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Bienvenue sur Firewhisky les sorciers ! On espère que vous allez bien, et que vous êtes près à swinguer au rythme des trompettes ! À Londres Magique, nous sommes en Mars 2017 ! Les oiseaux recommencent à chanter et les mimosas sont en fleur, bon courage pour les allergies. Il est 12 heures, l'heure des news !

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26.02.17 — La MaJ #6 est finiiie ! Retrouvez tous les détails de ce qu'il s'y est passé par ici ;)
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Farther Away — [Demeter]

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Farther Away — [Demeter]
23.08.16 14:15

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Re: Farther Away — [Demeter]
23.08.16 18:27

 
Une mine un peu pensive collée au visage, Demeter faisait passer son pouce avec lenteur, contre l’extérieur de sa cheville, où l’on pouvait encore distinguer deux petites traces des crocs qui avaient enfoncés sa chair ; Des souvenirs de sa douloureuse expérience dans le labyrinthe. Il eut alors une sorte de grimace, comme à chaque fois qu’il pensait à cet épisode si embarrassant de sa vie. Pourtant, il ne se souvenait de pas grand-chose à part une impression persistante et étourdissante de nausée ainsi que la voix paniquée d’Argus Jones assénant à plusieurs reprises les mêmes questions. Mais le simple fait d’avoir été empoisonné le rendait plus fébrile qu’il n’aurait bien voulu l’admettre car il rejouait sans cesse le scénario dans sa tête et se plaisait à fabuler sur une fin tragique. Et même si Lux La Chouette ne l’aurait certainement pas laissé périr ainsi, il ne pouvait s’empêcher d’imaginer le contraire et donc d’avoir un frisson en se demandant ce qu’Argus aurait fait s’il n’avait pas trouvé la sortie si vite.
Pour cesser de penser à tout cela, il se leva alors un peu brusquement et quelques grains de sables chutèrent du pli de ses vêtements. Ces choses avaient le don de s’incruster à peu près n’importe où, ce qu’il était loin d’apprécier, pensant plutôt le contraire. Il en était irrité et n’appréciait rien des plages sinon le tableau paisible et serein qu’elle dessinait parfois. Mais le bruit inlassable des vagues, le cri cacophonique des mouettes et le tumulte incessant des jeux d’enfants rendaient parfois la fréquentation de ce lieu déplaisant mais il n’avait pas le choix. Il s’agissait pour lui du moins pire sur Nukonunu. Parce que dans l’intérieur contigu de son bungalow, la chaleur devenait étouffante et l’espace rendu restreint d’autant plus par leur victoire à l’épreuve deux lui donnait l’impression de suffoquer. Quant à la forêt de palmiers, les cocotiers portés par les arbres ne lui inspiraient guère confiance. Sans doute à raison en considération des nombreuses noix se fracassant journalièrement sur la tête des gens s’y aventurant. Enfin il y avait les rues, le bazar, mais le goudron chaud, la foule pullulante et dégoulinante de sueur le dégoûtait réellement. Alors il restait sur la plage à défaut de mieux et avait même refusé d’accompagner la petite bande qui avait voulu faire du shopping aujourd’hui.
Non. Demeter avait préféré rester seul comme on avait si souvent l’habitude de le voir. Il s’ennuyait profondément et se décida à se promener un peu plus loin vers la jetée. Ses pieds s’enfoncèrent dans le sable blanc et il se demanda de quoi il pouvait bien avoir l’air aujourd’hui, où suite encore à un énième pari perdu, il avait dû revêtir une tenue gentiment qualifiée de tropicale et exotique par Juniper. Donc autant dire qu’il ressemblait à un dégoûtant moldu avec sa chemise blanche et fleurie, accompagnée d’un short jaune criard dont la teinte jurait horriblement avec son haut. Au moins cela avait fait rire Argus qui avait perdu de sa superbe depuis l’épreuve du labyrinthe, chose d’ailleurs surprenante parce qu’en toute logique ç’aurait dû être à lui, d’être tout penaud et refroidi.
Il remarqua alors une silhouette, se dressant devant les flots et les pieds dans l’eau. Demeter reconnut le brun profond adornant une chevelure semblable à nulle autre pareille. Et sa direction dévia d’elle-même allant à la rencontre de Louise pourtant dos à lui et face à la mer. C’était la première fois qu’il la voyait sans son uniforme scolaire et il y avait quelque chose de tout curieux dans cette tenue qu’elle portait. Quelque chose d’assez insolite tant il l’avait toujours imaginé vêtue des robes de l’école.
-        Louise.
 
