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Bienvenue sur Firewhisky les sorciers ! On espère que vous allez bien, et que vous êtes près à swinguer au rythme des trompettes ! À Londres Magique, nous sommes en Mars 2017 ! Les oiseaux recommencent à chanter et les mimosas sont en fleur, bon courage pour les allergies. Il est 12 heures, l'heure des news !

15.03.17 — Après un an d'aventure extraordinaire à vos côtés, Firewhisky ferme définitivement ses portes. Retrouvez plus de détails ici, et écrivez la fin de votre personnage par là !
26.02.17 — La MaJ #6 est finiiie ! Retrouvez tous les détails de ce qu'il s'y est passé par ici ;)
02.01.17 — La MaJ #5 a été effectuée ! Retrouvez tous les détails de cette dernière par ici !
19.09.16 — Le journal de FW reprend ! Participez-y en écrivant un article. Plus de détails ici.
04.09.16 — Une MàJ a été effecutée ! Retrouvez tous les détails ici
18.08.16 — le forum sera inaccessible du 02/09/2016 au 04/09/2016 pour une nouvelle mise à jour. On sait, on en fait beaucoup, mais il faut encore se préparer à de gros changements....













ÉPISODE #7 — Le Commencement - Page 3

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 ÉPISODE #7 — Le Commencement

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Re: ÉPISODE #7 — Le Commencement
07.09.16 19:29


« Et Louise avait dévisagé la foule comme on observe un train partir. Elle ne comprenait pas ce calme, cette morosité; ne comprenait pas ce deuil balayant toute forme d’agitation. Enfin. Il y avait eu Arcturus, évidemment. Toujours et encore Arcturus, ne s’arrêterait-il jamais ? Lui qui n’était que des mots, que des phrases vides de sens. Et peut-être un jour avait-elle été intéressée par lui, peut-être l’était-elle encore; oui : avait-il un coeur ? Mais lassée de sa personne avant même d’y avoir plongé ses yeux, elle n’avait réagi à ses propos. Sigma. Evidemment qu’elle était au courant, évidemment qu’elle s’était attendue à de telles actions. Elle était une Ryan, et sans doute certains avaient déjà rejoint leurs rangs. N’avaient-ils que ça à faire ? N’avaient-ils pas un travail, une famille ? N’avaient-ils pas l’excellence à poursuivre ? Pourquoi perdre son temps.

Pourquoi agir quand les autres agissaient. Pourquoi être un mouton, un vulgaire pion dans cet immense mouvement. Et elle se sentait si triste, si grise; si vide, Louise. Elle était revenue de l’île et on l’avait accueillie comme un miracle : vous êtes en vie qu’avait commenté son médecin. Il avait déjà préparé ses habits noirs dans le placard de son bureau, elle le savait : savait qu’il s’était attendu à ne plus la revoir. Enfin. Elle avait passé sa dernière semaine alitée, avait failli manquer la rentrée. Mais elle était là, fébrile; hagarde. Etait là mais le bruit semblait trop loin, il y avait cette douleur sourde en elle lui rappelant de faire attention, lui murmurant qu’elle n’en avait plus pour longtemps.

Était-ce son bouquet final ?

Quelle idée ! Souriant évasivement, un coude sur la table comme jamais elle ne le faisait sa main était venue supporter son front, ses cheveux tombant le long de son visage et coulant sur la table. Il faut que tu te reprennes. Grimace, corps se redressant; épaules se faisant droites, masque se formant. Louise Agatha Ryan. Qui était-elle pour se laisser aller ? Pour se montrer défaitiste ? « Mes chers amis, nous sommes dès à présent les grands méchants. » Les traites, les susceptibles sigmas; les faiseurs de troubles. Ils étaient ceux allant être observés, jugés : disputés. « Mais à bien réfléchir ça ne change pas des autres années. » Et elle avait ri de manière évasive, elle d’ordinaire si effacée en ces repas que trop bondés. Sa voix s’était faite calme, ne pouvant être entendue que par ceux assis à ses côtés. Demeter où es-tu aurait-elle alors aimé demander, Rosabel les as-tu suivis aurait-elle alors complété; presque désespérée. Qu'avez-vous fait, pour tout risquer ainsi.

Cette ambiance la rendait malade.
La pleurerait-on aussi ?
Jamais.


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Re: ÉPISODE #7 — Le Commencement
07.09.16 20:10

L'ambiance paraissait si pesante, si lourde au vu des événements qui s'étaient passés. Toi même, tu étais plongé dans les songes, dans les méandre de la pure négativité. Tout s'est accéléré, le sang n'a fait qu'un tour. Alors tandis que d'autres se crispent sur leur chaise face au festin en écoutant les paroles du directeur, toi, tu demeures fermée. Comme une coquille, le regard bien plus grave, plus en alerte. Tu ne t'entends pas respirer tellement la concentration est présente en ton esprit. Et puis les Sigma, parlons-en tiens ! Tu n'approuves absolument pas leur méthode, ni leur idéal d'ailleurs. Bogeyman se voit menacer par ces individus. Et rien que le fait de savoir qu'ils peuvent être partout te met en rogne.

Tu fronces les sourcils.
Observant le faciès décomposé de certains élèves... Comme ton petit Percy... inutile de tout raconter, Lio. Lancelot qui semble calme mais tourmenté. Et tu en passes. Toi aussi tu sembles paisible... mais tu bouillonnes. Tu voudrais envoyer ta scolarité en l'air et intervenir sur le terrain. Pour toi, l'année sera spéciale.

