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Bienvenue sur Firewhisky les sorciers ! On espère que vous allez bien, et que vous êtes près à swinguer au rythme des trompettes ! À Londres Magique, nous sommes en Mars 2017 ! Les oiseaux recommencent à chanter et les mimosas sont en fleur, bon courage pour les allergies. Il est 12 heures, l'heure des news !

15.03.17 — Après un an d'aventure extraordinaire à vos côtés, Firewhisky ferme définitivement ses portes. Retrouvez plus de détails ici, et écrivez la fin de votre personnage par là !
26.02.17 — La MaJ #6 est finiiie ! Retrouvez tous les détails de ce qu'il s'y est passé par ici ;)
02.01.17 — La MaJ #5 a été effectuée ! Retrouvez tous les détails de cette dernière par ici !
19.09.16 — Le journal de FW reprend ! Participez-y en écrivant un article. Plus de détails ici.
04.09.16 — Une MàJ a été effecutée ! Retrouvez tous les détails ici
18.08.16 — le forum sera inaccessible du 02/09/2016 au 04/09/2016 pour une nouvelle mise à jour. On sait, on en fait beaucoup, mais il faut encore se préparer à de gros changements....













L'éphémérité est, à la paix, un caractère intrinsèque— & Aileas, Kieran, Arcturius, libre


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L'éphémérité est, à la paix, un caractère intrinsèque— & Aileas, Kieran, Arcturius, libre
07.09.16 23:13



Paix, éphémérité, blablabla
ft. Aileas, Kieran & Arcturius


Elle avait cinq doigts qui couraient sur le siège du canapé, le long de son corps, cinq autres qui maintenaient debout son ouvrage sur son estomac. De quoi parlait-il, déjà ? Ah oui, Histoire et rudiments de l’Alchimie: de l’Égypte pharaonique au XXème siècle. Sacré bouquin, quelques kilos, quelques pages de trop, tant et si bien que Lucia avait peine à respirer. Pour arranger le tout, sa tête était en bas, ses cheveux libérés effleurant le sol, et ses mollets paresseusement posés sur le dossier du canapé, ses pieds imitant les gestes d’un chef d’orchestre. Euphorie superficielle, souffles retenus pour stimuler le cerveau, chatouiller les muscles zygomatiques.

« … Sont vraiment des escrocs. Cette année, au Brésil, plein de subventions aux engrais magiques ont été détournées. Du coup, la production a encore chuté » Force était de constater qu’elle n’avait pas vraiment la tête à l’histoire de l’alchimie. « Et comme il a fait très chaud plein de produits ont manqué et les prix ont augmenté comme jamais » son bras libre s’agita paresseusement pour appuyer ses dires qui furent entrecoupés de quelques silences, histoire de chercher ses mots en anglais.

Il pleuvait dru, dehors, et la pluie battait inlassablement les vitres. Elle aurait bien été tentée d’aller s’y mouiller, mais il faisait trop froid; ce climat, décidément, avait souvent raison de son engouement. Alors elle babillait plut ou moins gaiement dans le salon commun - merveilleuse invention que voilà -, en compagnie d’Aileas et Kieran. Elle était tout à fait oublieuse du fait que ceux-ci n’avaient peut-être pas l’esprit à discourir sur la condition du monde rural sorcier au Brésil. Oublieuse aussi du fait que sa discrétion n’était pas des plus louables. Mais enfin, la salle entière en elle-même était loin d’être la plus silencieuse du château, et au-dessus de leur tête, cela faisait bien un quart d’heure que deux tableaux se disputaient comme des marchands de poisson concurrents. Une histoire de gente dame d’à côté d’une étagère un peu plus loin, belle qu’il fallait être le premier à conquérir. L’un avait un chapeau qui pendait dangereusement sur le côté, les boutons du pourpoint de l’autre semblaient sur le poins d’exploser. Lucia se tut pour écouter quelques instants leur chamaillerie, recueillant bientôt leur silence et leurs regards lourds de reproches:

« Un souci peut-être, jeune fille ? » Fit l’un des deux énergumènes.

« Non, certainement pas » répondit-elle avant de se réfugier avec une grimace derrière son livre redressé.

Pas commodes; de quoi lui refermer le caquet le temps de quelques minutes. Elle nota dans un coin de sa tête de ne plus prendre place sur le canapé aux pieds de Messieurs Grincheux et Bougon, qui avaient repris de plus belle leur dispute.