Il l’interpella soudainement quand il ne fut plus qu’à quelques mètres d’elle. Sa voix s’était élevée de son propre chef comme si Louise l’avait attendu ici, comme s’ils avaient convenus de se retrouver en cet endroit -là.  Ce n’était pas le cas pourtant. Il s’agissait d’une rencontre inopinée et complètement hasardeuse pour eux, pourtant si habituée à se fréquenter mais qui ne s’était plus retrouvée ensemble depuis un moment qui lui semblait avoir duré une éternité. Mais après tout cela était de sa faute à lui. Car il s’était tant appliqué à éviter Louise suite à leur curieuse conversation d’il y a quelques semaines, qu’il avait finalement réussi un peu à oublier tout le tracas qu’elle avait soulevé ; Toute cette agitation qui le prenait au cœur de la nuit, quand le sommeil ne venait pas mais qu’il avait son nom au bout des lèvres accompagnées de questions aux réponses inexistantes. Et il s’était alors dit que tout cela disparaîtrait, tout cela cesserait s’il évacuait Louise de son quotidien. Le temps lui avait donné raison puisqu’il avait retrouvé son calme et cette froideur qu’on lui connaissait si bien.
Et pour l’instant même à nouveau devant elle, c’était toujours le cas. Demeter ne tremblait plus. Son esprit ne bafouillait plus ses pensées.  Il était tout simplement heureux de la retrouver, même si son visage ne témoignait de rien, impassible comme c’était si souvent le cas.
Peu enclin à se joindre à elle pour tremper ses pieds, il restait en retrait quelques mètres en arrières, comme pour l’inviter à se joindre à lui. Il fourra ses mains dans ses proches, en observant Louise, sa Louise, si douce et si soyeuse face à l’océan. Ses lèvres dessinèrent alors un sourire infime et bref pour sa Louise et toute la chaleur qu’elle faisait naître au milieu de sa poitrine. Il aurait presque eu un air bienveillant mais cette expression lui était étrangère. A la place Demeter continua de la fixer imperturbable. Elle lui avait manqué.
 
-        Il y a beaucoup trop de vent ici.
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Re: Farther Away — [Demeter]
24.08.16 0:11

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Re: Farther Away — [Demeter]
24.08.16 2:58

Et Demeter sentit ses épaules se détendre, encore et toujours, comme à chaque fois que Louise lui offrait ce sourire si beau et si doux. Sur le moment, il aurait bien eu envie d’aller l’étreindre comme Juniper le faisait si souvent, pour mêler sa joie à la sienne mais il restait lui, désespérément sourd à de tels désirs.
Finalement Demeter se contenta d’un nouveau sourire, plus large cette fois, alors que Louise se rapprochait de lui. Elle se planta à ses côtés, les bras croisés dans le dos pour tenir des sandales dont elle avait dû se défaire avant d’aller barboter. Toute proche de lui, avec sa robe dont le tissu dansait sous les caresses du vent, Louise lui parut soudainement d’une fragilité presque étrangère. Et pour une raison inconnue, cette vision le toucha particulièrement. En la voyant Louise, sa Louise, sous ce jour nouveau, plantée au beau milieu de ce décor si insolite, vêtue de ces vêtements d’étés si inhabituels pour eux, il eut presque l’impression de la redécouvrir. Et cela faisait longtemps qu’il ne l’avait pas vu. Combien de temps ? Des jours, des semaines, presque un mois en tout qu’il n’avait plus croisé l’incroyable bleu de ses yeux.


Et tout ça lui avait manqué. Oui.


