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Bienvenue sur Firewhisky les sorciers ! On espère que vous allez bien, et que vous êtes près à swinguer au rythme des trompettes ! À Londres Magique, nous sommes en Mars 2017 ! Les oiseaux recommencent à chanter et les mimosas sont en fleur, bon courage pour les allergies. Il est 12 heures, l'heure des news !

15.03.17 — Après un an d'aventure extraordinaire à vos côtés, Firewhisky ferme définitivement ses portes. Retrouvez plus de détails ici, et écrivez la fin de votre personnage par là !
26.02.17 — La MaJ #6 est finiiie ! Retrouvez tous les détails de ce qu'il s'y est passé par ici ;)
02.01.17 — La MaJ #5 a été effectuée ! Retrouvez tous les détails de cette dernière par ici !
19.09.16 — Le journal de FW reprend ! Participez-y en écrivant un article. Plus de détails ici.
04.09.16 — Une MàJ a été effecutée ! Retrouvez tous les détails ici
18.08.16 — le forum sera inaccessible du 02/09/2016 au 04/09/2016 pour une nouvelle mise à jour. On sait, on en fait beaucoup, mais il faut encore se préparer à de gros changements....













Utérus de cristal [PV Marvel] - Terminé


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 Utérus de cristal [PV Marvel] - Terminé

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Hibou & Sigma


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Utérus de cristal [PV Marvel] - Terminé
17.09.16 22:23

Clang

Clang

Clang Clang Clang

Une armure boite.

Clang

Clang

Clang Clang Clang

L’énorme dortoir noir.
Le cauchemar clair.

Clang

Trop d’humains. Trop de fer.

Clang

Trop de bruits…

Clang Clang Clang

Le long des yeux, les draps blancs.
Paupières béantes, Cecil regarde le faux plafond.
Cinq heures du matin. Il devrait sommeiller comme les autres.

Il se lève.
Le renard roux couine.

- Chut.

L’esprit embué de fatigue. Il caresse son ami. La main molle. La nuque humide. Le pyjama qui a glissé à moitié de ses épaules. Un frisson. Il replace son pyjama. Le mouvement le réveille tout à fait.

Clang… … … Clang… … … Clang… … …

Oh, ce battage de rythme et de métal…

Le front douloureux. Les tempes pénibles.

Il passe une main sur le front.



Impossible de…

Il se glisse hors de son lit de fortune. Il se faufile dans le noir énorme. Sans bruit, sans hâte, il louvoie entre les corps endormis. Si les sigmas attaquent maintenant et ici… Quel carnage…

Il descend l’échelle.
Pieds nus.
Les barres en travers des plantes des pieds.
L’échelle tremble.
Ses pieds tremblent.
Le reste de ses membres aussi.
Ne pas tomber…

Clang !
Clang !
Clang !


Une armure apparait au pied de l’échelle. Elle lève la tête. Elle rutile dans le sombre. Elle le regarde de ses yeux de fer. Elle tend un bras. Un doigt accusateur. Quel jugement pour un élève qui quitte son lit ?

- Je… Je ne me sens pas bien…

L’armure baisse son doigt.
Immobile. Juste une armure. Juste du métal.
Horrible chose.

Cecil continue à descendre l’échelle.

Le dodu de la plante de ses pieds touche le sol. C’est froid. Il frissonne. Un mauvais présage… ? Mais non. Pourquoi devrait-il ? Il marche vers la sortie. Besoin d’air. Besoin de lumière. Besoin d’étoiles et de rêve éveillé.

Clang !
Clang !

- Mh ?

Ces pas derrière lui… Il se retourne. L’armure marche vers lui. Aurait-elle changé d’avis ? Mais les armures sont là pour le protéger. Les armures se soumettent au directeur, aux professeurs. Les armures sont des amies.

Dans sa main, une lance.
A son bras, un bouclier.
Horrible chose.

Cecil court.

Clang !
Clang !

La chose se rapproche. Cecil court. Pousse la porte. Le grand couloir….

Clang !
Clang !

Dans son dos, un léger déplacement d’air. Elle est proche. Si proche…

- Non !

CLANG

Une main glacée sur sa bouche. Soulevé du sol. Emporté dans des bras d’alliage. Respiration coupée. Cecil a la panique fulgurante. Bom ! Tape du pied. Bom ! Tape du poing ! Bom ! Bom ! Tape de partout. Bom ! Bom ! Bom ! Bom ! Tape de tout.

