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Bienvenue sur Firewhisky les sorciers ! On espère que vous allez bien, et que vous êtes près à swinguer au rythme des trompettes ! À Londres Magique, nous sommes en Mars 2017 ! Les oiseaux recommencent à chanter et les mimosas sont en fleur, bon courage pour les allergies. Il est 12 heures, l'heure des news !

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him (oscar) - end


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 him (oscar) - end

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him (oscar) - end
21.09.16 22:30

so your tears
are mine
musique Je ne dors plus.

J’ai encore fait ce cauchemar. Le sol qui se dérobe, puis plus rien. Les rires des gamins autour me hantent. Le regard du docteur me répugne.

J’ouvre les paupières pour découvrir une nouvelle pénombre. J’ai froid. J’ai faim. Faim de vengeance. Comme toutes les nuits. Je prends une grande bouffée d’air. Mes yeux s’accoutument à l’obscurité. Je me souviens qu’à nouveau, nous sommes privés du confort des dortoirs. Puis petit à petit le calme se dissipe. Je parviens à dissimuler les ronflements, les respirations et les dents grinçantes. Les corps qui s’agitent dans les draps, qui se frottent contre l’oreiller.
J’ai l’impression que mes tympans sont agressés. De la sueur dégringole de mon visage et maintenant, j’ai chaud.

On pourrait sans doute parler d’obsession car au moment où je balaye la salle des yeux, je le cherche. Je fronce les sourcils, passe une main sur mon visage. Songe à me rendormir.
Mais l’appel, il est fort.
L’occasion, elle me tend les mains.

Le plus discrètement possible, j’enfile les vêtements que j’avais disposé sous mon oreiller un peu plus tôt dans la soirée - comme si j’étais déjà prêt à exécuter mes menaces aujourd’hui. Je me glisse hors du matelas et m’avance doucement jusqu’au fruit de mes troubles. Il dort paisiblement et cela me dégoûte. Comment peut-il ? Comment ose-t-il ?
Je serre les poings.

Je me penche au-dessus d’Oscar sans un mot, sans un mouvement brusque. Et sans alerter les autres élèves, je dégaine ma baguette pour la coincer contre sa mâchoire, pressant sa carotide de façon à le réveiller. Avant même qu’il ne daigne sortir un mot, je pose mon index contre mes lèvres. Chhhh. La seconde suivante, d’un mouvement de tête, je l’invite à fouler mes pas - sans possibilité de refus.

**


Le Saule n’est plus bien agité. Endormi pour cent ans, peut-être. Je reprends quelques mètres de distance avec celui qui est au coeur de tous mes maux.
Dehors, l’air est frais, la lune brille, le brouillard ne se dissipe qu’à peine pour ce rendez-vous lugubre.

Je pense qu’il est temps.

Annonçais-je sans plus de détail.
Je regarde mes pieds un instant, prend mon inspiration et relève le bout de mon nez jusqu’à Oscar. Le fixe de haut en bas. Lentement. M’arrête sur ses pupilles qui brillent.

Tu as peur, Oscar ?


+ notesça va ça te plait j'espère ;;
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Re: him (oscar) - end
21.09.16 23:52

Him ft.Othello
Il y a des nuits où je ne dors pas. Des nuits d'insomnies où les souvenirs prennent un malin plaisir à ressurgir. Pour rouvrir des blessures et rappeler, perpétuellement, continuellement, les erreurs, les fautes.

Il y a des nuits où la perspective de fermer l’œil est déplaisante. Hautement déplaisante. Dans le noir pétrole de mes paupières tremblote des terreurs. Des chuchotements effrayants. Des fantômes aussi. Et parfois je me dis que si je me laisse aller au sommeil, que mes yeux se retrouvent confrontés à mes paupières une seconde éternité de trop je ne finisse par sombrer. Par cauchemarder si fort qu'on retrouverait mes draps autour de mon cou. Enlacé presque tendrement par la mort et souffle glacée qui sur ma peau pourrait tout faire frissonner.


Il y a des nuits plus terribles que d'autres.


Mais ce soir tout allait bien. Réellement. Mon ventre ne m'avait pas fait mal. Ne m'avait pas noué d'angoisses. Mes muscles n'avaient pas tremblés. Le silence ne m'avait pas étreint la gorge douloureusement. Je n'ai pas eu l'impression de manquer d'air. De respirer trop fort. De me noyer dans l'immobilité, m'interdisant même d'inspirer trop intensément de peur de réveiller les autres. Non, ce soir-là j'ai trouvé le sommeil et je l'ai accueilli. Sereinement.

Et puis. Ma peau a frissonné. Désagréablement d'abord. Ce n'était nullement un souffle glacé qui l'agressait, mais brûlant. Plus que l'air et le monde. Désagréablement ensuite. Parce que sa soudaine proximité m'est apparue comme une agression. Virulente et douloureuse. Surtout qu'il me glaçait à mesure qu'il dessinait des arabesques funestes, furieuses. Désagréablement encore. Quand un chuchotis me parvint. Plus désagréablement encore. Quand un morceau de bois se ficha dans mon cou.


Et pendant l’infime seconde où mon esprit tentait me persuader que j'étais la victime d'un cauchemar odieux, il n'a jamais cessé de quitter mon esprit. La partie non-rationnelle de mon moi l'imaginait sans peine. Venir cueillir dans mon sommeil mon dernier souffle. Un râle mortelle. Une plainte.

Et puis la partie rationnelle me disait qu'il était plus intelligent que cela. Que ce n'était pas ici qu'il frapperait. Qu'il y avait trop de silence. Trop de pénombre. Trop de spectateurs aussi.


Quand il me demanda de le suivre mon moi s'ébranla. Mon moi tout entier était devenu un frisson. Comme si le premier avait été une maladie fulgurante et contagieuse qui m'avait gagné complètement. Alors je l'ai suivi.

***

Et je la ressentais à présent. Dans chaque parcelle de ma peau. De mes muscles. De mes os. La peur de ce il Il qui sourit. Il qui vit. Il qui déteste. Il qui haï. Il qui détruit des univers et des hommes rien qu'en ouvrant la bouche. Un seul mot lui suffisait. Un seul.

Comme si c'était une malédiction puissante, un sortilège impardonnable.


Dans sa bouche à lui il y avait du pire et de la violence. Quand il le prononçait.

Oscar
J'en étais venu à détester mon prénom.


Je secouais la tête. Nous étions bien trop loin pour que je puisse hurler. Nous étions bien trop loin pour que je puisse même envisager d'appeler. De supplier.

 « Définit « Peur ». » Je gagne du temps, mais les tremblements des syllabes trahissent mon malaise.