Parce qu’il avait été si tracassé par toute cette histoire qu’il avait craint de ne pouvoir l’observer à nouveau, sans que l’atmosphère entre eux ne devienne embarrassante pour lui. C’est qu’elle l’avait chamboulé comme il avait rarement l’habitude de l’être ; Demeter pour qui la conception de l’affection était terriblement tordue, terriblement asymétrique, terriblement contrefaite, s’était posé des questions dont il n’avait jamais soupçonné l’existence. Et des jours durant, son esprit en avait été martelé, si bien qu’il ne savait plus s’il devait être triste ou heureux, comblé ou frustré. D’ailleurs il ne savait toujours pas mais il avait réussi à rendre tout ce brouhaha presque muet et pouvait l’ignorer comme bon lui semblait, avec ce panache qu’on lui avait toujours connu, même s’il demeurait toujours gêné de manière infime par ces problèmes non résolus.
Il l’écouta plaisanter mais sa satisfaction quant à leurs retrouvailles le rendait étrangement distrait. Demeter perdit plutôt ses yeux dans ceux de Louise, toujours si fasciné par ces deux lacs où miroitaient une délicatesse qui exerçait sur lui une fascination terrible. Mais il oublia bientôt ces prunelles, tandis que son regard longea les épaules de Louise, s’arrêta sur le dessin de la clavicule quelques secondes de trop. Conscient de son indiscrétion, il se mit à rosir et détourna promptement son regard. Louise ne sembla rien remarquer cependant et elle tournait à présent autour de lui, en attendant qu’il réponde à la question qu’elle lui avait posée un peu plus tôt.
Demeter n’avait pas particulièrement envie de marcher mais hésita un instant comme il n’était pas non plus enthousiaste à l’idée de s’asseoir à nouveau dans le sable.
Il trancha finalement en se détournant de l’océan.
 
-        Oui. Marchons.
 
Et il ne sut pas exactement pourquoi alors. Peut-être était-ce Nukonunu, peut-être était-ce l’effet des vacances, peut-être était-ce cette discussion enthousiaste avec Argus du soir dernier ; Mais Demeter eut soudainement envie de se saisir de la main de Louise.
Sans vraiment s’en rendre compte il alla la cueillir délicatement, entremêlant doucement ses doigts aux siens, sans vraiment y réfléchir. Et alors qu’un peu plus tôt, il s’apprêtait à lui faire un récit détaillé de tous ses malheurs il songea que ce n’était pas le moment pour cela. Il venait à peine de la retrouver et aurait aimé plutôt lui offrir un peu de joie. Mais il ne savait pas faire ça, ne pensait pas à faire ça, alors il se contentait d’avancer silencieusement, en foulant le sable de ses vilaines tongs qu’il devait s’efforcer de porter.
 
-        Ton séjour ici se déroule bien ?
 
Et il se rendit alors compte que la main de Louise était dans la sienne. Il rosit à nouveau en se demandant ce qui avait bien pu lui passer par la tête et il songea alors à soustraire ses doigts mais de quoi aurait-il eu l’air alors ? Qu’est-ce que Louise penserait de cette indécision ? Et pourquoi avait-il fait ça.
Soudainement gêné, il se surprenait pourtant à apprécier ce contact.
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Re: Farther Away — [Demeter]
24.08.16 23:51

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Re: Farther Away — [Demeter]
30.08.16 11:43

Et il l’entrainait dans son sillage, Louise, qui réfléchissait, lui répondait pétulante et fraîche comme il ne l’avait jamais connu. Ils arpentaient le bord de mer, un décor si inhabituel pour eux, britanniques, main dans la main. Les lèvres finement serrées de Demeter trahissait la fébrilité soudaine qui l’avait envahi quelques secondes plus tôt, depuis qu’il avait eu cet élan soudain de venir ravir un bout de Louise. Ce geste le gênait encore, pourtant Louise n’avait rien dit, n’en faisait rien comme si tout cela était normal. Et ils continuaient d’avancer, bavardant tranquillement.
Alors il avait tenté de se perdre dans le récit de Louise, d’oublier les palpitations saisissantes qui vibraient sous l’affreux tissu de sa chemise. Il avait eu ce rire faussé et nerveux devant la touchante innocence dont elle faisait preuve. On croirait entendre Juniper parler ! Mais cette constatation fut brève et furtive, invisible, tant il pensait encore à la main de Louise et leurs doigts entortillés, qu’elle agita plus tard entre eux, les soulevant avec douceur. Et Demeter se mit à déglutir péniblement, il se sentait alors un peu nerveux de toutes ces choses-là. Et le monde sembla alors s’être réduit à leurs mains entrelacées, à la palpitation furieuse de son pouls ; Le contact était chaleureux mais électrique.
Alors Demeter eut cette réponse par réflexe, tandis qu’il s’arrêtait en fixant Louise d’un regard étrangement fiévreux pour quelques secondes.
 
-        C’est toi qui m’engloutis, Louise.
 