Il accroche un bras. Il gigote. Il se démène.

Enfin, le bras glisse. Enfin, il peut respirer. Et dans le couloir, il crie.

- LAISSE-MOI !


Ant-man a écrit:
+20 pour Poufsouffle
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Re: Utérus de cristal [PV Marvel] - Terminé
18.09.16 21:23

But theres one sound that no one knows. What does the fox say? Ring-ding-ding-ding-dingeringeding! Gering-ding-ding-ding-dingeringeding! Gering-ding-ding-ding-dingeringeding! What the fox say? Wa-pa-pa-pa-pa-pa-pow! Wa-pa-pa-pa-pa-pa-pow! Wa-pa-pa-pa-pa-pa-pow! What the fox say?


Insomnie. Sa ronde était terminée depuis maintenant deux heures mais au lieu de donner le relais à ses collègues, Marvel faisait les cent pas. Comment pouvait-il roupiller, alors que la menace grondait si fort ? Même le ciel artificiel du plafond magique ne présageait rien de bon. Les nuages qui cachaient la fausse lune ressemblaient aux voiles des détraqueurs et les étoiles luisaient si faiblement qu'on aurait pu croire qu'elles-mêmes étaient en deuil. À ce rythme-là, les ténèbres allaient engloutir le monde tout entier.

Alors que son corps tremblait comme une feuille à cette idée, le professeur réalisa à quel point il était frigorifié. Avait-il seulement réussi à avaler le moindre aliment lors du dernier repas ? Non, bien sûr que non ! Il était bien trop contrarié, bien trop occupé à revoir en boucle la scène où lui et tous les autres membres du personnel avaient été désarmés en une fraction de seconde. Le sentiment d'impuissance était si fort que le jeune Solberg hurlait intérieurement. Une véritable torture mentale. Grimpant finalement l'échelle d'un lit superposé du côté des professeurs en manquant d'écraser le visage endormi de quelqu'un qui grogna en guise de protestation, Marvel pria pour que ce ne soit pas Koga. Si c'était le cas, il risquait de se faire zigouiller directement au petit déjeuner.

S'en suivit une guerre contre sa couette, puis son oreiller. Décidément, son voisin du dessous allait lui casser la figure le lendemain matin avec tout les mouvements qu'il faisait dans sa tentative ratée de sommeil. Les minutes s'écoulèrent, ou peut-être les heures. Marvel avait perdu la notion du temps, de toute façon. Quand au plafond ? Il virait vers le clair-obscur.

C'est un bruit étrange qui le fit sortir de son lit.
De quel animal est-ce que ça pouvait bien provenir ?
Tout le monde connaissait le hululement de la chouette, l'aboiement du chien, ou même le sifflement du serpent. Mais peu connaissaient le cri du renard. Après tout, il était bien rare d'approcher ces animaux pour de vrai. Pourtant, un élève avait la chance d'en posséder un.

Finalement, Marvel sauta dans le vide avec la grâce d'un rhinocéros amputé. Des râles de désapprobation se firent entendre. « Punaise, mais y'en a qui essaient de dormir ici ! », lui dit-on. Et il hocha la tête en avançant à reculons, les joues empourprées par la gêne. Quel empoté il faisait ! Et puis, il se diriga vers la source du bruit à pas feutrés tout en bloquant sa respiration pour éviter de faire d'avantage de vacarme. Il en avait assez fait pour ce soir.

« Qu'est-ce que ? » Un cri. Une négation bien distincte. Est-ce quelqu'un était en danger ? Ignorant son vœu de silence, Solberg finit par accourir vers la source du bruit. Après tout, ces monstres de fer faisaient bien plus de boucan que lui en se déplaçant. Ces armures vides de vie qui rôdaient pour leur donner l'illusion de la sécurité. De véritables cauchemars ambulants, selon lui.

Finalement arrivé face à ce gamin au visage trop familier, il voulait le questionner. Mais l'armure vide refermait déjà sa poigne sur le chérubin. Ces trucs n'étaient-ils pas censés protéger les étudiants des Sigmas ? Pourquoi iraient-ils attaquer un enfant aux intentions purement innocentes ? Est-ce que l'enchantement avait foiré ? Mais Marvel n'eut pas le temps de s'interposer entre les deux que déjà le tas de ferraille relâchait Cecil. « Immobilus », lança t'il un peu au hasard, visant bien évidemment à côté, à cause de la pénombre. Quelle équipe de bras cassés !