 « Pourquoi tu ne dors pas, Othello ? »

Plus qu'une question c'est une supplique, car quand il dort il me laisse. Et quand il me laisse j'ai moins mal au ventre. Jusqu'à la prochaine fois.

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Re: him (oscar) - end
22.09.16 0:23

so your tears
are mine
musique Je souris, attendri par tant de naïveté. Me prend-il pour un imbécile encore une fois ? Je sais qui tu es, Oscar. Je sais ce que tu fais. Je sais ce que tu penses. Je sais. Je sais tout. Et tu m’ronges jusqu’à la moelle. Et tu m’ronges et ça fait tellement mal. Le pire dans tout ça ? C’est qu’tu as fait de moi une âme vengeresse, addict à l’idée de la revanche puis de la gloire. Et maintenant, je ne trouve rien de plus jouissif que de traquer.
Mon rictus s’éteint pour observer les alentours aux détails incertains. Le brouillard nous traverse mais demeure à nos côtés le grand arbre endormi, imposant et effrayant. On l’entend presque respirer. Mais nous parlons tout bas, alors pour l’instant, tout va bien.

Tout va bien.

Voilà déjà quatre ans que nous partagions les mêmes couloirs et le même entourage. Je n’ai jamais franchi le pas, mais ce soir je veux aller au-delà des menaces. Je me sens remonter la pente, l’adrénaline électrise l’entièreté de mon corps et le plus effrayant dans tout ça, c’est que je me sens plus vivant que jamais.
Il est temps de mettre un terme aux treize années de torture qui ont détruit mon devenir.

Pourquoi tu ne dors pas Othello ?

Mon visage ne dégage rien de plus qu’un immense dépit. Comme si l’évidence était sous son nez.
Non. Elle y est. Pour sûr. Car c’est moi, l’évidence.
Je cligne des yeux deux fois avant de choisir méticuleusement mes mots.

Parce que tu es là.

Le silence pèse au-dessus de nous. J’entrouvre la bouche. Cherche mes mots une nouvelle fois. Reprends.

Non. Dis-je. Parce que je suis là.

J’ose faire un pas en sa direction. Le toise du regard.

Dis-moi, Oscar, (je n’ai que ton nom sur le bout des lèvres depuis treize ans) (treize ans) as-tu déjà rigolé en repensant à ce jour où tu as décidé de détruire le reste de ma vie ? As-tu déjà été satisfait ? Fier de toi ? Vas-y. Dis-le moi.

Lui laissais-je véritablement le choix? J’en doute. Mon ton est doux, tout bas. Je n'ai pas besoin de hausser la voix. Il sait que ce soir, c'est ma proie. La mienne.
Mes doigts caressent le haut de ma baguette rangée précieusement dans ma poche. Je sens la veine de ma tempe se gonfler à bloc et ma poitrine grossir puis s’amaigrir au rythme de ma respiration envenimée.

Je veux savoir.
Je veux savoir ce qu’il y a derrière ces yeux apeurés.
Je veux savoir si toutes ces années ont valu la peine d’être vécues.
Valu la peine d’être détestées.


+ notes--
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Re: him (oscar) - end
22.09.16 12:55

Him ft.Othello
J'attends et je redoute. Mes yeux fixent parfois. Fuient d'autres fois. Dérapent. De sa joue à l'arbre qui dort dans la nuit. L'arbre qui cogne , menace endormie qui n'est pourtant pas ce qu'il faut redouter. La nuit est trop claire. La lune bien trop haute. Dans l'immobilité de mon être j'essaie de fuir. Mentalement. Car je suis figé. Je suis incapable de bouger, c'est son regard qui me foudroie. Qui me stupéfix de manière plus efficace qu'un sortilège.

J'attends encore, mais maintenant qu'il recommence à parler je m'agite. Je me demande toujours «Pourquoi tu ne dors pas, Othello. » Car la réponse qu'il donne me semble incomplète et évasive. Et comme il est toujours là et que je le suis aussi je me rends compte que c'est ma question qui n'était pas correct.

«Pourquoi tu ne dors plus Othello?» Aurait été plus juste.

Il s'avance alors je recule. Je prends de la distance. La distance que nous avions toujours gardé et qu'il n'avait jamais encore véritablement essayé de réduire. Othello parle et ce qu'il me dit est insensé. Ce qu'il me dit me fait mal au ventre alors je dis:

« Définit détruire. Définit rire. Définit satisfaction. Définit fierté. »

Et chaque fois que je le dis il y a un peu d'incompréhension. D'angoisse aussi quand il faut assumer les mots et mes interrogations. De lassitude aussi. Le jour dont il me parle n'a jamais été très lointain et ce qu'il me dit me replonge dans un autrefois où les autres me regardaient comme si j'étais sur le point de commettre et de fauter encore. Fatalement.

Je passe ma main sur ma nuque. Il veut des réponses et je ne sais pas quoi lui dire. Quoi faire. Expliquer.

« C'est ce que j'aurai du faire? Ressentir? Est-ce que répondre oui t'aiderait à retrouver le sommeil ?»

Je marque une pause et je relève la tête pour retrouver ses yeux.

« Un jour je suis mort à l'intérieur. Et ce jour-là c'est toi qui a failli mourir. » Je pourrai me jeter à genoux devant lui et demander mille fois pardon que ça ne ramènerait rien à la vie. Là dans le cœur. Je souffle :

« Je pense à toi chaque fois que mes yeux se ferment. Et ça me fait mal au ventre. C'est tout ce que je peux expliquer. »

Et je ferme mes yeux plus fort pour ne pas avoir à entendre et voir dans les pupilles d'Othello : Tu es un monstre, Oscar.

Mais là encore j'imagine et je sais. J'en ai la conviction intime. Et qu'importe que je ferme les paupières ou que je les fixe. Il y reste et me tourmente, comme il me tourmentera le restant de mes jours. Il n'y a rien de plus effrayant que lui et sa haine. Lui et sa blessure. Lui et ses convictions.

« C'est tout ce que je sais. »

Tremblement ou chuchotement. Les deux se mêlent.
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Re: him (oscar) - end
23.09.16 14:49

so your tears
are mine
musique Sa réponse aurait pu faire grincer des dents n’importe qui, mais pas moi.
Sa réponse aurait pu rendre fou de rage, mais pas moi.

Je n’accorde qu’à Oscar un regard de pitié tandis que je sens l’agacement gronder en moi comme un volcan. J’ai appris à canaliser mes pulsions. Elles ne s’endorment jamais vraiment, elles sont domptées et je les défais de leurs liens aux moments les plus essentiels.