Ça s'agite sur les côtés. La décadence. C'était la cacophonie entre tout ces chuchotements qui ne parlaient pas en bien. La crainte, la colère, la haine. Tu te sentais enfermée, serrée, confinée. Et tu avais horreur de ça ! Il fallait agir, vous étiez dans une situation grave. Foutu Sigma. Tu soupires et lâche un "putin...". Entre l'agacement et l'état blasé.

+20 Serpy
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Re: ÉPISODE #7 — Le Commencement
07.09.16 20:23

Demeter avait une expression neutre. Ses lèvres s’étendaient droites. Ses yeux détachés observaient Mr. Bogeyman, dont il écoutait le discours feignant de s’y intéresser. Alors qu’habituellement il aurait eu un rictus moqueur en apprenant qu’une fois de plus, le directeur délèguerait une partie de ses fonctions à son misérable piaf, il demeura de marbre comme s’il s’en fichait éperdument.
Il garda un silence de circonstance et ne sombra pas dans la provocation comme il lui arrivait si souvent. Sans doute parce que Demeter pour une fois, souhaitait se soustraire à l’attention pour glisser loin de toutes suspicions. Parce qu’après tout, il reconnaissait volontiers qu’il ne fallait pas être bien malin, pour juger qu’il avait le profil parfait et tout désigné d’un sigma particulièrement extrémiste. Aussi, si cela lui aurait plu un instant de jouer les faux-semblants et de s’amuser des tensions qu’il aurait pu provoquer, Demeter pensa plus judicieux de faire profil-bas, car il n’était jamais bon de fanfaronner dans de tels moments. Ce n'était qu'un moyen de s'attirer d'avantages d'ennuis.
Arcturus non loin de lui, sembla alors penser le contraire et porta un toast parfaitement inapproprié mais qui fit jubiler intérieurement Demeter, lui qui était indifférent à la disparition de leurs camarades. Cet acte lui donna droit à quelques représailles et Aileas Nails vint lui renverser un verre d’eau sur le sommet du crâne. Son crétin de frère opta pour un lancer de tomate d’une jolie précision. Demeter eut un sourire amusé mais détacha son attention de toute cette agitation pour chercher naturellement Juniper du regard.

Il la trouva à l'endroit exact d’où lui se tenait et il la devinait animée d’une fausse verve ; De ces entrains malhabiles dont elle se revêtait pour dissimuler une faiblesse soudaine. La cause de ce malaise ne lui était pas étrangère, loin de là. Il avait saisi les regards chargés d’inquiétudes qu’elle avait parfois pour lui, avait entendu des bribes de conversations qu’elle échangeait parfois avec Argus Jones, tous deux questionnant son allégeance supposé à Sigma. Soudainement gêné lui aussi par ces pensées déplaisante, Demeter eut un pincement au cœur mais n’en fit rien, tandis qu’il entamait enfin son assiette.

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Duelliste illégal


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Re: ÉPISODE #7 — Le Commencement
08.09.16 11:03

Sérieusement c'était révoltant de constater que même dans des moments pareils y'en a qu'ont simplement aucun respect. Pour rien ni personne. Cet espèce de besoin ridicule de faire aller de sa grande gueule en se montrant le plus odieux possible histoire de bien se faire remarquer. La jouer détaché c'était pas mieux. A croire que s'en battre royalement était la réaction la plus naturelle. « c'est la vie », des choses malheureuses qui arrive et on y peut rien.  Mon poing dans leurs faces ça va aussi être un de ces truc malheureux qui arrive sans qu'on puisse rien y faire histoire de les faire un peu redescendre du piédestal ou ils se sont perchés. Y'a un minimum de respect à avoir même pour le pire des connards. On parlait de meurtre, pas d'un malencontreux accident de la vie. De la haine d'une poignée de fanatiques qui assassinent pour se faire entendre. Je vois même pas comment on pouvait approuver ça ne serait ce qu'un minimum.

J'en rageais encore, fulminant tout seul alors que Soren me tirait par le bras pour me parler tout bas alors que les chuchotements reprenaient de plus belle. Une ébullition soudaine, impressionnante, comme si le sujet venait de connaître une nouvelle vague d’intérêt. Au moins les gens réagissaient, c'était toujours mieux que l'insensibilité générale et le relent de dédain qui flottait dans la salle. Certain rouges semblaient tout aussi indignés que je l'étais. La proposition de Sören eu au moins l'effet de capter toute mon attention. Monter un mouvement anti-sigma. Je crois que j'aurais jamais imaginé mon confrère aux mains si talentueuses en chef rebelle. Mais c'est certainement pour cette raison que ça lui allait bien.

«  Putain mais carrément... Enfin quelqu'un choqué par cette bande de Nazis là... »

Je parlais fort, encore un peu sur les nerfs mais la colère un peu brusque provoquée par ce serpent ricanant s’atténuait lentement. Puis Jones avait raison ça servait à rien de se faire un peu plus remarqué par les profs même si j'étais plus à ça prêt vus ma réputation. J'en étirais même un sourire amusé.

« T'inquiète ça me changera pas trop de l'année dernière. T'façon elle m'adore. »

Ou pas. J'étais quasi certain que j'allais en entendre parler et qu'on allait me botter le cul pour ça mais j'en avait tellement rien à faire que j'avais du mal à m'en inquiéter. J'avais d'autre choses en tête pour le moment. Comme cette résistance que le blond semblait vouloir mener. S'il avait l'intention de pourrir la vie des sigma ou juste de pas se contenter d'ignorer la situation, j'étais carrément d'accord avec lui et il pouvait compter sur moi dés maintenant.


