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The Cat-aclysm ( Oscar )

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 The Cat-aclysm ( Oscar )

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The Cat-aclysm ( Oscar )
06.09.16 23:18




The Cat-aclysm



Les cours, les révisions. On vient à peine de rentrer que c'était déjà un rythme d'enfer. Les heures s’enchaînent, les devoirs s'entassent. A croire qu'on veux nous assommer de travail pour nous éviter de trop penser à ce qui ce passe là dehors. Tout ce bordel qui se complotait à l'ombre, ça allait forcément finir par éclater. Encore. Alors on nous fait trimer un peu plus en espérant que ça passe. J'allais pas me plaindre, après tout, je m'étais borné à faire un double cursus, c'était le moment de l'assumer comme un grand. Du coup fallait bien bosser un minimum histoire de pas être largué. Mes nuits étaient toujours aussi courtes, pour le coup c'était plutôt un avantage. Réviser au calme, dans le noir et le confort de la salle commune. Je préférais ça à l'agitation d'une salle bondée. L'agitation ça me réussissait pas. J'étais facilement enclin à la distractions. C'est pour cette raison que je me retrouvais toujours à gratter du papier à la bibliothèque. Plus calme.. Moins de tentation même si je finissais toujours par trouver quelque chose de plus intéressant à faire que bosser.

Mais je vais y arriver un jour, j'en suis certain. Fallait juste que je trouve le bon rythme. Et que je m'y tienne. Pour le moment je kiffais un peu trop mes nouveaux cours, alors ça me motivait assez. Trimer sur de l'Occu ça me gêne pas, c'est même passionnant. Assis tranquillement à une table, je m'étais construit mon habituel forteresse de livre tout autour de moi. Me coupant du monde, de toute manière j'étais seul à cette heure ci. Les autres avaient abandonné, étaient parti manger ou avaient encore quelques cours. J'aimais pas être seul. Ça m’angoissait. J'en était presque malade mais j'avais plus dix ans.. fallait que je me débrouille seul. Que je vive seul. Même si j'en avait aucune envie. C'était aussi ça être adulte. De l'indépendance. Rester seul, fuir le reste du monde, ça me dépasse. Et ça m’angoisse.

J'étais presque sur le point de me tirer d'ici en courant pour aller mendier de l'attention chez les bleu. Y'avait bien que là que j'avais envie de trainer en ce moment. Avec tout ce qui se passe, je me sentais bien qu'en leurs présence. Un peu rassuré peut être. Comme si le pire pouvait surgir à tout moment, même ici. C'est ridicule.. c'est juste que j'ai envie de le voir. Quelques minutes, il m'en fallait pas plus. Un sourire, quelques mots sur mon manque de sérieux. On se serait perdu dans les couloirs jusqu'au couvre feu. Une fuite des plus parfaite. Peut être qu'il me suffisait simplement de me lever et de partir. Je manquais pas de motivations et j'avais plus rien qui me retenait ici...
Ou pas.

Un bruit attire mon attention. Quelque chose qui semblait couler sur les dalles et le tissus. C'était bizarre, mais moins que cette odeur absolument infecte qui s'élevait soudainement de sous ma chaise, là ou j'avais laissé mon sac. Je me penchais un instant en fronçant les sourcils pour croiser le regard d'un chat. Majestueusement perché sur mon sac, la queue légèrement relevé pour soulager sa vessie sur mes affaires. Pas plus gêné que ça, il me fixa de son regard impérieux, presque blasé en réalité. A croire qu'il était tout a fait naturel de prendre mon sac pour un litière.

«  Oh mais je t'en pris... finit.. c'est pas comme si y'avait ma vie dans ce sac... »

Un peu amer c'est vrais. Mais cette boule de poile venait effectivement d'inonder trois ans de vie sous un flot d'urine odorante. C'est la merde... mais il était un peu trop adorable pour que je puisse réellement m'énerver contre lui. Mon sac devait certainement sentir le chat. Ou la belette.. Alors la boule de poile venait marquer son territoire.. ou, c'était simplement un chieur. C'est pas à exclure.

Je soupirais de tout mon âme, souriant tout de même en tendant la main pour attraper la catastrophe sur patte et le tenir contre moi. Il avait bien un maître ce chat.. j'espérai simplement que la bibliothécaire ne me tomberait pas dessus avec ça dans les bras ou j'allais être de corvée de nettoyage jusqu'à la fin de l'année. En observant un peu plus l'animal, sa tête m'était assez familier. Je l'avais déjà vus, je ne me souvenais simplement ou.. Mon regard se porta un instant sur la pièce, cherchant l’élément manquant jusqu'à tomber sur ce serdaigle. Oscar. Un type un peu bizarre mais sympa. Du moins je crois... En général il m'évite assez bien et il manque de frôler l'infarctus à chaque fois que je le touche ou que je lui parle trop longtemps. Un grand timide. Ou un grand malade. J'étais pas encore certain de mon choix.

Je l'avais vus quelques fois avec le boule de poile et sa vessie capricieuse, c'était certainement le sien, ou à quelqu'un qu'il connaît. Alors, ni une ni deux, j'abandonnais ma table et toutes mes affaires pour aller rejoindre le Serdaigle. Encore et désespérément seul. Est ce que c'était une espèce de règle tacite chez les bleu ? Ne pas traîner avec des gens plus de deux heurs par jours... En tout cas moi ça me gênait pas de venir le bousculer un peu.. surtout que son chat venait de pisser partout quand même.

« Salut. C'est à toi ce machin adorable là ? »

Je l'avais abordé sans grande délicatesse, déboulant à sa table comme une tornade en brandissant le chat sous son nez dans un grand sourire. A force on avait l'habitude de mes excentricités de toute manière.. j'imagine qu'il n’échappait pas à la règle.

« Il a pissé partout sur mon sac.. j'espère que ça veux dire qu'il m'aime bien. »

J'osais un rire. Je riais tout le temps de toute manière, c'était ma façon à moi de m'exprimer quand eux passaient leurs temps à soupirer. A se blaser un peu plus de la vie. Mon regard accrocha le sien sans le lâcher, bien décidé à rester encore un peu maintenant que j'avais trouvé un peu de compagnie.



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Re: The Cat-aclysm ( Oscar )
10.09.16 19:15

Monsieur Propre ft.Kiki
J'entrais en même temps qu'un autre groupe d'élèves, d'autres serdaigles dont je ne connaissais pas le nom, mais qui avaient l'habitude de venir ici en groupe.

Comment pouvaient-ils travailler à plus d'un cerveau ? Cela me dépassait. Trop d'annotations peuvent noyer un texte. J'attends alors qu'ils choisissent une place, pour me mettre à l'opposé. Il sera particulièrement plus calme et je pourrai alors observer le monde sans que mon œil n'attire la curiosité.

J'attrape deux livres sur les sortilèges et un sur le potion pour en étudier le contenu, avec précaution. Certains livres pouvaient vous mordre les doigts ou pire. Bien pire. Je les dépose sur ma table, ouvre celui sur les potions. Potion de paix. Je prends des notes rapidement, même si j'ai pour habitude d'en corriger moi-même l'énoncé et les quantités. Parfois, la théorie est trop théorique. D'un œil distrait je fixais la table du fond, décortiquant les sourires et les rires qui s'échappaient parfois de la bouche de certains élèves. J'ignorai tout de leur euphorie et elle m'intriguait plus que de raison. Je voudrais comprendre. Ce qu'il a de drôle. Ce qu'il y a de pertinant. Ce qu'il y a d'aussi attrayant. Mon ventre se tord soudainement, il devient douloureux et ça arrive quand parfois les muscles de mon visage se crispent et que mes sourcils se froncent.  Mais je suis vite distrait quand une voix vint interrompre mes contemplations.

