cette légère tension entre nous. Mais ce qui me parut soudainement étrange, c’était la réserve de Kieran. S’il avait des sentiments pour moi, pourquoi être si réservé ? C’était lui qui s’était dévoilé hier. Du moins en premier. Alors pourquoi ne pas avoir accouru vers moi ? Pourquoi ne pas avoir fait le premier pas, ne serait-ce qu’un baiser sur la joue? Peut-être qu’il avait changé d’avis. Ou peut-être qu’il avait peur que je parte en courant. C’était compliqué et mon cerveau diminué par la fatigue ne pouvait pas établir de certitude sur les raisons de son comportement. Au moins pour le reste, il se comportait comme d’habitude. Enthousiaste à l’idée d’explorer l’épave et confiant quant à sa capacité de gérer les espaces plus confinés. J’essayais d’activer une valve mais sans succès à part produire un son dissonant et prouver à quel point j’étais inepte physiquement (du moins hors de l’eau).Ca avait au moins le mérite de faire rire Kieran et de détendre un peu l’atmosphère. J’aurai peut-être pu la réparer à coup de baguette magique mais à quoi bon ? Il ne manquerait plus qu’un coup de baguette magique et de manivelle fasse s’écrouler toute la structure. Autant laisser ça comme ça.

Sur le coup, je me disais aussi que les lunettes de soleil ce n’était pas l’idée du siècle. Il faisait déjà sombre et j’avais du mal à regarder. J’aurai dû emporter les non solaires aussi. Malgré le lumos, tout restait très sombre, à moins que je ne les fasse glisser sur mon nez histoire de regarder par dessus. J’étais en train de faire des suppositions, avec en tête ces images de sous-marins de la guerre froide quand Kieran me ramena sur terre. En effet c’était probablement un navire marchand. Hanté ? Ca serait tellement intéressant. C’est vrai que les grincements et mouvements qui secouaient la carcasse de métal pouvait faire penser à un fantôme. Mais si on en croyait les légendes, des gens étaient bien morts ici. Des moldus.Et Kieran soulevait une question intéressante : pourquoi cette épave restait-elle sur la plage ? Il lança l’hypothèse de la malédiction

«Une malédiction ? Sur un navire moldu ? »

J’éclatais d’un léger rire. C’était presque comme si Kieran cherchait à me faire peur. Mais il en fallait un peu plus que ça.C’est vrai que c’était presque dommage de ne pas être tombé sur une épave du 17ème, un beau navire en bois avec de grandes voiles et de grands mâts. Mais qui sait, la modernité pouvait aussi receler de nombreux secrets.

«Quoique...ils auraient très bien pu être des pirates….»

Je cherchais des indices des yeux dans cette vieille carcasse déjà vidées par de nombreuses visites quand Kieran exprima l’envie de prendre une photo. Je ne voyais pas ce qu’il y avait à voir là tout de suite, il aurait peut-être dû prendre une photo de l’épave de l’extérieur. Mais voilà qu’il sortait son smartphone pour nous mitrailler de clichés. Je devais avoir l’air un peu idiot, la bouche entrouverte et les bras le long du corps, avec mes lunettes de soleil dans un endroit sombre. Mais Kieran semblait satisfait. La dernière photo que nous avions pris ensemble était un peu différente...nous étions plus proches...ou plutôt le rouquin n’avait pas peur d’envahir mon espace personnel. Non..cette fois là, c’était moi qui avais commencé. A coup de peinture sur le visage. Et là, nous étions proches, je baissais les yeux sur sa main et son bras nu. Tout ce que j’avais à faire, c’était de me rapprocher pour que nos bras se touchent. Et là.. j’aurai une réaction. Il aurait une réaction peu importe laquelle. Je regardais son bras, avec l’envie de l’effleurer du mien. Je rassemblais mon courage, regardant le sol alors qu’il continuait de mitrailler les environs à la recherche de fantômes. Distrait, j’abandonnais l’idée pour l’instant. Au moins Kieran n’était pas vraiment inquiété pas l’espace qui nous rapprochait.

«  Ah ! Comme dans Fatal Frame ! Honnêtement je doute que ça fonctionne, dans la plupart des cas ce sont des artefacts de lumières et puis il faudra un appareil à exposition lente.... Par contre j’ai vu des gens chercher des fantômes avec plein d’appareils de mesures bizarres.»

Plutôt comme ghostbusters donc que fatal frame. Il faut dire que je m’étais renseigné un peu sur les fantômes quand j’étais plus jeune. Ca restait un sujet fascinant et en plus...

« Hey je ne t’ai jamais dit que j’avais un grand-oncle du côté de ma mère qui pouvait parler aux esprits ? Enfin...on a jamais su s’il était fou ou si c’était une arnaque. Ou alors peut-être qu’il était un peu sorcier...»