« Vous n’avez de grand et imposant que votre panse, Alfred ! »

« Et vous, Eugene, êtes un gredin qui tient aussi mal son épée que ses engagements ! »

« C’est fou la manière que certaines gens s’amusent à noircir un mundo qui s’en sort très bien de lui-même pour l’être. » Fit Lucia d’une voix pincée, fière de son anglais approximatif et le regard insolemment fixé sur quelques lignes de son livre.

Après quelque temps de silence hautain, Lucia délaissa son livre pour les poser sur les deux tableaux… qui explosèrent de rire.

« Oh très chère » fit l’un d’eux entre deux éclats, en agrippant son estomac. « Retournez sur les bancs de la petite école, vous en avez bien besoin ! »

Lucia se redressa vivement avant même que la sentence ne soit entièrement prononcée, les poings serrés, manquant de dégringoler du canapé. Ne sachant que répondre, elle gonfla les joues en fusillant les deux importuns du regard. Si elle n’avait pas été aussi fière, sans doute aurait-elle explicitement demandé à Aileas et à Kieran de lui porter secours et de se rallier à sa cause. Sans doute leur aurait-elle également ri au nez, à ces satanés tableaux, s'ils n'avaient pas été assez bas pour dénigrer ses efforts en anglais.






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Neutre & Sigma


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Re: L'éphémérité est, à la paix, un caractère intrinsèque— & Aileas, Kieran, Arcturius, libre
08.09.16 11:10

L'éphémérité est, à la paix, un caractère intrinsèque.




Journée pluvieuse. Temps maussade. Temps affable.

Le livre est plié en deux dans ma main. L’air est trop chaud, fait des respirations partagées. Étouffant, j’ouvre la fenêtre, mon coude posé sur son rebord. J’observe le brouillard. Ce paysage m’a toujours rendu morose. M’a un peu fait rêver, un jour. J’étais au bord du lac, le coucher de soleil était rouge, ou orangé. Et elle était là, de long cheveux blonds cascadant sur ses épaules. Elle souriait. J’ai rêvé un jour, de cette magnifique imperfection. Elle n’avait rien de trop joli ou de trop parfait, je ne me serai pas retourné vers elle, je ne l’aurais même pas regardée. Oui, j’avais rêvé un jour, que j’aimais. Mais dans le nébuleux de la pluie, le froid de l’automne, il n’y a rien à voir. Que du noir à broyer, que de l’abstrait à penser. Langue qui claque contre mon palet. Tourné de trois quarts, je me retourne vers la vie, le salon commun. Et c’est tous les ans la même rengaine. Ils se regroupent et discutent, ils se regroupent et s’amusent. Jouent aux échecs, s’indignent, s’enlacent, se surprennent. Tous les ans c’est la même rengaine.
Et que le temps semble long.

Il y a ce bruit apaisant, celui de la tristesse monotone des jours de pluie. Cela rend des personnes moroses; d’autres se tordent de rires et de folie. S’oublient. Il y a du monde, le parc n’est pas si accueillant, les jours gris. Les rires sont revenus. La bonne humeur, aussi. Ne leur avais-je pas dit ? La mort s’est déjà faite oubliée. Le pathétique s’est envolé. Effacé. Gommé. Les plus jeunes parlent de Quidditch. Les plus vieux de futur. Ironique. Et s’ils entendaient Arya, sauraient-ils à peine de qui je parlais ? Le poids paresseusement sur mon coude, une jambe croise l’autre, mon pieds est posé sur le mur. Ma lecture reprend. Je n’y cherche pas de réponse, que des questions. Chercher exige une patience, une attente. L’attente du temps, la patience de le voir s’écouler sans sourciller. Et qu’il est long. Qu’il est fade. Qu’il est gris; comme une météo instable. Un livre laisse l’illusion qu’il s’accélère. La conversation, également. Mon regard se relève vers la salle agitée.

Certains entrent, d’autres sortent, claquent la porte derrière eux. Comme si elle leur appartenait. Illusions, rien ici n’était à eux, pas même leurs oreillers. Ne s’en rendent-ils pas compte ? Mon pouce se pose sur ma lèvre, j’observe. Mon esprit fait le vide, j’ai terriblement envie d’une cigarette. Le sourire s’éprend de mes lèvres. L’ironie d’un médecin fumeur avait quelque chose qui me plaisait; j’enlaçais la mort comme une vieille amie, elle que je verrai tant de fois s’abattre sous mes yeux. Ne fallait-il pas une tâche noire à mon portrait trop droit, peint d’une finition exemplaire. Pull sur chemise dont le col sortait, lisse et parfait. Pantalon droit d’uniforme sans un pli mal formé. Chaussure cirée, toujours, je les observais l’air rêveur, l’air désespéré. Le nombre d’élèves ne me dérange pas, je l’apprécie à sa juste mesure. Celle de la vie. De l’inconscience. La leur. Pitoyable mais heureuse. Qu’ils s’enferment dans leurs rêves. Ils ne pourront qu’en être déçus un jour venu. Mon ongle claque contre ma dent, une grimace imperceptible, rapidement effacée par le placide, s’empare de mes lèvres. Les Nails sont ici.

