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Bienvenue sur Firewhisky les sorciers ! On espère que vous allez bien, et que vous êtes près à swinguer au rythme des trompettes ! À Londres Magique, nous sommes en Mars 2017 ! Les oiseaux recommencent à chanter et les mimosas sont en fleur, bon courage pour les allergies. Il est 12 heures, l'heure des news !

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I'm a bad influence, but damn i'm fun [Esther]


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 I'm a bad influence, but damn i'm fun [Esther]

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I'm a bad influence, but damn i'm fun [Esther]
24.09.16 23:47




I'm a bad influence, but damn i'm fun



Sigma. Ce nom revenait encore et encore. Il animait toutes les discutions, agitait tout les esprits. En réalité il prenait un peu trop de place à mon goût. J'aimais pas ça, cette ambiance, toutes ces idées qu'ils mettaient dans la tête des gens.. mais heureusement, je n'étais pas le seul à qui la situation déplaisait. On était plusieurs à trouver ça révoltant et l'un d'entre nous décida même d'agir directement contre ces idiots aux masques d'Or. L'idée venait de Sören, une idée brillante qui embrasa la flamme de la révolte. Au début c'était qu'une idée comme ça, mais les idées, porté par les gens, finissaient par faire beaucoup de choses. Il suffisait de les laisser s'exprimer.

J'arrivais plus à penser à autre choses que ça. Ce soir, j'étais supposé plancher sur un devoir de sortilège. Bosser. Faire en sorte de m'en sortir dans ce double cursus et pas me noyer dans les devoirs sinon j'allais pas y arriver. Mais c'était difficile de rester concentrer, ce soir plus que d'habitude. Peut être que j'en avait simplement trop fait aujourd'hui. Mon cerveau refuser d'en assimilé plus. Manquait cruellement de distractions, de sucre ou de caféine. J'en avait besoin pour vivre, c'était mon carburant.

Les yeux fermés, j'essayais de me concentrer malgré le bruit dans la salle commune. Le couvre feu abusif de 21h était dépassé depuis bien trente minutes, les gens s'étaient entassé ici pour passer le temps ou réviser. C'était l'enfer. Sincèrement, ils pouvaient au moins nous laisser accès au salons commun ou à la bibliothèque. Personne n'irait se coucher avant une bonne heure. Les chambres avaient l'avantage d'être un peu plus calmes mais pas tellement pratique pour réviser, surtout pour quelqu'un comme moi. Je fis l'effort de feindre un semblant d’intérêt à mes parchemins encore quelques minutes, simplement pour faire bonne figure et ne pas subir le regard accusateur d'Esther. Ouais, elle me fliquait assez quand on parlait boulots, mais me fallait au moins ça pour me bouger alors je lui en voulais pas trop.

Mais ce soir j'ai besoin de bouger. Alors je l'abandonnais simplement là, souriant en prétextant avoir « des trucs à faire », elle comprendrait, et puis j'avais Rief en excuse de toute manière. Même si le préfet devait être bien au chaud dans sa propre salle, j'avoue que c'était un bon argument pour empêcher les gens de me suivre ou de trop insister. Gamma nécessitait qu'on se bouge. Sören avait lancé l’offensive avec un tague, il fallait continuer. Je m'en voulais de planter Esther, Randy lui était parti lire dans la chambre ce qui me facilitait assez la vie. La jeune fille quand à elle.. Je n'avais pas tellement d'option sauf une bonne vieille fuite.

Mes affaires enfouie dans mon sac, je l'avais simplement quitté dans un « truc à faire, je reviens après » et fila à l'autre bout de la salle sans même attendre une réaction de sa part. J'aurais pu simplement lui dire pour cette histoire de Gamma, la vérité c'est que je savais pas tellement comment elle allait réagir à ça, et puis fallait éviter que ça s'ébruite un peu « trop ». Du moins, pas comme du commérage quoi. Je m'en voulais de la tenir loin de ça, peut être que demain j'aurais ce courage. Mais demain. Ce soir j'avais quelque chose a faire.

Discrètement, j'arpentais les couloirs munie de mon sac et de mon éternel skate qui m'accompagner partout. Idéal pour prendre la fuite dans les couloirs mais trop peu discret pour l'utiliser sans s'être fait grillé. Je rabattais ma capuche sur mon crane en enveloppant le visage dans le keffieh blanc et noir que je portais. Un peu de discrétion ça faisait pas de mal même si avec mon sac et mon skate j'étais niqué d'avance. Au moins ils auront toujours un doute. Une fois arrivé au couloirs des graffitis, non sans encombre à cause des armures et préfets qui rôdaient, j'en avait sorti quelques fichettes faites par les autres pour les placarder un peu partout dans le couloirs. Justes quelques unes comme ça,  pour montrer qu'on est là. Qu'on le sera tant que tout ce délire n'aura pas cesser.

Un peu trop occupé à les coller à l'aide de ma baguette, je n'avais pas remarqué l'ombre qui s'avançait lentement au bout du couloir. Une chose est sûr. Niveau discrétion j'étais loin d'être le meilleurs ouais.



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Re: I'm a bad influence, but damn i'm fun [Esther]
25.09.16 18:16

「 You are a bad influence. Sure you are fun. But this isn't. 」

Esther & Kieran

« Sigma ».

Les gens ne comprennent pas l'importance qu'ils donnent aux mots. Ils les utilisent sans vergogne, pensant qu'ils ont toute autorité sur ce qu'ils profèrent, mais en réalité, ils se retrouvent prisonniers de leur propre parole. Je me suis toujours demandée comment un simple mot pouvait avoir autant d'emprise sur les esprits. Après tout, il ne s'agissait que d'un ensemble de sons produits par la bouche, ou d'un ensemble de petits dessins, qui, collés les uns aux autres, ont un sens particulier... Le mot n'est pas important. Ce qui l'est, c'est ce qu'il désigne. J'aimerai pouvoir dire à tout le monde que l'on a pas besoin d'en parler en secret, car ce sont les messes basses, les on-dits, les rumeurs,  qui alimentent la peur du mot même, et donnent de la légitimité à l'ambiance froide que je ressentais depuis la rentrée au château.  