Je ne l’avais jamais rencontré, juste vu sur quelques photos. Un homme à l’air un peu austère mais avec un regard perçant et intelligent qui aimait encore porter des  C’était ma mère qui m’en avait parlé à l’occasion. Et ça avait toujours été un sujet de fascination pour moi. J’aurai bien aimé le rencontrer avant sa mort. Kieran était proche et un silence s’était installé. Un silence un peu gêné. Je remarquais qu’il me regardait.  Tout ce qu’il avait à faire c’était de demander...Peut-être qu’il s’attendait à ce que je le fasse. Peut-être pas. Peut-être qu’il voulait l’éviter. Avec la fatigue et la tension qui me dévorait lentement, c’est vrai que je commençais doucement à voir l’intérêt d’arrêter cette mascarade une bonne fois pour toute. Poser une question, comme ça, sortie de nulle part. Alors pour hier soir, on en est où ? On fait quoi ? . Quelque chose comme ça. Ca me donnait un peu le vertige. Mais ca serait comme arracher un pansement, comme sauter d’une falaise droit dans la mer.  Au moins je saurais quoi. L’incertitude serait levée...Kieran éclata de rire. Moi je ne me sentais pas l’envie de rigoler alors je souriais juste un peu. Par politesse.

Peut-être qu’après ça il n’aurait plus envie de traîner avec moi. Alors je profitais de son sourire et de sa présence encore un peu. Avant que tout ne change pour le meilleur ou pour le pire. Il y avait encore quelque chose que je souhaitais faire avant de me lancer. J’étais déterminé. Je le ferai. Mais pas tout de suite. Je pouvais sentir mon coeur me remonter dans la gorge à cette idée mais je devais continuer, paraître naturel encore un peu. Je brisais le silence assez brutalement.

« T’as pas envie de trouver le poste de commandement ? J’aimerai voir s’il y a un gouvernail ou des trucs comme ça.»

J’avançais dans l’épave faisant attention à où je mettais les pieds. Un peu plus loin il y avait des morceaux de métal qui sortaient du sol, des débis, des fûts métalliques renversés. Et puis une échelle, des barreaux métalliques rouillés et usés implanté sur le mur et une écoutille ouverte. On pouvait se rendre sur le pont de là. Et donc sûrement dans le cockpit. Je rangeais ma baguette dans ma poche alors que je les gravissais avec prudence pour arriver sur le pont. L’épave paraissait soudainement plus petite une fois en haut. Je me penchais par dessus-bord, pour juger la hauteur à laquelle nous nous trouvions. En plus d’ici on pouvait voir et entendre la mer. La brise secouait nos cheveux. Un peu rêveur je me demandais à voix haute :

« Je me demande à quoi ça devrait ressembler la vie sur ce bateau. Toujours en mer.»

Il y avait de quoi rêver. Explorer les mers et les océans, les cheveux dans le vent. Il y avait quelque chose de presque romantique et mélancolique là dedans. Il y avait aussi quelque chose de triste. S’échouer et mourir loin de chez soi, dans l’ignorance de ses proches. Je ne souhaitais ça à personne.

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Re: Everybody needs someone ( Rief )
18.09.16 14:18




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Peut être qu'on arrivait lentement à se faire à cette situation. Quitte à forcer un peu les chose et se noyer dans le malaise. Ça nous ressemblait pas. Même pour Rief. Il a déjà été gêné de ma familiarité, de mes contactes ou de mes compliments. Pourtant cette fois il semblait attendre quelque chose. Un mot, peut être un geste. Plus le temps passait plus j'avais la sensation que toute cette histoire était simplement ridicule. Qu'il ne faudrait qu'un petit pas en avant pour régler la question. Mais on s’entêtait à reculer chacun de notre coter. C'était qui le Gryffondor dans cette histoire ? J'en riais encore un peu. Presque nerveusement. Rief étira un sourire un peu trop forcé à mon goût. Peut être qu'il était déçus. Qu'il s'attendait à ce que je dise quelque chose ou que je fasse quelque chose. Il était si prêt de moi qu'il m'aurait suffit de rendre les lèvres pour l'embrasser.

J'aurais du faire ça au lieu de me perdre dans mes digression sur les chasseur de fantôme. Rief avait rebondit une fois de plus, je restais plutôt surpris de l'entendre parler de Fatal Frame. Dans ma tête lui et les jeux vidéo c'était pas quelque chose de compatible. Ce qui était ridicule c'est vrais, c'était peut être son coté préfet je sais pas, en tout cas j'aimais toujours autant être surpris par ce genre d'anecdote. L'effet d'une claque aussi. Qui me rappel pourquoi je l'aimais tellement et pourquoi j'avais fais tout ça hier. Alors je l'écoutais parler sans l'interrompre, pendu à ses lèvres et à toutes ces histoires qu'il me racontait. J'aimais bien l'écouter parler dans ce genre de moments, c'était comme le découvrir un peu plus, et j'aimais aussi me dire qu'il ne prenait pas cette peine avec tout le monde. Juste pour moi. Mais c'était certainement qu'un caprice égoïste.

« Ou peut être que c'était un sorcier un peu fou qui se faisait passer pour un arnaqueur. »

Tout en un. Ça n'avait pas de sens, c'était même un peu étrange comme idée mais après tout j'avais aucune de mal à imaginer un sorcier un peu timbrer raconter partout qu'il pouvait parler au esprit pour se faire un peu d'argent. Les voyantes étaient peut être des sorciers pas très douée, un peu raté, ce genre de truc. C'était une idée à creuser, mais Rief me fit sortir de mes divagations mental. Je le fixais depuis un petit moment déjà. C'était bizarre. Enfin.. Pas tellement quand il s’agissait de moi, mais j'en rougissais alors c'était forcément un peu étrange.