Je tourne la tête et ai un mouvement de recule. Instinctivement. Cette tignasse rousse était fourbe et pouvait envahir votre espace personnel sans la moindre hésitation ou toute forme de clémence. Mon regard va du sien à celui de la chose qu'il tenait dans ses bras. Teddy. Je levais les yeux au plafond. Il avait du se glisser encore une fois dans mes affaires. Rapidement j'attrapais mon sac pour constater qu'il n'avait pas uriné sur mes affaires. Pour une fois. Et puis, comme s'il avait entendu ma pensé, il déclara - le gryffondor, pas le chat- le ton calme et probablement enjoué qu'il – le chat cette fois – avait uriné sur ses affaires. Et, alors que je m'attendais à quelques grondement courroucés et autres explosions de voix contrariée… Il se mit à rire. Je me massais les tempes, incertain. Ne devrait-il pas être un minimum agacé ? Je me relevai baguette en main et contourna la table avec prudence.

Kieran dont le nom c'était installé dans mon esprit au même titre que celui de sa sœur, car ils étaient synonymes d'ennuis, avait le don d'être … déroutant dans le meilleur des cas. Sans gêne parfois et effrayant dans le pire. C'est qu'il est un condensé de ces êtres qui ne mesurent pas à quel point il est difficile pour certains de comprendre les expressions et les émotions. Qui ne savent pas non plus qu'exprimer ne devrait pas être si simple. Je me mords l'intérieur de la bouche et j'avance sans répondre à ses questions. Ma destination n'était pas si difficile à deviner. Il me suffisait de suivre l'odeur âcre de l'urine.

Une fois devant le désastre du chat, je dis, la baguette pointé vers le sac :

 « Récurvite ! » Certain que cela devrait suffire. J'inspecte du nez le sac et je hoche la tête satisfait.  « Et voilà. » Je tends les bras pour récupérer l'animal. Prudemment. Teddy était capable de me bondir dessus pour aller se cacher dans mon cou. Ce qui serait horrible. Parfaitement, terrible même. Le portant à bout de bras je regagnais ma table pour m'asseoir et déposer la catastrophe sur patte sur la table.

 «  La question devrait  être plutôt : « Qu'est-ce que ce chat n'aime pas. » Ce à quoi je pourrai te répondre : « La solitude et l'ennui.» Et il semble que c'est pour lui un moyen de se divertir. Ou du moins que tu es une excellente source de distraction. Et d'ailleurs si tu pouvais envahir son esp- je veux dire le caresser jusqu'à ce qu'il oublie mon existence ce serait appréciable. » Je hochais la tête, tout en allant grattouiller prudemment le sommet du crâne du félin de l'index  et de le pousser vers le roux de le main.  « Si tes notes ont été endommagé je t'aiderai à les reconstituer. »


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Re: The Cat-aclysm ( Oscar )
12.09.16 21:00




The Cat-aclysm



Il me remarquait enfin. Levant les yeux vers moi un instant avant de dévisager la boule de poile qui semblait effectivement être la sienne. Un nouveau sourire s'étira sur mes lèvres quand il se leva pour me contourner. Ce gars était vraiment bizarre mais c'était amusant à voir. Je crois que tout les Serdaigles sont un peu timbrés à leurs façon c'est ce qui les rends mignons. Il commence par examiner son propre sac avant de se diriger vers le mien pour nettoyer toute trace de « l'accident » de son chat. C'est vrais qu'un sort suffisait à réparer cette catastrophe mais c'était surtout que ça me donnait une excuse pour venir lui tenir compagnie outrageusement.

Mes affaires maintenant propre, il tendit les bras pour récupérer le minou qui lui sauta presque dessus. Visiblement il adorait son maître mais ça avait pas l'air super réciproque. Ou juste qu'Osacr était simplement handicapé des émotions et de l'affection, du coup, il avait aucune idée de comment montrer à poule de poils qu'il l'aime. Les serdaigles sont désespérant, faudra vraiment finir par leurs donner des cours de câlins. J'essayais de ne pas trop rire en le voyant le porter à bout de bras. On dirait ces parent qui ne savent pas comment attraper un enfant et qui tentent de le faire quand même. Au moins il le tenait.

De retour à sa table, il m'expliqua d'une voix monocorde que son chat aimait tout, tout le monde et qu'il passait son temps à essayer de s'occuper parce qu'il ne supporte pas l'ennuie. Ce chat. C'est moi. Sauf que je pissais pas sur les gens moi.. mais je les envahissait quand même jusqu'à ce qu'on me remarque. Finalement ce chat avait juste besoin de beaucoup d'attention. Ce qu'Oscar n'a pas l'air d'avoir compris en faite. Une fois de plus, amusé, je tendis la main pour venir gratter tendrement la boule de poile qui réclamait de câlins en ronronnant comme un fou. Grattouille sur le ventre, sur la tête. La totale ! Il surkiffait ça, à croire qu'on lui en avait jamais fais.

« Que je le caresse jusqu'à ce qu'il t’oublie.. carrément ! Tu m'étonne qu'il demande des clins en pissant partout. Ton papa il est vilain avec toi. Il comprend rien hein ? C'est pas sa faute tu sais c'est un serdaigle, ils sont un peu noob de l'affection mais on va lui apprendre hein ? »


Oui. Je parlais au chat et le pris dans mes bras puisqu'il semblait vouloir quelques caresses de plus. Machinalement, ma main chercha quelques chose au fond de ma poches, des friandises pour petites bêtes qu''il me restait du passage de Sid. Le chat du serdaigle s'en régla goulûment, ravie qu'on s'occupe de lui ou simplement qu'on lui offre des bonbec pour boule de poile. Je le gardais en otage encore quelques seconde tandis que son maître proposa gentiment son aide pour réparer les dégats causé à mes cours. C'était parfait.

« C'est une invite à squatter avec toi ? Ok vendu ! Alors comment il s’appelle ton chat ? Je crois que.. y'a un cours de sortilège .. et .. botanique. T'as pas toi ça hein ? T'es en... hum... L.L.C.M  c'est ça ? Du coup pour ça tu peux pas m'aider.. mais je te pardonne si tu me tien compagnie le temps de la refaire. »

Sans même attendre l'ombre d'une réponse, je m'étais installé à ses cotés dans un soupir satisfait. Comme ça, comme si tout était normal, mais au fond ça l'était un peu. J'étais certain qu'un peu de compagnie lui ferait plaisir. Ou au moins, ça lui fera un peu d'exercice de sociabilité.. Il lui faut bien ça.



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Re: The Cat-aclysm ( Oscar )
14.09.16 15:15

Monsieur Propre ft.Kiki
J'observais circonspect l'attitude de Kieran, depuis ma siège, évitant soigneusement de rester à porté de main. Il semblait heureusement qu'il était occupé avec le chat. Un chat qui, de toute évidence semblait heureux, à présent qu'on lui prodiguait un tant soit peu d'attention et de grattouille. Incroyable.