Ou tout du moins c’est ce que je croyais.

La suite de sa tirade me fait tomber des nues. Mes paupières s’écarquillent, mes yeux rougissent et ma gorge me brûle de mille feux.
Il ment, il me manipule. C’est ce qu’il a fait, ce jour-là ! Il ne peut pas compatir et quand bien même il tente de se sauver, il est la faute. Pas moi, non. Toi, Oscar. Alors pourquoi continues-tu à agir comme si tu t’en soucies véritablement ? Je vois dans tes yeux la peur et la hâte de dégager d’ici, que tu veux m’appâter pour m’avoir dans la poche. Mais ça n’arrivera pas. Oh non, crois-moi que ça n’arrivera pas.

Je ferme les yeux et soupire - encore. Je me gratte l’arrière du crâne machinalement. Que suis-je en train de chercher, c’est vrai ? Le faire culpabiliser, me venger ? Je ne sais pas, je ne sais plus.

Je me concentre à nouveau vers tout ce qui s’apparente au bourreau de mon enfance, mon air s’est sans doute assombri mais peu importe, la nuit voile déjà cette nouvelle noirceur.

Non, non, Oscar. Je claque la langue contre mon palais à plusieurs reprises avant de sourire tout doucement, un nouveau pas en sa direction effectué. Arrête de me mentir. Arrête de faire semblant.

Un pas. Encore un. Puis un troisième, et encore un quatrième. Le Saule grommelle à côté. Je chuchote maintenant que je suis proche de lui, que j’ai franchi la brume, que j’ai franchi ce barrage invisible qui le protégeait de moi toutes ces années.

Tu t’es déjà bien fichu de moi treize ans auparavant. Tu ne m’auras pas une seconde fois.

Je me penche un peu plus vers Oscar, yeux dans les yeux. Mon ombre le dévore, mais je ne le touche pas. Pas tout de suite. Je peux entendre son souffle, je peux entendre son coeur. Il bat fort, je suis satisfait. Des frissons grimpent sur mon échine. Je suis tout puissant.

Il est temps que tu payes. Je me fiche que tu compatisses ou non. Je me fiche de savoir si c’était un accident. Le rythme de mes mots s’accélère, ma voix s’élève. J’en ai rien à foutre que t’aies mal. J’en ai rien à foutre que tu souffres. J’en ai rien à foutre que tu crèves. Puis les murmures reviennent. Je veux juste… je déglutis, ferme les yeux, jouer avec toi jusqu’au moment où tu deviendras assez fou pour sauter du haut de la tour. Comme les autres m’ont cru fou à cause de toi.

Je souris, largement, hausse les sourcils comme si cela était vraiment amusant.
Comme si ? Non.
Ca l’est.

Dans le monde auquel tu m’as arraché - celui des moldus - nous avons un jeu… Un peu particulier. La roulette russe. Je te propose une version un peu plus adaptée à… vous autres.


Je l’attrape par les épaules avec une délicatesse inimaginable. De la même manière, le met dos à moi. Ma tête au-dessus de son épaule et je souffle à son oreille, les yeux rivés sur l’arbre paralysé qui nous fait désormais face.

Touche-le. Vas-y.


+ notes- omg j'espère que ça va et que je suis bien le personnage ;A; *stresse comme une mamie* si ça va pas je change, hésite pas !
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Re: him (oscar) - end
23.09.16 17:56

Him ft.Othello
Je me suspends à ses silences, comme on s'accroche au rebord pour ne pas tomber. Dans ses silences, Othello pense. Observe et attend. Je préfère quand il pense, car quand il parle ses mots se fichent dans ma peau. S'y enfoncent. C'est de l'acide et je crois bien qu'il parlera jusqu'à ce que je me désagrège.

Dans ces silences mes doigts s'agitent et à chaque inspiration tremblée j'espère qu'il devienne d'humeur à me laisser. À dormir. Mais il ne semble plus disposé à me laisser. Comme si distiller de loin la douleur ne lui suffisait plus. Ses doigts s'accrochent à ses cheveux. J'inspire. Je me demande si c'est sa cicatrice qui le démange – celle qui prouve et me tue, me donne envie parfois de me cacher quelque part et de ne plus jamais ressortir, ou si ce sont mes mots qui l'atteignent.

Quand il rouvre les yeux mon ventre se tord un peu plus. Il dit mon nom et là encore je le déteste. Je le détestais comme on déteste les maux. Mais c'est sa bouche qui transforme tout en désastre et me fait devenir une calamité. Il se rapproche. Un pas. Je secoue la tête. Il dit que je mens. Mais il n'y a rien de factice dans ma détresse et la terreur aussi. Deux pas. J'essaie de reculer, mais mes pas sont trop maladroits. Mes jambes trop goures. Le troisième me fait écarquiller des yeux, secouer la tête une autre fois. Sa proximité me blesse, il n'a pas idée. Pas idée. Mon esprit s'affole, c'est comme cette fois où il s'est trop approché. Comme cette fois où la terreur a tout fait. À moins que ce soit moi. Mais cette fois là il saignait quand j'ai rouvert les yeux et j'ai tout perdu pour une microseconde de soulagement. Le quatrième pas finalement souligne une proximité plus que douloureuse.

Othello parle. Othello prétend. Othello imagine. Tout savoir. Tout connaître. Comme s'il connaissait vraiment ce moi qu'il tient dans le creux de sa main et qui ploie. Oh il ploie et il se recroqueville. Comme l'esprit. Othello inspire près de mon visage et me vole tout mon air. Et j'ai soudain la certitude qu'il veut m'étrangler. Qu'il pourrait après tout enserrer ma gorge avec ses mains noueuses et y est excaver la mort en un râle affreux. Et dans ses yeux il y a trop de choses que je ne peux comprendre et qui terrifient les miens. Des lueurs inquiétantes.

Il dit que je devrais payer et je geins. J'ai l'impression d'avoir payé tout un coeur et que ce n'était pas suffisant. Rien ne le sera jamais, parce que les yeux d'Othello n'ont pas l'air de pouvoir être satisfait. De pouvoir projeter autres choses que des fantômes avides. De ma chair, de mes muscles, de mes os. Othello est comme un monstre avide et ce qu'il y a de plus effrayant c'est que c'est cette partie de  moi qui voulait la paix par la violence, la liberté par les coups, la vengeance pour pardonner qui est responsable de tout.

Je. Responsable. Lui.

Rien de plus. Rien de moins. C'est mon esprit après mon cœur qu'il veut.