J’ai eu le temps d’entendre, d’apprendre les responsables de la tâche sur ma chemise. Le frère avait suivi la soeur. Peut-être était-ce cela, la fibre fraternelle. Je me le demande encore, parfois, pensant à Corvus. Cela s’agite derrière moi; je pose mon deuxième coude sur le rebord de la fenêtre, me tourne entièrement vers la salle, observe le canapé à un mètre de moi en détail. La brésilienne est ici, toujours aussi discrète. Son anglais, toujours aussi mauvais. Au moins fait-elle l’effort de l’apprendre. Ma langue pousse ma joue alors que j’expertise l’équipe de bras cassés. Aucun ne me plait. Aileas Nails est disgracieuse, son regard n’a rien d’intéressant et ses paroles ne se montrent jamais très jolies, je la qualifierais de médiocre. Kieran Nails lui, c’est physique. Né pour emmerder, trop idiot pour se rendre compte que sa vie ne tient à rien, qu'il n'a que la médiocrité pour parente. Quant à la troisième, certainement est-elle la plus à même de se montrer intelligente. Si seulement sa langue tournait sept fois dans sa bouche avant de parler.

Je sens ma bouche s’étirer doucement. Eugène et Alfred s’amusaient, et le faisaient bien. Je m’amuse de leur répartie enfantine, et ne retenant pas un rire moqueur, ostentatoire, je me retourne de nouveau vers le paysage derrière la fenêtre ouverte. Malicieux, narquois. Je garde le sourire grand, caché de leurs regards, l’oreille à l’affût de la conversation. Six ans dans le château, six ans à les observer. Les tableaux n'avaient plus de secrets, leurs noms me parlaient, leurs conversations parfois, étaient intéressantes. Il aurait été si aisé, de leur dire de se taire; mais l'envie d'en rire un peu plus était assez présente pour que je ne bouge pas de mon rebord de fenêtre, que je me contente de rire. De la voir se ridiculiser. Ce n'est pas bien méchant, c'est bon enfant. Je n'ai pas envie de partager une parole avec les Nails. Pas envie d'avoir une nouvelle migraine. De remarquer encore, qu'ils ne valent rien. Que leur éducation est bidon. Moins que rien. Je ne douterais pas de quelques tâches de chocolat sur le bord de leurs lèvres, de chaussettes réutilisées dans leurs chaussures. Je grimace. Ils me dégoutent. Mes yeux sur les lignes, je tente de reprendre ma lecture abandonnée pour chasser l'horreur qu'ils incarnent dans mes pensées. La compagnie de quelques accromentules me semblait plus agréable que celle des roux derrière moi. Ma langue claque de nouveau contre mon palet.  Qu'il était triste de faire autant pitié. D'autant dégouter. Le marquis de Sade me réconfortait dans l'horreur. Comme moi, il avait été voué à l'anathème. Sade était passionnant, captivant, fascinant.

Les Nails ?
Écoeurants. Repoussants.





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Re: L'éphémérité est, à la paix, un caractère intrinsèque— & Aileas, Kieran, Arcturius, libre
08.09.16 12:47




L'éphémérité est à la paix un caractère intrinsèque



On s'entasse dans le salon. Les jours de pluie c'est la déprime, tout le monde cherche un coin quelque part, en temps normal les couloirs font très bien l'affaire mais avec toutes ces armures qui rôdent et le froid menace on se retrouvait tous agglutiné dans les quelques salles à disposition. Le monde, le bruit. C'était vivant, un peu réconfortant. J'adorais ce genre d'ambiance un peu chaotiques. Des cris, des rires, on capte des regards, on s’intéresse à des brides de conversassions. On en comprend pas le sens mais on en sourit quand même.