« Vous qui pouvez parler à voix haute, ne soyez pas effrayés de le faire ! Bien sûr que ce qu'ils ont fait est révoltant ! Bien sûr qu'il faut contester ! Le seul danger qu'on court, c'est de se trouver lâche quand il sera trop tard. »


Je hurle. Dans ma tête évidemment.

Ça n'allait pas du tout. Je me laissais porter par l'humeur négative qui traînait autours. Malheureusement, le surnombre de lions dans la salle commune qui avaient l'air tout aussi préoccupés que moi ne m'aidait pas à me distraire de ces pensées sombres. Je n'avait qu'une envie : partir dans ma chambre, me mettre au lit avec un bon livre et oublier Sigma.

Mais je ne pouvais pas m'y résoudre pour deux raisons. La première était que c'était tout bonnement lâche. Aller se cacher au chaud dans son lit n'allait pas résoudre tous nos problèmes -si c'était le cas, les problèmes n'existeraient pas. Moi qui venais de penser à l'instant qu'il fallait que l'on en discute tous ensemble... Et puis la seconde, mais pas des moindres, était qu'il fallait que je surveille cette boule d'énergie qu'est Kieran Nails. Il avait un devoir de Sortilège à rendre impérativement avant la fin de la semaine -bon moi aussi certes, mais je n'avais pas le stress du double cursus sur le dos- et ça semblait mal parti. Pendant que je remuais mes idées noires, je l'observais de temps à autres et remarquais que ses yeux étaient perdus dans le vides depuis un bon quart-d'heure déjà.

Alors que je m'apprêtais à lui donner une petite tape sur la tête, pour lui signifier qu'il fallait retourner dans le monde des vivants, il se leva brusquement, baragouina quelque chose que je n'eus même pas le temps de comprendre et fila de la salle avec ses affaires, me plantant là comme malpropre.

Eh oh. On ne me la faisait pas à moi. Avec un air aussi sérieux sur ton visage, tu croyais vraiment que je n'allais pas penser que tu tramais quelque chose de dangereux Kieran ? Je le connaissais par cœur. S'il n'était pas en train de sourire ou de s'amuser, c'est que quelque chose le tracassait. Ça aurait pu être une simple histoire de cœur avec Rief. Mais si en plus ça l'empêchait de travailler comme ça, alors c'était quelque chose de grave, dans le genre bombe atomique imminente dans ta face.

« Toi Kieran, tu vas faire une connerie ce soir. Et si tu es assez bête pour croire que je ne l'avais pas remarqué, c'est que tu ne me connais pas du tout. »

Je n'eus pas beaucoup de temps pour réfléchir, et puis de toute façon, mon corps avait bougé tout seul. Je me faufilais comme je pouvais dans le sillon laissé par Kieran dans la foule d'élèves et le poursuivis aussi rapidement que possible. Heureusement, que ce dernier, dans la précipitation, ne faisait même pas attention à savoir s'il était seul ou pas. Et puis je faisais attention à respecter une distance raisonnable entre lui et moi qui me permettait juste d'entendre vers où ses bruits de pas se dirigeaient. J'avais quand même peur de me tromper : si jamais il allait vraiment voir Rief, j'allais passer pour quoi moi ? La stalkeuse de Poudlard ? Titre intéressant mais que je ne voulais pas ajouter à la liste de mes surnoms potentiels.

Où allait-il ? Ça ressemblait quand même vachement au chemin du cinquième étage ça... C'est-à-dire la salle de bain des préfets... Mon dieu, j'étais donc une abrutie. Et toi mon petit Kieran, un cochon ! Je songeais à faire demi-tour, me traitant de tous les noms, quand il bifurqua d'un coup, avec empressement, dans un couloir où je n'avais pas mis les pieds depuis très longtemps.

Le mur des graffitis ! Lieu étrange pour un rendez-vous secret amoureux... Poussée par ma curiosité -ah celle là, quand elle nous tient...- je l'y suivis, cachée dans un coin, de peur de le surprendre à faire des choses pas très catholiques avec son ami. Mais non, tiens, il était seul. Il farfouillait dans son sac -faisant au passage un bruit monstre- et en sortit quelques feuillets. Il me semblait que Kieran était trop âgé pour ce genre de choses mais après tout pourquoi pas ? Coller des graffitis, quelle idée !

Je m'approchais normalement de lui, pensant qu'il m'entendrait arriver pour qu'il ne soit pas trop surpris et éviter tout sursaut ou cri potentiel.

Raté.

Le contact froid de ma main sur son épaule eut tout l'effet inverse. Bon bah au moins, si tout le château n'était pas au courant qu'il était là, c'est qu'on avait de la chance...

« Qu'est-ce que tu fais là ? C'est pas un peu puéril d'accrocher des dessins au mur ? Je veux bien qu'un élève de première année fasse ça, mais toi ! Je n'ai pas que ça à faire que de... »
J'écrivais tout cela dans les airs avec ma baguette, devant le nez de Kieran, en train de se remettre de ses émotions, avec un regard passablement courroucé, quand celui ci se posa sur ces fameux feuillets qu'il venait de coller.

« Gamma. » « La résistance s'organise... » « Sigma, craignez-nous ! »

Ce fut mon tour d'être surprise. Je les relus plusieurs fois. Je ne comprenais pas.

« Qu'est-ce que c'est que Gamma ? » lui fis-je comprendre en pointant le mot du doigt, avec une moue interrogative.