Bouger de là. Explorer. On s'y accrochait encore, un peu trop content d'avoir des excuses pour repousser ce moment. Encore un peu. Peut être que ça allait tellement nous ronger qu'on allait finir par craquer. Je me fis la promesse de ne pas sortir d'ici sans lui avoir demandé ! Je me le jurais silencieusement sur la tête de toute les personnes qui comptaient pour moi. Si j'avais pas assez de courage pour me lancer tout de suite, je refusais de laisser ce malaise continuer, prendre de la place, détruire tout ça. Parce que c'est certain que c'est ce qui allait finir par arriver si on continuait comme ça. Je le suivais donc, un peu plus optimiste, comme regonflé par un élan de courage sorti de nul par. Peut être que mon cerveau avait finalement arrête de faire de paniquer. Peut être qu'on allait y arriver finalement.

«  Si c'est vraiment hanté peut être qu'on pourra le remettre à l'eau ! »

Une épave moldu, fantôme, voguant sur la mer. Ça  ferait un super filme d'horreur, je suis même quasiment certain que ça a été fait. On s'enfonçait de plus en plus dans la carcasse rouillée. Il faisait sombre et j'avais machinalement gardé mon téléphone pour m'éclairer, oubliant que j'avais une baguette dans la poche mais ce détail n'était pas tellement important. J'étais trop occuper à me motiver intérieurement pour me soucier de faire trop « moldu ». Puis c'était une espèce de réflexe en vacances de toute manière ! Le bateau grinçait encore un peu, quelques endroit craquaient par moment, à croire qu'on était suivie. L'obscurité nous suivait. Un frisson désagréable me parcouru le corps à cette idée. Jusqu'ici j'avais pourtant bien gérer a situation mais j'avoue que l'air frais me manquait. Le ciel. Le soleil. La vie. Je pris une grande inspiration pour chasser mes démons le temps de sortir d'ici.

Une échelle s'offrit à nous. Une libération. Un peu trop content d'avoir enfin un porte de sorti, je le suivais sans la moindre objection, profitant d'être maintenant sur le pont pour prendre une grande inspiration, soupirant de soulagement en sentant l'air frais remplir mes poumons. Y'a pas a dire, c'était revigorant. Peut être même un peu motivant. Ici le soleil éblouissait le décore, on entendait la mer venir glisser sur le sable. Les vagues, la brise. Je préférais découvrir cette épave de cette manière. Rief s'était penché pour jauger la hauteur, je fis de même, haussant les sourcils face au vide qui s'étendait juste en dessous. Heureusement que c'était un minimum solide, parce qu'une chute de cette hauteur serait certainement très douloureuse. Rief lui semblait plus rêveur tout d'un coup. La vie sur ces bateau devait être impressionnante c'est vrais, même si la vie de pirate devait l'être encore plus.

« Je suis sur que tu voulais être Pirate quand t'étais petit. Ça te va plutôt bien... Tu sais.. Les océans, l'exploration. L'aventure ! Ouais, ça te va bien je trouve ! Moi je voulais être cosmonaute. Puis archéologue.. ensuite Rock star ! Y'a même un moment ou je voulais être vendeur de glace et vivre dans une caravane ! Enfin j'avais 8 ans j'imagine qu'on rêve tous de ça à cet âge.. Même encore maintenant, quoi que mes rêves sont peut être un peu plus sérieux vus que je suis supposé être adulte..»

Mon regard accrocha le sien un instant. Souriant. Presque naturellement, comme si tout était normal. Peut être que ça l'était en faite. Il se tenait là à mes coté, les cheveux décoiffé par le vent. Y'avait bien que lui pour se tenir là à coté de moi dans cette épave et rendre ce moment parfait. Aili aurait un peu trop râlé, Randy aurait couru partout, même 'Pa aurait joué la sécurité. Rief rendait ça plus simple, se tenir là sans se soucier du sol qui s'écroulerait sous mes pieds, sans qu'il râle sur le soleil, la hauteur, ou les idée débiles sur les fantômes, sans qu'il ne cours partout jusqu'à l'épuisement. Calme, un peu apaisant. L'instant était simplement beau. Parfait. Comme hier soirs sous les lumières du club, sauf que cette fois j'avais pas trois grammes dans le sang.

C'était la même chose. La même sensation de chaleur, le cœur qui battait à en éclater. Je me sentais soudainement ridicule d'hésiter. De me poser toutes ces questions sur ce qui allait ce passer maintenant. Supposer un millions de choses sans même demander. Comme hier soir, le plus simple c'était encore de se lancer. De laisser tout ça s'exprimer d'un geste ou d'un mot. Je souriais encore une fois, tournant pour lui faire face et rassemblant tout le courage qu'il était donné à un Gryffon afin de briser le malaise. Même s'il me jetais, même s'il décidait de s'en aller pour m'abandonner lui aussi. Au moins je ne vivrais pas avec ce regret.