J'étais en compagnie d'Ana et d'Aili, embarqué ensemble pour passer le temps jusqu'au prochain cours. Pour une fois c'était la Brésilienne qui brillait par sa présence. Un discours engagé et passionnée sur son merveilleux pays et tout ces aspects qu'on ignorait tout simplement. Rencontrer Luica c'était comme prendre conscience que le monde sorcier existait au delà de Poudlard ou de Londre. Aili et moi on connaissait pas tout ça, quand on était pas ici, on était dans le monde tout ce qu'il y'a de plus moldu. On le connaissait bien d'ailleurs, peut être un peu trop, c'est pour ça que les récits de la brune et ses yeux noir me semblaient toujours tellement passionnant. Accroché à ses lèvres, je n'en perdais pas une miette même quand le sujet était aussi banal que le marché de l’engrais magique et le taux de production agricole brésilien. Les sorciers d'ailleurs, même au bout du monde, finalement comme tout le monde.

Souriant, j’acquiesçais de temps en temps, osant des questions, quelques remarques pour animé de plus bel ce débat visiblement très important pour la gryffonne. Elle faisait encore quelques erreurs de prononciation, certain mots lui échappaient mais j'étais impressionné par l'effort. Effort que certains étaient simplement incapable de voir. Peut être qu'on aurait pas du s’asseoir si prêt de ce tableaux.. mais c'était le seul endroit ou on pouvait poser ses fesses sur un coussin. C'était pas gratuit ça, fallait supporter d'entendre les Laurel et Hardy de Pouldard piailler encore et toujours. Les éternelles querelles. Chaque jours c'était pour une raison différente.. C'est leurs façon à eux de passer le temps. Passer l'éternité dans un tableau ça devait être ennuyant à mourir.

La pauvre Lucia s'était retrouvé embarquée dans leurs dispute. J'aurais aimé l'avertir de ne pas faire attention à eux mais fallait bien qu'elle apprenne toute seul aussi. Enfin, ça m’empêchais pas de voler à sa rescousse quand les deux énergumène décidèrent de s'en prendre à elle. Y'en a qu'on honte de rien et qui se moque un peu trop facilement des gens. Et je parlais pas que des clown dans leurs toile. Dewitte était là pas loin, même s'il la fermait pour une fois, sa simple présence était aussi agréable que de se foutre une pomme de pain dans le derche. Mais j'avais pas envie de perdre mon temps avec ce type, il en valait même pas la peine.. en plus il fallait que je prête main fort à ma consœur qui semblait prête à casser quelques rotules, dommage que ces messieurs ne soient que de peintures.

« Oh les mecs. On se calme là. Déjà vos techniques de dragues elles sont carrément plus à la mode. En plus j'ai de la peine pour la jolie demoiselle planquée derrière les feuillages là bas qui se retrouve avec un boudin sur pattes et un valet mal fringué comme seul voisins. Non sérieux.. Calmez vous.. et puis si vous présentez pas des excuses à mon amie tout de suite je reviens cette nuit pour vous dessiner des moustaches et un nez de cochon pendant votre sommeil. »

Grand sourire, j'avais l'air tellement sérieux que j'espérais bien les faire un peu flipper. Puis j'étais capable d'une telle connerie, bon, fallait quand même maîtriser l'art de la peinture magique, mais j'avais quelques connaissances qui se seraient fait une joie de m'aider. Y'a toujours du monde quand on parle de venger une jolie fille.
Et y'a toujours du monde pour s'en moquer aussi.

Dernière moi, Dewitte continuait de soupirer et de claquer sa langue de vipère. Peut être agacé par je ne sais quoi ou juste le besoin de se faire remarquer. Il peut pas rester terré dans le trou qui leurs sert de dortoir ou quoi ? Je voulais rester calme, mais face à ce mec tout tentative de self contrôle était en vain. Je m'étais retourné un peu brusquement pour planter un regard chargé de méprit sur le serpentard tiré à quatre épingles.

«  Il a un problème le névrosé là? Qu'est ce que t'as ? T'as besoin d'aide pour t'enlever le Nimbus que t'as dans le cul c'est ça ? Si tu demande gentiment moi je veux bien t'aider. »

J'en ricanais un instant sans le quitter des yeux. Porté par l’arrogance et le dédain que ce type , je lui aurait bien fait manger son livre. Je suis quasiment certain qu'Aili allait s'en charger, ou peut être le couvrir de cloques comme elle semblait aimer le faire avec les vert.. Il avait encore une chance de s'en tirer en décidant de se tirer de là et d'aller faire chier un peu plus loin histoire de nous épargner le labeur de sa présence. On peu toujours espérer.