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Neutre & Sigma


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Re: ÉPISODE #7 — Le Commencement
08.09.16 13:14

Épisode #7 ; le commencement





Sang-De-Bourbe un jour, sang-de-bourbe toujours. Mon désaccord se retranche dans un morceau de viande que je prends le temps de mâcher, réfléchissant aux paroles qui conviendrait à une réponse sensée. Le sang n’avait que peu avoir dans cette histoire. Je ne m’étais jamais arrêté à si facile, l’argumentation manquant au fait qu’un sang modifie une façon de penser, ou d’agir. Je pose proprement la serviette blanche sur mes genoux, lentement.

- Ils pourraient être sang-purs, le résultat en serait tout aussi piteux. Le problème vient de l’éducation. Aymeric Carthew est un né-moldu d’une intelligence rare, je l’estime beaucoup. Ses réflexions sont même inestimables; parlez-lui de politique, vous verrez. Je suis sûr que vous en connaissez d’autres. Les Nails ne sont pas un exemple universel. Heureusement.

Je ne leur voue pas de haine, leur mort ne m’intéresse pas plus que celles déjà tombées. Mes idéaux ne se résument pas à un titre, mais à une apostille inexorable : les moldus bientôt, découvriront notre monde. Le pourriront, de leurs technologies. Auront peur, nous tueront. Nous détesteront. Nous haïront. Faire une guerre pour en éviter une autre, ce n’est que d’honneur à envoyer aux masqués. Je ne les suis pas pour défendre un sang-pur ou différent. Je les suis car leur cause est estimable. Méritoire. Droite. Que les moldus restent dans leur coin, nous resteront dans le notre. Mais les moldus ne restent pas dans leur coin. Les moldus voient leurs enfants sorciers. Les moldus découvrent notre monde, se l’approprient. Il suffit de se rendre sur le chemin de traverse pour s’en rendre compte: ils deviennent trop nombreux. Beaucoup trop savent. Supposent. Répètent. Déforment. L’époque des roux brulés menace. Mais à quoi crieront-ils haine de nos jours: un bout de bois ou une façon de vie. Et les sorciers se défendront. Et la guerre éclatera. Fin de l’histoire.

- Fais attention, Rosabel. Même le caviar peut être mauvais. L’arrogance déforme les reflets. Il faut savoir admettre que nous ne sommes qu’insignifiance, nous aussi. Seulement, nous sommes une insignifiance consciente. Un mort, un rire ou une tomate n’empêchera pas le monde de tourner.

Qui était le caviar, qui était le fumier. Celui qui pleurait les morts ou celui qui s’en moquait. La prétention de se dire foi-gras ou caviar ne m’intéressait pas. La fierté n’avait rien d’élogieux, quand bien même était-elle dans chacune de mes actions. Le monde certainement, aurait eu plus de valeur avec des gens seulement intelligents. Mais je reconnais à la stupidité un divertissement malsain. Insalubre. Jubilatoire. Avec rancoeur, je lui reconnais un indispensable déplaisant.

- C’est en cela qu’ils sont idiots. Ils pensent avoir un monde à eux qui s’arrête dès que cela ne leur convient pas. Quelle suffisance. Qu’ils aient trouvé un comportement irrespectueux aurait été louable. Rire de la mort a quelque chose de pernicieux, si l’on ne vit pas avec. Je peux l’admettre. Dommage qu’ils soient incapable de le faire remarquer, les émotions sont dangereuses si l’on ne sait pas les contrôler. Regardez les Nails, les Sigmas ne tarderont pas à les viser s’ils continuent ainsi. Il y a une différence peu subtile entre ne pas avoir peur, vouloir défendre une idée et être suicidaire. Nous avons tout notre temps. En revanche, eux… Tic, tac. L’horloge tourne.

Mon doigt imitent l’aiguille des secondes. Mon regard, quoi qu’avare, se veut complice à celui de Green. Lui sait. Louise a raison, une fois de plus nous sommes le clan des méchants. Voilà qui m’incombe, attise une nouvelle fois un rire quoi que discret. Les gentils et les méchants. Une autre idée surfaite. Seuls les gryffondors pouvaient encore penser de telles absurdités. Conneries. Le monde n’est ni fait de noir, ni de blanc. Que d’idées. Le monde n’est pas manichéen. Dualiste. Dyadique. Le monde est gris. Le monde est fade. Tuer est mal parce qu’ils ont dit que tuer était mal. Stupides. Les sorts interdits ne sont jamais prononcés parce qu’ils ont dit que c’était interdit. Stupides. Moutons. Cafards. Suiveurs. Étaient-ils seulement conscient de l’influence qu’avait la société sur leur liberté.

- Les gens se méprennent. J’appréciais Lambergson. Elle, savait parler. Sa lutte avait un sens défini et quoi que je ne fusse pas toujours de son avis et que nous aillons eu quelques altercations, ses mots ne m’ont jamais déplu. Il y avait une réflection honorable derrière ses paroles et des pensées réfléchies et argumentées.