« Ok Cecil. Je vais te demander de ne surtout pas paniquer, mais-- je crois que cette armure veut te tuer. » Et sans lui laisser le temps de réagir, il attrapa la main du blondinet. « Maintenant, cours ! » C'est en sprintant comme un dératé qu'il l’entraîna dans un recoin de la salle où ils pourraient disparaître aux yeux du colosse de métal. Quelques minutes plus tard, leur ennemi avait disparu, repartant tranquillement faire sa ronde.

« Bon, je crois que nous sommes tranquilles jusqu'à l'aube. Mais on ferait mieux de pas trop bouger. » Planqué derrière le trône de fer, il mit sa main sur l'épaule de son élève comme pour le consoler. Ou se rassurait-il lui-même ?  « Toi aussi, Morphée a décidé de t'ignorer ? »

©Pando


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Re: Utérus de cristal [PV Marvel] - Terminé
24.09.16 0:45

Une inspiration.
Une chute.

Les dalles sous les pieds nus.
La liberté dure et froide.

Un cri.
Un sort.

Une voix connue…
Cette voix d’été. Cette tessiture humaine qui aime l’humanité. Toute de lumière vêtue, même dans le cri. Toute de joie éclatante, même dans la nuit. Une chaleur sonore dans un univers de silence et de chair glacée.

Cecil fuit vers la voix. Loin de l’armure, de son froid, de son fer.

- Monsieur Solberg…

Courir ?
Un ordre comme une peur avouée.

Une inspiration.
Une presque mort.

A-t-il peur, lui, Monsieur Solberg ? A-t-il les tripes qui se tordent, lui, Monsieur Solberg ?
Est-ce possible ?
Lui si grand ?
Lui si fort ?

Le monde blanchit. Courir dans le blanc. Dans l’absence de détails et dans l’absolu de la peur. Courir juste parce que la voix lui a dit de courir. Toujours droit devant. La main prise dans la grande main. Toujours dans le sillage de la haute silhouette un peu rousse, un peu pâle, un peu désarticulée.

Monsieur Solberg. Un roseau, une nervosité sensible.
Monsieur Solberg. Un homme, un automne encore estival.
Monsieur Solberg se cache. Cache Cecil. Cecil le regarde.
Monsieur Solberg pose sa main. L’épaule de Cecil.

Cecil se recroqueville. Les bras autour des jambes. Les mains presque sous les pieds.
Cecil ne sait plus. Ne veut plus.
Cecil est perdu dans le blanc.

Morphée…

- Morphée est lâche, oui. Ce n’est qu’un corbeau de nuit blanche.

Morphée a-t-il peur, lui aussi, derrière ses paupières, des géants de fer ?

Cecil triture la peau de ses chevilles. Pince. Griffe.

Une douleur. Enfin. Un élancement épidermique. Les nerfs effrités. Sous la peau, les terminaisons nerveuses sortent de leur apnée.

Un hoquet.
La réalité.

- Vous avez peur, Monsieur Solberg ?

La question fuse. Instinct de curiosité à assouvir. Reflexe contre le danger. Imbécile réflexe… Cecil se rend compte trop tard, quand la question est déjà posée, quand il regarde déjà le visage de Monsieur Solberg, quand il détaille déjà ses traits.

Il baisse la tête. Regarde les dalles grises.

Le gris contre ses cornées. Le gris pour laver les émotions lues sur le visage de Monsieur Solberg. La pierre pour effacer l’humanité.

Il murmure :

- Non, ne répondez pas, s’il-vous-plait.

Il s’assied sur le sol. Prend la main de Monsieur Solberg. La soulève. Se fait une place entre le bras et le torse. Monsieur Solberg a été son professeur pendant les mois de vacances. Il a écouté, parlé, fait rire. Il a été une source de faux-semblant familial. Dans une famille décomposée, c’était bien plus qu’espéré. Et maintenant, Cecil a un besoin de chaleur. Un besoin de tendresse pour contrer la pierre. Derrière le trône de fer, personne ne peut les voir.

La tendresse est moins honteuse quand les autres ne peuvent pas la voir.

- Je n’ai pas besoin de savoir.

Il ferme les yeux.
Le noir est moins dangereux quand quelqu’un est contre soi.

- J’ai besoin de rêver.

Il se raidit légèrement. Une idée éclot. Une petite idée lumière. Un souvenir surgi des souvenirs les plus gais et les plus doux.