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Re: L'éphémérité est, à la paix, un caractère intrinsèque— & Aileas, Kieran, Arcturius, libre
09.09.16 5:43


L'éphémérité est à la paix un caractère intrinsèque;
ft. Lucia, Kieran, La petite merde;

Cette nouvelle année s’annonçait ardue. Double cursus, signifiait plus de devoirs et mes économies ne me permettraient pas de payer bien longtemps Anton pour les faire. Donc, je devais me mettre à la tâche à chacun de mes moments libres. Même entre deux cours. Même aux repas. Même après le couvre feu. Puis, il y avait tellement de gens pour me botter le derrière que je ne pouvais pas faire autrement. Je gribouillai partout dans mes livres, ajoutant notes et explications, essayant de me donner des trucs de mémorisation, même pour les informations les plus simples. On m’avait presque refusé le double cursus et j’avais dû promettre à mon directeur de maison que j’allais tout faire pour réussir. Mes résultats, assez bof, étaient la cause du doute de mon choix scolaire. Mais le double cursus était l’unique moyen que j’avais d’être avec Kiki. Cinq cours. Suffisamment pour passer la moitié de mon temps avec mon frangin.
Du coup, je devais traîner encore plus de temps avec lui en dehors des cours. Et traîner avec ses amis. Comme Lucia. Elle était sympa, un peu chiante à comprendre, mais reste qu’elle avait la faculté de ne pas parler quand on matait des séries ensemble dans la salle de classe de Solberg. Car oui, je me gardais un peu de temps pour ça. Il me fallait ma dose hebdomadaire pour rester saine d’esprit.
Nous étions les trois réunis dans le salon commun. C’était bruyant et il y avait beaucoup de monde, mais je réussissais malgré tout à me concentrer sur mon livre de métamorphose. Le nez quasiment collé sur mon livre, je relisais mes notes du dernier cours. Assise en petite boule dans mon fauteuil, j’avais enlevé mes converses pour être plus confortable. Même que j’avais glissé mes mains dans mon pull trop grand afin d’être confortable à 100%. Manquait uniquement de la musique et ce serait parfait.
La voix de Kiki brisa néanmoins ma bulle et je relevai les yeux de mon livre. Il menaçait les tableaux. Par Merlin, Kiki… Je roulai des yeux et m’apprêtai à retourner à la lecture quand un rire me perça les oreilles. Arcturus Dewitte. Le mec que je détestais le plus dans cette école. Même Green n’arrivait pas à sa cheville.

« Laisse tomber Kiki. Aussi bien trouver une âme à un détraqueur. »

Petit sourire en coin, hautain. Juste à le voir, j’en étais dégoûtée.

« De toute façon, le nimbus est tellement bien enfoncé dans son cul que tu ne le trouverais même pas. »
© nemoe sur epicode



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Re: L'éphémérité est, à la paix, un caractère intrinsèque— & Aileas, Kieran, Arcturius, libre
12.09.16 13:59



Paix, éphémérité, blablabla
ft. Aileas, Kieran & Arcturius


« Bien dit Kieran ! » Pensa Lucia, les bras croisés, le sourire satisfait bien que vexée de son inaptitude à leur ferme le clapet, pendant que, brique par brique, son acolyte démontait la superbe de ces deux goujats. Son regard se reporta finalement sur ces derniers, attendant leurs excuses de pieds fermes, ou plutôt d’arrière-train ferme puisque ses pieds souriaient à cet instant aux cieux, ce qui lui faisait par ailleurs assez mal aux abdominaux. Quelque part elle enviait Aileas qui, grâce à ses écouteurs, n’avait pas à ne serait-ce que tolérer ces déblatérations ô combien futiles. Un scotch bien placé sur leurs lèvres prophétesses d’âneries mettrait-il faim à leurs insupportables commérages ? C’était là une idée plus que réjouissante, une idée qu’elle mettrait peut-être à l’oeuvre un de ces jours. Et voilà que leurs yeux exorbités et offusqués se posaient sur Kieran; combien de fois leur avait-on ainsi manqué de respect dans leur frêle existence peinturesque, dans leurs costumes grotesques - sans doute leur peintre avait-il voulu se venger d’un affront sur quelques-unes de ses créations, dont le grotesque était tordant, sauf le respect qu’elle (ne) leur devait (point).