Ce qu'il y avait de plus incroyable encore était le comportement du Gryffondor. Il conversait, bien que ce fait n'était pas en soi quelque chose de particulièrement étonnant, avec le chat. Oui. Avec le chat. La conversation, si on pouvait appeler cela comme ça, n'était donc pas intéressante ou ne semblait avoir pour vocation d'élever l'esprit ou du moins de proposer une réflexion particulièrement pertinente. Et exacte. Je me pinçais les lèvres et continuais d'observer un peu. Je ne protestais même pas lorsqu'il donna à Teddy une friandise. J'avais pourtant choisi de ne pas lui en donner en plus de sa nourriture. Ce n'était pas quelque chose de fondamental, après tout. Et si je commençais, il viendrait sans doute m'en réclamer jusqu'à la fin des temps. Qu'il le fasse, après tout. Si le chaton se perdait chez les gryffondors ce n'est pas moi qui en serait chagriné.

J'admirais pourtant ce petit être. Il avait réussi à amadouer un autre humain en allant uriner sur son sac. Et maintenant, en guise de punition il recevait des friandises et des caresses. N'était-ce pas là une mauvaise idée ? Je secouais la tête. De toute évidence il était trop tard. Néanmoins il avait obtenu ce qu'il avait réclamé. De l'attention.

Un instant je reportais mon attention sur mon livre qui traitait de certains élixirs, bien que je n'étais plus soumis à leur étude et je me replongeais dans son étude, en remplissant sur le côté un parchemin. J'apportais des corrections, des interrogations aussi quant à certaines quantités. Je le refermais ensuite pour fixer prudemment Kieran, pour répondre :

 « Teddy. C'est son nom. Et, laisse-moi te dire que je ne suis certainement pas le père de cette créature. Peut-être un tuteur ? Bien que je ne suis pas certain qu'on puisse utiliser ce terme quand la pupille est un félin. De plus, je me vois dans l'obligation de te dire que ce chat ne comprend pas ce que tu lui dis et que je ne suis pas en mesure d'apprendre de qui que ce soit « l'affection. » C'est la conséquence d'un retard ou blocage cognitif élémentaire sur les émotions. Ce n'est certes pas quelque chose que l'on peut régler aussi facilement. »

Croyais-je utile de préciser. Je débarrassais un peu ma table pour m'emparer d'un livre de sortilège.

 «Et bien, laisse-moi au moins te conseiller ce livre. » Je tournais la tête pour observer du coin de l'oeil la bibliothécaire qui m'avait déjà réprimandé à ce sujet lorsque j'étais plus jeune. Heureusement pour moi j'avais appris à rester discret. Je baissais la tête et le ton que j'employais pour dire :  « Personnellement annoté. Un simple aparecium suffit. »

Je refermais le livre pour lui tendre et enroulais mon parchemin pour le glisser dans mon sac.

 « Je peux rester regarder ta façon de prendre des notes, mais je doute très sérieusement d'être capable de te « tenir » compagnie. Métaphoriquement ou littéralement. Tu perdrais ton temps et le mien. Bien que je n'ai rien de prévu, pour le moment.» Concédais-je finalement, assis à l'extrémité de ma chaise.

Je passais une main sur ma nuque, particulièrement mal à l'aise. Je n'avais jamais été particulièrement à l'aise avec les autres et j'avais principalement du mal avec les nés-moldus et les personnes expressives. Les premiers parce qu'ils me ramenaient treize années en arrière. Et les expressifs parce qu'ils ne comprenaient pas leur chance. Ni ne comprenaient à quel points ils pouvaient être effrayants et imprévisibles aux yeux de ceux qui éprouvaient tant de difficulté avec l'affect et les ressentis, mais aussi quand cela concernait la simple expression de ce même affect.

Le rouquin lui cumulait bravement les deux et j'avais pris pour habitude de le fuir consciencieusement depuis que nous étions arrivés à en barque, la première année à Poudlard. C'est comme si nous étions incompatible. D'humeur et de raisonnement. Et j'avais cette impression aussi lorsque je conversais partiellement avec sa sœur. Mes lèvres poussèrent un soupir silencieux et j'attendais qu'il finisse par se lasser. Presque confiant. Ils finissent tous par se lasser.


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Re: The Cat-aclysm ( Oscar )
15.09.16 22:26




The Cat-aclysm



Oscar avait une façon de me dévisager assez curieuse. J'avais l'impression de me faire scanner des pieds à la tête constamment. Comme si j'étais un sujet d'étude très intéressant ou juste un peu curieux. Un Cyberman. Voilà. Il s'est certainement paumé en route et a atterrie à Poudlard. Je suis certain que c'est possible. Sourire au lèvres, je pris place pas trop loin et tira touts les parchemins froissés et tachés de mon sac. Le chat. Teddy. S'était vautré sur la table comme un prince, pas gêné de prendre toute la place. J'avais totalement l'habitude des compagnons emmerdant. Sid passait sa vie à jouer avec ma plume quand je révisai. Quand c'est pas ça c'est les parchemin qu'il grignote ou ma tête qu'il prend pour un trampoline. Alors un matou étalé sur mes notes c'est presque un soulagement.

Oscar lâche son parchemin pour accrocher mon regard. A chaque fois qu'il ouvrait la bouche c'était pour dire quelque chose d'improbable ou d'amusant.. Ou les deux. Est ce qu'il essayait vraiment de me faire comprendre qu'il n'était pas le papa biologique de ce chat ? J'arrivais jamais à savoir si c'était le mec le plus sérieux et pragmatique du monde. Ou.. le meilleur troll que j'ai jamais vus. J'en riais un instant, fronçant un peu les sourcils à ses mots et plaça mes mains sur les oreilles du chat comme pour l’empêche d'entendre.

« Ne l'écoute pas... il pense pas vraiment ce qu'il dit.. »

Je parlais encore au chat évidemment. Je vois pas pourquoi il trouvait ça bizarre ou qu'il s’imaginait  que j'étais persuadé d'être compris du félin câlineur. Vraiment, des fois ce serait presque vexant en faite ! Je sais que les rouges ont l'air idiot, surtout moi en faite, mais quand même. Je me contente pourtant de sourire, évitant de lui faire la remarque sur son manque de second degré ou juste de fantaisie. Ce serait comme demander à un Serpentard d’arrêter d'être emmerdant. Inutile. Par contre son point de vus sur l'affection était plutôt intéressant. Révélateur. Je me suis toujours demandé pourquoi il agissait comme ça. Froid, méticuleux, distant et pragmatique. Au début je pensais que c'était pour se donner un genre. Se la jouer intello ou snob. Mais en faite c'est pas volontaire. Il a un vrais problème d'affection. Pourquoi ? Comment ? J'avais très envie de craquer pour lui demander mais je suis quasiment certain qu'il allait pas répondre. Peut être même qu'il allait se vexer.

Autant essayer de pas le faire fuir tout de suite. Surtout qu'il avait l'air plutôt partant pour rester, ou essayer. La compagnie c'est un mot qu'ils connaissaient tous mais personne ne semblait en avoir compris le concept. Suffit de rester là et de parler. De tout, de rien, tout ce qui nous passe par la tête. Des blagues, des secrets, des ragots ou des anecdotes. Voilà. Il en fallait pas plus, c'était à la porté de tout le monde même des Serdaigles un peu coincé.