Son dos se détache du trône de fer et de la source de chaleur. Cecil s’accroupit en face de Monsieur Solberg. La bouche sourit, au moins, à défaut de rire.

- Puis-je revoir le dragon dans le cristal ?


Beaucoup de lumière. Un peu de nuage.
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Re: Utérus de cristal [PV Marvel] - Terminé
25.09.16 21:25

But theres one sound that no one knows. What does the fox say? Ring-ding-ding-ding-dingeringeding! Gering-ding-ding-ding-dingeringeding! Gering-ding-ding-ding-dingeringeding! What the fox say? Wa-pa-pa-pa-pa-pa-pow! Wa-pa-pa-pa-pa-pa-pow! Wa-pa-pa-pa-pa-pa-pow! What the fox say?


Un corbeau de nuit blanche ? La métaphore était plaisante. Depuis l'arrivée des Sigmas dans sa vie, les cernes de Marvel étaient devenus violettes et son teint blafard. Mort d'inquiétude, il ne pouvait plus trouver le sommeil que quelques heures par nuit. Et vu ce qu'il venait de se passer, ça n'irait pas en s'arrangeant.

« Depuis quand est-ce que tu ne dors plus, Cecil ? », demanda t-il, en se mordillant les lèves d'un air soucieux. Quel égoïste il faisait ! Trop centré sur ses propres problèmes, il en avait presque oublié que ses élèves pouvaient être troublés eux aussi. « La connaissais-tu ? », aurait-il aimé lui demander. « Étiez-vous amis ? » Mais il avait trop peur de la potentielle réponse que pouvait lui donner son interlocuteur. Qu'elle soit positive ou négative, il était certain qu'il ne voulait pas l'entendre. Il était encore beaucoup trop tôt pour ça.

« Peur ? » Mais de quoi ? Peur de cette armure sans vie qui s'attaquait aux élèves sans raison ? Peur du noir ? Peur de cette foutue armée masquée ? Peur de ce qui pourrait lui arriver dans le futur ? Peur de la mort, peur d'attendre les bras ballants ? Peur de sa propre faiblesse ? La question était beaucoup trop vague pour qu'il puisse y répondre. Et il n'avait pas envie d'inquiéter d'avantage Cecil. Il en avait eu assez pour la soirée, à se faire poursuivre par ce colosse de fer.

« Tu sais, la peur est une réaction normale. C'est elle qui nous protège du danger, qui nous tient en alerte. Elle peut certes nous paralyser dans certaines situations, mais je ne pense pas que ce soit quelque chose de si mauvais que ça. »

Alors pourquoi tremblait-il à chaque fois qu'il se retrouvait seul ? Et pourquoi se sentait-il si impuissant face à son épouvantard qui ne cessait de changer de forme ? « Mais est-ce que toi, tu as peur ? » Peut-être qu'il voulait simplement être interrogé sur ses propres angoisses, afin d'ouvrir le dialogue.

Aux aguets d'une réponse de la part du Poufsouffle, Marvel sentit des doigts frêles se poser sur sa main. Et puis soudain, quelque chose de chaud s'installa tout contre lui. Avait-il seulement le droit de faire ça ? Que se passerait-il si quelqu'un venait à les surprendre ainsi ? Les rumeurs fuseraient forcément, surtout cachés comme ils étaient derrière le trône, en plein milieu de la nuit.

Et pourtant, le rouquin avait besoin de cette proximité et il ne pouvait s'y dérober. Comment pouvait-il repousser un geste si doux, si naturel ? Marvel n'avait jamais eu de petit frère, sa jumelle Mint l'ayant toujours protégé et considéré comme le cadet. Pourtant, ce soir il avait sentit son rôle s'inverser. Alors en bon Poufsouffle, il avait soupiré avant de refermer ses bras tout autour de lui. « Ne t'inquiète pas. On finira par trouver une solution. » Ou du moins, il essayait de s'en convaincre.

« Le d-dragon ? »
La simple mention de cette créature lui donnait une impression de malaise. Pourtant, il savait que l'autre avait besoin de se faire réconforter.

« Tu sais, ma boule de cristal n'est pas encore tout à fait à point... Elle pourrait te montrer quelque chose de totalement différent ce soir. Je ne sais pas si c'est très... avisé après cette intervention. Tes peurs pourraient se matérialiser sous la forme d'un film ». Pourtant, il avait lancé un accio et posé l'objet juste devant eux, sans pour autant rompre le contact.