Un drôle de sourire tordit alors ses lèvres et ses dents se perdirent sur sa lèvre inférieure en y mordant la chair. Il détacha sa main de celle de Louise et ce simple geste sembla lui redonner un peu plus de contenance. Demeter n’avait plus envie de marcher et il avait avisé un simple banc en pierre blanche un peu plus loin, il l’indiqua à Louise d’un mouvement discret du menton.
 
-        Asseyons-nous quelques secondes.
 
Et il s’y laissa tomber promptement. Avec un semblant de nervosité il passa la paume de sa main contre sa nuque comme si le frottement causé aurait pu l’apaiser. Le vent qui soufflait fort aujourd’hui l’avait complètement décoiffé mais pour une fois Demeter ne songeait pas à l’air échevelé qu’il devait certainement avoir, parce que Louise toute entière s’accaparait à nouveau la moindre de ses réflexions, comme cette dernière soirée qu’il avait préféré oublié mais dont les phrases ressurgissaient à présents, vivides dans son esprit. Et il aurait sans doute souhaité en parler, s’ouvrir comme il le faisait rarement mais Demeter préféra s’enfoncer dans le quotidien qu’ils avaient dessinés depuis qu’ils se côtoyaient parce que pour rien au monde il ne se serait risqué à le voir disparaître à nouveau.
 
-        La chaleur me rend complètement dingue. Mais ce n’est pas tant ça, il fait aussi très lourd et j’ai l’impression d’être poisseux en permanence. Et je dors mal, les bungalows sont trop étroits pour quatre personnes. D’ailleurs je partage le mien avec Argus ce qui ne serait pas si mal s’il n’y avait pas aussi Yasha dedans. Oh et les moustiques sont d’une horreur, je collectionne les piqures depuis qu’on est arrivés ici. C’est l’enfer vraiment je me demande ce qu’a pensé le directeur pour nous envoyer ici, franchement je ne serais pas venu si le voyage n’avait pas été obligatoire. Mais c’est vrai que sans toutes ces choses-là, Nukonunu est loin d’être moche.
 
La différence de ressenti entre Demeter et Louise était saisissante. Et il n’y avait certainement pas songé, trop obnubilé par ce picotement toujours plus persistant qui semblait chatouiller ses côtes, cette même absence qui quelques secondes plus tard lui fit proférer quelques marques d’affections si rares chez lui.
 

-        Mais je suis content de te voir ici. Tu m’as manqué Louise.
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Re: Farther Away — [Demeter]
01.09.16 0:33

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Re: Farther Away — [Demeter]
01.09.16 2:30

Il se sentait bien soudainement.
Demeter s’ancra pleinement dans ce moment éphémère et fugace, où son cœur prenait enfin place au bord de ses lèvres. Ca l’avait fait sourire tendrement d’avouer à Louise le creux qu’elle lui avait laissé. Il n’y avait pas de mal pour une fois, à mettre des mots sur ce que son cœur lui murmurait tout bas. C’était même presque toujours agréable et soulageant, de se rendre enfin compte qu’il n’y avait pas en lui qu’une gangue acide de colère, qu’il gardait au fond de lui, une place ténue pour l’amour et l’affection.
Assis sur le banc, il étendit ses jambes devant lui au-dessus du sable blanc qui vint recouvrir le bout de ses hideuses tongs d’une pellicule blanchâtre. Il passa à nouveau une main sur sa nuque, la grattant un peu pensivement. Louise, face à lui, les mains dans le dos, un sourire délicat cousu sur ses lèvres le regardait d’un air un peu absent et Demeter étendit ses lèvres avec tendresse, sans vraiment s’en rendre compte. Comme à l’accoutumé, quand il s’agissait de Louise et de lui, il s’oubliait dans ces moments hors du temps qu’ils concevaient ensemble, aux rythmes des mots valsant de leurs conversations. Elle vint le rejoindre sur le banc de pierre blanche, il se décala légèrement sur sa gauche lui laissant d’avantage de place. Et il était soulagé. Profondément soulagé qu’il n’y ait rien de maladroit et d’inhabituel aujourd’hui tant il avait craint que leurs retrouvailles furent empruntées et hésitantes, suite aux questions lancinantes qu’il n’avait pas cessé de se poser. Mais Louise était restée Louise. Sa Louise. Alors tout cela lui importait vraiment peu à présent, parce qu’elle était là à ses côtés. Et elle le transportait complètement avec ses sourires si vagues et ses yeux si bleus qu’il se rappela alors à quel point, elle lui était essentielle.
Il se le répéta alors en silence plusieurs fois, peut-être parce qu’il se rendait enfin compte de cette évidence, si longtemps dissimulée par un orgueil qui n’aurait pas dû être. Demeter acceptait enfin avoir besoin de Louise pour peindre son quotidien d’un bonheur aux couleurs pastel.
Un rire discret s’échappa de sa gorge comme une toux, quand elle se moqua gentiment de lui. Il fit mine d’être offusquée un instant mais partagea avec Louise un regard pétillant et espiègle, presque complice. Il se balança de gauche à droite légèrement, son épaule venant à la rencontre de celle de Louise alors qu’il l’observait toujours avec le même air mutin. Et il eut alors envie de la charrier à son tour, mais resta muet quand elle ajouta précipitamment être méchante. Un nouveau rire discret anima Demeter. Sa main forma un poing qu’il porta au niveau de ses lèvres alors qu’il toussait doucement, amusé par Louise, Louise si gentille, si douce avec lui, que la considérer cruelle un instant lui paraissait complètement saugrenu. Elle parmi tous, serait bien la dernière qu’il qualifierait de méchante !
 