« Hier soir c'était un peu ça aussi.. Tu sais.. un morceau de rêve.. Juste tout les deux. Enfin .. pour moi en tout cas ça l'était... »


Je teintais mes mots d'un sourire, les joues un peu rose et le cœur toujours aussi affolé. C'était plus facile que ce que j'aurais imaginé en réalité. Maintenant que je me suis lancé, je me sentais extrêmement soulagé, mais également effrayé.
C’était dit. C'était vraiment dit.. et maintenant ? Ma gorge se noua une seconde, le regret se frayais lentement un chemin dans mon esprit. Peut être que j'aurais pas du. Peut être qu'il allait reculer maintenant que j'avais fais un pas vers lui. J'arrivais pas à me quitter des yeux, craintif, attendant sa réaction, un mot, quelque chose, n'importe quoi.



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Re: Everybody needs someone ( Rief )
18.09.16 16:51

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Même si la situation franchement perturbante, même si je pouvais sentir mes entrailles s’enrouler sur elles-même avec la force d’un boa constrictor, au moins je pouvais toujours passer un bon moment avec Kieran. Notre amitié restait intacte, même si elle était fragile. Et on pouvait parler de tout et de rien, comme d’habitude. Avec lui, je me sentais...confiant. Je savais que je pouvais lui donner des détails bizarres sur des choses qui me touchaient personnellement et qu’il ne se moquerait pas de moi. Qu’il n’irait pas les répéter. Et qu’on pouvait innocemment rire de mon grand-oncle soit sorcier, soit timbré, soit les deux. Il y avait toujours cette chaleur réconfortante dans son sourire et dans son regard, malgré les lunettes et l’obscurité. C’était ces moments de partages, ces moments intimes et léger qui nous rapprochaient à chaque fois. Comme des aimants. Et que je sache je n’avais pas partagé d’autres moments avec qui que ce soit d’autres. Je pouvais parler de moi, c’est vrai, m’intéresser aux autres mais il y avait toujours cette garde, cette distance que je maintenais. Mais Kieran les démolissait avec une facilité déconcertante, avec un sourire idiot et ses phrases qui touchaient leur cibles quand on s’y attendait le moins. C’est ce que j’aimais chez lui .

«Ahaha ! Ca serait chouette ! Mais alors je serai capitaine. Tu pourras être mon second ~ » le taquinais-je un peu.

Avant, je ressentais la même chose pour tout le monde, sans différence. Le même calme, la même affection pour son prochain. Je n’avais jamais eu de coup de foudre ou quoi que ce soit d’autres qui fasse battre mon coeur à l’exception d’un examen particulièrement stressant ou de la perspective d’explorer l’inconnu. Mais quand il m’avait embrassé le soir dernier, non, même quand il m’avait dit ces mots...je m’étais senti chavirer doucement. Couler. Le coeur battant et chaud, vivant. Pas froid et mort.

Sur le pont, l’air nous rafraichissait et le soleil nous réchauffait doucement. On entendait la mer et l’épave qui continuait de grincer. Tout n’était pas en bon état. Des trous dans le sol, des barrières cassées, les vitres du cockpit éclatées, des morceaux de verre un peu partout et autres débris. Mais surtout je pouvais voir la mer. Je regardais les flots qui s’étendaient vers l’horizon avec un brin de mélancolie, une pensée pour tous les marins morts, disparus en mer et leur famille. En espérant que la brise marine avait pu emporter leurs sentiments auprès de leurs être chers….

Alors que je commençais à me rendre triste tout seul, Kieran éclaira l’atmosphère avec sa voix claironnante, son énergie et son accent. Moi j’étais raplapla et tendu à cause de tout ça, mais je commençais à me résigner à retrouver mon calme. Sa réponse n’aurait pas d’importance, tant que j’ai une réponse. Je pouvais parfaitement l’imaginer en petit bambin, en train de courir partout avec un aquarium et un costume en carton en train d’ennuyer Aileas. Mais aussi, la ressemblance était troublante. Je m’exclamais avec surprise, les yeux ronds :


«Vraiment ?! Je voulais être un archéologue aussi ! En fait, je voulais être Indiana Jones... »

Un aventurier, un historien c’était parfait n’est-ce pas ? Le temps que j’ai passé à jouer avec ce faux fouet et ce chapeau à explorer la maison, le jardin et les environs. Quand j’étais gamin je jouais au karatéka aussi. Et puis j’avais voulu être un écrivain, comme papa, pour voyager. Et puis bon… j’avais appris que j’étais un sorcier et ça avait un peu changé mes plans. Tourné vers Kieran, je lui adressais un large sourire

« Tu sais, être un adulte n’empêche rien.Tu pourrais toujours accomplir ton rêve et devenir un marchand de glace magique.»

C’était une plaisanterie même si je l’imaginais bien avec le costume vintage et le van bleu clair avec un jingle insupportable. Je voulais ajouter que cela n’empêchait rien, qu’être trop raisonnable cela n’amenait à rien. Cela amenait à changer complètement de carrière à 40 ans, de faire quelque chose de loufoque afin d’éviter de finir au bout d’une corde. Mais à ce moment, je remarquais que Kieran me fixait avec insistance, j’avais l’impression qu’il souhaitait me dire quelque chose. Alors, je retenais mon souffle.