Et puis elle les entendit, les odieux soupirs, les claquements de langues agacés et tout aussi agaçants. Elle ne savait pas encore mettre de nom sur ces faits, mais elle savait qu’à son ouïe ils étaient détestable. Elle imita Kieran et se tourna rapidement elle aussi, manquant à nouveau de perdre l’équilibre. « Le névrosé ». Soit, sobriquet adéquat puisque l’énergumène en question n’était, en effet, pas des plus commodes. Une froide prestance, une gestuelle exécrable, une agaçante distinction. Quelque chose lui disait que c’était lui qui en avait pâti lors de la cérémonie de répartition, à coups de tomates et de pichets d’eau, avant que les Sigmas ne fassent trembler le château. Sigma, sigma… En était-il un ? Peut-être était ce visage qui se prêtait si bien à ses masques dorées, cette attitude qui semblait taillée pour ces robes immaculées. Peut-être était-ce aussi ces insultes qui semblaient si avérées. Lucia se retint à grande peine de pouffer sottement de rire. Elle ne connaissait pas suffisamment d’injures ni de réthoriques anglaises pour pouvoir piquer comme Kieran et Aileas. Pour le cas de cette dernière, elle se demandait si le fait que la salle des moldus ait été détruite par les SIGMAs n’y était pas pour quelque chose dans son humeur plus froide et pinçante que d’ordinaire. Mais ces deux-là formaient une belle paire, et Lucia s’estimait plus qu’heureuse de compter parmi leurs amis plutôt que leurs ennemis. Et ils avaient on ne peut plus raison; le salon commun avait vocation à être animé de discussions et de rires; s’il râlait contre l’absence de silence, peut-être sa place était-il plutôt à la bibliothèque, voire dans les cachots - qu’elle ne manquerait pas de visiter un de ces quatre.



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Neutre & Sigma


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Re: L'éphémérité est, à la paix, un caractère intrinsèque— & Aileas, Kieran, Arcturius, libre
12.09.16 21:55

L'éphémérité est, à la paix, un caractère intrinsèque.




Les Nails dans leur splendeur, qui se montrent vulgaires et plein de rancoeur. Toujours le livre à la main, je me retourne vers eux, les lorgne un instant. Une vache dans son canapé et un troll qui me regardent. Heureusement, la brésilienne remontait un peu le niveau de pitié de cette scène, mais à y regarder de plus près, ses fréquentations avaient tout du pitoyable et auraient du être revues. Mais je reconnaissais cela à la fille Nails : un détraqueur surement, aurait plus de pitié que je n’en éprouverai le jour où ils mourront d’une malencontreuse explosion. Et j’aurais bien préféré que l’on m’enfonce 100 Nimbus dans le cul plutôt que d’être un centième de ce qu’ils étaient. Le déplorable à l’état pur.

- Plutôt ta soeur que toi, Nails. Elle a l’air de bien savoir où chercher, qui plus est.

Le sous-entendu me répugne, et je ne le cache pas d’une grimace dégoutée, le haut de mes lèvres se redresse succinctement, mes narines se dilatent. Quelle allusion répugnante. Mes deux coudes se posent paresseusement sur le rebord de la fenêtre, mes jambes se croisent. Je cogne doucement le rebord de mon livre contre le mur sous la fenêtre, d’un rythme régulier. Je me demande bien ce que pense la brésilienne des anglais ; la débilité des Nails aurait du la faire fuir depuis la rentrée. Pire; elle aurait même du retourner dans son pays. Comment apprécier la compagnie de tels abrutis, je penserai à lui demander son secret si l’occasion se présente. Quoi que la réponse ne serait pas surprenante : il suffit d’être aussi ridicules qu’eux. Mais son silence prouve une certaine brillance de pensée. Ou au contraire, un manque de vocabulaire navrant.

- Ton comportement est terriblement plus névrosé que le mien. Je me fous bien de te poser un problème ou pas. Partager le même air que toi me dégoute, je reste assez distingué pour te tolérer tant que tu tais ta pitoyable grossièreté.

J’exonère la brésilienne de ces dires; sa soeur peut elle, en revanche, se sentir visée. Quoi qu'elle sera surement trop stupide pour même y penser. Elle ou lui, lui ou elle, on ne sait pas trop lequel. Elle est trop masculine, lui ne ressemble tout bonnement à rien. A-t-il seulement pensé à se laver les mains, une fois de la journée ? J’en frissonnerais d’horreur. Mes mains s’agrippent au rebord, je me glisse assis dans l’encadrement de la fenêtre. Un pied se pose sur le genou opposé. Je me souviens de la tomate dans ma nuque, et l’envie de le voir crier de douleur me démange dans un discret rictus peut-être névrosé.

- Je ne suis pas encore interdit des lieux communs. Si ma présence te dérange, tu peux te casser.

Et je ne bougerai pas un doigt de plus pour la joyeuse blague sous mes yeux. L’avant-bras posé sur ma cuisse, bouquin en main, je reprends ma lecture, un pouce venant nerveusement se poser sur ma lèvre. Ils ne changeraient pas. Et l’on s’étonne alors que les sigmas n’en veulent pas dans leur monde. Qui voudrait de gens aussi stupide à leurs côtés. Si ce n’était la brésilienne. Mon regard remonte vers elle.