-        Mais non.
 
Il était même content de cette boutade parce qu’il se sentait à présent plus proche de Louise, tant elle ne s’était jamais moquée de lui auparavant. Il l’écouta lui répondre à ses propos de plus tôt. Elle remonta le fil de ses propos dans le désordre et quand elle se tut, un sourire fendit à nouveau les lèvres de Demeter. Il se pencha à nouveau, lui asséna un coup d’épaule tendre et joueur alors que son regard se perdait à nouveau sur le visage de Louise, sa Louise qui lui inspirait en ce moment une tendresse si grande qu’il eut l’envie d’enfouir son visage contre sa nuque, juste pour s’y reposer, juste pour sentir la chaleur de sa peau contre la sienne. Mais même dans cet état-là, légèrement béat, Demeter ne se serait jamais autorisé un tel geste alors il se contenta de laisser les secondes s’écouler. Il la fixait toujours d’un regard intense, le bleu de ses yeux dans ceux de Louise, tout simplement heureux de l’avoir si proche de lui et il n’avait besoin que de ça au fond. De Louise proche. Peu importe si elle l’aimait d’amour ou si lui l’aimait d’amour tant qu’elle voulait bien lui accorder secondes, minutes et heures. Et cette réalisation soudaine mit alors fin aux questions qui le taraudaient depuis leur dernière rencontre. Ce simple fait provoqua un nouveau rire étouffé chez Demeter qui se rendait compte à quel point il avait été ridicule ces derniers temps, à remuer ciel et terre, à interroger Argus et Juniper, alors qu’à présent à côté de Louise tout semblait soudainement clair et brutalement simple. A quoi bon se tracasser à s’interroger sur l’amour quant au fond, demeurer et exister en même temps que Louise, le rendait déjà heureux. Lui était déjà essentiel.
Pour Louise, sa Louise, il pensa alors sur le moment qu’il n’avait pas besoin de plus, que sa seule présence suffirait à jamais. Intimement convaincu par cette pensée soudaine, il rejeta alors sa tête en arrière, comme libéré d’un poids. Il en aurait presque exulté de soulagement tant cela l’avait rendu nerveux mais Demeter n’aurait agi de la sorte pour rien au monde. Il inspira profondément  l’air vivifiant de l’après-midi, le respirant à plein poumons pour profiter de cet instant où tout enfin était rentré dans l’ordre. Et sa main vint retrouver celle de Louise, s’en emparant avec délicatesse. Il entrelaça ses doigts aux siens, les serrant doucement et il tourna la tête, plongea à nouveau le bleu de ses yeux dans ceux de Louise. Un court frémissement l’agita puis un nouveau sourire pas bien large, mais joyeux vint étirer ses traits. Il n’éprouvait plus alors le besoin de lui parler, de s’épancher d’avantage sur ses mésaventures à Nukonunu. Il voulait simplement apprécier cet instant fugace de bonheur, partagé avec sa Louise.
Il aimait sa main dans la sienne, comme un ancrage à un espace où il se sentait enfin en paix. Il aimait son épaule contre la sienne et le vent qui agitait ses cheveux auburn. Il aimait cette robe dont elle était ceinte et surtout ce bleu, si bleu qui colorait ses yeux. Et sur le moment elle sembla alors attirer toutes les lumières du paysage. Le monde s’était réduit à Louise seule, si délicate sur ce banc de pierre. Et cette image singulière et touchante fit éclore un compliment sur ses lèvres d’ordinaires si stériles de louanges.
 
