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The Cat-aclysm ( Oscar ) - Page 2

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 The Cat-aclysm ( Oscar )

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Re: The Cat-aclysm ( Oscar )
25.09.16 23:02




The Cat-aclysm



Est ce que je tenais quelque chose ? Difficile à dire, Oscar était bien une des rares personnes imperméable à toutes forme d'expression facial. A croire qu'on l'avait pas programmé pour laisser filtrer ses sentiments. Il restait là planté comme une statue de marbre. Il était certainement aussi froid d'ailleurs. Encore une fois j'avais l'impression de l'avoir traîné loin de sa zone de confort. A croire que personne d'autre que moi n'avait pris la peine de s’asseoir cinq minutes avec lui pour avoir une conversation des plus banal au monde. Ce qui manquait à Oscar c'était un peu de simplicité. L'envie de le bombarder de sortilège d’allégresse me traversa l'esprit une seconde, et j'avoue que c’était assez séduisant comme idée, peut être qu'il aurait l'air un peu moins mort à l’intérieur comme ça.

Je fis l'effort de garder mon sourire même face à cette façade froide qu'il s’évertuait à garder. De temps en temps un sourire y naissait mais c'était simplement pour mourir un peu trop rapidement. Mon idée de parler un peu tout les deux semblait quand même le travailler même s'il n'avait pas l'air de comprendre ou je voulais simplement en venir. Apprendre un peu mieux à le connaître. Il s'était attardé sur le mot « triste ». s'étonnant que je m’intéresse à son avis, me vexant un peu quand il me demande si le mien devait l'être pour lui. Oscar, va vraiment falloir bosser ton social.

« Heu... »

Pour une fois qu'on parvenait à me laisser sans voix. Un peu trop interloqué par un discours soudainement poétique, presque mélancolique. Il partait loin. Très loin, mais j'essayais de suivre le cheminement de ses pensées. La logique qu'il se construisait dans sa tête, à travers ses mots et ses remarques. Qu'est ce qui fait que les ombres deviennent des personnes ? C'était bizarre, quoi que pas tellement pour lui. On devait simplement être une masse d'ombres à ses yeux, une foule sombre et impersonnelle. Une masse noir qui l'entour. C'était effrayant comme vision, et c'était définitivement triste qu'il n'ai que cette image du monde.

La suite n'avait pas grand chose de plus rassurant. Il est curieux de savoir pourquoi je m’intéresse soudainement à lui. Se vexerait presque si l'ennuie motivait mes actes. Pourquoi tout le monde s'imagine forcément qu'on agit par intérêt ? Comme si le seul moyen de passer le temps était de venir faire semblant de s’intéresser aux gens.. Pourquoi est ce que tout le monde avait une vision si hideuse de la vie. Égoïste, profiteur, hypocrite. Faux. Ça m'irrite une seconde, assez pour que ma main se tende vers son visage que je puisse lui coller une pichenette entre les deux yeux.

« T'es un gros idiot. Mais un gros idiot adorable alors je te pardonne.. Tu sais si je me faisais simplement chier j'irais emmerder ma frangine, ou j'irais coincer mon copain dans un couloir abandonné histoire de passer le temps un peu plus.. agréablement.. »

J'accrochais un nouveau sourire, amusé, peu être un peu moqueur aussi. Mon corps se redressa une seconde, s'étira brièvement pour venir s'avachir de nouveau sur la table pour poursuivre sur une note un peu plus sérieuse, peut être trop sincère. 

« Mais c'était une jolie façon de me rembarrer.. Je comprend, je dois pas.. hum.. compter assez c'est ça ? Je t'en veux pas.. Y'a qu'une chose qui m'intrigue en faite c'est ... pourquoi ta pas envie que les gens s’intéressent à toi ? Ou plutôt .. pourquoi ça a l'air de te faire peur.. clairement, d'aussi loin que je me souvienne, parce que ça fait quand même trois ans qu'on se croise quasi tout les jours. Je crois que je t'ai jamais vraiment vus te lier avec quelqu'un. Je pense pas que ce soit parce que t'aime pas les gens.. je pense pas non plus que ce soit parce que t'es timide. En faite c'est comme si tu mettais une barrière entre toi.. et le monde. »

décidément, beaucoup de Serdaigle avaient cette manie. Imperméables aux gens, aux émotions. Se préserver à tout prix. Se dévoiler, c'était s'exposer. Être vulnérable. Y'a pas de mal à l'être de temps en temps. C'est même nécessaire, simplement pour se sentir un peu vivant. Ressentir des trucs c'est pas un crime.

« T'as pas envie que les gens t'apprécient ou quoi ? »

Je le regardais dans les yeux le plus sérieusement du monde, étirant un léger sourire sur mes lèvres pour ne pas rendre ça plus étrange que ça l'était déjà. Mais vraiment, j'avais du mal à cerner Oscar par moment, pourtant je vivais avec une complexé des relations sociales depuis dix ans.