Mais voyez-vous, la mort n’a rien d’étranger à mes yeux. La mort, nous la fréquentons chaque jour chez les Dewitte. Être médecin assume un détachement certain. Surement mon éducation m’a-t-elle insensibilisé à ces futilités. Une mort, une vie, c’est répétitif. Chaque jour, de nouvelles disparaissent, apparaissent. Toutes ne peuvent être pleurées. Leur vision est bien trop arrêtée à l’hypocrisie de croire en l’importance de la fin. Espèrent égoïstement que l’on pleurera la leur. Naïveté. C’est mignon.

- Tout comme toi, Rosabel. À ceci près que ta voix est bien plus agréable à entendre. Moins stridente.

C’est donné comme une constatation sans importance. Il faut savoir reconnaitre la compétence quand elle pointe le bout de son nez. Une nouvelle bouchée éclate entre mes dents. Ma langue s’occupe d’enlever les résidus entre les crocs. Décidément, c’est savoureux.

- Les meilleurs meurent toujours en premier. Il ne reste qu’à espérer que les Sigmas viseront mieux, la prochaine fois.
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Préfet


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Re: ÉPISODE #7 — Le Commencement
08.09.16 20:57

ÉPISODE #7 — LE COMMENCEMENT

Everybody

Joyce Fitzgerald

Elle n’avait aucune réelle raison de s’inquiéter face à cette apparition soudaine des SIGMAs. Sa famille était composée de sorcier, bien qu’ils n’étaient pas sang-pur. La relation qu’ils avaient entretenue avec les moldus depuis des générations n’étaient que le strict minimum. Ce n'est pas qu'elle ne ressentait rien vis à vis des problèmes actuels, qu'elle se mettait de coter face aux tragiques événements passés et qui pouvait passablement, ce produire dans le futur. Comme tous les autres, Joyce savait. Lio. Arya. Serdaigle et Poufsouffle étaient les maisons les plus étroitement touchées par ces démonstrations de puissance. Certains de leur camarades pleuraient, sûrement. Mais Joyce, Joyce c'était un peu plus compliqué. On avait beau, dans l'ensemble, apprécier cette préfète sur qui on pouvait compter, que malgré sa maison elle ne pouvait jamais véritablement être stéréotyper comme « méchante ». Et pourtant. Et pourtant, Joyce ne ressentait rien d’extravagant. Elle n'avait jamais été très intimes avec les disparus pour pleurer leur mort, en vérité elle n'y ressentait aucune nécessité aussi étrange que cela puisse paraître. Alors on pourrait la dire triste. Juste. Triste. Juste une pointe de tristesse pour ne pas paraître sans cœur. Elle penserait à leur famille et en soit, ça s'arrêterait ici.

Joyce malgré toutes ses activités, n'avait pourtant aucune appréhension négative par rapport aux nouvelles charges de travail que cela lui avait apporter. Bien qu'elle savait que jamais elle ne pourrait compter sur Rosabel pour réellement effectuer son travail de préfet, elle arriver néanmoins à compter sur leur dernier semblable. Mais au final, même avec tout ce qui était en train de se dérouler. Ses billes d'émeraude ne cherchaient qu'une seule et unique personne parmi tous les résidents du châteaux.

Que ressentait-il ? Et surtout, comment se sentait-il ?

Parce que pour Joyce, c'était l'évidence même. Kenji ne pouvait pas aller bien. Et même si il voulait essayer de feindre ce malaise, elle savait que son ami d'enfance n'y arriverait pas très longtemps. Mais ce qui l’inquiétait réellement, était quelque chose de bien plus lointain. La préfète verte le connaissait, lui, celui qu'elle aimait. Elle connaissait ses rêves et si il finissait pas retourner dans le monde moldu lorsqu'il terminerait Poudlard lorsque la Fitzgerald dansera sur la piste de sa famille. Si les SIGMAs arrivaient à leur fin, il y aurait quelques problèmes pour l'y retrouver.

Ainsi, la préfète n’écoutait pas les bagarres verbales qui c’étaient déclenchées durant la répartition ignorant totalement les problèmes que pouvaient causer ce regroupement de maison face à de tels événements, elle faisait bien trop abstraction à ce qui était son propre soucis. Que les autres élèves décident de renforcer leur haine et leur méfiance envers les « méchants » Serpentard, troublés et persuadés que certains pouvaient déjà avoir rejoint les Sigma, voir même être à l'origine de ces méfaits. Après tout, pourquoi pas ?

Et la jeune Fitzgerald avait posé son lourd regard sur son frère aîné avant de décaler son assiette, rassasiée sans y avoir pourtant planté sa seule fourchette. Elle avait simplement été dégoûtée par les faits présents. Actuellement, elle n’avait cas planter sa tête sur la table en bois de sa maison. Juste réfléchir, ignorer, oublier. Qu'importe si Monsieur Koga lui reprocherait son attitude prochainement, elle avait des problème bien plus important.

Son mariage était en jeu.


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Duelliste illégal


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Re: ÉPISODE #7 — Le Commencement
09.09.16 4:24


Épisode 7; le commencement ;
ft. l’école;

J’hallucinais. Les gens, cette passivité, n’y avait-il personne pour s’offusquer ? Des mots et aucun geste. Des soupirs, mais aucune action. Les Serdaigles étaient désolants. L’intellect ne servait à rien dans des situations comme celle-ci. À croire qu’ils étaient tous des robots. Mon regard se porta à la table des Gryffondors et je fus tout autant déçue de ne voir qu’une réaction de Kiki. N’était-ce pas eux les têtes brûlées ? J’en soupirai tellement ça me saoulait. Aussi mous que des lombrics. Lio et Arya méritaient mieux que cette passiveté. Et être passif, terre à terre, déprimant, c’était visiblement commun chez les Aigles.