« T’inquiète. J'suis sûr que tu vas gérer ça cooomme un champion. Wo merci pour le bouquin, le coup de l'Aparecium c'est pas con, parait que si tu le fais sur le mur du troisième toilette du deuxième étage t'as la photo de la prof de droit en bikini qu’apparaît. »

Cette histoire m'arrachait toujours un sourire. J'adorais les espèces de légendes et ragots qu'on entendait partout. La plupart étaient fausses bien entendu mais on tombait parfois sur des trucs vrais. Comme les passages secrets ce genre de trucs. Mais bon. Oscar était pas le mec le plus drôle du monde, je crois même que je l'avais jamais vus sourire, ou rire. Ou juste afficher une expression autre que l'agacement, la lassitude et le désespoir. On a du boulot.

Toujours assis, je pris le temps de sortir mes affaires de mon sac en sifflotant. Plumes et parchemins en vrac. J'étais peut être la personne la plus désorganisé au monde. En plus de ça j’avais tout un tas de bordel qu'avaient rien à voir avec les cours. Des paquets de bonbons, de chips, j'avais même ouverts celles aux vinaigre pour en grignoter quelques unes en me préparant à écrire.

« T'en veux ? J'ai trop besoin de bouffer quand je boss perso. »

Nouveau sourire. Il ne manquait plus qu'un truc pour que tout soit enfin parfait. Mes barrettes. Parce que ma tignasse flamboyante me tombait toujours devant les yeux et c'était plutôt chiant quand fallait bosser le nez contre un parchemin. Rose et turquoise avec des étoiles bleu et jaune, elles tenaient parfaitement mes cheveux en place même si ça me donnait l'air assez ridicule. Moi je trouve ça plutôt cool.

« Du coup tu vas me regarder écrire c'est ça ? J'ai un peu la pression là... faut juste .. que je trouve .. ma feuille... Ah. Teddy... t'es vautré dessus oh. Tsss .. Il fait ça avec toi aussi ?»

D'un geste délicat , je pris soins de pousser la boule de poile courte sur patte pour en tirer ma feuille délavée et tachée. Un carnage. Mais on voyait encore un peu les croquis et notes que j'y avait faite. Encore une fois c'était un vrais bordel, mais un bordel organisé !



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Re: The Cat-aclysm ( Oscar )
17.09.16 19:22

Monsieur Propre ft.Kiki
Le rire. Voilà quelque chose qui était merveilleux. D'incroyable. Et d'effrayant. Ô combien effrayant. Le rire était un réflexe physiologique qui n'était ni contrôlable, ni même prévisible. Et alors la bouche se tord tandis que le rire en question résonne, puissant ou discret, étouffé ou clair, malheureux ou bienheureux, nerveux ou sérieux, déformé et laid quand il se mue en un rictus machiavélique ou adorable et déconcertant quand il s'envole avec délicatesse. Comme si le rire à lui seul avait autant de facettes et de sens que le monde lui-même. Tout comme les cris et les larmes.

Je déteste, oui je déteste quand on rit que je me demande encore la seconde suivante ce qui a provoqué cet éclat. Ce qui a fait de cette déclaration ou de ce moment quelque chose qui méritait d'être ponctué par un rire. Je déteste aussi quand mon esprit veut comprendre tout comprendre alors que parfois il n'y a rien à comprendre. Je déteste aussi quand c'est mon rire à moi qui résonne et que je n'ai pas la moindre idée de l'affect et de la raison. Du but et de la finalité. Quand il m'essouffle et me donne mal au ventre. Quand il me faut inspirer pour en contrôler le débit fou. Et si je déteste c'est parce que c'est effrayant.

On déteste souvent ce qui est effrayant.

Mais c'est complexe. SI complexe. Puisque j'aime le rire. J'aime l'entendre quand tout autour de moi le monde semble avoir oublié comment rire et comme respirer. J'aime entendre les rire quand ils sont doux et tendres. Comme si mes oreilles et ma tête arrivaient à filtrer les rires et à comprendre, mais que ma propre compréhension devient sourde à l'acceptation de cette hilarité. J'aime aussi la spontanéité du rire et donc du mien. Moi qui aime tout contrôler. Moi qui retient et qui ne dit, qui ne pense pas. Tout haut en tout cas. Comme si cet éclat démontrait que je pouvais être. Sincère. Spontané. Aussi étrange et incroyable que cela puisse me paraître. Contradictoire. Stupide. Inconstant. Je peux l'être aussi. Et c'est terriblement agaçant. Non. Déstabilisant.

Mais les autres me déstabilisent plus et Kieran fait parti de ces gens qui déstabilisent sans le vouloir. Qui sont compliqués à suivre et comprendre. Kieran qui cache les oreilles de Teddy. Un Kieran qui sourit aussi, qui pense aussi, mais qui pense autrement. D'une manière totalement inédite et désordonnée. Son esprit semble hors de portée du mien, car il ne semble pas être fait pour être décortiqué et défini. Les Nails pensaient différemment et étaient tous les deux … Difficile à appréhender. La sœur comme le frère.

Je garde le silence tandis qu'il parle. Pour deux, au moins puisque je ne sais pas quand l'interrompre. Je cherche des choses pertinentes, mais rien. Même pas quand il mentionne l'existence d'une photo cachée sur les murs d'un toilette. J'ai le réflexe de me demande « Dans quel but ? » Et puis je me rappelle que, de toute façon les hommes savaient quoi faire des photos de demoiselles en bikini et que la raison ne devait pas être différente, dans ce cas. Je haussais les épaules.

Il pris le soin d'envahir mon espace de travaille que j'avais réorganisé il y peu pour étaler les siennes. Sans gêne et partageur. Tout envahit que j'étais mes propres affaires étaient noyées sous celle du roux. Des plumes, des morceaux de parchemins, de la nourriture moldues et d'autres notes. Je le regarde, d'abord consterné, puis surpris quand il me propose une partie de ses vivres. Je fronce le nez et j'attrape délicatement le paquet pour renifler le contenu. Je relève la tête et dépose le paquet, puis je me lève pour venir de son côté, plutôt décidé.

 « Sans façon l'odeur ne me plaît pas. » Je m'approche de la table, de nouveau et j'inspecte le désastre sur la table tandis qu'il accroche une barrette colorée dans ses cheveux. Pour ne plus les avoir dans les yeux sans doute et je demande :

 « Comment fais-tu pour te retrouver avec toi-même ? » Tellement la perspective de vivre de manière désorganisée me terrifiait.J'entrepris alors d'arranger ses affaires. Je saisissais toutes ses plumes pour les regrouper ensemble. Je repoussais sur le côté bonbons et autres snacks que je trouvais pour faire un joli tas de parchemins. J'observais ses notes. En partie abîmées par un chat qui se prélassait paresseusement sur la table. Je regardais le coupable d'un air plus concerné que je ne l'imaginais :

 « Certaines sont illisibles. Je peux repasser à l'encre celles qui le sont encore, si tu veux. Je jette un sort d'imperméabilité sur mes propres parchemins depuis qu'il a l'habitude de… se soulager sur mes affaires. J'imagine que j'aurai du vérifier avant de m'installer ici. »

Je terminais de ranger son coin de table avant de revenir vers le mien pour faire de même.