Même si je n’avais rien dit, j’avais la même sensation. Le coeur qui battait dans ma poitrine, la même sensation de vertige que si j’avais couru et sauté d’une falaise avant d’entrer en collision avec une eau fraîche. Pendant un instant, je ne bougeais pas incapable de décider quoi faire ou quoi dire. La gorge sèche et nouée. J’inspirais profondément. Donc c’était ça pour lui. Et il l’avait dit …. à sa façon. Avec sa poésie. Moi j’aurai tout fait foirer avec mes questions scolaires. Mais quand Kieran parlait comme ça, il y avait un tremblement invisible dans mon corps. J’avançais d’un pas vers lui. J’avais envie de le toucher mais je n’osais pas encore. Les lèvres serrées je parvenais à articuler, baissant les yeux vers sa main.

« Hmm...oui, c’était….agréable...et nouveau...et un peu bizarre… Je veux dire… j’ai bien aimé...»

Oh mon dieu, ce que je dois avoir l’air con. Je poussais un soupir. Maladroitement mais intentionnellement, le dos de ma main droite vient toucher la sienne. Les mots qu’il avait utilisé. “morceau de rêve”, “était”  sous-entendaient pas mal de choses et menèrent à une question :

« Est-ce que ça veut dire que…..tu voudrais que ça reste un rêve ? »

J’étais prêt à l’encaisser. Je relevais les yeux vers lui.


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Re: Everybody needs someone ( Rief )
18.09.16 19:59




Everybody needs someone



Voilà. C'était dis. J'ai eu ce courage. Je l'avais fais mais j'étais pas encore certain d'avoir pris la bonne décision. Le souffle coupé par l’émotion, les quelques secondes de silences me semblèrent s'éterniser des siècles. Figé dans le temps, obliger de supporter cette angoisse et cette pression jusqu'à la fin des temps. C'était une torture un peu cruelle, beaucoup trop même. Immobile devant lui, j'en avait presque sursauté en le voyant finalement avancé d'un pas. Mon corps entier s'était raidit, la tête droite et le regard inexorablement accroché au sien. J'attendais sa sentence comme un condamné à mort attendait son heure. Effrayé et soulagé. Il avait l'air assez troublé mais je savais pas vraiment si c'était bon signe ou non. Ça pouvait dire plein de choses, mais au moins, ça lui faisait quelque chose. Je voulais pas que ce soit de la peine, c'est la seule chose que j'aurais pas supporté.  Il avance encore, tente un sourire et quelques mots un peu hésitant et bafouillé. Ça lui allait beaucoup trop bien. A tel point que ça devrait être déloyal en faite. Interdit, surtout si c'était pour me jeter. Il pouvait pas être si mignon en brisant mon cœur, je m'en remettrais jamais.

Nouveau. Agréable. Il avait aimé. Il l'avait dit, sans un gramme d'alcool, avec toute sa tête, et aussi son cœur. La pression s'envola soudainement, laissant mon corps un peu fébrile une seconde après toute ce stresse accumulé depuis le début de cette mâtiné. Mais il avait aimé. Ses mots résonnaient encore dans mon esprit jusqu'à s'y graver. Je voulais m'en souvenir et m'y accrocher pour construire un « nous ». Souriant comme un idiot, je restais là devant lui sans oser l'interrompre de peur de tout gâcher. Il pouvait continuer à être aussi craquant autant qu'il voulait moi ça m'allait complètement. Sa main glissa contre la mienne, l’effleurant simplement pourtant j'en avais des frissons. Il avait fait un geste, osé un contacte, même infime. Cette fois ce n'était pas l'alcool qui parlait, simplement ses sentiments, ses craintes aussi. Je le voyais dans son regard, cette façon qu'il avait eu de demander si je voulais que tout ça reste un rêve. Bien sur que non ! Pourquoi est ce qu'il pensait ça ? Est ce que je lui avait donné la sensation de regretter. Je me suis comporté comme un idiot depuis le début. Je pensais l'aider en restant à ma place d'ami, finalement ça n'avait fait que nourrir ses craintes. Comme les miennes.

Vraiment. Je crois que je suis le pire des idiots. Je me serais peut être jeté de cette épave si le moment n'était pas si important. On était maladroit. Peut être que je l'étais plus que lui, cette hésitation ça me ressemblait pas, c'est normal que ça le fasse douter, mais je voulais pas qu'il s'imagine une seconde que je regrettais tout ça, ou que je m'en fichais. Ma main glissa contre la sienne à son tour, enlaçant ses doigts pour ne pas qu'il s'échappe. Ou qu'il saute. Après tout peut être que lui aussi se sentait idiot...

«  Non ! ... je veux dire que... j'ai envie que ce rêve devienne une réalité. Toi et moi.. Mais.. si.  enfin.. si toi.. tu veux pas .. alors ça restera juste .. Le rêve d'une nuit.. »

C'était peut être un peu plus triste que ce que j'aurais aimé. Hier on s'était pas posé la question. Hier on avait juste profité du moment, sans se soucier d'un Demain. Je lui ai pas demandé de me répondre, en faite je n'avais pas posé de questions, je lui avait simplement ouvert mon cœur, sans attendre quelque chose en retour. Je m'étais contenté de l'espéré et j'avais eu un peu de cet espoir dans un baiser. Aujourd'hui on était demain, et cette fois je lui posais la question, du moins, je lui confiait ce désir. Mon désir. Il était le seul à décider désormais. J'avais ouvert mon cœur, je lui offrait dans un sourire, sans un regret. Il n'avait lus qu'à en faire ce qu'il voulait.