« Merde les mecs, comment vous pouvez dire ça ? » Je fusillai Oscar et Mellan du regard. « Ça va pas ? Vous voulez peut-être que je fournisse la corde pour qu’on se pende tous ensemble du haut de notre tour ? On mourra tous demain… et puis quoi encore. Tu pourrais pas être plus défaitiste ? Et toi Oscar, pense un peu aux autres avant de sortir tes conneries. Parfois, je me demande si t’es pas un androïde sans âme. Même Siri a plus d’émotions que toi. »

Et ce n’était que pour ne nommer que celui-là. Je jetai un regard aux autres de la table. Deb, oh Deb, ajouta son petit grain de sel.

« Deb, pour une fois, ferme là. On sait tous que Dewitte c’est un détraqueur. Pas besoin de nous le rappeler. »

Je commençai très mal cette nouvelle année, mais on devait arrêter ce délire maintenant, parce que je jure que je n’allais pas y survivre bien longtemps.  
© nemoe sur epicode


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Téméraire


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Re: ÉPISODE #7 — Le Commencement
09.09.16 7:31

Pendant que les gens mangent lentement, comme des moineaux au bec trop petit pour avaler une bouchée raisonnable, et que d'autres repoussent leurs assiettes plus ou moins entamées, Hjörtur s'empresse de terminer la sienne. Il semble à la fois différent et égal à lui-même, se faisant involontairement remarquer tout en gardant cette attitude déviante et renfermée. Ne le regardez pas, ne lui parlez pas, ne le touchez pas, il veut juste terminer son maigre repas - il avait pris soin de se servir du strict minimum - et partir sans prendre de dessert, sans apprécier son verre de jus de citrouille, sans dire au revoir à ses camarades.

Mais, eh. Les autres ne sont pas capables de se taire comme lui.

Il ne sait pas si c'est un mauvaise chose ou une bonne chose. Mais Arcturius ne peut s'empêcher de la ramener ; le moment était trop beau pour lui pour rester discret, il fallait qu'il crache son sarcasme, ses mots durs qui n'ont aucun autre but que de blesser. L'Islandais n'est pourtant ni étonné ni déçu. C'était prévisible. Alors Aileas, tout aussi égale à elle-même, se lève soudainement et va renfermer un verre d'eau sur le Serpentard. Kieran poursuit en envoyant une tomate éclater sur la nuque du malfrat. Et des fois s'élèvent parmi les bleus et les verts, tandis qu'Aileas se rassoit et que Hjörtur, glissant des yeux de tous les côtés dans croiser le moindre regard et observant la scène en biais, esquisse un sourire. Il remarque son frère se pencher sur Kieran d'un air sérieux et aperçoit une idée briller dans ses pupilles.
Alors il comprend qu'à Poudlard les gens ne demeureront pas inactifs pendant que Sigma referment leurs griffes pour imposer leurs idées.

Certes, dans l'absolu, il ne ressent pas grand chose pour Lio et Arya. Car cela ne changera rien à leur mort et celle d'autres sorciers qui ont dû subir les bombardements. Oui elles sont mortes, oui c'est dommage car elles n'auront plus jamais l'occasion de vivre pleinement - Hjörtur a failli connaître le même sort six ans auparavant et sait la valeur d'une vie sensée et vécue. Mais elles sont mortes. Elles ne sont plus là pour vérifier qu'on pense à elles ou pas. Elles ne peuvent plus agir, penser, ressentir car elles sont mortes et le Serdaigle espère sincèrement qu'aucun fantôme ne s'est formé autour de leurs âmes car ce serait terrible, oh ! terrible. Il préfère songer que ce qui reste de leur enveloppe corporelle est toute vidée et sans valeur. Il préfère songer qu'elles n'existent plus qu'à travers les souvenirs qu'on garde d'elles, souvenirs que quelques uns de ses camarades possèdent plus vivants que jamais. C'est à travers eux qu'elles vivent à présent, à travers leurs larmes endeuillées et leurs silences attristés, à travers leur agacement vis-à-vis de ceux qui dénigrent la disparition des êtres qui leur étaient chers, à travers à l'avenir des anecdotes qu'ils s'échangeront, à travers les actions qui seront entamées afin qu'elles ne soient pas mortes pour rien.
C'est pour ces gens-là que Hjörtur ressent quelque chose, et c'est pour eux qu'il ne prendra jamais une attitude semblable à celle de Mellan.