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Re: The Cat-aclysm ( Oscar )
02.10.16 12:21

Monsieur Propre ft.Kiki
Dans le silence je reste et j'observe. Patient et curieux. Je n'ai pas une seule fois quitté son visage et si je le pouvais je ne cillerai pas pour fixer ma rétine dans les siennes. Déstabilisant. Déstabiliser. J'ai l'impression d'avoir inversé les rôles. De le prendre de court alors qu'il est celui qui étonne toujours.

Je ne comprends pas son silence, mais je le respecte comme il a respecté mon temps de parole. Le brouhaha autour de nous n'est plus qu'un mirage, ce qui nous sert de toile de fond. J'attends les mots, un peu d'impatience dans mes doigts qui restent accrochés à ma plume. J'aimerai pouvoir être legillimens à cet instant précis pour comprendre ce qui se passe sous ce front plissé.

Dans un mouvement aussi furtif que fugace, son index s'invita sur mon front. Aussi percevais-je cela comme une agression intolérable. Ma main s'élève contre mon front pour le frotter défensivement. Me positionnant de manière à mettre le plus de distance entre nos deux corps. Il dit que je suis un idiot et je n'en suis même pas outré ou fâché. Cette valeur n'a rien d'objectif. Pas même lorsqu'il me dit que je suis «adorable ». Les rouges et or avaient une manière très étrange de qualifier les autres, décidément. Je fronce les sourcils quand il m'affirme qu'il me pardonne tant ma prétendue faute m'est étrangère. Je suis conscient qu'il pouvait très bien s'en aller et que rien ne le retenait ici sauf peut-être notre conversation. Mon chat. La nécessité de rattraper les bêtises de ce dernier. La curiosité. La raison m'importe car je veux comprendre et décortiquer. Appréhender et peut-être copier. Comme si je ne pouvais exister que dans la reproduction de rituels sociaux. Je souffre, mais ne comprends.

Perspicace, il semble qu'il le soit. C'est comme s'il pouvait comprendre la moindre de mes retenues, de mes inspirations. Instinctivement. Parce que j'avais compris qu'il fonctionnait à l'instinct au moins. Mais il se méprend dans un même temps. Je ne veux pas repousser ou du moins ce n'est pas mon intention première. Je tente d'observer. De décortiquer. D'exister. Mais j'ai toujours l'impression de dysfonctionner. D'être ersatz et pourtant je voudrais être vrai, complet, pouvoir exprimer et apprécier sans souffrir de la raison du mécanique et du processus. Je voudrais bouger quand mon cerveau lui se fixe sur l'impulsion pour en comprendre l'essence.

Je frémis quand ce qu'il dit et vrai, mais que je ne veux pas que cela soit exprimé. Je voudrais lui dire de se taire et d'arrêter. De viser juste et de tout dire l'air de rien comme si rien ne pouvait m'atteindre. Alors que mes muscles se crispent et que la solitude, la mienne, vient m'assaillir la gorge. Apprécier. Connaître. Importer. C'est difficile. C'est effrayant. C'est vivre et parfois j'ai l'impression de ne pas en avoir le droit. La légitimité.

« Détruire. Réduire. Mériter. C'est complexe. Quand les gens comptent tout devient difficile. Douloureux. Et effrayant. J'ai l'impression d'avoir..  D'avoir perdu le droit et l'envie il y a longtemps. Comme si... Comme si je pouvais encore détruire si je m'y risquais. » Je baisse la tête et je murmure. « Ce n'est pas l'envie qui manque, mais la peur de l'échec. Et de la destruction aussi. Quand on blesse quelqu'un il peut se casser. Et on ne peut pas réparer les gens avec des sortilèges. » Mais je mens parce que parfois je crève d'exister et d'apprendre. De me lier et de compter. De ne plus être l'ombre de quelqu'un.
« Je crois que j'aimerai qu'on m'autorise à compter. J'ai envie d'entendre «C'est bon, tu peux vivre, je te pardonne.» ou alors « Je n'ai pas peur de toi, Oscar.» Je me frotte la nuque. Je voudrais trouver quelqu'un qui m'aide à me pardonner. Mais je sais que que j'en demande trop. J'esquisse un sourire las. « Je dysfonctionne trop pour que tout cela soit jamais naturel. Je ne doute pas. Je veux juste traiter les relations comme des choses mécaniques pour pouvoir y faire ma place aussi. J'essaie. » Je rassemble mes affaires pour pouvoir les ranger soigneusement dans mon sac. J'ai besoin de remettre de l'ordre dans ma vie. « Je ne veux pas réellement te repousser. C'est comme un mécanisme de défense. C'est comme ça.  Ne pas s'impliquer c'est.. Protéger. »

Je termine de ranger mes affaires. « Je ne vais pas tarder.»