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Re: Everybody needs someone ( Rief )
19.09.16 23:08

Ships are safe in harbour ( but that’s not what ships are for)



Pendant un bref instant, l’espoir, comme des ailes de papillons dans mon ventre. Le vertige. L’inconnu avec un grand point d’interrogation. Et puis une légère déception. Les rêves ne sont pas censés devenir réalité. Ils sont censés être des moments agréables, évanescents, disparaissant dès qu’on ouvre les yeux. Certains ont la faculté de rester, comme une empreinte, et demeurent un petit temps. Mais les rêves ce sont des choses éphémères, et je croyais que c’était ce que Kieran voulait dire par cette figure de style. Les lèvres serrées ma pomme d’adam était remontée pour retomber lourdement. Une difficulté à déglutir. Mon autre main remonta nerveusement pour arranger une mèche de cheveux devenue trop longue, je regardais ailleurs pour ne pas voir l’expression de son visage quand il m’annonçerait que oui,c’était bien, mais que ça s’arrêterait là. Je pouvais comprendre...je veux dire… il n’y a rien de particulièrement attirant ou excitant chez moi. On était peut-être trop différent. Ou trop similaire, peu importe.

Mais à ma grande surprise, ses doigts glissèrent entre les mien. Un choix malencontreux de mots ou une perception trop littérale de ma part, mais le message n’était pas passé correctement

«Oh.  »fis-je surpris.

La façon dont il le disait… “ le rêve d’une nuit”, comme si ça sous-entendait autre chose, je baissais toujours les yeux, soudainement gêné. J’étais plus préparé pour un refus que...pour ça. Je sentais mes joues chauffer, devenir rouge pivoine. Et soudainement j’en perdais mes mots.Toute ma résignation de toute à l’heure s’était envolée. “Toi et moi”, avec Kieran, c’était vraiment possible ? La nuit dernière cela ne me paraissait pas si idiot, pas si saugrenu. Mais aujourd’hui cela voulait dire affronter pas mal de choses. Le regard des autres. Se remettre en question. Se lancer dans quelque chose de nouveau et de fragile. J’avais toujours des doutes.

« ...Heum... »

Et puis j’ai relevé les yeux vers Kieran. J’ai vu son regard, son espérance, sa gêne. Kieran et son sourire ravageur. Kieran et ses longs cils que j’avais vu de près hier soir. Kieran qui faisait tanguer mon coeur comme un bateau en pleine tempête. Je pouvais choisir de rester au port mais… les navires sont fait pour explorer n’est-ce pas ? Kieran qui faisait sentir… différent. Le coeur battant, le souffle court, m’enlevait mon sommeil… Il était temps de l’admettre. Sans rien dire, je me rapprochais un peu de lui, penchant légèrement la tête vers son front. Nous étions désormais trop proches que pour prétendre être deux simples amis. Trop proches physiquement en tout cas.

« Et bien… si tu veux de moi...oui. »

Je venais chercher timidement son autre main. Mon front vint s’appuyer contre le sien. J’étais encore trop fébrile, trop gêné pour me lancer dans des gestes d’affections plus intimes. Je devais encore me faire à l’idée. Kieran et moi. Moi et Kieran. Je pouvais m’imaginer l’embrasser, comme hier soir. Je me rappelais des sensations. J’avais aimé ça. Le fait qu’il soit un garçon ne m’avait pas gêné plus que ça.

Maintenant le papillon s’envolait dans mon estomac et mes lèvres dessinaient un sourire que je ne pouvais pas effacé. Je poussais un soupir de soulagement. La tension était retombée d’un coup et malgré moi j’éclatais d’un rire nerveux.

«Désolé, je suis tellement nul à ça...ahahahaha…..»

J’avais vraiment l’air d’un débile. Je n’osais pas me lâcher, je ne savais pas vraiment quoi faire de moi. Je n’y connaissais rien à tout ça. Qu’est ce qui allait se passer maintenant ?  Je me redressais, et je le regardais par dessus mes lunettes de soleil. Toujours avec le sourire, un regard tendre et en même temps un peu désolé.

« J’y connais rien… Il va falloir m’apprendre un tas de choses.Et je vais d’avoir m’y habituer...»

Ca allait prendre du temps. Kieran devra être patient. Mais j’étais un bon élève et j’étais avide d’apprendre, si toutefois Kieran voulait bien m’enseigner quoi que soit.


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Re: Everybody needs someone ( Rief )
20.09.16 12:25




Everybody needs someone



Il avait l'air déçus. Ou plutôt triste.. non. Surpris. En faite c'était un peu difficile de savoir ce qui lui traversait la tête à cet instant précis. Je crois que c'était un mélange d'un peu tout. Je pouvais pas lui en vouloir, moi même je pataugeais assez dans ce flot de sentiments et de doutes. Pourtant j'avais l’habitude de ce genre de truc. Lui c'était la première fois, j'avais peur qu'il s'y noie. Peut être que j'étais maladroit aussi, j'avais l'impression de faire que des bourdes depuis ce matin. Mais là je me suis lancé, y'avait pas de retour en arrière. Plus maintenant. J'essayais de garder ce sourire même si j'avais brusquement envie de sauter par dessus bord. Finalement il rougit, il réagit enfin en s'avançant d'un pas, cette fois il ose me regarder dans les yeux et mon cœur manqua un battement à ce simple détail. On y était. C'était le moment crucial et j'avais l'impression que mon cœur allait simplement exploser sous la pression. J'en aurait fermé les yeux pour retenir mon souffle mais j'étais incapable de le quitter des yeux une seule seconde. Je voulais me souvenir de ce moment, le graver dans ma mémoire. Me souvenir de son visage, de ses geste, et surtout de ses mots.