Finalement, il pose sa fourchette. Finir son assiette devient soudain secondaire. Moins attrayant lui est de se lever avant tout le monde et fuir cette atmosphère atroce pour penser à n'importe quoi du moment que ça ne soit pas lié à Sigma. Il prend une grande respiration. Sigma a des choses à dire mais préfère les exprimer en explosant des gens et en les empêchant d'accomplir leur vie. Il tue des gens qui avaient des choses à faire et du sens à donner à leur existence. À partir de là, Hjörtur se fiche de ce que Sigma veut. Il se fiche de leurs motivations, il se fiche de leurs messages, il se fiche de leurs idées. Sigma a décidé que provoquer la mort des gens serait sa façon de faire passer son message. "Vous n'êtes pas d'accord avec moi ? Ok. Boum !"
Hjörtur les déteste, et c'est tout. Il voulait encore une fois fuir le problème mais c'est trop tard maintenant. Il les déteste. Il glisse un coup d’œil à son frère et le regarde droit dans les pupilles pendant une grosse seconde pour s'assurer qu'il est aussi révolté qu'il pense qu'il l'est. Puis, inspirant une nouvelle fois, il pose sa main sur celle d'Aileas pour la rassurer un peu et balaie de son regard les Serdaigle les plus défaitistes. "Demain, on mourra, comme tout être vivant" ? « Et alors ? Vous croyez que la vie ne vaut pas la peine d'être pleinement vécue ? Vous croyez qu'on s'en fiche, nous, d'avoir la possibilité de faire plein de choses géniales pendant toutes les années qui nous sont données ? Vous croyez qu'on s'en fiche qu'on nous vole toutes ces bonnes choses par facilité ? » Nous ne sommes pas des jouets à la main d'enfants capricieux qui décident du jour au lendemain de les mettre à la poubelle par caprice. « Non. On ne s'en fiche pas. On a une vie à vivre, vivons-la ! »
Parce qu'il sait qu'il n'est pas seul sur ce coup-là. Ce n'est pas lui contre le monde figé et les esprits obtus. Alors, même si son coeur bat la chamade, que sa main tremble sur celle d'Aileas, qu'il a très chaud maintenant, que sa voix n'est pas aussi assurée que ses mots, qu'il n'arrive pas encore à fixer le moindre regard et qu'il ne sait pas s'il ne devrait pas plutôt s'enterrer très vite et se faire oublier et oublier Sigma les bombardements oublier tout ça et se faire encore oublier ; Hjörtur a parlé parce qu'il sait qu'il n'est pas seul.

Mais maintenant, haha, il est au bord de la panique.

(Et d'ignorer complètement Arcturius et ceux qui agissent comme lui parce que, de toute façon, ils ne valent que ça.)


must we choose to be slaves to gravity
tutur_skam
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Re: ÉPISODE #7 — Le Commencement
09.09.16 12:24

« L’éducation ne fait pas tout. Il y a à prendre en compte leur nature, leur immuable et profonde nature qui est si ancrée en eux qu’ils ne sauraient s’en défaire ou tout juste en changer. En cela ils en seraient presque victimes. On n’échappe pas à sa condition. »

Et il y avait du mépris, du mépris qui allait au-delà de l’histoire du sang, du mépris pour la condition humaine. Un sandwich, une tranche de vie entre deux tranches de vide et de néant. En cela, on ne lui apprendrait rien.

« Bien sûr que nous sommes insignifiants ; liés à l’éphémère de notre existence. Nous ne sommes rien, rien que quelques points noyés parmi la masse infinie de nos pairs. De fait tu devrais me connaître assez, Arcturus, pour savoir que je n’aime malgré tout pas être modeste. Rien n’est plus gris que le mariage entre l’insignifiance et l’humilité. Très peu pour moi. »

Alors qu’elle était déjà bien assez fade, bien assez lassée de cette existence ; il ne lui restait bien que cette arrogance comme il disait. Faire preuve d’humilité dans son cas aurait été bien hypocrite.

Les pages continuaient de défiler entre ses longs doigts osseux, sans appeler de lecture, sans appeler d’attention. Les mots de Dewitte meublaient le silence laissé par Green, presque étrange dans son cas, le constat tout à vrai de Louise faisait l’annonce d’une promesse facile, de nouveaux maux dont on ne tarderait pas à les accabler. Ainsi aller le monde dans sa décadence. Le rôle du bourreau devait leur sied, à cause de ce parfait sang-froid, de ce recul qu’ils ne comprendraient jamais, de la nécessité de ne pas se mouiller, de quelques larmes, de quelques afflictions. Ils confondaient maintien et pudeur avec cruauté insensibilité et passivité. Ils ignoraient tout, croyaient connaître tout un monde auquel ils n’avaient pas accès, toute une façon de vivre qui leur était étrangère. Fallait-il donc succomber au dramatique, fallait-il donc qu’ils se complaisent dans leur malheur, répandre leur affreuse tristesse sur le reste du monde pour s’indigner, pour s’offusquer, pour ce que cela changeait. Et quels autres coupables pointés du doigt, tandis que SIGMA viendrait retentir et détonner ailleurs.  

« Je suis las de cette tragédie théâtralisée. Etaler ainsi ses états d’âmes sans la moindre retenue devant toute une assistance, est indécent. Je n'ai rien contre la détresse émotionnelle des gens pourvu qu'elle ne vienne pas empiéter dans mon champ de vision. Ce repas n’est pas celui d’un enterrement quoiqu’on en dise. »

Et le magazine avait sèchement été fermé semblant marqué ainsi un clos à la discussion, ou tout du moins la concernant.
Elle entreprit alors de découper la fine tranche d'une viande rôtie, vérifia dans un premier temps la cuisson de la viande, sanguine sous la pression du couteau, comme cela devait être pour une viande rouge, garnie au milieu d'un lit de petites pommes sautées encore enrobées dans leur robe, trop salé comme elle aimait cependant les manger, baignant dans l'huile. Le gras avait ce petit goût d'imbattable. On put l'entendre alors pousser un petit soupir ravi, puisque le rôti fut parfaitement à son goût, tendre en bouche, fondant, et chaque incisive faisait éclater pour les délices de son palet un artifice de saveurs.
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Neutre


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Re: ÉPISODE #7 — Le Commencement
09.09.16 13:09

Le commencement


La mort a laissé son empreinte.