Une retraite stratégique s'imposait.
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Re: The Cat-aclysm ( Oscar )
03.10.16 20:30




The Cat-aclysm



Je crois que j'aurais jamais imaginé Oscar si bavard, ni même si brisé. Finalement tout ça avait une explication. Une raison à ce cirque continuel d'insensibilité qui l'anime. On a tous des raisons d'être comme on est, certaines raison sont plus obscure que d'autres. Teinté d'ombres ou de drames. C'est ce qui nous forge tout au long de notre vie. Je ne comprenais pas vraiment ce qui lui était arrivé, mais ça avait fait de lui ce qu'il est maintenant. Quelque chose d'horrible ? Quelque chose qui l'avait forcé à être comme ça, agir comme ça, comme une machine. Il se décrivait lui même comme un automate. Ça le rassurait certainement de tout rationaliser, tout compartimenter dans des casses. Je crois qu'il aimerait pouvoir ne rien éprouver, ne rien ressentir. Mais ce n'est pas une machine, c'est bien un humain. Il ressent comme tout le monde, il ressent tout autant même s'il l'enfouie loin au fond de son âme et son cœur pour se protéger.

Qu'est ce que c'est que cette manie ? Dans le fond je comprenais ses raisons. J'avais entendu ça des dizaines de fois. Cet argument simplement dépriment, un peu trop vrais. Si on s'attache pas on souffle pas. Si on s'attache pas on se protège. Je sais pas tellement s'il essayait de se protéger lui, ou protéger le monde de sa propre personne. Oscar était un mystère que je parvenais à comprendre. Lentement, jours après jours. Le chemin était certainement encore long mais je ne m'avouait pas vaincu. Comme avec Aili, comme avec chaque Serdaigle un peu trop blasé ou morose, je ne renonçais simplement jamais. C'est à croire que personne dans sa vie avait prit la peine de le prendre par la main pour lui faire découvrir le monde. Enfermé depuis toujours dans sa solitude, rongé par ses propres démons. Même si j'avais pas la clef pour les libérer de leurs prison de souffrance, j'avais l'acharnement nécessaire pour enfoncer les murs à coup de bulldozer.

Je voyais sa peine même s'il tentait de la dissimuler en baissant les yeux, en rangeant quelques affaires pour prendre la fuite. Peut être que je le gêne un peu trop, peut être qu'il ne voulais pas s'attacher, dans le fond je lui demandais pas autant, à vrais dire j'espérais sincèrement qu'il aille simplement mieux, ou simplement bien. Alors je devais faire quelque chose d'important avant qu'il ai pris la fuite. Ma main fouilla mon sac une seconde avant que mon corps entier ne se redresse brusquement. Debout face au Serdaigle, je pris une pause digne de n'importe quel héro d'animé.

« Oscar ! »

S'en suit une chaîne de mouvement digne des magical girls les plus mignonnes que le monde des Otaku ai pu créé. Mouvement de bras exagéré et postures beaucoup trop kawaii pour le mec que j'étais, je tenais une figurine Pinkie Pie dans la main pour finalement le brandir sous son nez le tout en récitant très énergiquement et vaillamment ma tirade sur la magie de l'amitié.

« Au nom de l'amour et de l’amitié, moi, Kieran ! Je vais te guérir ! »

Mon doigt appuya sur le bouton au pied du poney rose qui s'était mise à rire en couinant des « Les amis c'est magiques » de sa voix électronique. Je perdais toute crédibilité mais comme j'en avait déjà pas beaucoup avec mes barrettes arc en ciel dans les cheveux j'imagine que c'est pas trop grave. Vraiment ce mec avait besoin d'une cure de MLP ou toute autre niaiserie dans sa vie, ça lui ferait pas de mal, j'aurais bien aimé avoir le générique qui hurle en boucle dans cette bibliothèque histoire que ma prestation de magical boy soit parfaite. Si seulement j'avais un canon à fête, ce serait plus simple des fois. Je me contente donc du silence et des yeux curieux qui se posaient sur nous et approcha du garçon sans crier gare pour l'étreindre brièvement. Juste assez pour rendre le geste important mais pas assez pour le rende bizarre ou me prendre un truc dans la tête.

Voilà. Comme avec tout le monde je pratiquais l'agression affective et ça marchait souvent. Connerie mis à part, je lui fis un sourire en gardant Pinkie à mes cotés comme si elle allait prendre la parole à tout moment ou simplement se mettre à bouger.