Au fond de moi, un étincelle d'espoir s'alluma. Maintenant, je comprenais l'importance de certains mots. « Gamma ».
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Re: I'm a bad influence, but damn i'm fun [Esther]
26.09.16 1:34




I'm a bad influence, but damn i'm fun



Faire vite. Être attentif. A vrais dire je faisais tellement de bruit que j'étais quasi certain que quelqu'un allai débarquer d'un moment à l’autre. C'est exactement pour ça que je me grouillais, cherchant les feuilles frénétiquement dans mon sac pour les placarder un peu partout, le sortilège de glu était simple, c'était le même qui m'avait accroché au plafond toute une soirée. Ce souvenir étira un sourire sur mes lèvres bien à l’abri sous l'écharpe de tissue. Les gens passaient souvent ici, c'est certain qu'ils allaient le voir, et puis techniquement, ici, on avait le droit de mettre ce qu'on voulait sur les murs. J'étais pas assez doué pour faire un vrais tag même si ça aurait carrément été cool. Les petites affiches ça suffisait largement. J'en était à ma cinquième quand quelque chose me fit sursauter.
Une main froide sur mon épaule.

J'en avait bondit d'au moins un mettre en criant très virilement. La surprise fait toujours cet effet surtout quand on s'imagine seul dans un couloir sombre et silencieux. Mon cœur fut pris d'une décharge d'adrénaline et se mit à tambouriner au fond de ma poitrine douloureusement. La pression s’envola aussitôt que le regard d'Esther se posa sur moi. Ce n'était qu'elle. Esther. Mais qu'est ce qu'elle faisait là au juste ?

« Tin.. Esti ! Sérieux ton mode furtif un jour il va me faire avoir une attaque ! »

Mains sur le cœur, je tentais de reprendre le contrôle de ses battements quand la brunette planta son regard plein de reproche dans le mien. Bien sur que j'aurais du me douter qu'elle me suivrais. C'était stupide d'avoir pensé une seule seconde que son lit serait plus intéressant qu'une filature discrète. Est ce que j'étais s prévisible ? Clairement ! Je m'en serais tapé la tête contre le mur tellement je m'en voulais d'avoir été à ce point idiot. Des explications s'imposaient mais la jeune fille n'avait pas l'air décidé à me laisser en placer une. Ce qui est plutôt ironise du coup. Elle me collait ses grandes lettres sous le pifs, me sermonnant comme si j'étais un enfant de six ans qu'on surprenant à écrire sur les murs. C'était presque vexant, au point que je lui fis ma moue boudeuse la plus mature possible tout en plantant un regard courroucé dans le sien.

Et puis, elle s’arrête. Une phrase en suspend et un regard qui se braque sur une des affiches. Je mis quelques secondes à comprendre ce qu'elle avait à resté planté là. Bien sûr. Les Gamma. Je m'étais moi même tourné pour contempler mon coeur, souriant un peu en abaissant mon foulard et fis un pas en arrière pour me mettre à la hauteur de la rouge. Elle s'interrogeait, pointant le symbole du doigt en plantant ses yeux si expressif dans les miens. C'est comme si je pouvais l'entendre me demander « qu'est ce que c'est ? », comme à chaque fois il n'y avait pas besoin de mots quand nos yeux parlaient pour nous.

J'hésite une seconde. Le regard fixé sur l'affiche placardé, j'en venait à me dire que le destin avait quand même un sacret culot. Moi qui ne savais pas tellement comment aborder ce sujet avec elle, je n'avais plus tellement d'excuses pour lui cacher ça.. même si une pointe d'angoisse m'avait soudainement saisie au cœur à l'idée de l'embarquer là dedans. J'imagine que c'est trop tard pour faire marche arrière de toute manière.

« C'est.. un peu compliqué.. mais.. Je te dois bien ça hein ? »

Elle me fixait toujours, son regard avait néanmoins changé, plus vif, plus flamboyant, je sentais une certaine impatience. Une envie muette qui se traduisait d'un seul regard. Ça m'avait convaincu, à dire vrais, là voir ici dans ce couloirs, déterminé, curieuses. Prête. Je me demandais vraiment pourquoi j'avais tellement hésité.
Mon regard scruta les alentours quelques secondes pour m'assurer d'être seul avec elle. Je n'avais pas envie qu'on nous surprenne, ou qu'on laisse traîner des oreilles dans les parages. Mon bras s'enroule autour de son épaule, réduisant la distance entre nous pour faciliter les messes basses et les confessions.

« Je voulais t'en parler.. mais en vrais j'étais un peu inquiet de ta réaction... gamma c'est.. un mouvement qu'on a mis en place. En faite c'est.. l'idée de Sören.. tu vois que c'est... Après les attaques, on s'est dit qu'on pouvait pas laisser les Sigma imposer leurs règles.. qu'il fallait qu'on montre qu'on était révolté par tout ça... Alors Gamma est né. Bon... la tout de suite.. c'est que des papiers sur un murs.. Mais ce n'est que le début... »

Nouveau sourire. Mon regard accrocha le sien. A la foi fier et inquiet. J'assumais ce choix. Ce groupe un peu bancal qui avait simplement décidé de s'exprimer. C'était peut être complètement stupide, complètement irresponsable. Mais au moins on restait pas victime de cette situation. On décidait d'être autre chose. Je me sentais l'âme d'un rebelle et j'avoue que j'aurais adoré qu'elle me suive dans ce périple même si c'était loin d'être raisonnable.
On l'a jamais vraiment été de toute manière.




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Re: I'm a bad influence, but damn i'm fun [Esther]
27.09.16 19:32

「 You are a bad influence. Sure you are fun. But this isn't. 」

Esther & Kieran
La confiance. C'était tout ce que je demandais à mes proches. Ce n'était pas grand chose n'est-ce pas ?

Au premier abord , j'étais un peu triste et déçue de savoir que Kieran faisait quelque chose dans mon dos, quelque chose qui en plus avait tant d'importance à mes yeux, alors qu'il aurait pu tout de suite m'en parler. Mais son petit air gêné quand il se rapprocha de moi, son regard fier tandis qu'il m'expliquait tout, la chaleur de son bras autours de mes épaules alors qu'il affichait le demi sourire d'un futur conquérant, tout cela me fit vite ravaler mon ressentiment premier.

Je lui fis une bise sur la joue et lui écrivis « Merci de m'avoir tout raconté, je comprends mieux pourquoi tu n'arrivais pas à te concentrer. Mais la prochaine fois, viens plutôt te confier dès le début, plutôt que je ne l'apprenne comme ça, gros dadais ! ». (Oui, j'avais des expressions un peu vieillottes que Kieran lui-même m'avait apprises et que j’aimais utiliser.)