- Tu devrais revoir tes fréquentations.

Sans omettre l’idée qu’elle ne traine une seconde avec moi; les complaintes de son existence ne m’intéressent pas.



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Re: L'éphémérité est, à la paix, un caractère intrinsèque— & Aileas, Kieran, Arcturius, libre
13.09.16 11:35




L'éphémérité est à la paix un caractère intrinsèque



Aili s'était réveillée. Le temps d'une réplique. Un petite provoque lancé au visage du Serpentard et ses grands airs. Lucia quand à elle restait silencieuse, observant, se distrayant un peu en étirant un sourires aux insultes. Peut n'avait elle pas spécialement envie d'entamer un pugilat avec un éminent vert, surtout si tôt. Elle cherche encore ses marques mais je suis quasiment certain que c'est pas avec des mec comme Dewitte qu'elle les trouvera. L'autre avait régit, il avait ce regard dégoûté, presque las. Pourquoi les Serpentard avaient tous cet air suffisant ? C'était fourni avec l'uniforme ? Il tente sa chance, provoque ma soeur en premier, suggérant qu'elle devait certainement avoir une meilleur expérience des fondements masculins que moi. L'ironie me tira un sourire ainsi qu'un regard en biais vers ma rouquine de frangine, la défiant peut être d'oser une réplique à cette connerie. Je suis certain que ça la démange...

L'autre poursuivit, mêlant grimaces à son discours éloquent. Le méprit, le dégoût, l'affront qu'on lui fait en existant. Impérieux comme un petit prince, il voudrait peut être qu'on le remercie de sa tolérance et qu'on débarrasse le planché qu'il avait décidé d'investir pour on ne sait quelle raison. J'étais quasi certain que ça le faisait chier d'être ici au milieu de l’agitation un peu trop étouffante de la horde d'élèves. Mais il est comme ça Dewitte. Comme le soir de la répartition, un besoin incessant de se faire remarquer, de s'imposer quand l'attention se détourne de sa personne. Un ricanement lors d'un deuil. Des soupirs lors d'une conversassions amical. Toujours là où on l'attend pas. Surtout où on l'attend pas. Tout ça pour finalement balancer qu'il se fiche bien d'importuner le monde. Évidemment. Pourquoi serait il encore ici sinon ?

Assis sur le rebord de la fenêtre, il nous toisait encore un instant, satisfait de son effets. De ses mots. Mots qui glissaient allègrement sur la carapace de mon indifférence. La rengaine sur les nés Moldu, le dégoût qu'on peu éprouver pour certaines personne, on le vit depuis longtemps. Les sang purs n'ont rien inventés. Brimé parce qu'on est roux. Moqué parce que notre mère avait foutu le camps. Détesté parce qu'on a l'audace de s'afficher avec des hommes. Méprisé parce qu'on est pas né dans la bonne famille. On trouve toujours quelque chose quand on veux blesser. Franchement, c'était triste de voir que finalement, ça ne changeait jamais vraiment.
Mais je me prend au jeu.  Avec lui comme avec tout ceux qui jugent ce qu'on est, ce qu'on aime ou ce qu'on défend.

« Aaah... Je crois que mon coeur se brise... »

Le regard tourné vers Lucia, je mimais la chute tragique d'une drama queen s'étalant au sol après le s'être fait rejeter par l'élu de son cœur. Un jour on me donnera un Oscar pour ce genre de truc. Gisant aux cotés de la Brésilienne et ses grand yeux, je feignais une tristesse insurmontable, le revers de la main posé sur le front, l'autre crispée sur ma poitrine.

« Tellement de haine, mon coeur explose. Je vais jamais m'en remettre...  Lucia ! Ne me quitte pas ... Dewitte est si méchant... ma vie n'a plus de sens»

Trois secondes et demis avant de craquer. J'éclatais de rire en regardant les filles sur le canapé avant de glisser mon regard vers le vert perché sur sa fenêtre. A l'envers il avait l'air presque sympa. Presque.