Il avait accepté. Il avait dit oui. La surprise me laissa un instant sans voix. Debout là à le regarder comme un crétin. Je crois que je m'étais tellement persuadé qu'il allait s'enfuir en courant ou me jeter que j'avais finit par m'en convaincre. Mais là il avait dit oui. Après le flottement laissé par ce « oui », la pression s'échappa soudainement, un feu d'artifice éclata au fond de ma poitrine au point que je me retenais vraiment pour ne pas lui sauter dessus et courir dans tout les sens. Sa main me ravisa bien vite, il la serra dans la sienne en posant son front contre le mien. J'en souriais comme un taré. Un imbécile heureux dans toute sa splendeur. Je m'en fichais parce que vraiment, sur le moment, j'étais stupidement heureux. Il s'excusa de sa maladresse, se qualifiant même de « nul à ça » mais moi ça m'avait simplement fait rire. Il s'inquiétait vraiment d'être à la hauteur, c'était tout lui ça, et ça lui allait vachement bien comme toujours.

« Arrête, moi je trouve que tu te débrouille très bien à « ça », je suis tellement content t'imagine même pas ! J'étais en stresse genre, depuis que je me suis réveillé ! Je me suis mis la pression tout seul comme un idiot.. enfin de toute façon j'ai l'impression d'être un idiot depuis le début.. Mais j'avais quand même peur que.. bah que tu me jette.  Alors du t'imagine même pas à quel point je suis .. soulagé .. et heureux ! Et je parle beaucoup trop mais c'est l'émotion et tout le stresse là ça me fait beaucoup trop parler ! »

Mes mains s'étaient libérés des siennes un peu soudainement pour laisser mes bras s’enlacer autour de son cou et le retenir contre moi jusqu'à la fin des temps. Voilà c'est décidé. On va rester ici tout les deux pour toujours et plus jamais quitter ce cocon de bonheur qu'on tissait lentement. Je me sentais bien là, contre lui, son odeur et la chaleur de sa peau. C'était comme hier soir. Non, c'était beaucoup mieux. Plus vrais. J'en avait les yeux brillants d'émotions et j’avais toujours autant envie de sauter partout en criant mon bonheur au monde. C'était complètement idiot mais j'avais pas envie d'être autre chose pour le moment. Juste cet idiot dans ses bras qui trépigne un peu trop de bonheur.

« T'inquiète pas ! Je t'apprendrais tout ce que tu veux. On prendra notre temps tu sais, genre à ton rythme.. Je sais que c'est.. enfin.. peut être un peu difficile comme relation. Je connais alors.. si tu préfère que ça reste .. « discret » , je m'en vexerais pas !  On fait.. tout comme tu veux ! »

En vérité je m'étais pas posé la question de savoir si Rief était du genre à assumer une relation comme celle ci. Il avait pas tellement d’expérience, il attendait la bonne personne. La bonne fille. Je suis certain qu'il s'était jamais imaginé avec un mec, comme la plupart des gens. J'étais peut être un peu fier, mais aussi inquiet, conscient que se serait peut être difficile, et j'avais pas envie que tout ça soit gâché parce qu'on était deux mecs jugés par tout un tas de crétins coincé à l'esprit étriqué. J'arrivais à ne plus les remarqué, j'arrivais même à en rire, mais c'était pas le cas pour tout le monde alors je voulais que tout se passe le mieux possible quitte à devoir faire comme si de rien était. Puis se cacher dans les couloirs pour profiter d'un peu d'intimité ça avait quelque chose d'absolument excitant. 



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Re: Everybody needs someone ( Rief )
24.09.16 14:02

Ships are safe in harbour ( but that’s not what ships are for)



Si on m’avait prédit que cela allait se produire, je ne l’aurais jamais cru. Si quelqu’un était venu me voir avec cette prémonition, ce signe dans le marc de café. J’avais imaginé que je finirai ma scolarité comme je l’avais commencée. Rief Irving, l’élève au nom bizarre, studieux et calme. Un peu seul, un peu froid dans le fond de l’âme, malgré le calme apparent et le sourire chaleureux. Je n’aurai jamais cru qu’un jour, j’aurai pu être ami avec le gryffondor le plus fou de toute l’école et encore moins qu’il m’aurait embrassé sous les lumières néons le jour de son anniversaire. Et encore moins que j’aurai trouvé ça mignon, que j’aurai eu l’impression d’avoir des papillons dans le ventre que ça m’aurait donné l’impression d’être soulevé un peu du sol. Non, si on m’avait prédit ce moment, sur cette épave avec Kieran, j’aurai probablement ri au nez du devin. Impossible, saugrenu, peut-être même ridicule.