Cependant, je le comprenais un peu : Sigma était loin d'être un chose à traiter à la légère, le chaos de la cérémonie de répartition et la mort de Lio et d'Arya étaient une illustration parfaite du fait qu'ils n'avaient aucune limite. S'ils apprenaient que des élèves de Poudlard voulaient se rebeller, ils emploieraient des moyens de répression très forts contre ces derniers. Et même cet insouciant de Kieran aurait pensé à ça ! J'adorais vraiment le fait qu'il tienne à moi au point de vouloir me protéger comme cela, mais en même temps, je ne supportais pas vraiment le fait qu'il ne croie pas en ma force.

« Je suis forte Kieran »
, disaient mes yeux à cet instant. « Bien plus que tu ne veux le croire. »

S'il s'embarquait là-dedans, c'était plutôt à moi de le protéger ! Vu la discrétion avec laquelle il menait ses petites escapades nocturnes, il fallait bien que quelqu'un lui apprenne ce qu'était le silence, et qui était la meilleure personne possible pour lui apprendre cela à part moi ? Voilà que c'était moi qui commençais à m’inquiéter pour lui... Pourtant, en aucun cas, je ne voulais qu'il arrête  ces actions. Non, j'allais même l'y encourager. A condition que j'en sois évidement.

« Écoute (enfin lis plutôt), je ne sais pas si vous êtes nombreux à faire partie de Gamma, je ne sais même pas s'il s'agit d'un groupe vraiment organisé, ou juste de petites actions comme ça, mais si ce n'est pas le cas, ce serait quand même bien que l'on arrive à se retrouver quelque part pour organiser tout ça, tu ne penses pas ? Par contre, il faut que l'on soit très prudents. Ils sont intelligents, ils nous surveillent. Ce que tu as fait ce soir, accrocher des petites affiches, c'est important, mais ça ne va pas les faire bouger pour l'instant. Ils ne nous prendront jamais au sérieux. Il faut utiliser la même technique qu'eux : frapper d'un coup et très fort. Mais nous on fera ça subtilement, sans qu'il n'y ait de blessés ou pires. S'ils sont si intelligents, nous n'avons qu'à l'être plus qu'eux. »


Je terminais mon long paragraphe. Ma résolution était prise. J'accorderai toute ma confiance à l'espoir.

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Re: I'm a bad influence, but damn i'm fun [Esther]
28.09.16 20:15




I'm a bad influence, but damn i'm fun



Maintenant que je lui avait avoué la vérité, j'espérais sincèrement qu'elle comprenne pourquoi j'avais tellement hésité. Moi même j'étais pas certain de ce que je faisais alors.. Elle observe, ses yeux s'arrondissent, s'assombrissent un peu avant de s'illuminer de nouveau. Elle comprend. Ses lèvres déposent un baiser sur ma joue, ça ça voulait clairement dire : Je te pardonne gros crétin. J'en riais une secondes, souriant à la brunette qui écrivait de sa baguette. Elle m'excusait même pour mon manque d'attention, au moins maintenant j'avais une excuse pour décrocher de mes révisions de temps en temps. Le soulagement accompagne l'angoisse également. Maintenant elle sait, maintenant elle va vouloir y prendre part. Elle ne va pas se contenté de resté là dans son coin .Regarder la rébellion sous son nez et fermer les yeux. C'était pas son genre, c'était même plutôt le contraire. Je me sentais à la foi fier, mais aussi inquiet. Comme avec Aili, j'avais peur que ces histoires dégénères. Les Sigma ont déjà prouvés qu'ils ne plaisantaient pas. Leur petites démonstration au banquet nous avait bien montré qu'ils étaient loin d'êtres des incapables. De vrais menaces. Nous, on était simplement une bande de gamins révolté. Juste des gamins, armés de mots et d'idées. Est ce qu'on faisait vraiment le poids face à ça.
Ce n'est qu'à cette seconde que ce détails me frappa.

Et si on faisait pas le poids ?

Esther accroche mon regard. Droit, déterminé. Elle voulait me faire comprendre qu'elle n'avait pas besoin que je sois à se point inquiet pour elle et qu'elle était la première à brandir sa baguette en cas de problèmes. Une vrais lionne. Elle était peut être même meilleur que moi en réalité ! Mais elle serait un peu trop satisfaite de me l'entendre dire ! Sa baguette s'agite encore, les mots s’enchaînaient les uns après les autres à une vitesse folle. Impatiente. Porté par cette ardeur, elle voulait changer les choses et faire parti de se « nous », celui de la révolte.

« Oula attend tu vas vite... »

Je la libérais de mon emprise, glissant mon bras le long de ses épaules pour venir lui faire face. Elle était tellement motivé qu'elle serait allé directement trouver cet Alpha pour lui balancer ses quatre vérités au visage à grand coup de phalanges ! Mais elle l'a dit elle même. Il faut faire attention. Ces mec là ne rigolent pas, pour le moment on était pas bien menaçant c'est vrais, mais j'avoue que j'avais un peu de mal à saisir son : Frapper d'un coup.

«Ouais.. mais le soucis.. c'est qu'on sait pas qui sont ces mecs.. ça ce peut ils sont là tout proche.. ça m'étonnerait pas que quelqu'un ai aidé à les faire entrer.. Et je te savais pas aussi.. Hargneuse ! Ça te va bien au teint ! »

Un doigt sur sa joue. Je me sentais obligé de détendre un peu l'ambiance avec une débilité pareil. Un compliment idiot, quelques sourires, c'était ma façon de gérer les choses quand la tension montait d'un cran. Au moins ça nous évitait de paniquer, de faire trop de bruit ou de monter un peu trop en mayonnaise avec toute cette histoire !

« Mais.. Si tu veux nous rejoindre, t'es la bienvenue bien sûr.. on est jamais trop pour botter des culs. Puis on pourrait chercher qui sont les traîtres parmi nous ! Je suis sûr qu'on ferait de super détective, tu vois genre.. Sherlock et Watson ! J'prend Watson tu .... »

Un bruit.