-        Cette robe te va très bien Louise.
 
Il songea brièvement alors que c’était dans ce genre de robe qu’il avait voulu voir Juniper, mais que cette dernière s’y refusait toujours avec véhémence préférant les jeans et les shorts. Question de courant d’air disait-elle avec un air bougon. Et elle avait tort, pensa alors Demeter qui les yeux perdus sur Louise, se disait que cette dernière était très jolie.
Il partagea son opinion sans vraiment en avoir conscience.
 
-        Je te trouve belle.
 
Et quand il s’en rendit compte, Demeter eut un soupire intérieur. Parce que Louise lui arrachait toute la joie, toute la gaieté qu’il gardait prisonnières en lui, depuis si longtemps déjà qu’au fond cela ne le surprenait plus. Elle l’avait déjà tant fait sourire après tout, ce qui était un exploit quand on ne s’appelait pas Juniper, Argus ou James. Et elle était sans doute la première personne qui lui eut fait sortir ce genre de niaiseries, de fadaises qu’il aurait abhorrées en temps normal. Lui qui se moquait toujours d’Argus et de ces flatteries ridicules. Mais cela lui paraissait à présent curieusement approprié tant cela s’était imposé comme une évidence dans son esprit. Il l’avait toujours trouvé jolie, mais aujourd’hui plus particulièrement. Peut-être était-ce la robe ou peut-être était-ce simplement parce que Louise lui prenait chaque jour un peu plus et qu’à présent, elle avait presque mis son cœur à nu, ce qui expliquerait alors ses confidences habituellement trop intimes pour être partagées.
Mais pour Louise, sa Louise, certaines et des centaines de ses règles volaient en éclat, tant elle distordait son monde de sa présence. Il eut un air grave mais heureux qui respirait la plus honnête des sincérités.
 
-        Pour de vrai.
 
Son sourire s’effaça, sa mine devint pensive quelques secondes.
 
-        Veux-tu continuer à marcher ?
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Re: Farther Away — [Demeter]
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Re: Farther Away — [Demeter]
11.09.16 12:32

Demeter qui, souvent, ne voyait pas plus loin que le bout de son nez, était pour une fois, attentif à quelqu’un qui n’était pas lui.
Il voulait Louise, aussi heureuse et aussi détendue qu’il l’était. Sans doute parce qu’il avait cette douce euphorie un peu contagieuse et donc l’envie pressante de la partager avec sa Louise. Il l’observait du coin de l’œil guettant sa réaction. Ses joues semblèrent rosir discrètement, il n’en était pas certain, peut-être était-ce son esprit qui lui jouait des tours. Qu’avait-il pensé d’ailleurs, en lui lançant de compliments aussi soudains, sans aucun préavis ? Demeter avait de ces caprices brusques qu’il se devait d’assouvir dès l’instant où il y songeait. Cette fois comme tant d’autres n’avaient pas fait exception. A tort on le pensait froid et détaché. C’était une image à laquelle lui-même s’attachait particulièrement, mais la vérité était que Demeter était abrité de soubresauts irrésistibles, qu’ils furent colériques ou affectueux et qu’il ne savait pas réprimer ces élans. Mais quel élan avait-il eu pour sortir de telles fadaises à Louise, à Rosabel avant elle ? Il ne mettait toujours pas le doigt sur ces pulsions l’animant et garda ses interrogations pour plus tard, trop heureux pour continuer à y songer.
Et il détailla Louise. Louise qui comme toujours lui renvoyait cette impression de fragile douceur. Il rattachait toujours son image à celle d’une poupée de porcelaine ; Si jolie mais si délicat qu’on aurait pu la briser au moindre contact. Pourtant il ne la voyait en tant que tel, que lorsqu’elle se trouvait en sa compagnie. Quand Louise n’était pas avec lui et qu’il l’apercevait au détour d’un couloir, il trouvait dans sa démarche une noblesse inflexible et décidée. Elle le surprit par une question soudaine qu’il trouva saugrenue sur le coup. Pourquoi ne pourrait-elle pas marcher ? Il n’avait pourtant décelé pas le moindre signe de souffrance un peu plus tôt. S’était-elle fait mal ?
Trop soucieux pour songer que cela ne fut qu’une plaisanterie, il la fixa un peu penché en avant, l’air inquiet. Louise esquissa alors un sourire espiègle et sembla rire doucement. Demeter rejeta sa tête en arrière en levant les yeux aux ciels, souriant lui aussi faiblement tandis qu’il passait une main dans ses cheveux blonds. Une fois n’était pas coutume mais il aurait voulu figer le temps pour en interrompre l’avance inexorable. En ce moment il avait cette impression délassante d’être loin du tout et que seul existait Louise et lui, indépendamment de leurs passés et leurs futurs, indépendamment des autres et du monde. Ils n’existaient qu’eux, leurs mots, leurs sourires et leurs mains entrelacées. Et seule Louise parvenait à susciter de telles émotions chez lui. Voilà pourquoi elle lui était si précieuse, Louise. Elle lui faisait oublier ce monde par moment infect, qui le dégoûtait tant.
 