Les visages hagards, les yeux dans le vides, les bouches entrouvertes, ces demi-mots feignant la conviction afin de se rassurer ; Daphné les observe en rejoignant son nouveau clan qui se pare de vert et d’argent. Elle mime une mine de circonstance, se drape de compassion en croisant des présences sur son chemin, même si au fond d’elle il n’en est rien. Daphné n’aurait su partager ce chagrin, elle pour qui ces corps étrangers n’évoquent rien, pas même une once de sympathie. Elle se serait volontiers habillée de son plus beau sourire, si les circonstances n’exigeaient pas autrement. Mais il fallait paraître, comme à l’accoutumé. Et cette hypocrisie la fatigue d’ores et déjà, alors qu’on l’observe s’avançant vers la table des Serpentards, elle, participant au programme d’échange, petite française inconnue au sein du château.
Pas pour tous cependant, quand elle aperçoit les grands gestes de mains de Juniper Green qui la salue et secoue Argus Jones, plus séduisant qu’elle en avait le souvenir. Elle leur répond avec un sourire suintant la douceur mais soupire intérieurement. Si le brun l’amuse, la rousse est éreintante.
Et la voilà enfin arrivée à la table des Serpentards. On se pousse pour lui faire de la place sur le banc, mais Daphné sourit gentiment en murmurant non merci. Du regard elle cherche une personne bien particulière et la trouve un peu plus loin ; Cette tête blonde bien reconnaissable malgré les quatre ans qui ont passé. Lui n’a pas semblé la reconnaître et semble tout accaparé par son plat ou ses pensées, sans doute les deux. Daphné se rapproche, croise ses mains dans le dos, le salue à voix basse, en français comme elle sait qu’il en comprend des bribes. Leurs retrouvailles débute par un doux euphémisme.
 
_        Bonsoir Demeter. Cela fait longtemps.
 
Un des voisins de tablées semble comprendre ses intentions, lui fait une place sans qu’elle n’ait rien à demander. Daphné le remercie en inclinant poliment la tête après s’être assise à la droite de Demeter.
Mains sur les genoux, peu désireuse de la nourriture bien trop grasse servie ce soir-là, elle multiplie quelque coups d’œil furtif pour détailler les nouveaux visages qui l’entourent ; L’un attire particulièrement son attention à ses cheveux trempés, au jus de tomate salissant sa chemise. Il luit d’une dignité parfaitement indifférente se fendant plutôt d’une diatribe cinglante. La discussion qu’il entretient avec deux de ses camarades à l’air particulièrement distrayante et elle se met à les écouter du coin de l’oreille, tout en reportant son attention sur Demeter qu’elle observe d’un regard en biais.
 
_        Quoi de neuf ?
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Re: ÉPISODE #7 — Le Commencement
09.09.16 13:47

Un instant, il oublie son regard dans celui de Perceval. Un instant, il y a des noms qui lui viennent en tête, sans rien d’autre, la nudité même de leur nom, sans l’émotion qui y est associée. Il y a Clémentine dans ses pensées, Charles aussi. Et puis Arya. Et les noms de ses camarades poufsouffles tournent en rond dans sa tête. La mort le frappe une nouvelle fois par son caractère soudain ; la mort fait preuve d’une telle indélicatesse.

Ses doigts tirent un peu ses cheveux, les coudes encadrant une assiette qu’il a déjà à moitié entamé, à moitié oublié de finir. Il perd une petite mèche brune qui est tombée dans l’huile, déjà sec, déjà cassant. Il craint que d’autres tombent encore s’il continue à se gratter presque compulsivement la tête. La nervosité a bien des manières de se faire remarquer, car si elle ne brise pas le calme, le flegmatique, elle torture de biens d'autres façons.

Et puis, entre deux regards dérobés, il y a Louise. Louise à qui il n’a pas parlé depuis cet été, Louise qui a eu tout le temps de lui manquer. Enfin. Qu’a-t-elle ? A se tenir ainsi, elle lui parait soudain si faible, si fragile, si fatiguée. Mais Duke n’y pense pas plus. Duke ne sait pas penser trop longuement. Il sait juste, devine, qu’il a envie d’être à côté d’elle, mais là n’est pas sa place. Un poufsouffle perdu parmi les serpentards. Qu’y ferait-il ? Plus tard, définitivement plus tard.

Il n’a pas d’avis à donner, garde son sérieux, à défaut de savoir comment rester assis. Il dirait sans doute ; la mort est injuste mais elle est ici, elle fauche les gens sans prévenir. Et rien ne sait la faire changer d’avis. Il dirait, oui, qu'étant enfant, il avait bien essayé, lorsqu’il avait encore des illusions, encore des rêves. Mais il n’en avait plus aujourd’hui.

Le fait était qu'il n'était pas si inquiet. Et aurait-il seulement pu comprendre l'agitation des nés-moldus, qui avaient tout à perdre, tandis que lui avait déjà perdu ce qu'on menaçait aujourd'hui d'enlever aux autres. Il n'avait de famille pour qui s'inquiéter. Il n'avait que lui, lui, pour lequel il ne s'inquiétait même pas. Alors à défaut de s'occuper de soi, il préférait grandement réconforter les autres, et s'inquiéter pour la famille de ses amis. Ainsi son bras était passé sur les épaules d'une première année qui venait de grossir leur rang, mais que l'ambiance, les discussions animées effrayaient déjà. Et pauvre enfant, songea-t-il, tandis que tous les premières années ne garderaient certainement pas un bon souvenir de leur répartition. Il y avait eu des mains dans les cheveux de ses cadets. Tout ira bien, ne t'inquiète pas. Félicitations, tu ne pouvais pas tomber dans une meilleure maison. Qu'aurait-il pu leur dire d'autre ?