Mon corps entier s'était figé l'espace d'une seconde. Je ne sais pas d'ou venait ce bruit, mais il y avait quelque chose ici qui rôdait. Prof, préfet, armure... Sigma. Qu'importe, fallait pas rester ici. Mon regard balaya le couloirs, cherchant une ombre ou n'importe quoi. Rien, juste ce silence un peu trop pesant et cette impression que quelque chose arrive.

« Viens.. »

Ma main attrape celle de la rouge, l'autre saisie le sac et le reste hisse sur mon épaule pour ensuite attraper le skate toujours au sol. Il fallait partir, mais pas courir, sinon on serait tout de suite repéré par nos bruit de pas précipité. Je marchais simplement la traînant avec moi loin du couloir sans tellement savoir ou aller. Une porte, une salle.. un recoin ! N'importe quoi mais quelque chose qui nous cache un minimum...




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Re: I'm a bad influence, but damn i'm fun [Esther]
04.10.16 1:34

「 You are a bad influence. Sure you are fun. But this isn't. 」

Esther & Kieran
« Dame souris trotte
Noire dans le gris du soir. »


Depuis que j'étais sortie de la salle commune, je ne savais pas pourquoi cette vieille poésie que me récitait mon père enfant faisait écho dans ma tête. Enfin si, je m'en doutais : il était vrai que je devais ressembler à une petite souris perdue dans les immenses galeries de couloirs que Poudlard enfermaient en son sein alors que j'avais pris Kieran en filature.

Le fait était que si j'avais pu alors ressembler à une souris, en ce moment même, lui et moi devions plutôt être comparables à deux gros blobfish essayant en vain de fuir une horde de prédateurs au dents acérées. Je l'ai entendu distinctement, ce bruit. Un froissement de vêtements. Mais ce ne pouvait venir ni de moi, ni du rouquin, il venait du bout du couloir. Alors que je commençais à me pétrifier de peur, me rappelant que ce que nous faisions était totalement proscrit, et même dangereux si l'on avait entendu le sujet de notre conversation, le grand Gryffondor fut pour une fois le plus plus intelligent de nous deux et me prit par la main pour nous entraîner dans une course effrénée, plus loin encore, plus profondément dans le labyrinthe du château.

Voilà, je ne devais plus ressembler à rien dans cet état, le souffle coupé, les joues rouges, haletante, ruisselante -mais qui pouvait bien se soucier de cela?- ma tête commençait à tourner à cause d'un effort que je n'avais pas l'habitude de fournir. Enfin en général, quand je faisais une grosse bourde, je m'arrangeais pour que cela soit discret et que l'on ne sache pas qu'il s'agissait de moi. Là, j'aurais été prise la main dans le sac si Kieran n'était pas aussi vif. Il ne lâchait toujours pas ma main alors qu'il me traînait plus qu'il ne me la tenait.

Pas un mot, pas une parole, mais seulement le bruit des pas pressant derrière nous -à croire qu'il s'agissait de ma propre ombre qui venait me tourmenter de ne pas être au coin du feu chaleureux de notre salle commune.

Un couloir rempli de portes menant à de nombreuses salles inoccupées, anciennement destinées à des cours s'offrit à nos yeux -Enfin!- et sans réfléchir outre mesure, nous nous cachions dans une des premières que nous vîmes.

Je pus enfin reprendre mon souffle, mais j'eus beaucoup de mal. Mon cœur battait à tout rompre. Et je ne l'avais pas dit à Kieran, ou à personne d'ailleurs, mais ce cœur ne devait en aucun cas être ainsi malmené. Je devais avoir le teint cadavérique, mais j’espérais que la nuit puisse cacher cela.  Après de longues minutes où nous prenions de grandes inspirations -il se portait tout de même mieux que moi, le grand gaillard-, je pus écrire en tremblotant :

« Qu'est-ce que c'était ? Ou plutôt qui était-ce ? Qui que ce soit, tu penses qu'il nous as entendu ? »


Je ne vis pas son expression et il ne répondit pas tout de suite. Puis vraiment apeurée, mon visage exprimait :

« Tu penses que ce sont ''eux'' ? »

Je mis ma main sur ma baguette, cela me rassura un peu. Voir beaucoup, de savoir que je pourrais toujours me défendre en cas de pépins. Et puis mon meilleur ami était là. Il n'y avait aucune raison que cela puisse mal se passer. Personne ne pouvait savoir qu'ils étaient dans cette pièce, perdues parmi tant d'autres. Non personne ne saura jamais. Je pris la main encore chaude de mon ami et la mis sur ma joue pour le remercier de nous avoir sauver de ce pétrin. Avec lui j'étais courageuse, avec lui, je voulais bien me lancer dans l'aventure Gamma. En réalité, le fait que cela puisse être l'un d'entre eux ne fit qu'augmenter ma rage. En Islande au moins, tout le monde respectait la liberté d'expression de tout le monde.

« Kieran, il faut qu'on le fasse, si ce n'est pas nous, alors qui ? » écrivais-je.




Tiens, un bruit, au loin, une porte qui s'ouvrait...
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Re: I'm a bad influence, but damn i'm fun [Esther]
07.10.16 2:13




I'm a bad influence, but damn i'm fun



Courir. Loin, vite. Je n'avais aucune envie de m'attarder dans le coin pour vérifier que quelqu'un approchait. Surtout pas un préfet ou un prof. Peut être que c'était pire que ça. Je tenais Esther par la main je la serrait put être un peu fort mais je voulais être certain de ne pas la lâcher quoi qu'il arrive. Comme soudées l'une à l'autre, on s’enfuyait à travers les couloirs à toutes vitesse, les murs de pierres défilaient sous nos yeux, nos pas résonnaient sur les dalles froides, d'autres pas les accompagnent signe que quelqu'un venait. Quelqu'un voulait nous attraper. L'espace d'une seconde cette simplement idée m'angoissa comme un enfant qui crains le monstre sous son lit.