 « Enfin. Tu gagnerai en efficacité si tu rangeais un peu mieux tes affaires. Et tes annotations. » J'esquissais un sourire quand j'ajoutais :  « Je te l'accorde. L'ordre n'est pas la spécialité des gryffondors. » Je saisis un de mes parchemins, soigneusement rédigé et annoté.  «  Si tu avais des cours qui dataient des années précédentes je peux te passer les miens. On en avait certains en commun, il me semble. »

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Re: The Cat-aclysm ( Oscar )
19.09.16 14:11




The Cat-aclysm



Pourquoi tout le monde avait l'air tellement abasourdi par mon manque d'organisation ? Bon il était Serdaigle alors j'imagine que c'était plutôt normal. Je suis certain qu'il tris ses chaussettes par ordre d'épaisseur . Ce genre de délire quoi. En faite Oscar était un peu spécial dans son genre, on l'est tous un peu c'est vrais. Certain plus que d'autres et c'est certainement pour ça que je l’appréciais assez. On sait jamais ce qui va le faire réagir ou pas. Genre là, l'histoire de la photo du professe Mathesson en maillot de bain placardé dans les toilettes lui avait simplement faut hausser les épaules. Pas l'ombre d'un rougissement, un sourire en coin, une lueur un peu lubrique dans le regard. Rien. Juste de l'indifférence ou ce regard un peu trop pragmatique, comme si c'était normal, comme si ça n'avait rien de si bizarre. Oscar c'était un super sujet d'étude.

C'est pour ça que je restais là à m’étaler sur sa table, pour ça et parce que, vraiment, je savais pas gérer la solitude. Me fallait quelqu'un c'est tout. Même pas forcément quelqu'un de bavard. Il observe mon manège en silence, ose s'approcher des chips odorante avant de refuser gentiment à cause de l'odeur. C'est vrais que c'était fort mais sa réaction m'avait arraché un autre sourire.

« Pourtant c'super bon. Par contre ça te donne carrément une haleine de poney ouais ... Mais j'ai une technique pour ça. Tu te rince la bouche avec du soda et tu prend un chewing-gum à la fraise. »

Je me goinfrais sans gêne, repoussant le paquet de chips pour me faire un peu de place et tenter de m'y retrouver dans toutes mes affaires. C'était le bordel ouais et comme il l'avait fait remarqué, des fois je me demandais comment j'arrivais à m'y retrouver. M'y retrouver avec moi même ? J'avoue que c'était compliqué parfois, quoi que c'était mon propre bordel alors on s'y retrouve toujours quand c'est le notre. Lui semblait si organisé que je devais lui faire un peu peur avec toutes mes feuilles éparpillé, mes chips et mes barrettes étoilées.

«  Bah... j'avoue que des fois je m'y retrouve pas.. mais.. c'est encore que le début de l'année j'imagine que je vais m'améliorer. J'espère.. Sinon je suis dans la merde. »

Nouveau sourire. Le ton un peu léger. Peut être qu'il était temps de prendre cette question d'organisation un peu plus au sérieux. Un double cursus c'était compliqué, j'avais tellement de cours différents que je pouvais plus me permettre de simplement les entasser dans mon sac et vaguement les ranger ensuite. La c'était compliqué. Oscar se montrait plus bavard tout d'un coup, me conseillant même de ranger tout ça pour être plus efficace, il en avait même accroché un sourire, se moquant un peu des Gryffondor et de leurs réputation de gros bordélique. Il avait un peu raison, mais heureusement, on avait quelques exceptions.

« Hey ! Y'a des Gryffon suuuper organisés. Pas beaucoup.. mais quand même ! Mais t'as raison faut que je fasse... des efforts. Ça doit être facile pour les serdaigles. C'est bête mais j'ai cette image un peu cliché des bleu très organisés et rigoureux. Tout ce que je suis pas ! Faut nous dire c'est quoi votre secrets les mecs, en échange on vous dira comment on fait pour être si cool. »

Le torse bombé, je lui fis un sourire digne des pub de dentifrice et exécuta un hair flip absolument inutile et ridicule vus les barrettes accroché dans mes tifs. Fallait bien faire semblant et entretenir cette image des rouges crétin prétentieux même si c'était évident que j'étais pas sérieux une seule seconde. J'en échappais un nouveau rire avant de me plonger un peu plus sur mes parchemins toujours éparpillés. Il me proposait de me donner les siens, j'appréciais le geste. Encore une fois il aurait simplement put simplement se contenter de recopier les parchemin tachés mais il tenait vraiment à me donner un coup de main.

« Ouais.. D'accord. Bah si tu les as la donne les mois je vais les copier tout de suite. Dieu créa la photocopieuse et Merlin le sort Gemino. La vie est bien faite hein ? En plus t'écris super bien. Je trouve que t'as une jolie écriture c'est agréable à lire. Je suis carrément jaloux.. »

La magie ça facilite la vie. Je me demandais même pourquoi on prenait encore la peine de recopier tout ça à la main. J'envisageais même de m'acheter une plume a papote mais j'avais peur qu'elle finisse par écrire un peu n'importe quoi....
Mais je venais de lui faire un compliment un peu sorti de nul part. Le Serdaigles étaient ps habitué à ce genre de truc en général. Mon regard glisse vers celui du bleu accompagné d'un léger sourire en coin.

«  Pardon c'était un peu bizarre non ?»



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Re: The Cat-aclysm ( Oscar )
19.09.16 23:14

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Mon sourire avait eu la délicatesse de me surprendre et de me laisser une impression de légèreté. Impression qui n'avait pas effleuré mes côtes depuis trois siècles au moins. Si les siècles et des jours. Des jours de terreur dans lesquels les plus discrets sourires étaient perçus comme un affront au deuil. J'aimais la légèreté de la conversation. Ou du moins, j'en appréciais sa tournure et soupirais un autre sourire qui accorda un repos nécessaire aux muscles crispés et tendus de mon visage.

Il y avait eu trop de choses. Et une semaine n'avait pas suffi à balayer tous les maux. À faire disparaître les blessures. Les cris. Les bruits. La terreur. Tout suintait. L'air, les gens, les tableaux et leur habitants, les fantômes, les armures, les professeurs, les élèves. Le monde exsudait un substrat d'horreur et de misère saupoudré d'un soupçon de défiance. J'abhorrais l'univers qui était devenu le mien et sur ma bouche se reflétait parfois toute la circonspection de mon être. Des insomnies se gravaient dans ma chair, tatouant chacun de mes doutes sur les veinures de mes cernes.

Je n'avais plus eu l'esprit à lire. À me divertir. À dormir. À penser. À respirer. C'était difficile quand la tension et la pression manquait de faire imploser le bon sens et mon calme. Celui qui me donne l'impression d'être une montagne. Un colosse. Capable de tout affronter. Et puis l'affect s'en mêle et fissure lentement, mais sûrement mes fondations. J'avais eu la désagréable impression que je ne pouvais pas me relâcher. Jamais. Comme si un juge était caché, quelque part et qu'il attendait que je baisse la garde pour brandir son marteau et me condamner. Ce qui était ridicule. J'en convenais. Mais le corps perd de sa cohérence que l'esprit ne suit plus.


Alors j'écoute quand il parle et j'attends. J'attends parce qu'encore une fois je suis perdu entre les virgules et les mots qui s'enfilent. Les gestes et les expressions. J'essaie de comprendre. De décortiquer. Mais il va trop vite. C'est ce qu'il y a de plus difficile à faire quand on badinait. Répondre et argumenter. Participer réellement à un échange. Il faisait de son mieux malgré ma lenteur et ne semblait jamais s'offusquer de mes propres silences et de la placidité de me mon expression. Placide, économe, avare de mots et d'expressions, car chacun m'importait trop pour qu'ils soient ainsi jeté au vent. Naufragés d'une conversation subite et subie. Alors j'écoute et je hoche la tête parfois.