« En es-tu vraiment sûr ? » Quelque part, il espérait que l'autre lui réponde que oui. Après tout, Marvel adorait tester ses nouveaux jouets.

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Re: Utérus de cristal [PV Marvel] - Terminé
11.10.16 2:02

Les gens dorment. Le gens bruissent. Dans leur sommeil de soie sauvage, ils laissent échapper une part de leur essence. C’est une cendre d’eux qui monte dans l’air. Ce qui reste de leurs jours consumés dans la nuit froide. Il flotte une brume humaine consciente, lente et échevelée.

Cecil la perçoit malgré son écorce de civilité. Certaines âmes sont trop perméables pour se vêtir d’une pellicule de plastique. L’âme de Cecil est de celles-là, toute en voile de coton et en trame invisible. Il se laisse bercer par le songe des autres et leurs bruits sourds et leurs quasi immobilités.

La chaleur du professeur est une houle tiède, aussi, près de lui. A sa droite, la grande source de chaleur, le rayonnement diffus d’un phare de brouillard, à peine filtré par les douces fibres d’une distance ténue.

En fermant les yeux, la multitude des choses disparait. Il ne reste que les sentiments de délicatesse et les impressions marines. Alors on peut poser des questions remplies de mots raides et farouches. La texture de la nuit a pris trop de tendresse pour laisser les mots la déchirer.

« Mais est-ce que toi, tu as peur ? »

Cecil glisse le bout de son doigt entre la frontière de son épaule et le bras du professeur. Il redessine les contours pour imprimer la protection éphémère dans ses nerfs de coton. Son doigt glisse le long de son bras. Il chute sous son poids et le poids de la question.

- J’ai la peur volatile. Elle dépend de la présence des autres.

Après une réponse, il y a toujours un trouble. Les secondes sont corrompues, elles passent plus vite. L’air s’onde le temps de laisser à une présence de décider la suite. La suite de la question ou la suite du silence.

- Là ça peut aller.

« Ne t'inquiète pas. On finira par trouver une solution. »
- Oui…

Un oui automatique, comme dans les contes de fée. Les réponses sont simples avec une bonne marraine habillée de froufrous moirés à ses côtés. Il faut croire à la rêverie du monde, se dit Cecil. Il jette un coup d’œil au professeur. Cette marraine-là est fort rousse et fort charpentée, mais elle fait bien l’affaire.

Le professeur pose la boule de cristal devant eux.

« Tes peurs pourraient se matérialiser sous la forme d'un film ». « En es-tu vraiment sûr ? »

La chaleur est toujours là, la pression légère de la main et du bras sont toujours là. Il ne le sait pas, il n’a pas besoin de conscience pour savoir… Mais Cecil a gardé cette conscience du contact et de sa brume rassurante. La réponse vient plus facilement.

- Oui.

Il pose ses deux mains sur le cristal lisse. Froid. Minéral. Il frissonne un peu. La surprise du glacé sous les paumes. Et lentement, du cœur de cristal, entre les doigts pâles de Cecil, des volutes fibreuses s’extraient en dansant. Comme des serpents de cheveux blancs, elles se rassemblent à hauteur de visage. Elles sont éthérées, pures, elles semblent faites pour câliner.

Soudain, elles se fondent les unes dans les autres. Elles se colorent. Au sein du nuage, un œil de dragon apparait. Puis une tête rouge. Puis des crocs blancs. Cecil retire une de ses mains de la boule de cristal. Il veut caresser. Il caresse. L’ivoire. La pointe du croc. Le dragon frémit. Dans le nuage blanc, il s’éloigne brutalement. On le voit au loin, voler dans un ciel bleu couleur espoir.

- Oh, vous ne voulez pas essayer de faire bouger le dragon, professeur ?


Beaucoup de lumière. Un peu de nuage.
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Re: Utérus de cristal [PV Marvel] - Terminé
16.10.16 4:01

But theres one sound that no one knows. What does the fox say? Ring-ding-ding-ding-dingeringeding! Gering-ding-ding-ding-dingeringeding! Gering-ding-ding-ding-dingeringeding! What the fox say? Wa-pa-pa-pa-pa-pa-pow! Wa-pa-pa-pa-pa-pa-pow! Wa-pa-pa-pa-pa-pa-pow! What the fox say?