Poursuivie par des ombres, il ne fallait pas que le monstre nous attrape. J’avais le sentiment que des ailes m'avaient poussé dans le dos. Je ne courais plus, je volais littéralement aussi loin que je pouvais. J'avais les poumons en feu, je sentais mon cœur battre fi fort qu'il allait certainement s'échapper de ma poitrine. Ce n'est qu'à bout d souffle dans ce couloirs parsemé de porte que je pris le temps de resprier convenablement. Il ne fallait pas rester là, pas rester statique pourtant j'avais l'étrange impression de tourner en rond.

La panique m'agite au son des pas derrière nous, c'est comme si notre instinct de survie s'était synchroniser pour nous faire entrer dans la première porte qui nous tombait sous la mains. La pièce était plongé dans la pénombre, une salle de classe certainement. J'essayais de faire abstraction du noir et de l'espace confiné, heureusement les deux grandes fenêtres donnaient sur le parc et laissaient la clarté de la lune nous éclairer un minimum.

En sécurité, ou presque, je pris quelques instant pour calmer ma respiration et tenter de camer le rythme de mon cœur. Est ce qu'on était vraiment en sécurité ici ? J'espère.. machinalement mon attention se porta exclusivement sur la porte et ce qui pouvait potentiellement s'y trouver juste derrière. C'était peut être ridicule de s'inquiéter autant. On avait certainement réussit à semer notre poursuivant, j'étais même certain qu'il ne nous avait pas vus entrer là. Ce sont les lettres de la rouge qui me firent sortir de mes songes. Un peu tremblante, elle semblait étrangement pâle même pour la situation. La peur ce lisait facilement sur son vissage, depuis toutes ces années je savais facilement la reconnaître.

Est ce que c'était eux ?

« Non je... je pense pas, tu sais les profs et les préfets tournent beaucoup... c'était un d'entre eux je suis sûr. »


Je me confectionnais un sourire, essayant de le rendre convainquant malgré le doute qui m'assaillait. Je savais pas qui nous suivais, mais je doute que des Sigma s'amusent à ce balader dans les couloirs... Non c'était certainement grotesque.. pourtant, le doute était bien là. La baguette dans ma manche glissa jusque dans ma main, une mesure de précaution au cas ou la porte se serait soudainement ouverte. Il fallait bien que je la protéger de ça, du monde dans lequel je venais de l'embarquer. La fatigue et la peur me rendaient peut être parano, encore une fois c'est la jeune fille qui m'apporta un peu de calme. Elle glissa ma main sur sa joue en guise de merci, un léger sourire aux lèvres. Mon pouce caressa distraitement sa joue pour la réconforter et la rassurer. Le silence, quelques gestes, ça nous avait toujours suffit pour qu'on ce comprenne, ce soir encore.
Sa baguette s'agita encore pour tracer quelques mots.

Il fallait qu'on le fasse.. Si on le faisait pas, qui le ferait. Je crois que je l'avais jamais vus aussi déterminé que ça. Peut être que toute cette histoire avait finit par réveiller cette flamme au fond d'elle. La colère face à l’intolérance et à la barbarie. Je me sentais fier, mais aussi, je devais bien l'avouer, assez inquiet.

« Ouai.. je sais.. tu sais je pense que.... »

Encore un bruit.
Mon corps s'était de nouveau raidit. Quelqu'un venait. Encore. J’entendis une porte s'ouvrir dans le couloirs. Le silence qui s'en suivait n'avait absolument rien de rassurent. Quelqu'un allait finir par ouvrir là porte et nous trouver.
Il faut bouger..  et le faire maintenant. Mon regard plongea dans celui de la jeune fille. Ma main toujours sur sa joue glissa dans la sienne une fois de plus pour la tirer discrètement jusqu'au fond de la salle pour que l'on puisse se cacher dans un coin derrière les grandes rangés de bureaux. On ne voyait plus la porte, à moins d'entrer ici et de fouiller. On ne nous verra pas. Accroupi, je fis signe à Esther de se coller le plus possible sous les bureaux de bois. Planqué dessous, on se sentait presque à l’abri.

Presque. Je ne voyais plus les fenêtre, et l'idée d'être quasi coincé entre quatre planche de bois ne me rassurait pas. Mais on a pas le choix.. Je pris une grande respiration et planta de nouveau mon regard dans le sien en m’asseyant finalement. Mieux valait il éviter de parler, enfin, surtout moi... je pris alors soin de sortir de nouveau ma baguette et d'imiter les gestes qu'elle avait l'habitude de faire.. tracer des lettres juste sous son nez.

« Je suis désolé de t'avoir embarqué là dedans. J'aurais du t'en parler avant, c'était un peu stupide d'avoir hésité. Maintenant on est là.. et si un prof nous tombe dessus, ça risque d'être un peu gênant. »

J'en souriais, imaginant sans peine les têtes que feraient les profs s'ils nous découvraient ici tout les deux planqué sous un bureau. Je suis même certain que les Hiboux se seraient fait une joie de colporter des rumeurs là dessus. Dans le fond je m'en fichait, je préférais même cette situation à celle qu'elle craignait.
Un sigma.
Si un sigma nous trouvait là ? La question s'imposa tout de même à mon esprit et j'étais certain qu'il en était de même pour elle. Peut être que c'était le moment de la rassurer. Ajouter encore quelques sourires, quelques mots qui allégeraient ses craintes et chasserait les ombres.

« N'ai pas peur. Je crois pas que les Sigma s'amusent à se balader dans l'école. Enfin. Le banquet de la rentrée.. c'était un cas à part.. tu crois pas ? »

Après tout on ne les avait pas revus depuis, et maintenant les armures patrouillaient partout. Alors vraiment, j’étais certain que rien de pire ne pouvait nous arrivé que le retrait de quelques points.