Mon esprit. Celui qui me reste. Qui me protège de tout. Cette histoire n'en finira jamais. Elle ne pourra pas. Je pensais qu'il voulait en finir. Mais ce qu'il veut c'est commencer. Une danse macchabre. M'entraîner dans le vide à mon tour. Mes yeux s'assèchent et ma bouche est devenue aride. Et pourtant les mots se pressent. Ce qu'il dit est insensé. Fou.

Mais ce qu'il y a de plus fou c'est qu'il me touche. Que le contact me brûle et me tue. Me sort de ma torpeur. Comme il est malvenu. Comme il n'a pas le droit d'envahir mon espace personnel. Que c'est terrifiant parce qu'il exsude de ses doigts trop de folie pour que je n'en sois pas instantanément agité et pétrifié. Mais ça ne lui suffit pas. Maintenant il s'appuie et il me touche encore. Et cela me fait frissonner. Me donne envie de vomir. Fait trembler plus fort ma peau et palpiter douloureusement.

Ce qu'il y a de pire c'est qu'il ne doute pas. Qu'il ne semble jamais douter que je ne m'exécute. Que j'obtempère. Et il a raison. Je ferai tout ce qu'il me demande pour qu'il cesse de me brûler et d'envahir mon espace personnel. Le mien. L'angoisse me tord le ventre de plus en plus. Pourtant je dis :  « Non !  » Et je voudrais qu'il soit fort et clair, qu'il ne trahisse rien des affects qui me dévorent la moelle, mais il n'en est rien. Cela me donne un peu de force.

D'un coup me dégage et je frotte la joue que son souffle à effleuré. L'épaule où il s'est agrippé. Ma nuque qu'il à peine touché. Comme s'il venait d'y déposer des plaies qui finiront par s'infecter.  

 « Non, non, non. » Je souffle et je m'écarte. Mon esprit savait. Il était stupide de titiller le saule cogneur. Et c'était tout ce qu'il me restait à présent. Ce simple fait. Mais aussi la certitude que rien de tout ce que je pourrai dire ou faire ne parviendrait à lui faire retrouver le sommeil. Rien.  « C'est vain. Tout est vain. Tu pourrais tout obtenir que ça ne servirait à rien. » Je me laisse tomber sur le sol et me prends la tête dans les mains.  « C'est insensé. Complètement insensé. Même si tu me tues. Même si je fais ce que tu demandes. Rien ne pourra jamais te satisfaire. » Je n'ai jamais vécu jusqu'ici et même-moi je sais que c'est lui qui a tout tué. Qui a arraché petit à petit ce qu'il y avait de beau dans mon être. Il lui avait suffit d'exister et de provoquer. Mais le pire c'est qu'il s'en fiche. C'est comme s'il m'avait toujours eu dans l'esprit, comme lui a toujours été dans le mien. Quand il m'a touché il a fini de se graver sur ma chair et j'en souffre tellement. Je ramène les cheveux en arrière et je geins une nouvelle fois : Pourquoi tu ne dors pas Othello? Même si je mens et que ce n'est pas le pire.
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Re: him (oscar) - end
24.09.16 0:40

so your tears
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musique Non, s’esclaffe-t-il. Je fronce les sourcils, soupire d’exaspération encore et encore. Bien sûr que ça ne me satisfera jamais, Oscar. Toutes ces années foutues en l’air sont envolées à tout jamais et toi t’es là, à chialer parce que je t’ordonne de toucher un pauvre arbre endormi. J’ai pensé un instant qu’il pourrait se réveiller et commettre l’irréparable à la place. J’ignore si je dormirais mais j’aurais les mains propres d’un meurtre. Juste les yeux salis. Ou bénis à la vue de tes os se faire fracasser dans tes hurlements étouffés par la douleur.

À nouveau, je me gratte le crâne machinalement, serre les dents et souffle fort. Mes ongles rencontrent la marque boursoufflée qui ravive aussitôt la haine viscérale qui ne s’est jamais endormie. Mon regard habituellement vitreux se ravive aussitôt.

Tout aussi insensé que cette voie que tu m’as obligé à emprunter.

Je claque ma langue contre mon palais. Mes tics nerveux ne trahiront malheureusement jamais mes sentiments aussi sombres peuvent-ils être.
Je m’abstiens de faire preuve de violence physique. J’ai toujours trouvé un moyen pour obtenir tout ce que je désire. Et mon désir, là, tout de suite, c’est qu’Oscar aille toucher le Cogneur sans discuter. Mais c’est toujours ainsi. Ils discutent, cherchent à s’en aller, apprivoiser la bête. Cependant, c’est trop tard. Trop tard pour jouer les victimes.

Rien ne pourra me satisfaire. Jamais. Mais je veux pouvoir toucher du bout des doigts un semblant de jubilation, Oscar.

Dis-je à mi chemin entre le supplice et la détresse.

Je ne dors pas parce que j’ai mal. T’es dans ma tête. Toujours. T’en sortiras jamais. C’est horrible. Je te hais comme jamais.

Je dégaine ma baguette et la pointe vers son visage, me tiens droit et l’affronte du regard.

Et ce n’est pas comme si je te donnais le choix.

D’un mouvement de tête, je désigne l’arbre et rajoute, un poil plus menaçant mais sans hausser le ton :

Touche-le.

Ne m'oblige pas à te faire voler jusque là-bas.


+ notes-
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Re: him (oscar) - end
24.09.16 21:20

Him ft.Othello
Il pourrait m'expliquer mille fois comme il se sent et comme il a ressenti que je ne pourrai jamais rien n'y entendre. Jamais rien y comprendre. Je me retrouve démuni. Incapable de partager ou de soutenir. D'apaiser ou d'expliquer. La solitude de ses sentiments me foudroie et me donne envie de m'arracher la peau et de gratter jusqu'à y trouver le coeur. Pour y injecter ses sentiments. Mais ils ne font échos à rien. Il ne seront jamais mien. Jamais.

Et c'est parce qu'un jour j'ai décidé d'arrêter de ressentir. Quand ressentir était trop difficile. Trop insupportable. Quand le culpabilité me laissait exsangue et mort. J'ai pensé que c'était peut-être une forme de châtiment. De rédemption. Mais c'est faux et je mens quand je dis que j'ai réglé mes dettes. Pourtant, je me suis déjà accusé, jugé et condamné. J'ai expié comme j'ai pu, mais ce n'était pas suffisant. J'ai pensé que ça l'était. Mais je me trompais.

Et quand je le vois soupirer, expirer, fixer, exister. Dépérir et souffrir. Je me sens mourir.