« C'était putain d'intense ce que t'as dis j'crois que je vais chialer. Original. Frais. Pas comme si on entendait ça de la bouche des verts quasi chaque fois qu'on en croise un. Vous les préparez à l'avance vos discours ? Y'a quoi .. des genres de réunions de serpent autour d'une tasse de thé ou on échanges des idées sur ce qu'on va baver la semaine prochaine... On doit se fendre la gueule, je suis jaloux. »

Je me relevais dans un grognement d'effort en tendant la main à la rouge pour qu'elle m'aide à me redresser. Je crois que personne n'aurait vraiment de mal à imaginer les vert en comploteurs mesquin à cracher leurs mépris du monde entre deux tasses de thé. Fallait bien s'occuper. Chez les Gryffons on donnait dans les rap battle très matures et distingués. Du bruits de la testostérone et beaucoup de classe. Chacun son truc. Mais j'en avait pas finit avec lui. Un regard accédé braqué sur les yeux froid à quelques pas de là. Il ne bougeait pas. Il ne bougerait pas. Alors autant se résigner à l'avoir dans les pieds pour le reste de l’après midi. C'est lui qui l'a voulu après tout.

« On ea casse.. tu te casse.. Bon. On a cas tous rester là et puis comme notre conversassions avait l'air de vachement t’intéresser autant continuer. »

Un pas après l'autre, je m'approchais de la fenêtre qui lui servait de trône. Rictus aux lèvres et une arrogance à peine voilée au fond des yeux. J'avoue que je prenais un malin plaisir à envahir son espace vitale puisqu'il avait l'air de détester ça. Partager le même air que lui. S'il part pas tout seul dans deux minutes il aura au moins l'avantage de grimper de quelques points dans mon estime. Une preuve de stoïcisme et de sang froid mémorable.

« Tu sais si tu tiens vraiment à me regarder avec cet air de dégoût je devrais au moins te donner une bonne raison de le faire. »

D'un mouvement vif et profitant que sa main était occupé par un livre et non une baguette, je franchissais la limite de son espace vitale, balayant toute notion d'étique ou d'intimité en venant outrageusement coller ma langue sur la joue pâle du serpent. La boule métallique y glissa une seconde, le temps d'un affront. Un contacte au goût provoquant mais il le cherche un peu trop avec son air de prince des glaces. Satisfais, j'en ricane une seconde. Une seconde avant qu'il ne réplique, qu'il riposte, qu'il s’énerve ou qu'il s'en aille. S'il s'en moquait simplement, j'avais tout un tas d'autres truc à lui servir. Ou peut être que je me contenterais de le pendre par les chevilles par la fenêtre. J'avoue que j’hésitais un peu.



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Re: L'éphémérité est, à la paix, un caractère intrinsèque— & Aileas, Kieran, Arcturius, libre
18.09.16 23:01

@Aileas Nails a écrit:

L'éphémérité est à la paix un caractère intrinsèque;
ft. Lucia, Kieran, La petite merde;

Mes yeux ne devinrent que deux fentes. Si je pouvais tuer d’un seul regard, la tête de Dewitte serait déjà en train d’exploser. Car contrairement à ce qu’il pouvait penser, je n’étais pas stupide. Je les comprenais fort bien tous ses petits sous-entendus à deux noises. J’hésitai à répliquer, mais Kiki me devança et je le laissai jouer les idiots. Même que je préférai retourner à ma lecture. Après trois ans, on apprenait à vivre avec des cons dans le genre de Dewitte. Mon frangin sortit ses talents d’acteur pour amuser la galerie, soit Lucia, et ridiculiser les efforts du Serpentard à nous insulter. Il rigola même de ses pitreries. De mon côté, j’avais légèrement souri avant de replonger mon nez dans ma lecture. J’avais mieux à faire que de m’occuper d’un mec qui se croyait tout droit sorti du cul de merlin.

« Ils doivent jouir à simplement entendre le son de leur voix. » glissais-je au milieu de leur conversation.

Dès que mon frangin se mit en mouvement, je sus immédiatement qu’il préparait une connerie. Mais puisque c’est mon frangin, et puisque c’était contre cette triple buse, je devais être prête à le défendre quoi qu’il m’en coûta. Une colle peut-être. J’eus un regard rapide sur le salon commun. Aucun préfet, aucun prof. Lentement, je glissai ma main dans ma poche pour en tirer discrètement ma baguette magique.
Evidemment qu’il pousserait l’audace jusqu’au bout. Sinon Kiki ne serait pas Kiki. Une langue bien gluante sur la joue. Chez les Nails, nous avions l’habitude de ce genre de blagues. Un doigt mouillé dans l’oreille, un bisou sonore pour énerver l’autre, une langue sur une joue, cela faisait partie de notre quotidien familial. Ce ne devait pas être le cas de Dewitte.

« J’pense que l’autre joue est jalouse. »

Malgré cette bonhommie apparente, je fixai les mains du Serpentard, prête à réagir à la moindre menace de sa part.
© nemoe sur epicode



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