Je n’aurai jamais cru que je me sentirai comme ça un jour. Les entrailles passées au mixeur, la tension, le profond soulagement et surtout, l’envie de le toucher un peu, d’envoyer valser les barrières de la bienséance et de cette distance, de cette rigueur anglo-japonaise qui m’habitait. Chercher le contact alors que je l’évitais tant que possible de peur de ...de peur de quoi, tiens ? Je ne sais pas. J’avais l’impression que ma tête était complètement vide, sur le point de s’envoler vers l’horizon comme un ballon de baudruche. Toutefois j’avais conscience de ma maladresse et de mon manque d’expérience. Même si j’en avais envie, j’hésitais à aller plus loin. Il fallait que je m’habitue à ce genre de contact. J’aurai pu l’embrasser aussi, là, sur ses lèvres si proches, si seulement je n’étais pas convaincu que je n’y arriverai pas, que je ferai une erreur à la con ou que je le ferai mal. J’avais encore tout à apprendre, tout à découvrir et je tâtonnais encore dans le noir pour savoir ce que je devais faire ou ce que je devais dire. Peut-être que ca aurait peut-être été plus facile avec une fille, parce que tout était si… codifié, j’en avais vu des exemples toute ma vie...les séries télévisées, les livres, à la maison, à Poudlard… partout. Mais les relations entre garçons ça, c’était plus rare. Il n’y avait pas de manuel pour ce genre de chose.

Kieran chercha à me rassurer sur la façon dont je m’y prenais avant de m’expliquer son soulagement, surpris, je me redressais le regardant avec des yeux ronds.

«Quoi...mais… moi aussi ! J’ai à peine dormi cette nuit... »

D’ailleurs j’étais crevé. Et puis...moi j’avais réussi à angoisser Kieran Nails ? Moi, je lui avais mis la pression ? C’était bizarre lui qui était tellement confiant et assuré, lui qui parlait de relations amoureuses en haussant les épaules, qui se lançait dans tout et n’importe quoi sans regarder en arrière… Du moins c’était l’impression qu’il m’avait donné. Est-ce que c’était du bluff  ou bien je l’avais vraiment troublé à ce point là. Alors il m’avait emprisonné entre ses bras, causant l’épave de grincer un peu sous l’effet de ce mouvement. Pour ne pas rester les bras ballants, j’osais déposer mes mains dans le creux de ses reins. Cétait un peu bizarre de passer d’une simple amitié à quelque chose comme ça. Moi qui n’était pas très tactile, j’allais devoir apprendre à trouvers mes marques...c’était assez perturbant. Je n’avais jamais touché personne comme ça alors je ne pouvais comparer le corps de Kiki avec celui d’une fille. Etait-ce seulement pertinent ? Je ne crois pas. Parce ce que je regardais surtout, c’était son sourire, son regard. Je savais déjà que je devrais suivre sa cadence comme je le pouvais, lui qui trouvait ce genre de gestes si naturels, si facile à faire. Peut-être que cela ne me ferait pas de mal de sortir de ma coquille un peu. Là déjà, le sentir si proche abattait quelque barrières alors que je le serrais doucement contre moi. Comme des animaux qui s’apprivoisent, j’imitais ses mouvements. Le serrer contre moi était agréable, presque autant que d’apprendre qu’il ressentait la même chose. Il y avait une sorte de soulagement dans cette collision lente des corps. Un réconfort. Mais aussi dans le fond de moi, un désir qui se développait doucement, qui grimpait innocemment. Mais le doux frisson que j’éprouvais en serrant Kieran contre moi fut interrompu par son flot de parole.

« “Discret” ? Qu’est ce que tu veux dire ?»

Je prenais quelques secondes pour réfléchir sur le sens de ses paroles, incapable d’être certain de leur sens. Alors je fermais les yeux un instant et je répondais de la façon la plus complète que je le pouvais.

« Hmm… tu sais, quand on sera de retour à Poudlard et même ici en public, il faudra rester….correct mais…» je marquais une pause pour réfléchir à comment formuler ça.«Mais… je ne te demanderai jamais de faire semblant ou je ne sais pas quoi...Je veux dire… tu peux le dire à tout le monde si tu veux...c’est pas forcément un secret.»

Je pouvais comprendre son inquiétude vu ma façon d’être. Certaine personne préféraient garder ça secret. Parce que tout le monde ne voit pas ce genre de relation d’un bon oeil, parce que je suis préfet, pour un tas d’autres raisons. Mais je n’avais pas honte ou quoi que ce soit. Maladroitement je poursuivais :

« J’ai pas honte de ….euh… d’être avec toi, tu vois.»

J’esquissais un sourire en le regardant un peu.

«Et puis...ce n’est pas comme si je devais faire un coming out ou quoi ce soit. Enfin...je veux être avec toi parce que c’est toi, pas parce que t’es un garçon enfin… je ne sais pas...»

Je poussais un soupir de dépit et je laissais tomber ma tête sur son épaule. Je n’avais pas la moindre idée si j’étais homosexuel ou bisexuel. C’était affligeant. Je n’avais jamais pensé à regarder les choses sous cet angle et du coup...j’étais dans le noir complet. De base, je pensais vraiment être hétéro...enfin par défaut, quoi.

« Tout ça c’est tellement compliqué….Comment tu fais toi ?»

Au moins, j’avais ça comme réconfort. Peut-être que la vision des choses de Kieran pourrait m’éclairer.


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