Il n'a jamais su et de toute façon je doute qu'il y accorde une quelconque importance. Othello m'a jugé m'a accablé et m'accable encore aujourd'hui comme il a du le faire mille fois en treize année de peine.

Alors il me condamne, me déclare coupable, même si ces chefs sont injustes. Ils sont pour lui la seule et unique vérité qu'il peut entendre et admettre. Tout est de ma faute et il en sera ainsi jusqu'à la fin de ses jours. Et même si je meurs ce ne sera jamais assez.

Même s'il me hante et si j'ai peur. Même si j'ai tout perdu quand il est tombé et qu'il saignait. Il a l'égoïsme de se placer lui au-dessus de tout. Je faisais de même. J'ai longtemps redouté. Mais tout est pire.

Jubilation. C'est ce qu'il veut qu'il cherche. Mais semble croire qu'il ne la trouvera que dans mes errances et la pitié. C'est le rire qu'il veut et la félicité quand moi je pleurerai sans comprendre trop bête et sourd aux affects et que je dépérirai.

Et, alors que je pensais avoir entendu le pire de lui, Othello me confie ses insomnies. Il m'explique et le ton qu'il utilise s'insinue sous ma peau et me griffe telle une plume de souffrance qui veut juste communiquer, écrire, exister. Et ses insomnies ressemblent aux miennes quand c'est lui qui s'y cache, mais là encore je mens.  Quand il dit qu'il me hait il me tue. Je n'ai jamais pensé et dit un nom avec autant de violence. Je n'ai jamais eu l'esprit tant obnubilé par lui. Mon esprit trébuche. Et le vent s'engouffre dans mes vêtements et  la nuit blafarde me rappelle qu'il y a encore des choses à craindre.

Je ne peux pas comprendre. La haine. Comment peut-on accordé tant d'importance à une existence ? La sienne n'avait jamais été qu'un épouvantard insensé que je repoussais. Mais à présent qu'il pointe sa baguette et qu'il veut que je touche le saule. À présent qu'il menace, gronde presque, pour que je me cogne. À présent qu'il s'est gravé dans mes souvenirs et sur ma peau. À présent qu'il me dit qu'il me hait et qu'il veut que je perde l'esprit.

Oui, à présent qu'il y a tout cela est-ce que je serai capable de détester Othello comme il semble me haïr ? Est-ce qu'il veut seulement que je vienne à le détester ? Est-ce que je serai capable de reconnaître la haine si je la ressentais ? Je me redresse et je lui tourne le dos.

C'est idiot. Terriblement idiot. Je lève la tête et j'inspire. J'en suis toujours à ruminer des pensées incohérentes parasités par mon ventre. Et je décide que je ne veux rien savoir. Que je ne veux pas comprendre la haine et les ressentiments. Celle qu'il me raconte. Je décide que je ne veux rien savoir de lui et de ses récriminations. Je décide de ne pas accorder de l'importance à tout cela. À lui. Spécialement à lui. Je décide et je le veux si fort. Oublier tout de lui et de sa haine. Tout de lui et de ses insomnies. Je décide d'être égoïste encore. Plus apathique je serai, moins il obtiendrait ce qu'il voulait.

Mais quand je ferme les yeux et que je veux décider. Que mes poings se ferment et que ma décision est prise je n'arrive à rien. Je sais que j'ai toujours peur et que je sens son regard sur ma nuque. Je sais que je me rappelle que ses insomnies ressemblent un peu aux miennes. Je sais aussi que mon esprit fouille et recherche, qu'il a pensé qu'il devait être terrible d'avoir l'impression de subir sa vie. Que c'était de ma faute et qu'il avait raison. Un peu au moins.  Ce que je sais et même si je prétends ne pas m'en soucier c'est que je connaissais son prénom et que je ne l'ai jamais oublié pendant ces treize années.


Mais je suis un menteur et je n'ai pas assez de courage pour embrasser sa peine. Et comme je suis un menteur je peux prétendre. Faire comme si rien ne m'affectait. Je pourrai m'avancer et aller effleurer l'arbre. Attendre qu'une branche me fauche. Fermer ma bouche et attendre qu'il soit lassé. Je pourrai.

Mais je sais que je suis horriblement curieux. Que ce qu'il appelle haine me fascine parce que je suis vide, et d'affect et de sens et que le sens qu'il accorde aux choses est insensé. Alors je fais l'idiot et je me retourne. J'avance. Lentement, très lentement. Parce que mes jambes tremblent. Qu'il est terrifiant rien que parce qu'il existe et qu'il se tient debout. Qu'il pourrait dire et révéler ce qu'il y a de pire alors que je tente de l'étouffer. Ce que je fais n'a pas de sens et pourtant je sais très bien, j'ai même conscience de choisir et de tenter. J'imagine déjà son issue et d'un autre côté je crois que je m'en sentirai soulagé. Peut-être que ce n'est pas la curiosité. Que c'est simplement l'envie d'en finir parce que j'ai envie que tout ceci ait une fin. Qu'il obtienne ou n'obtienne pas je m'en fiche. Je ne veux pas de sa haine et je ne veux pas de ses affects comme je la veux et qu'ils m'interpellent. Et quand je suis proche à mon tour je saisie l'extrémité de sa baguette magique et je la colle dans mon cou pour dire :

Tu devras me tuer dans ce cas. Parce que je n'irai pas.
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Re: him (oscar) - end
25.09.16 13:08

so your tears
are mine
musique J’ai des frissons.
Des frissons partout. Tout partout.
Mon bras tendu tremble. Secousses, répétées. Mon regard s’affole, ma respiration s’accélère, mon coeur frappe ma poitrine un peu plus fort, encore plus fort. Je ne cligne pas des yeux alors qu’il m’offre toute sa carotide sur un plateau d’argent. Et pourtant ma gorge se serre. Aucune formule ne s’échappe de ma bouche. Aucune idée fatale pour son sort ne me traverse l’esprit. Mon crâne n’est qu’un immense rien. J’ai le palais sec et l’estomac brûlant.

Après treize ans, l’occasion est d’or. Pourquoi la vois-je comme un cadeau empoisonné ? Suis-je devenu si avide de pouvoir que son refus contre cette offre me fait ressentir plus de frustration que de satisfaction ? Je serre les dents jusqu’à m’en exploser la mâchoire. J’en peux plus de trembler de peur, puis de faiblesse.

C’est pourtant si simple.
Juste une formule et un petit geste. Juste ça, et tout est fini, tout s’éteint et tout se tait. Je pourrai ressentir ce que j’attends depuis si longtemps. Le pouvoir puis le renouveau. Mais j’ai peur.
Peur que ça ne soit jamais suffisant. Suis-je si proche de virer du côté des ténèbres ? Je frémis.