Seule source de lumière dans cette douce pénombre, la sphère s'illumina lorsque son propriétaire l'effleura. Mais pour s'assurer que personne ne les dérange au beau milieu de leur voyage vers le pays des songes, le rouquin lança un sortilège pour que la boule de cristal ait l'air éteinte aux yeux du reste du monde. Le regard perdu dans le vague et les bras encombrés, il fixait ce projecteur opale que seuls lui et son élève pouvaient voir. Et dans une lenteur presque irréelle, des traits argentés commencèrent à se dessiner au beau milieu de la surface arrondie.

Quelque part, observer ces formes avait quelque chose d'apaisant. Surtout après les derniers événements. Son esprit épuisé avait besoin de se divertir devant quelque chose de simple, qui ne lui demanderait pas de réfléchir. Et faute d'aquarium ou de prise électrique pour brancher une veilleuse, il se contenterait de contempler les rêves de quelqu'un d'autre, du coin de l’œil.

Finalement, la bouillotte humaine délaissa ses bras pour se rapprocher de la grosse perle brillante. Presque aussitôt, des tâches de couleur jaillirent de toutes part et un dragon s'esquissa. À cette vision, l'un sembla émerveillé quand l'autre serra doucement les dents. Non, ces bestioles ne l'avaient jamais rassuré. Même en 3D. Mais si ça pouvait donner le sourire à Cecil, ça en valait la peine. Et puis franchement, au vu des derniers incidents, il avait appris à relativiser. Si se jeter dans les bras d'un de ces monstres de feu pouvait lui ramener sa vie d'avant, alors il l'aurait fait sans la moindre hésitation. En quelques jours, il avait perdu tant de choses. Quand son robot et ses élèves avaient disparu pour de bon, d'autres constantes étaient plus incertaines. Pourrait-il reconstruire sa salle ? Et plus important, arriverait-il à recoller les pots cassés de son amitié avec Isabeau ?

« Ce sont tes rêves qui se reflètent sur cet écran. Si j'interviens, le dragon risque de disparaître. » C'est la mine déconfite de l'élève qui le fit réagir. Non, il ne pouvait pas le décevoir. Pas lui qui avait encore foi en lui, pas lui qui avait placé tant d'espoir sur ses épaules.

Alors sa main gauche vint se poser aux côtés de la sienne et après un effort de réflexion il réussit même à faire bouger la créature.

Mais ça, c'était avant de repenser au visage déçu de Bo, en écho à celui du blondinet.

Oh, Isabeau ! Leur dispute était encore trop récente pour qu'il réalise ses propres torts. En temps normal, il aurait compris les actions de son amie et se serait confondu en excuses. Après tout, il l'avait mise elle et son élève favori en danger, et lui avait balancé les pires horreurs. Sérieusement, comment avait-il pu être si cruel, allant jusqu'à la traîter de cancer et d'anomalie ? D'autant plus que le pantin de métal était déjà dans un état irrécupérable avant qu'elle ne le balance à nouveau dans les flammes.

Mais des sentiments nouveaux dont il ignorait l'existence avaient pris le dessus : impuissance, anxiété, insécurité, haine, colère, honte. Tout se mélangeait dans sa tête.

Comment avait-il pu seulement la compter parmi ses amis ?
Jamais il ne lui pardonnerait. Elle avait tué Arti.

Pire encore. Comment avait-il pu fantasmer sur cette vipère ?
Ne voyait-il que maintenant à quel point elle était toxique ?

« Qu'est-ce que... » La main toujours posée à la surface de son invention, il avait complètement oublié où il se trouvait et en quelle compagnie. Dans le fond, la nouvelle projection était plutôt chaste, si on oubliait que les deux personnes qui s'embrassaient étaient totalement nues. Mais contrairement à ses rêves humides d'adolescents, Isabeau et lui avaient bien leur apparence adulte. « N-Non. ATTENDS ! NON ! C'est pas ce que tu crois ! » Comme si sa paume le brûlait, il la retira aussitôt du cristal. Qu'est-ce que c'était que ce mirage bidon ? Cela faisait une bonne dizaine d'années qu'il ne désirait plus son amie. Depuis qu'elle lui avait fait comprendre de manière brutale qu'elle préférait les filles en sortant avec sa sœur.