Quand il dit qu'il a l'impression que tous les serdaigles sont organisés je hochais la tête. C'était compréhensible. J'ai longtemps pensé que tous les gryffondors étaient stupides. Sauf qu'il y avait des exceptions. Mais aussi de parfaites représentations de ces images qui collent aux maisons. Y avait-il seulement un secret ? Je me penchais sérieusement sur la question pendant quelques longues secondes avant de rendre les armes. Non. Il n'y avait pas de secrets. C'était là des traits de caractères qui collaient aux serdaigles qu'on dit malins et bosseurs. Alors que de mon côté j'essayais simplement d'être le plus efficace. Tout le temps. Et à chaque instant.

Mon attention attrapa au passage un mouvement de sa tête impromptu qui me fit froncer les sourcils, mais bien vite j'abandonnais. Je n'avais pas les connaissances nécessaires pour comprendre en quoi ce qu'il venait d'exécuter était… Drôle. L'humour n'était après-tout qu'une simple affaire de références et de sous-entendus compris ou incompris. Aussi l'humour en lui-même n'était pas mauvais, simplement complexe à intégrer.


J'inspirais. Prudemment. Puis plus délicatement. Naturellement. Roulant des épaules trop lourdes et crispées. Je farfouillais dans mon sac quand il me demande si j'avais les cours de l'an dernier. Autant me demander si j'avais pensé à amener ma baguette ce matin. Je sortais une boîte contenant les cours de notre troisième année que j'avais réduit. Un  « Amplificatum » plus tard et je lui remettais mes feuilles. Je ne levais pas un seul instant le nez de mes parchemins, même quand il qualifia mes notes et qu'il me demanda ensuite si c'était bizarre.

 « Ce n'est pas bizarre. Je fais en sorte que mes notes soient lisibles et soignées pour que je puisse en tirer le maximum d'information simplement en les regardant. » Je montrais mes notes du bout de l'index :  « Ce serait stupide si mes notes n'étaient pas « utiles » rapidement. Tu peux les copier si tu veux avec ta baguette ou à la plume. Je peux te conseiller aussi sur la meilleure façon de prendre des notes… Bien qu'objectivement ce serait absolument ennuyeux. Et très pointilleux.  » Je soupire.  « Et j'imagine que ce serait une perte de temps pour toi. Enfin. Rassure-toi. Tu dois certainement ton manque de productivité et d'efficacité par autre chose. Il me semble que l'instinctif n'est pas une mauvaise chose. Comprendre certaines choses… Nécessite plus d'instinct que de rationalité. » Je fronce les sourcils et j'essaie de trouver un exemple concret.  « Converser est une chose plus difficile qu'on ne pourrait le croire. C'est toute une question de rythme, un équilibre de silence, un échange dont le but est, évidemment de communiquer, mais aussi de partager des jugements, un avis qui sont eux même influencés par les expériences, l'éducation et le milieu social d'une personne. En somme, tout un tas de facteur qui changent en fonction des interlocuteurs. La teneur même de la conversation peut être influencée par l'affect et le précédent que l'on avec une personne. C'est comme ça que je vois une conversation et que je trouve cela compliqué. » Je marque une pause, clément, avant de répliquer :  « Alors que toi tu as compris comment converser instinctivement et tu n'essaies pas de la théoriser. Tu vois ? » Je croise les bras et essaie de récapituler mon argumentaire pour arriver au sens premier de cette intervention.  « C'est en cela que tu es, disons, plus doué que moi. » Nouveau silence. Je décroise les bras et fini par retrouver un sourire léger.  « Je ne trouve donc aucunement ta remarque « bizarre ». De toute évidence nous n'avons pas la même définition de ce mot… Et je dois te paraître plus « bizarre », alors que de mon point de vue c'est ton comportement qu'il l'est. »
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Re: The Cat-aclysm ( Oscar )
20.09.16 18:13




The Cat-aclysm



Il voulait bien partager ses notes, c'était pas surprenant, c'était même plutôt cool de sa part. Je crois qu'il est pas super à l'aise avec moi, je parlais certainement trop, comme avec tout le monde, y'en a que ça effraie des fois, je pouvais comprendre. Ou alors c'est juste que c'est un Serdaigle bizarre.. c'est pas impossible. Je le laissais sortir quelque chose de son sac, observant d'un air curieux, en réalité il gardait tout ses cours avec lui, il se contentais de les enchanter pou que tout tienne dans son sac. C'était pas con, je faisais, pareil mais avec tout un tas de choses plutôt inutiles. Je l'observais avec de grand yeux curieux, un peu inquiet que mon compliment l'ai gêné. Les serdaigles et les compliments spontanés c'était pas trop ça.

Mais Oscar était à part. Oscar est même unique. C'est un monde à lui tout seul. Il s'était mis à parler avec cette sagesse qu'on lui avait certainement greffé en même temps que son cerveau d'intelligence artificiel. Ce mec serait un cyborgs que je serais pas plus étonné que ça. Ou une intelligence artificiel envoyé par les extra terrestre pour étudier notre monde. Mieux. Un de leurs espion qui se serait glissé parmi nous pour suivre de prés note évolution étant donné qu'on est certainement le fruit d'une expérience d'un autre monde. C'est ce qui explique le plus logiquement la présence de magie sur cette terre. Une grosse expérience en vue de crée une armé de métahumains. C'est beaucoup trop cool. Et un peu trop fantaisiste pour être vrais mais j'aimais bien me faire des films.

Surtout quand Oscar partait dans ce genre de délire à expliquer ce qu'était un dialogue ou pourquoi c'était compliqué en vrais et pourquoi il trouvait ça bizarre ou non instinctif. Il parlait tellement qu'on aurait dit moi. Moi en coincé avec beaucoup trop de sérieux. Donc pas vraiment moi mais ça en restait impressionnant. Mon regard glissa discrètement vers le chat comme pour lui demander silencieusement si c'était normal qu'il s'emballe comme ça ou si j'avais dit le mot magique. Il se contenta bien sur de se prélasser en se léchant les moustache, me laissant seul là planté devant le Serdaigle à lui faire mes yeux ronds de merlan frit.

Kèsiladi ?

Je crois qu'il venait de me faire un compliment. Ou du moins, il essayait de m'expliquer pourquoi c'était un handicapé des relations et pourquoi avoir une simple discussion lui semblait hors de porté. Ce mec réfléchis beaucoup trop. Un jour il allait se griller la cervelle a force de réfléchir sur pourquoi et comment il faut ouvrir la bouche pour dire un truc. C'était chelou, mais amusant, au point que j'en était venu à glisser la main dans mon sac pour attraper mon tournevis sonique, celui du 11eme docteur généreusement offert par 'Pa a la dernière Comi-con. Je l’avais donc brandi devant moi pour lui scanner la tête avec le plus grand sérieux du monde tandis que le bruit strident résonnait dans la pièce.

« ... Ah oui.. c'est ce que je pensais. T'es un Cybermen. »

J'en riais même si y'avais aucune chance qu'il capte la référence, j'étais bien trop content de la sortir.  Les bras croiser sur la table, je l'observais en taisant mon ricanement, accrochant un sourire amusé à mes lèvres en plantant une fois de plus mon regard dans le sien. Oscar était pas méchant, c'était juste un gros nigaud un peu maladroit. Je voulais pas qu'il se vexe ou qu'il ai l'impression que je me moque de lui alors je m’empressais de lui fournir quelques explications.