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Re: I'm a bad influence, but damn i'm fun [Esther]
10.10.16 14:41

「 You are a bad influence. Sure you are fun. But this isn't. 」

Esther & Kieran
Nous étions accroupis là comme deux lapins pris au piège d'un terrier enfumé qui attendaient vaguement que quelque chose, n'importe quoi, puisse les sauver. Je me disais qu'avec un peu de chance, la personne qui nous poursuivait ne trouverait pas la bonne salle, ou bien qu'elle ne nous verrait pas, mais bon, un simple sort de détection nous révélerait immédiatement. Tout en écoutant les paroles réconfortantes de mon ami, je commençais à lancer un ou deux sortilèges de dissimulation mineurs qui nous éviteraient au moins d'être à l'abri de la détection. Malheureusement je ne connaissais aucun moyen de devenir invisible, donc si notre homme était un curieux, il finirait forcément par nous trouver.

J'avais presque l'impression d'être retournée en enfance, lorsque Ásþór, Oktavía et les autres enfants venaient jouer dans notre grande maison à cache-cache. C'était toujours Ásþór qui se cachait avec moi -d'ailleurs je trouvais que Kieran lui ressemblait étrangement avec leur même tignasse de rouquin et leur caractère enjoué- mais là, nous étions loin d'être dans un jeu et les moments d'insouciance me manquaient terriblement. Et le chat n'était plus un petit enfant innocent, mais sûrement un adulte en robe de sorcier, sa baguette prête à lancer un sortilège au moindre mouvement de notre part. En tous cas, je ne trouvais pas la situation gênante comme le craignais Kieran, et mon calme quelque peu retrouvé, je lui répondis :

« Non tu as raison, c'est impossible que ce soit un Sigma, à moins qu'ils n'aient infiltré les membres du personnel de Poudlard, ce dont je doute fortement vu comment le vieux Bogeyman les déteste. Par contre si c'est un prof ou un préfet qui nous trouve comme ça, j'ai hâte d'entendre les rumeurs qui se propageront cette semaine comme du feu sur une traînée de poudre... Enfin, cela m'importe peu mais je ne veux pas que ça devienne un problème entre toi et Rief. »

Et puis la porte s'ouvrit. Nous nous raidîmes. Mon cœur commença à s'affoler. Je ne voulais pas que notre petite escapade nocturne se finisse en punition pour tous les Gryffondors. Il n'était pas si tard que ça mais le couvre-feu était dépassé depuis fort longtemps.

« Hum... Je pense que ces petits chenapans qui étaient là devant moi ont dû s'enfuir très vite vers leur dortoir. ÊTRE DEHORS A CETTE HEURE LÀ Y'A PAS IDÉE AVEC LES ÉVÉNEMENTS DU BANQUET N'EST-CE PAS ? Oula mais je m'emporte tout seul. Enfin ils ne pourront jamais être dans ma salle secrète, hé, hé, hé... »

Le brusque cri de cette voix nous fit sursauter, et je me disais qu'il était bien pratique de ne pas avoir de voix dans ce genre de situation. En tous cas, je savais qui « tait cette personne, il s'agissait d'un professeur stagiaire envoyé par le ministère et qui enseignait la psychomagie. Il lui arrivait d'avoir des sautes d'humeur en cours et de se mettre à hurler brusquement sans aucune raison, mais j'avais fini par m'y habituer parce que malgré sa voix qui portait et sa forte odeur d'après-shampoing qui lui collait à la peau, ce n'était pas un mauvais bougre. En tous cas il y avait un peu de bonheur dans ce malheur puisque avec tout le bruit qu'il faisait, il ne risquait pas de nous entendre respirer.

Je me demandais cependant fortement ce qu'il voulait dire par « salle secrète ». Poussée par le curiosité, je faisais légèrement passer ma tête sur le côté du bureau, sous le regard paniqué de Kieran qui ne tarda pas pourtant à faire de même.

Ah oui. Tout de même. J'ai toujours trouvé les britanniques intéressant mais là... Le spectacle ne fut pas décevant. Je me souvins que cette pièce, troisième salle de cours du cinquième étage dans le couloir adjacent à celui des graffitis servait autrefois au cours de théâtre quand le club existait toujours. Une vieille malle devait traîner dans le fond de la pièce. En tous cas, voir un employé du ministère se travestir -et aimer ça apparemment- était quelque chose auquel personne ne s'attendrait.

Et dire que nous avions eu peur qu'il soit de Sigma...


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Re: I'm a bad influence, but damn i'm fun [Esther]
15.10.16 0:54




I'm a bad influence, but damn i'm fun



J'essayais d'être rassurant même si on était planqué comme des gamins derrières notre bureau à éviter de respirer trop fort pour pas se faire prendre par le potentiel Sigma qui traînerait dans les couloirs. Je savais que c'était ridicule de croire qu'un de ces sorcier au masque d'or allait surgir tout d'un coup.. pourtant y'avait ce doute. Un doute qui se logeait au fond de mon esprit, prêt à ressurgir au moindre bruit.

Je crois que j'avais quand même réussit à la convaincre. Les Sigmas ne pouvaient pas avoir infiltré l'école. Ca voudrait dire qu'ils pouvaient être là prêt de nous, à chaque instant. J'étais convaincu qu'on s'en serait rendu compte, qu'on aurait senti quelque chose d'étrange, comme si le mal était marqué sur le visage des gens. C'était ridicule mais ça aidait certainement à vivre sans avoir cette crainte constante que quelque chose finira par arrivé.
Les Sigmas sont loin. Les Sigma sont ailleurs.
Peut être que certain élèves s'amusaient à prétendre en être, les serpentard se complaisaient parfois dans ce rôle de « méchant », les sang purs. Les anti moldu. Ca leurs allait peut être un peu trop bien et j'aimais pas plus vivre avec l'idée que des élèves veuillent réellement autant de mal aux gens, ou trouvent ça normal d'en venir à de tel atrocité. Fallait être simplement timbré. Esther était de mon avis.

C'était mignon comme elle s'inquiétait de cette situation ou des bruits de couloirs qu'on aurait put entendre si un prof nous prenait ici tout les deux. Elle se souciait même de Rief et de ce que le Serdaigle pourrait penser de tout ça. J'en avais presque échappé un rire, amusée de la voir si prévenant, mais vraiment, je crois qu'il était pas du genre à être jaloux parce que je traîne avec mes amis, même planqué dans une classe. Par contre il se demandera certainement pourquoi j'étais dehors et ce que je faisais vraiment.. et ça, c'était plus embêtant déjà.
J'allais la rassurer encore quand la porte s’ouvrit brusquement.