« …Ok. J-Je pense que tu en as assez vu pour ce soir. »
Les joues pourpres et le regard fuyant, il s'était redressé, ne sachant plus vraiment où se mettre. « Cette boule délire complètement. En vérité, je me suis... disputé avec Isabeau. Nous ne sommes mêmes plus amis. C'est complètement stupide. »

Et sans attendre une seconde de plus, il balança un confringo sur l'objet phosphorescent, le faisant exploser en mille morceaux.

« Voilà une bonne chose de faite. » Annonça t-il, en rangeant sa baguette dans sa poche, ni vu ni connu. « Euh... T'es pas blessé, au moins ? » Si physiquement aucune écorchure n'était apparente, il savait que voir deux figures autoritaires nues pouvait être une expérience assez traumatisante, pour un adolescent.


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Re: Utérus de cristal [PV Marvel] - Terminé
23.10.16 3:46

Mademoiselle Leroy et Monsieur Solberg nus…

Et il crie, le professeur Solberg. Il s’énerve. Sa voix, au-dessus du silence et des pierres.

Les pensées de Cecil se figent pendant quelques secondes. Le temps que s’effacent les images beiges du nuage et de ses rétines.

Il entend confringo. Il recule. Reflexes acquis aux cours très mouvementés de Mademoiselle McFayden…

Explosion.
Le cristal épars sur le sol…
Des protestations de rêveurs un peu réveillés par le bruit.
Des protestations molles, de rêveurs pas tout à fait réveillés cependant.

Cecil regarde les bouts de ce qui ne donnera plus ni dragons, ni images ni autre façon de fuir la réalité. Il lui faut encore quelques temps avant de réaliser que son besoin d’illusion ne sera plus rempli.

Le silence revient avec les pensées.

« Euh... T'es pas blessé, au moins ? »
- Non non.

Il secoue la tête. Il prend un bout de cristal entre ses doigts. Il le retourne… Il a encore du mal à croire à la disparition de la boule de cristal. Qui pourra lui changer les idées avec des contes et des fables et des mensonges éhontés que seuls les enfants aiment ?

La boule d’angoisse revient sous ses poumons. Une compression des côtes et des artères. L’impression qu’un monstre noir veut naître enroulé autour de son estomac. Et ce regret. Limaille de fer. Il était presque heureux avec les dragons. Les larmes lui montent aux yeux.

- J’aimais cette boule de cristal… Elle me permettait de rêver.

Cecil est assis sur les pierres, les genoux repliés, le bras gauche sur les genoux, la bouche cachée par le bras.

Il soupire.
Il laisse retomber le bout de cristal qui teinte en touchant le sol.
Une note unique de carillon éphémère.

- Vous l’avez détruite si facilement…

Murmure Cecil, le regard perdu en lui-même. Il est redevenu éthéré, créature échappée d’un autre monde dont le corps hésite entre l’adolescent et l’enfant qui n’a pas pu grandir.

Les larmes sèchent sur le bord de ses paupières.

- Elle n’était pas importante pour vous ?

Son regard revient vers le professeur Solberg. Il voit ses cheveux roux, ses yeux verts, sa peau pâle. Et lisse. Tellement lisse. L’espace d’un instant, il oublie que le professeur Solberg est professeur. L’espace d’un instant, il le prend presque pour un élève. Il parle plus facilement. Il ose une question plus personnelle.

- Ou détruisez-vous aussi facilement ce qui est important pour vous ?

Et puis il se souvient.

Ah oui, il est professeur.
Ah oui, il est directeur.

- Excusez-moi, la question était déplacée et je suis fatigué.

Destruction. Le mot lui rappelle l’armure de fer. Le boitillement.

Il se lève.

- J’avais oublié le confringo contre les armures. Je vais essayer de dormir à nouveau.  Désolé pour le dérangement.

Il s'en retourne vers son lit.
Qu'importent les armures, maintenant qu'il sait les contrer.


Beaucoup de lumière. Un peu de nuage.
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Re: Utérus de cristal [PV Marvel] - Terminé
02.01.17 16:32

Lux pas Chouette


Art. II. Le couvre feu fixé à dix heures est à respecter. Tout élève pris dans les couloirs après ce délai sera sanctionné. Ce n'est sans dire que depuis l'attaque des Sigmas lors de la rentrée, il est descendu à neuf heures ! Aussi Lux dissimulée sous une épaisse voute regarde la scène sans agir, ses yeux sombres de chouette dévisageant avec désapprobation le professeur. Elle sort son calepin et note d'un stylo coincé entre ses serres : - 20 points pour poufsouffle.

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