-        Je ferais tout pour toi Louise.
 
Il avait balancé ces mots sur le ton de la plaisanterie mais il disait vrai. Elle avait atteint ce statut rare qui la mettait au même rang que les Juniper Argus et James, qui faisait que Demeter oubliait d’être égoïste. En témoignait cette aventure déplaisante dans l’épave, où il s’était égaré pour les beaux yeux de monsieur Taylor. Cela lui avait même collé aux basques la très désagréable compagnie d’Aileas Nails et pour rien au monde ne l’aurait-il accepté, s’il ne s’était pas soucié de l’un de ses amis.
Demeter passa son pouce sur les phalanges de l’index de Louise, raffermissant l’étreinte quelques secondes plus tard avec un sourire bienveillant.

-        Comme tu veux.

Marcher, rester assis. Tout cela lui importait peu. Tant que Louise demeurait à ses côtés, il était satisfait. Sa présence ne lui inspirait plus tout le tracas d’un peu plus tôt.

-        Pourquoi ?

Il avait légèrement froncé des sourcils, curieux avant de se retourner tout vers Louise. Ses deux épaules droites face à elle. Demeter tendit alors son autre main qui vint se joindre aux deux autres encore entrelacées. Il entoura celle de Louise des siennes, la coinça entre ses paumes, l’une en dessous, l’autre au-dessus. Comme un sandwich pensa-t-il, immature mais ravi de sa stupidité.

-        Tu as la peau douce.

C’était une constatation, pleine de malice. Puis l’instant d’après, il sentit le feu lui monter aux joues en se demandant de quoi ils pouvaient bien avoir l’air. Assis sur un banc, leurs mains unies de la sortes, lui face à elle, pourrait faire croire à n’importe qui, qu’ils étaient des amoureux transis. Etait-ce le cas ? Demeter n’avait aucun mot à mettre sur la nature de son affection envers Louise. Et n’avait pas envie de le faire maintenant. Mais il éprouvait une gêne toute particulière ainsi. Aussi n’arrivait-il pas à fixer les yeux de Louise, cela aurait été trop perturbant. Alors son regard coulissa plutôt vers les lèvres de Louise pendant quelques secondes, puis vers son cou, avant de retomber sur leurs mains.
Demeter ne savait quoi faire. Il resta muet. L’écho des vagues et des brises suffisaient à meubler le silence qui s’était installé. Puis son nom lui vint soudainement.

-        Louise.

Et il la regardait à présent, vaguement pensif, détacha une de ses mains et alla la perdre sur le visage de Louise, ramenant quelques mèches égarées derrière l’oreille de la jeune fille, dans un geste qui l’avait déjà eu pour elle. Il ne s’attarda pas plus longtemps cette fois et il ramena son bras à lui et leurs paumes se retrouvèrent.


-        J’aime passer le temps avec toi.
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Re: Farther Away — [Demeter]
13.09.16 21:58

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Re: Farther Away — [Demeter]
14.09.16 13:17