« Tu sais je crois que tu te prend juste beaaaaaucoup trop la tête. Une discussion ça doit juste venir tout seul. Met ton cerveau en pause, sérieux essai. On s’entraîne si tu veux. Je te pose des questions simples et tu dois répondre en moins de 5 secondes ok ? Comme ça juste la première chose qui te passe par la tête d'acc ? Allez on fait ça ! »


Je profitais carrément de l'occasion pour laisser de coter le boulot et le reste. Toutes les excuses sont bonne après tout hein. Sinon je m’appellerais pas Kieran Nails. Penché au dessus de la table, je l'observais avec le plus grand sérieux. Yeux dans les yeux comme si la situation venait de prendre un tournant dramatique. J'en faisais beaucoup mais c'était pour l'ambiance.

« Première question ! La base.... Frittes ou Potatoes? »

Oui cette question est très importante, elle me laisse parfois 5 minutes tout seul dans mon indécision quand je me retrouver à la caisse d'un fast food !



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Re: The Cat-aclysm ( Oscar )
21.09.16 19:51

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Bizarre. Certes, il l'était. Qui d'autre que lui pouvait soudainement sortir de sa manche un gadget dont l'utilité m'échappait complètement. Gadget qui semblait servir à faire de la lumière, mais aussi du bruit. Beaucoup de bruit. Et ce bruit-là était plus désagréable qu'un ongle qu'on raclerait soigneusement contre un tableau noir. Abominable. Aussi, j'ai fixé. J'ai fixé intensément l'objet qui menaçait la tranquillité de la pièce. Un instant perdu, perplexe, circonspect. Mais je le suis toujours quand le sens des choses m'échappait.

Le roux en riait fort, d'un nouvel éclat qui me fit froncer les sourcils. Ce qu'il venait de dire était peut-être à mourir de rire, mais je n'étais pas capable d'en saisir les nuances. Je passais, en silence et j'attendais qu'il se calme. Son regard se planta alors dans le mien et il pu de nouveau parler. Il disait que je me prenais la tête, mais là encore il était loin du compte. Je subissais mon esprit mécanique et ne savait pas comment penser autrement. Éteindre mon cerveau ? Impossible. Ce qu'il me demandait là était impossible. Cinq secondes n'étaient pas suffisantes. Il faut que je pense, que je forme, que je compose une réponse qui fera cinq fois le tour de esprit avant que je n'ai le temps de parler.


Les questions n'étaient jamais simples. Jamais. Je secouais la tête, mais c'était peine perdu. Il ne semblait pas s'intéresser à mon avis. Et mon refus semblait être tellement anecdotique qu'il me fixait avec le plus grand des sérieux. Semblant prêt à me poser des questions sur l'univers. À me poser des interrogations d'une grande complexité. D'un grand sérieux et d'un intérêt relatif. Rien que pour cela j'étais donc disposé à essayer. À écouter et participer.

Alors j'attendis, quand, soudain, il me demanda si je préférais manger des frites et des potatoes.

Je soupirai. C'était la seule réponse qui je pouvais lui offrir à cet instant. Je n'étais pas particulièrement déçu, la déception ne m'était pas assez familière pour que je puisse la reconnaître. Juste désarçonné. Toujours désarçonné. Et circonspect. Éternellement en sa présence, comme si me rendre perplexe était un jeu particulièrement divertissant.

Et je levais les yeux au plafond avant de lui offrir un :

 « Parfois je me demande si me prends pour un idiot en jouant les idiots ou si tu es réellement idiot.» Mais, je me trompais de mots. Ce n'était pas l'idiotie qui le caractérisait le plus.  « Pas idiot. Peut-être singulièrement étrange. » Un nouveau soupir franchi mes lèvres et j'attrapais mon tas de feuille pour les poser à côté de lui.  « Quant à ton interrogation, je dirai qu'une pomme de terre est une pomme de terre. Qu'elle soit en torsade, en potatoes ou en frite. » Théoriquement.  « Mais, d'après mes récentes expériences dans le monde des moldus, il semblerait que vos fastfoods conditionnent et préparent leur pomme de terres différemment. J'ai une préférence pour les pommes de terre torsadés qu'ils commercent dans la chaîne de restaurant… Monsieur Donald ?  » Je fronçais les sourcils, plus très certain qu'il s'agisse-là du nom véritable. « J'ai vendu plus de cafés que de burgers. » Finissais-je par dire, dans un haussement d'épaule.
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Re: The Cat-aclysm ( Oscar )
22.09.16 18:37




The Cat-aclysm



Cette question c'est un espèce de teste. Le but c'était simplement de déterminer quelle genre de personne à a en face de nous. On peu en rire, en sourire en lâchant un « wtf », en ouvrir de grand yeux rond, en soupirer ou s'en désintéresser. Bref, un éventail de réaction qui en disent long. Lui c'était le soupir. Les yeux au ciel, cette éternelle incompréhension du monde, des choses simples et spontanées. Même ça. Même quelque chose d'aussi simple. Oui, c'était idiot, c'était même le but. Il se demandait si je le faisait exprès, si je le prenais pour un crétin. La tout de suite c'était plutôt difficile de ne pas rire, ni sourire. Est ce que je le prend pour un idiot, ou est ce que c'était moi l'idiot. Un peu des deux j'imagine ?

Il se rattrape avec élégance, se corrige d'un étrange. Singulièrement étrange. Pourtant pour le communs des mortel, le plus étrange des deux devait certainement être ce bleu et son regard vide. Les coudes sur la table pour porter ma tête à l'aide de mes paumes, je l'observais avec la plus grande attention, remarquant qu'il avait toujours besoin d’ordonner son espace personnel quelque soit la situation. Il répond tout de même à la question même s'il lui aura fallut bien plus de cinq secondes pour le faire. Une pomme de terre reste une pomme de terre. Est ce qu'on pouvait avoir un esprit aussi rationnel que ça et apprécier les petits plaisir de la vie ? Ou apprécier la vie tout court. Plus je passais du temps en compagnie d'Oscar plus l'idée qu'il devait s’emmerde dans sa vie me semblait une évidence.

Ses expériences dans le monde moldu. Ses analyses, des déductions. Peut être que la vie se résumait à ça. Des faits. Une longue suite de faits et de constatations, une chaîne d’expériences et de déduction. Qu'est ce qui pouvait le motiver à se lever le matin ? A part : c'est la vie c'est comme ça. Est ce qu'il s'était déjà montré impatient de se rendre au banquet parce qu'on y servais son dessert préféré. Est ce qu'il était excité par la sorti de son jeu vidéo préféré. Est ce qu'il chantait ridiculement en dansant quand il écoutait de la musique. Est ce qu'il souriait en croisant des regards parmi la foule. Qu'est ce qui pouvait animer ces gens que rien ne fait vibrer, que rien s’extasie. Rien pour les faire rêver, rien pour illuminer leurs regards.

A cette seconde je ne pouvais m’empêcher de ressentir une certaine tristesse pour le Serdaigle. Triste qu'il ne profite jamais de tout ce qui l'entourait. Est ce que tu es heureux ? C'est certainement la question que j'aurais du lui poser. Peut être aurait il trouver une façon intelligente de me convaincre. Mais peut être l'était il simplement pas. Peut être qu'il se contentait de ça. C'est certainement ça, le plus triste...