De nouveau, il avait levé son visage, vers Louise. Et alors il avait su ce qu'il convenait de faire. Il avait souri, de toute sa chaleur, de son infini bonté.

Il n'y avait pas d'animosité en Duke, il n'y avait pas de joie en Duke, il n'y avait pas de tristesse. Seulement l'idée du cours de la vie, qui s'écoulait dans ses petites attentions quotidiennes, doucement. Parce qu'en Duke, il y avait cette bienveillance presque sacrée, presque religieuse, qui voulait que l'on se sente bien autour de lui.
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Re: ÉPISODE #7 — Le Commencement
09.09.16 22:20

Episode 7 • Prise trois
J'entends des voix, j'entends des discours, j'entends des mots. Serdaigle s'éveille. Serdaigle contemple. Serdaigle essaie de garder la tête froide. Serdaigle agit comme Serdaigle devrait agir. Bien que, je ne sais pas réellement si ce comportement est le plus adapté. Mon regard s'accroche non loin d'autres. Sur des visages. Vagues. Les ombres d'un quotidien que le monde semblait vouloir chambouler. Sans importance. Dans ma tête, du moins. Comme mes élucubrations. Ma bouche s'étire dans un sourire, seule, comme si ma psyché était trop dissocié du reste pour que je comprenne. C'est un sourire façade. Un sourire qui ne sert qu'à contenter le reste du monde. Ils voulaient que je pleures et que je m'apitoie. Que je m'insurge et que je hurle. Je choisi le silence et le sourire factice.

Un nom fuse. Je hausse un sourcil. Je le connais car il est vieux et que ses sorciers ont survécu assez de générations pour se targuer d'être de sang pur. Quoi que cela puisse vouloir dire. Les mots fusent. Méchant. Inutile. Mal aimé. Les mots sont peut-être cruels, mais ils ne devraient pas l'être. Ils devraient être toujours justes, sincères, véridiques. Objectifs. Mais la bouche qui dit et qui prétend ne semble pas assez objective. Pas assez véridique. Et les mots, les mots sont important. Pourquoi personne ne peut comprendre une chose aussi simple ?

Mademoiselle se targue-t-elle de connaître l'opinion des autres pour prétendre avec autant de suffisance que les autres, soit l'ensemble des êtres se trouvant ici n'apprécient pas cet autre ? Peut-être que c'est son avis sur sa personne qui obscurci son jugement. Peut-être que c'est la colère ou l'amitié, la tendresse ou la rancœur, peu importe, qui fausse tout ? En quoi ce Dewitte serait-il plus inutile qu'un autre, de toute façon. La valeur d'un être ne peut être aussi chichement dénigré. Qu'importe la raison. Il n'a pas eu le temps de prouver qu'il est utile. Ou inutile. Il n'est rien, c'est vrai, mais personne n'est vraiment, pour l'instant. Les mots illustrent trop mal. Ce sont les actes qui devraient compter. Et personne n'a rien accompli ce soir. Mais comme je ne sais rien. Comme je ne connais pas et je ne comprends pas tout je garde et je scelle. Dans mon esprit, derrière mes lèvres. Penser, mais pas hurler.

Ou peut-être qu'elle sait tout et qu'on devrait l'écouter. Ou peut-être qu'elle a juste tellement de suffisance et de charisme que ses mots arrivent à passer pour véridiques, justes et pertinents aux yeux des autres? Je saisie mon verre, perplexe. L'Individu est une énigme. Et comme l'Individu est pluriel et différent à chaque fois qu'il est incarné, il est impossible de répondre à cette énigme. Et pourtant elle est simple. « Qui es-tu ? »

Mais bientôt je suis distrait. Parce qu'elle revient. La 4e année avec son verre d'eau. Son visage et le ton de sa voix est familier. Moralisatrice et désagréable. Remontée. Son ton est un peu plus aiguë qu'à l'accoutumé. Plus aussi prompt au calme. Ses sourcils s'inclinent et même les muscles de son visage sursautent. Aileas. Un nom qui a de l'importance, parfois.

« Penser. Oui. Tu devrais penser toi aussi, petite fille. Puisque tu sembles tout connaître, puisque tu sembles persuadée que ton comportement vaut mieux que le nôtre. Et alors que devons-nous faire ? Prendre notre verre d'eau et aller arroser la table des serpentards à notre tour ? » Je lève la tête et je lui tends mon verre.  « Penses-tu réellement qu'on efface les problèmes avec de l'eau ? Penses-tu réellement que faire cela va ramener celles qui manquent ? Je dépose finalement. Armes et verres. Je murmure, le nez dans mon assiette.  « Il n'est pas aisé de réfléchir quand le chagrin obscurci l'esprit. Sans doute. Le problème n'est pas de vivre. Ou de mourir. Le problème est de savoir comment mettre à profit le temps. Le temps de chaque individu. Se disperser et répondre aux provocations ? Improductif.» Et peut-être qu'il n'y a pas réellement de problème, mais après cela mon esprit confus déraille sur d'autres sujets et d'autres que je marmonne avant d'en discuter seul avec mon esprit.
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