Elle ne voulait pas mourir. La phrase impromptue s’immisça au beau milieu d’une plaisanterie, comme un léger barbouillis d’encre noir sur un tableau aux couleurs chatoyantes. La gravité soudaine de cette remarque troubla alors Demeter, dont le regard quitta enfin leurs mains jointes pour aller se planter dans les yeux de Louise. Il la dévisagea alors d’un air interrogateur, comme pour s’assurer qu’il avait bien entendu. Parce que pour lui, cette phrase paraissait bien absurde, bien étrange et bien soudaine. Elle détonnait de lourdeur au milieu de Louise et ses mots légers, Louise et ses douces réponses. D’autant plus qu’à présent, il y avait un air particulièrement vulnérable qui s’éprenait de tous ses traits. Il la trouva fragile et fébrile. Elle semblait alors pleine de faiblesse, petite au milieu du vent qui hurlait autour d’eux. Si minuscule au milieu de cette étendue sableuse sur laquelle il se trouvait. On l’aurait dit, pleine de détresse. Et Demeter eut presque envie de la serrer dans ses bras pour l’y faire disparaître, elle et son visage défait qui lui infligeait une peine soudaine. Il ne s’y autorisa pas, n’y songea même que brièvement, déglutissant plutôt et continuant d’observer Louise avec un air concerné, comme si cela aurait pu l’aider.

Puis d’un coup son visage s’illumina à nouveau. Un sourire s’étala sur ses lèvres et Demeter déconcerté continua de la fixer un peu déboussolé. Il fronça des sourcils ne comprenant pas réellement ce qui venait de se produire. Mais il préféra ce moment à l’autre d’un peu plus tôt, qu’il oublia parce que trop troublant et trop gênant. Il lui avait semblé entrevoir une obscurité dans laquelle il n’osait pas s’aventurer. Demeter avait toujours connu Louise pétillante et bonne vivante. Aussi cela l’avait presque effrayé de la voir soudainement si abattue et il préférait oublier cette image de Louise en détresse, car son chagrin avait alors semblé si réel qu’il avait eu des airs de catastrophe.
Il cessa alors de froncer les sourcils, se convaincant qu’il s’agissait d’une plaisanterie et oubliait déjà cette épisode perturbant alors que Louise lui posait à présent des questions, l’interrogeant sur le sens de son orientation. Demeter qui aimait toujours que le conversation tourne autour de lui, agita leurs mains comme l’aurait fait un enfant excité. En se souvenant de ces jeunes années, il toussota un rire mélancolique. Le temps de l’insouciance semblait à présent si loin.

-        Oh, je comptais y aller. Juniper également. Mon grand-père a toujours souhaité nous voir travailler au ministère puisque toute ma famille y a fait ou y fait actuellement carrière.


Il imagina alors Juniper passer une journée derrière un bureau dans une pièce obscure, en train de remplir des monticules et des montagnes de paperasse. Cette image saugrenue le rendit hilare.

-        Mais Argus et moi aimions beaucoup agiter nos baguettes.

Il haussa alors les épaules. Il se rendait à présent compte, à quel point ils avaient pu être idiots mais cela l’amusait. Demeter qui prenait toujours un temps incalculable avant de prendre la moindre décision importante, avait pris sa décision sur un coup de tête. Parce qu’il avait alors pensé, que de toute manière, qu’il fasse coopération magique ou pas, le relationnel agirait de tel sorte à lui garantir une place au sein du ministère. Et d’ailleurs, Demeter appréciait la magie en tant que tel. Il avait un côté presque savant, à vouloir en décrypter les secrets les plus obscurs. Cela lui avait toujours plu énormément. De ce fait l’occultisme avait été un choix presque naturel, sur lequel il ne s’était pas questionné longtemps. L’enthousiasme d’Argus Jones y avait également joué un rôle.

-        Plus sérieusement, l’étude des sortilèges me passionne.


Mais à présent il se rendait effectivement compte qu’avec l’âge, il aurait également aimé suivre le cursus de coopération magique qui lui paraissait nettement plus enrichissant. L’étude des sortilèges était en fait d’avantage un loisir que quelque chose de réellement pratique, puisqu’il ne s’imaginait pas devenir Auror, encore moins traqueur, et encore moins langue de plomb. Mais il se garda bien de faire part de ses regrets à Louise et fit comme si de rien n’était. Il s’interrogea alors sur elle. Louise mais aussi Louise Ryan. Son patronyme éminent la destinait à la grandeur. Aussi n’était-il pas surprenant qu’elle soit à Serpentard.

-        Et toi Ryan. Pourquoi ton double cursus ? Il est peu commun.

Il quitta alors la main de Louise, posant les siennes sur ses genoux, toujours affublé de ce short jaune criard. Cela l’intéressait véritablement de savoir où elle se voyait dans dix ans.

-        A quoi te destines-tu d’ailleurs ?


Il sourit.

-        Dans quel domaine est-ce que cette Ryan a décidé de briller ?
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