Très bien.

Lançais-je sans parvenir à dissimuler ma voix tressautante.
J’humidifie mes lèvres avec ma langue et baisse mon bras, il retombe, lourd, contre mon flanc. Je plante mes yeux dans ses pupilles dont la lueur de la vie semble inexistante. Je ne l’avais jamais vu ainsi. Jamais d’aussi près.

J’ai une bien meilleure idée.

Je tourne les talons. Tu vivras peut-être avec ma mort sur la conscience pour toujours, alors. Et c’est là la meilleure des vengeance que j’ai pu trouver. Ah. Si seulement je pouvais rire de moi en cet instant, je le ferais volontiers. Après l’épisode avec Niya où j’me disais que j’avais certainement pas l’âme suicidaire. J’avais oublié que y avait de la folie dans ma tête et qu’elle n’arrêtera jamais d’hurler tant que le visage d’Oscar surgit la nuit.

À chaque pas vers le saule, je vois un épisode de ma vie me filer entre les doigts. Je cache mon hésitation derrière mes regards affirmés et mon dos aussi droit qu’un i. Merde. J’ai déjà envie de faire chemin arrière mais je ne peux pas. Mes jambes bougent seules, motivées par la colère qui m’habite.
J’avance, j’avance.
J’y suis presque.

Je m’arrête. Face au tronc.

J’t’aurai Oscar. J’t’aurai. J’le sais. Tu le sais. On le sait. C’est inévitable. On peut pas vivre dans le même monde et respirer le même air. On a essayé pendant treize ans. Mais je veux sortir vainqueur de cette histoire. J’en ai rien à foutre du happy end dont j’osais fantasmer parfois.

Tu vas connaître l’Enfer mieux que je ne l’ai jamais fait.

Je ferme les yeux de toutes mes forces.
Et ma main se pose.


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Re: him (oscar) - end
25.09.16 16:30

Him ft.Othello
Je ne sais plus ce qu'il y a de cohérent dans ma décision. Je ne sais plus non plus pourquoi je me tiens-là et que je lui offre la paix. Je ne sais pas non plus ce qu'il y a regretter ou ce qu'il adviendra les secondes plus tard. J'ai décidé de lui laisser le choix. Mon sort. Le sien. J'ai décidé seul, mais les autres décisions que j'ai voulu prendre me restent toujours là, dans la tête. Décisions qu'on prend, mais qu'on ne prend pas. Trop lâche ou trop courageux.

À la place je décide encore d'attendre et de lui laisser la main. Le choix. Othello dit que j'ai guidé. Il dit aussi que j'ai décidé pour lui. Cette fois-là et le reste de sa vie. Celle d'avant et de son passé. J'inspire et je le lui offre comme on offre des fleurs, du chocolat, du réconfort, des présents qui font plaisirs. Plaisir. Trop abstrait comme concept. Les fleurs, le réconfort, les présents, le chocolat. Trop abstrait aussi. Concrètement abstrait. La raison et les motivations. Les miennes sont troubles, mais le choix que je lui offre ne l'est pas. Othello est un être qui demande, qui veut. Qui n'a jamais eu l'impression d'obtenir. De sa vie. C'est comme s'il avait tout subit.

Ou peut-être que tout est faux. Que ce qu'il dit est un mensonge et que la motivation derrière tout cela n'a rien d'explicable. Rien d'aussi remarquable.

Peut-être que c'est la cruauté.

Et pourtant, d'aussi prêt que je puisse me tenir je peux voir et entendre. Tout saisir. Des tremblements, des souffles.

C'est ma réponse. Celle à toute sa haine. Celle à toute ces accusations. Je lui dit : Décide. Je lui dit : Obtiens. Je lui dit : Prend.

Je le lui dit et je dis encore : Ressens et pense.

J'espère alors que peu importe le choix il se sentira mal. Que tout cela viendra se nicher dans son ventre et le lui tordre. Qu'après le rire, il ne devienne malade et s'effondre. Décide de tuer une à une les passions.

Si ses mots me tuent alors je pense que j'aimerai qu'il se souvienne. Du sang et de la peur. Qu'on le regarde comme il me regarde en ce moment. Qu'ils puissent en avoir peur, qu'ils puissent lui reprocher et lui faire comprendre. Et peut-être qu'il aura fini de haïr. Ou alors ça ne prendra jamais fin et il haïra les fantômes et les tableaux. Les photos.

Si ses mots me tuent je pense que j'aimerai qu'il se noie et qu'il fasse des rêves où les mots et les regards se transforment en couperets. En blessures putrides qui s'infectent encore et encore.

Qu'il devienne laid comme je me sens parfois laid et monstrueux.

Si ses mots m'épargnent alors je crois que je voudrais qu'il aille dormir et qu'il me laisse. Qu'il oublie et qu'il vive. Othello sans Oscar. Oscar sans Othello.

Mais là encore mes mains frémissent et j'ai envie d'excaver uns à uns mes mensonges et de les agiter devant son nez. Ou alors les siens ? J'ignore. J'ignore et j'attends, je me tais et je tremble, comme mon cœur pusillanime qui se tait et tremble. Avant qu'il ne brise le silence je vais tomber à genoux et supplier qu'il ne me tue pas, dire que je ferai tout et dirai tout. Que je veux la paix et l'oublie. Mais je ne cille pas et je reste.

Stoïque ou trop froid. Je crois que je vais mourir. Il pourrait. J'ai l'impression qu'il veut me tuer. Même s'il dit que non. J'ai l'impression qu'il veut me saigner. M'entailler. Graver des douleurs. La douleur. Mais c'est aussi le problème. Le problème d'un corps qui ne sait plus comment ressentir et qui se complaît à frémir et marquer, piquer et déchirer, souffrir et palpiter, qui aime être blessé comme on aime être rassuré. Et c'est aussi ça le problème, comme tout est tordu aussi dans mon esprit. Tordu, mais compartimenté. Il l'ignore, mais je suis déjà fou. Il ne doit jamais savoir. J'y mettrai les couleurs du désespoir pour qu'il se trompe.

Othello ouvre la bouche. Baisse le bras. Ce n'est pas pour blesser ou me tuer. Ni même pour me laisser. C'est insensé. Plus encore que je ne l'avais imaginé. Il s'en va. Il me laisse.

Lui aussi a décidé qu'il était temps de m'offrir quelque chose. Mais ce n'est pas un choix. Ce n'est pas une blessure. C'est la mort. Pas comme je l'attendais. Il ne fait rien comme je l'attends, comme il respire et conspire différemment. Il avance et me laisse. Comme on laisse quelqu'un sur le bord d'une route.