«  En faite je préfère Burger King mais ils ont l’égoïsme de rester en Amérique. »

Au moins il avait déjà mangé dans un fast food, tout n'est pas perdu. Peut être que c'était qu'une expérience parmi une autre dans sa tête, mais au moins, il l'avait fait. Il s'essayait à des choses ça je pouvais pas lui enlever. J'essayais d'imaginer ce que pouvait être un Oscar serveur de café, j'avoue que l'idée m'avait fait sourire, mais ça lui allait bien. La rigueur et l’efficacité. Peut être que c'est ça qui le rend heureux. Les choses bien faite et bien pensées. Oscar est un océan de mystère et j'avais envie de m'y perdre encore un peu.

«  Je te voyais pas en vendeur de café.. en faite je te connais pas c'est un peu triste. Du coup, je propose de changer le jeu. Je te pose des questions sur toi, t'as le droit de pas y répondre mais si t'y répond t'as le droit de m'en poser une à ton tour... et dans le cas ou ma vie, ma personne ou mon existence ne t’intéresse pas, je me contenterais de te noyer dans un interrogatoire dont j'ai le secret. D'accord ? »


Cette fois je lui laissais le choix. Du moins, l'illusion d'un choix. Même s'il refusais je serais simplement incapable de retenir la curiosité qui me démangeait un peu plus chaque secondes. Il pouvait être flatté d'un tel intérêt, je suis certain qu'on est pas beaucoup à s’intéresser à sa petite personne.




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Re: The Cat-aclysm ( Oscar )
22.09.16 22:41

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Vendre des cafés. Il va s'en dire que ce n'était pas mon idée. Si j'avais pu choisir je me serai enfuis du monde des moldus. Je ne me serai pas une seule fois perdus dans la simplicité, mais aussi l'insouciance des villes où la magie est camouflée. Dans des villes qui côtoient des sorciers et qui ne s'étonnent pas de voir, perdus dans la foule des badauds des hommes et des femmes en robes. Comme si le monde moldus avait décidé d'embrasser la singularité et de l'étouffer dans le normal et le tolérable pour des êtres qui vivent loin de la magie.

Dangereuse. Irresponsable. Hautement instable. Cette situation aller perdurer. Malgré la réforme. Malgré la différence entre les sorciers et les moldus. Leur mode de vie. Les précautions. Les faiblesses des uns et des autres. Le pouvoir était quelque chose qui faisait envie. Mais qu'adviendrait-il quand la masse finirait par comprendre. Par découvrir que les mots avaient du pouvoir. Qu'il existait des potions qui pouvaient mettre de la chance en bouteille ou qui pouvait aussi bien déclarer la guerre et la paix ?

J'ai parcouru un monde inconnu avec les yeux d'un être qui se méfie et qui tremble. Un être qui sait que la magie peut agresser comme elle peut sauver. Et je réfléchis et je pense. Je me rappelle et je me dis que les moldus et les sorciers ne devraient jamais se côtoyer. Parce qu'un jour l'un voudra asservir l'autre. Inversement. Et le malheur de causer, de casser, de blesser, se répandra plus vite encore et à cette idée mon ventre se tord désagréablement.

Mais il se trouve que le conseil de l'alliance parentale des L'Ourson a décidé que me noyer dans la culture moldu m'aiderait à guérir. À ne plus penser. À pardonner. À m'accepter. À les côtoyer. Alors j'ai vendu des cafés. Des thés. J'ai préparé tellement de boissons différentes qu'aujourd'hui encore je saurai les préparer si on me le demandait.

Et qu'est-ce que cette expérience m'avait apporté, finalement ? Rien. Même si je comprenais un peu mieux le comportement des moldus entre-eux. J'avais appris à soupirer en entendant des commandes trop sèches et désagréables. À m'étonner encore qu'on puisse vendre à des prix tellement disparates une boisson amer, simplement en lui rajoutant un semblant de crème fouetté et de coulis. Et le pire était que les moldus les achetaient. Sans se plaindre.

Ah. Si. Ils se plaignaient. Du temps et du personnel. Tout le temps. Comme si la main d’œuvre n'était là que pour servir et surtout servir d'exutoire.

J'esquisse un mouvement d'épaule quand Kieran dit qu'il ne me connaît pas – et pour cause je ne laissai jamais d'indice personnel lorsqu'il m'arrivait d'essayer de converser – et qu'il dit que c'est « triste ». Je ne pouvais pas comprendre ce qu'il y avait de « triste » dans ce fait. J'avais tendance à penser que l'univers de chacun est fait de personnes et d'ombres. Les personnes avaient plus d'importances que les ombres. Les personnes avaient des noms. Les ombres n'en avaient pas. Les personnes avec un timbre, une apparence, quelque chose de mémorable et de reconnaissable. Les ombre n'étaient que des ombres, des visages sans teint, des voix parasites.

Mon univers à moi était remplies d'ombres. Parce que je ne prenais pas la peine de changer ce simple fait. Je n'éprouvais pas le désir de connaître et d'apprécier. De détester. J'aime les ombres car elles sont rassurantes et qu'elles ne jugent pas. Leur avis n'importe pas.

Les personnes me terrifient, car elles comptent et elles existent. Car elles ont une incidence non négligeable sur mon univers. Car elles pourraient le détruire si elles le souhaitaient.

Et voilà que le gryffondor semble décider que je devais plus être une ombre de son univers. Il semble vouloir devenir une personne dans le mien.

 « Est-ce que cela signifie que mon avis compte à tes yeux ? Que ton avis devrait compter au mien ? » Je fronce les sourcils et je dis :  « Parce que c'est « triste »? J'essaie de comprendre ce mot. De demander à mon esprit de m'éclairer. Sans succès  « Définis « triste ». J'inspecte son visage.  « Il semble que tes glandes lacrymales n'aient encore rien sécrété pourtant. » J'esquisse un sourire et je me recule un instant pour l'observer. Et je pense un instant que jamais personne ne demande et ne veut savoir. Jamais personne n'est « triste » de ne pas connaître ce moi qui n'intéresse que moi.

Mais je me dis que c'est peut-être mon apparente solitude qui lui donne envie de connaître et de demander. De savoir. Ou l'ennuie ?

 « Qu'est-ce qui fait que les ombres deviennent des personnes ? » J'interroge, mais il ne pourra pas comprendre.  « L'affect ? » Je fixe.  « L'affect. » Mes yeux passent du roux au chat et je dis :  « Je joues trop souvent les ombres pour comprendre. » Je soupire.  « Tu ne sais rien de moi, mais est-ce que tu sais au moins pourquoi tu veux savoir, maintenant ? L'ennui n'est pas une raison suffisante. Passer le temps non plus. Je ne parle de moi qu'à ceux qui comptent. Je n'écoute parler des autres que lorsque ces autres comptent. « Soi » est trop personnel pour être délivré simplement parce qu'il y a de la « tristesse » et de l'ennui dans l'inconnu. » Badiner me convenait. M'épancher sur ma personne ? L'écouter lui parler des choses personnelles ? Des choses qui comptent ? Je secoue la tête. Ce ne sont pas des choses qu'on délivre à quelqu'un aussi simplement. Pour lui comme pour moi.

Les raisons étaient trop flous. Trop hasardeuses.
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