«  Tu vois on dysfonctionne tous un peu finalement, c'est ça qui nous rend tous intéressant et unique. Alors, si un jour t'as envie de compter, ou devenir important, j'serais toujours là pour te faire sentir spéciale. On est lié par le semant de l'amitié, c'est Pikine qui l'a dit. »


Le jouet couina un nouveau « Tu es ma meilleur ami pour la vie » sous les yeux halluciné de quelques élèves au tables alentour. La discrétion et moi on a jamais vraiment été potes. Je ne comptais pas le retenir, conscient que ce genre de cas mettait du temps à être traité. Un traumatisme à la fois, jusqu'à ce qu'ils s'y fassent. Je lui offre un dernier sourire ponctué d'un clin d'oeil avant de rassembler les affaires sur la table à mon tour.

« Merci pour les bouquins, et pour ton aide aussi. Faudrait faire ça plus souvent »





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Re: The Cat-aclysm ( Oscar )
20.10.16 14:35

Monsieur Propre ft.Kiki
Alors que je m’apprêtais à sortir rapidement, il m’arrêta. Et très franchement, je ne sais pas pourquoi je suis me suis retourné. Je ne trouvais rien d’autre à lui dire. N’avait même rien envie d’entendre. Il me semblait avoir tout épuisé de ce qu’il me restait de volonté. Écouter, comprendre, échanger, raconter. Socialiser. Plus rien. Et ça n’avait pas durer assez longtemps pour que je puisse en être fier, la conclusion même de cette entrevue ne me semblait même pas bénéfique ou constructive. Et pourtant je n’avais pas la sensation d’avoir perdu son temps et le mien. Cependant, je n’étais pas très certain d’être capable d’en tirer un enseignement.

Pourtant je me suis retourné. Et ce que j’ai vu alors me laissa perplexe. J’observais, les sourcils froncés, la bouche entrouverte, semblant figé. Mais je pense que loin du semblant, mon esprit est mort une microseconde. Éternelle. Le temps d’appréhender, de comprendre, d’enregistrer aussi . Mais il n’y a rien à faire, rien à comprendre. Je ne sais pas ce qu’il entend et ce qu’il fait, ce qui peut bien déclencher ses réactions. Pourtant mon esprit me dicte d’essayer de faire un pas en arrière, surtout lorsqu’il brandit un poney couinant qui, à coup sûr me fera bannir à vie de cet endroit.

Je sais qu’il a tué mon esprit et ma raison, peut-être que je ne suis vraiment pas fait pour interagir avec lui. Ou eux. Les êtres normalement constitués. D’esprit et de corps. Parfois je me dis que je suis fou et que je perds pied, mais peut-être que ce sont les autres qui sont fous et que je suis trop sain pour comprendre et m’adapter.

Je reste trop de secondes interdit, trop parce qu’il comble la distance que j’essaie d’instaurer. Distance de sécurité. Je me méfiais de ses impulsions, habituellement, mais là il me prend de cours. Il en profite et je ne recule pas assez, parce qu’il m’étreint et je suis terrifié.

Quand ses bras s’enroulent autour de moi j’ai l’impression d’étouffer. Quand je me rends compte qu’il a sa joue presque contre la mienne je me disloque. Quelques secondes, jusque quelques secondes. Ce n’est rien. Il doit penser. Une marque d’affection et de réconfort. Mes doigts s’emmêlent, se contractent. Une bonne action. Je me mords l’intérieur de la bouche pour ne pas hurler, mais j’ai déjà envie de vomir. C’est comme s’ils ne pouvaient pas se rendre compte. Comme si pour eux c’était tellement agréable et merveilleux. Mais qui a-t-il d’agréable dans ce genre d’agression ? Dans cette sensation perpétuelle de pouvoir étouffer juste s’il le souhaite et de ne pas le supporter, de repousser violemment l’autre. D’avoir envie de hurler, de se cacher, de se mettre plus bas que terre ? Les gens ne pensent pas et c’est moi qui pense trop. Quand je subis et qu’il faudrait que j’en sois reconnaissant quand j’ai pourtant envie de me terrer loin et qu’on me laisse.

Quand il s’éloigne après une éternité je me sens revivre. Respirer. Mon souffle essaie de retrouver un rythme. Quelque chose de cohérent. J’essaie de penser à quelque chose de rassurant, mais de toute façon lui rit et ne rend pas compte. Évidemment. Évidemment qu’il ne se rend pas compte, parce que c’est ce que font les autres. Ils envahissent les autres. Connus ou moins connus, se laissent juste guider par leur instinct. Je recule et attrape mon sac, je n’attends pas qu’il finisse de parler ou je me fiche alors que je sois impoli, je manque de renverser une chaise dans ma fuite précipité, les doigts encore tremblant et le pas incertain. J’essaie de penser, à quelque chose de rassurant, mais j’ai toujours le fantôme d’une étreinte qui me glace le sang.

Ne pas penser. Juste marcher. Loin. Très loin.

Je vais passer l’après-midi à me recroqueviller.

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