Il s'en va vers le saule. Fanfaronne et parle de l'enfer comme s'il avait ne serait-ce qu'effleuré le purgatoire. Il ne sait rien. Il est juste persuadé de savoir.

Je me demande alors ce qu'il espère. S'il pense que je serai encore affecté s'il venait à saigner. Encore. Quand je crois qu'il me déteste, j'ai l'impression qu'il essaie de savoir si moi je l'aime. Assez pour l'en empêcher. Assez pour ramper à sa suite et le supplier d'arrêter. Assez pour le sauver. Othello ne déteste pas non, Othello veut un ersatz de l'amour, Othello veut l'attention, Othello veut qu'on lui dise qu'il compte et qu'il importe. Qu'il n'est pas seul. Peut-être ? Peut-être. Je ne sais pas je comprends pas. Il n'y a rien à comprendre d'un fou qui pense qu'un monde se réduit à la possibilité de haïr quelqu'un. Je ne veux rien de lui et je ne veux pas l'aider. Qu'il meurt et qu'il sache qu'il est seul puisque c'est ce qu'il veut.

Et pourtant je murmure :

« Affecter : Émouvoir. Peiner. Induit fortement une proximité. »

Je me prends la tête dans les mains, je m'accroupis et je ne comprends pas.

« ça ne marchera pas Othello ! Tu as dit que tu savais ! Que tu me connaissais. Et que je n'avais rien ressenti. » Je me traîne derrière lui impuissant tandis qu'il avance. Je dis plus fort. « Satisfaction. Jubilation. Je vais rire et ça ne fera rien. C'est ce que tu as dit. Reviens maintenant ! » Je continue de marcher, plus vivement. Il ne se retourne pas. Il n'écoutera pas. Il n'écoute rien et il ment. Puisqu'il sait que sa souffrance peut me tuer. Il ment et il sait que ça m'affecte, même s'il prétend savoir que je ne l'ai jamais été. J'essaie un sortilège, mais je n'ai pas ma baguette.

Trop tard.

Il touche l'arbre. Il ne bronche pas. Ou à peine. C'est peut-être le vent. Ou peut-être pas. Il pourrait s'ébranler dans la seconde et devenir fou. Comme j'ai les yeux sur sa nuque je ne vois pas les racines et je m'étales. Je grogne un peu. Mais ce n'est pas l'important. Pas immédiatement. Est-ce que l'arbre à bougé ? Et s'il mourrait cette fois ? Je me hâte parce qu'il pourrait grincer comme la mort et la nuit en serait sa spectatrice la plus attentionnée.

Penser ne m'aide pas. Le silence non plus. Et il est immobile. Toujours immobile. Comme s'il n'avait peur de rien. Et s'il sortait le saule de sa torpeur ? Qu'il venait à l'écraser. Mais Othello ne pense pas, non. Il a la confiance qu'on ces gens habitués à provoquer et tourmenter et qui ne semble jamais affecté par quoi que ce soit.

J'ai envie de vomir. Plus encore quand je me retrouve agrippé à son bras et que j'essaie de le traîner hors de là et que je ne sais pas pourquoi je suis là. Peut-être que je suis hors-de-moi. Il peut tomber et s'ouvrir le menton. Jurer ou rire. M'insulter d'idiot tandis que rien ne tremble dans l'air que le vent et ma peur. J'ai décidé que je ne le laisserai pas prendre ce choix-là, il n'aurait jamais du prendre cette décision.

Je nous éloigne le plus possible de l'arbre. Même si cela me semble durer une éternité.

« Tuer. Ou me laisser. » C'était tout ce qu'il aurait du choisir. « Pas mourir. Pas souffrir. » Je suis à bout de souffle et chaque fois je jette un œil inquiet derrière-moi pour surveiller l'arbre comme s'il pouvait nous attraper. Encore. Je sers son bras, tourne la tête pour lui faire face et je dis :

« Tu mens Othello. Tu mens. Tu ne veux rien finir. Tout ce que tu veux c'est t'assurer que pour moi ça compte. Ton intégrité physique. Tes mots. Ta haine. Tout, tout, tout. » Je frotte ma joue écorché. « Tu jubiles ? » Je ris et je ne sais pas pourquoi. Il n'y a rien de drôle. Rien. L'adrénaline ? Je souffles : « Tu ne sais rien Othello. Tu prétends juste. »

Je jette un œil terrifié sur sa peau. Peut-être qu'il meurt et que je ne remarque pas parce que je ris comme un fou. Alors que j'ai envie de pleurer et que mes yeux sont troubles. Une seconde je me dis que j'ai rêvé l'immobilité alors que le saule s'agitait pour de vrai et qu'il avait tout massacré. Que le pire est arrivé.

Mais je me rassure quand je vois qu'il n'a rien. Je me rassure et je fronce les sourcils, la tête pleine d'un affect qui tend les muscles et me fait frémir.

Peut-être que je le déteste pour de bon maintenant. Non. Pas lui. Ce lui qui lui donne envie d'aller toucher un saule pour m'atteindre. Mais c'est trop abstrait alors peut-être que je me trompe. Je joins les mains et fait glisser mes cheveux à l'arrière de ma tête. J'arrête de rire, parce que j'ai peur et je dis :

« Tu ne peux pas mourir encore. Est-ce que tu meurs, Othello ? » Mon œil remonte de sa joue à ses yeux. Il a besoin d'aide et je ne veux ni être le besoin et l'aide. Je ne veux rien de lui, rien savoir, de mon besoin et de l'aide que je réclame. « Je ne te survivrai pas. » C'est une constatation. Je le sais, je suis sûr même que c'est lui qui me tuera. Même si un jour je me tue ce sera sa faute à lui.


Ce jour-là, oui. Je suis certain à présent. J'aimerai qu'il devienne laid et monstrueux.



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Re: him (oscar) - end
25.09.16 19:43

so your tears
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musique Depuis quelques temps déjà les plus jeunes s’amusent à tourner autour du saule l’esprit insouciant. Il dort, de toute façon. Je n’ai pourtant ressenti aucune assurance dès l’instant où mes doigts ont effleuré son écorce. Je me suis reculé d’un pas par réflexe dès que j’ai pu entendre ses branches trembler d’agacement. Mon coeur s’accélère et je demeure béat, la bouche entrouverte et les yeux grands ouverts face à géant de bois qui ne s'éveille pas malgré mon toucher. Mon coeur bat la chamade et je n’entends rien de plus que le grondement du vent nocturne. D’ici, la voix d’Oscar semble si lointaine.

Et pourtant, il est si proche.

Je redescends sur terre au moment où ses pas s'approchent de moi. J’ai les pieds agrippés au sol. Je ne peux rien faire, que regarder, alors qu’il s’accroche à mon bras comme si quelque chose en dépendait. Comme s’il se souciait, comme s’il avait peur, comme on sauverait un ami, un amant ou une âme en peine, par bonté ou par amour. Mais je sais très bien qu’il n’y a rien de tout cela entre nous alors… Qu’est-ce donc ?

Je n’ai rien, je suis entier et lui aussi. Il fait mine que je ne sais rien, que je ne comprends rien, que je n’fais que prétendre. Mais que sait-il de moi ?!

Son rire s’atténue pour se terminer en murmure à peine perceptible.

Je…

Je mets mes mains devant mon visage. Silence.
Une minute.
Puis elles tombent comme un masque et je souris, creuse mes joues.

Dire que je regardais ailleurs !

Dire que je ne l’ai pas vu se faire ridiculiser ! Merde !

Mais tu vois, Oscar, mon cher Oscar… Tu y es allé. Tu y es allé et je ne suis pas mort alors, je me demande…

J’appuie sur ses épaules et l’oblige à prendre place sur l’herbe sauvage. Je le force à plier genou tandis que je l’accompagne dans la descente, accroupi face à lui. Mes paumes remontent le long de sa gorge.
Je pourrais l’étrangler.
Mais elles ne viennent qu’encadrer sa mâchoire, l’obliger à le regarder

Tu l’as fait pour moi… Ou pour toi ? Je m’approche et reformule ma question dans un murmure : Ai-je autant de pouvoir sur toi… ? Est-ce que tu avais peur de devenir fou… ? Ou est-ce que tu ne peux pas vivre sans moi, finalement ?

Ne me demande pas de définir ces mots. Je suis sûr que tu les connais tellement bien...


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Re: him (oscar) - end
25.09.16 22:29

Him ft.Othello
Je me sens idiot. Terriblement idiot. Quand la brûlure sur ma joue me rappelle l'écorchure que l'on se fait quand l'attention est trop focalisé et le corps s'emmêle. Je me sens aussi idiot, maintenant que nous sommes loin et que le saule ne grince toujours pas. Comme s'il n'avait pas jugé son action outrageante. Comme si la vie, la notre, n'avait pas assez d'importance ou d'incidence sur le monde. Peut-être que tout est une question d'univers. Peut-être que tout est une question de point de vue. Peut-être que tout ceci n'a pas d'importance. Ou que l'air qui frémit ne frémit pas de la même manière pour l'univers dans son entièreté. Et pourtant j'ai cru qu'il pouvait s'en trouver défiguré. J'ai cru qu'il pouvait s'arrêter. S'il mourrait et qu'il disparaissait. S'il s'était mis à saigner. Peut-être qu'il n'avait eu d'importance que pour ma stabilité. Ou pour mon air. Qui sait ?

Que serait le monde sans Othello ? Assurément plus doux. Assurément plus gris aussi. Assurément tranquille. Assurément paisible. Mais Othello existe et injecte à l'univers du sang et des rires, des grognements, de l'ardeur et du déclin aussi, de la haine et des couleurs. Des couleurs sales. Mais des couleurs.

Mais le saule n'a pas bougé. Le saule est toujours mort et ce n'est pas le sang et les hurlements qui viendront à bout de son immobilité mortelle. Et je me sens idiot. J'attends alors. Comme je fais qu'attendre et réagir. Je ferme les yeux quand il dit que j'y suis allé. Parce que c'est vrai. Mais il a presque du me tuer pour m'y contraindre, mais il ne le dit pas. Il dit qu'il n'est pas mort. Je trouve qu'il est trop en vie et que la lune et ses reflets blafards dessinent sur sa joue des ombres inquiétantes et palpitantes. Il aurait pu s'en contenter et me laisser. Mais c'est il se demande et pour demander il sent le besoin de me faire ployer. Comme si mes épaules ne s'affaissaient pas assez.

Et c'est outrageant encore, tellement outrageant que je me demande encore pourquoi la nuit ne semble même pas s'en offusquer. Il envahit encore et je perds mon souffle. Ma paupière tremble parce que tout le malaise me revient et c'est comme ça à chaque fois qu'il me frôle. L'égratignure de ma joue semble palpiter et saigner un peu comme si les deux était liés.

Alors je m'effondre sur le sol, mais je sais qu'il y est et que mon dos au moins ne sera pas blessé. Ses mains remontent, mais je ne vois rien, j'ai choisi de fermer les yeux et de pas voir les lueurs dans ses yeux. Il est beaucoup trop proche de ma gorge et peut-être que cette fois il va vraiment essayer de m'étrangler. D'extirper ce qu'il me reste d'humain et de raison. Othello demande et devient capricieux quand je me dis qu'il aimerait sans doute que je réponde oui à tout et que ça arracherait encore un rire.

 « Tu voudrais... » Je me racle la gorge après deux mots qu'à force de dérober chaque expiration ma bouche devient sèche.  « Ce serait plus facile si tu me disais ce que tu avais envie d'entendre. » Je rouvre les yeux. Ses yeux brillent encore et je ne comprends pas ce qui donne de la vie à ces pupilles là. Une importance dans l'univers.  « Tu ne pourrais pas vivre sans moi. » Je déclare.  « Tu voudrais avoir du pouvoir sur moi. » Je ne cille pas et je continue.  « Est-ce que tu as peur de devenir fou Othello ? » Je murmure et j'esquisse un sourire, même si là encore il n'y a rien de drôle.  « Je vais te le dire, tu es fou. » Je secoue la tête.  « Mais il y a de la folie aussi dans mes yeux. Sur ma peau. Dans mes muscles. Mes os. Tout. C'est indéniable. » Je reste le plus immobile possible.  « Il faudrait que tu définisses pouvoir. Et vivre. Parce qu'ils prennent des sens différents dans ta bouche. » Je ferme les yeux. Si las. Si las. « Je l'ai fait pour moi. Parce que je ne pourrai pas exister sans toi et que tu pourrais même venir me tuer en étant mort. » C'est les regrets et la culpabilité.« Je l'ai fait pour toi. Parce que tu aimerais que je réponde oui à tout ce que tu demandes et que je suis sensible à tes affects. Même si c'est idiot. Et que tu es capricieux. Qu'on devrait pas répondre aux caprices des autres. » Je rouvre les yeux.  « Qu'est-ce que tu aimerais entendre ? Que je te le dise et que tu retrouves le sommeil. » C'est tout ce que je peux faire et dire.  


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