Mon corps se figea une seconde. J'en avait même retenu ma respiration avant d’esquisser un sourire en plaquant une main sur ma bouche au son de la voix un peu trop perchée qui venait de retentir dans la pièce. Vraiment, nous qui avions eux peur de croiser des Sigma, ça, c'était quand même vachement moins terrifiant pour le coup. Mon regard accrocha celui de la brune, amusé, un peu plus détendu, je fis une grimace en levant les yeux au ciel pour appuyer le coté un peu ridicule de la situation. L'homme parlait fort, il braillait des choses sur une salle secrète ou je ne sais quoi. La curiosité poussa Esther à sortir la tête de derrière le bureau, je fis de même, aussi discrètement que possible et découvrir avec étonnement le prof stagiaire de psycomagie. A la fois septique et hilare, je retenais mes rire en le laissant partir, attendant d'être certain qu'il ne soit plus à proximité pour laisser évacuer le stresse et le reste dans un ricanement léger.

« Bon.. Je sais pas .. c'est un peu décevant au final non ? .. Mais c'est mieux qu'un Sigma quand même.. Tu crois qu'on peu sortir maintenant ? »

Je m'étais redressé, observant la porte une seconde en m'attendant presque à voir surgir l’énergumène une nouvelle fois.. Mais vus sa façon de crier, je crois qu'on l'entendra débarquer de l'autre bout du couloirs. Mieux qu'une alarme, il nous facilite vraiment la vie.
Quoi que...
Peut être qu'on aurait du se demander à qui il parlait..




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Re: I'm a bad influence, but damn i'm fun [Esther]
17.10.16 20:21



L'inutilité. Voilà ce que tu ressentais. Voilà les sentiments que te faisait éprouver ces rondes constantes que tu te devais d'effectuer. A quoi servaient-elles, très franchement. Améliorer et assurer la sécurité des étudiants à cause des Sigmas ? Rire amère. Ils avaient réussi à entrer d'une façon magistrale la première fois et ce n'était clairement pas ces piètres rondes qui allaient changer quoique ce soit. Et encore moi, les habitudes extravagante que certains élèves pouvaient avoir en vadrouillant dans les couloirs après le couvre-feu. Bien au contraire. Mais surtout. Pourquoi. Pourquoi te prenais-tu au jeu alors que tu n'en avais rien à faire ? Toi. Sakutarō. Un sigma parmi t'en d’autre. Que pouvait signifier cette ronde en vérité ? L'inutilité.

Puis une évidence. Ton impression ne fait que s’accentuer lorsque tu entends des cris. Ou du moins, des paroles. Une personne. Qui parlait beaucoup trop fort. Dans un lieu où elle ne devrait pas se trouver. Enfin. Parce que tu ne savais pas de qui il s'agissait. Mais évidemment, comme tout bon professeur que tu feignais d'être, tu ne pouvais pas faire comme si de rien était. Continuer sur ta lancé. Faire abstraction du bruit. Non. Alors tu avances avec lenteur jusqu'au point fort de cet étrange son. Lentement. Assez pour laisser les garnements s'enfuir a vrai dire, parce que ça t'ennuyais. Et c'est lorsque tu finis par arriver dans ce couloir au multiple porte, que tu en ouvre une. Puis deux. Puis trois.

Ah.

« Qu'est-ce-que vous faites là exactement ? » Droit comme un piquet, tu ignorais totalement de qui il s'agissait. A vrai dire, en entrant dans la salle tu n'avais qu’aperçu ce semblant d'ombre mouvante. Peut-être n'est-ce-qu'une hallucination, que tu allais engueuler le vide comme si de rien était. Après tout, c'était les risques de l'âge. Alors tu lèves les yeux au ciel dans un faible soupir. « Non en fait ne répondez pas, je m'en contre fiche totalement. » Tes mains glissent dans tes poches, lâchant la poignet de la porte pour retrouver ta baguette en bois de cerisier. La vérité ici, était que tu voulais tout de même mettre un visage sur la personne qui venait de violer le règlement, cet inutile couvre-feu qui avait été raccourcie à cause des événements de la soirée des répartitions. « Vraiment, à quoi servent les couvres-feux si même un idiot comme vous est incapable de le respecter... »

Lançant finalement un lumos afin d’éclairer la salle. Tu n'arrives même pas a être étonné à l'apparition du visage. Kieran Nails. Évidemment. Tu lâches un soupir de lassitude.  « Retourner immédiatement au fond de votre lit, Nails. Dans le cas contraire je serais obligé d'en informer directement McFayden. Et cela concerne aussi votre ami, parce que je supposes que vous n'avez pas comme plaisir de brailler ainsi seul au beau milieu de la nuit. » En vérité, tu n'en savais rien. Peut-être que personne n'était à ses côtés en cette soirée, à cette heure de la nuit. Mais qu'importe, tu n'en avais rien à faire. Tant que le message était passé, cela te suffisait amplement.

« Vous savez pourquoi le couvre-feu est beaucoup plus stricte, n'est-ce-pas ? Pourquoi est-ce-que nous sommes obligé de faire beaucoup plus de ronde maintenant. Je ne pense pas que cela est pu vous échapper. Du moins, je l'espère. Retourner donc immédiatement de là ou vous venez. Par ailleurs, j'enlève dix points à Gryffondor en espérant que cela vous empêchera de récidiver. » La sentence fini par tomber. Tes propos sortent avec une si grande facilité, tu n'avais aucun scrupule à enlever des points, pour punir ou non. Surtout en sachant ce qu'il avait fait avant les vacances d'été.

« Bien que nous savons tout deux que ça ne changera en rien votre attitude. » Un murmure. De faible parole, peut-être inaudible. En vérité, il s'agissait plutôt de pensé oral plutôt qu'une quelconque réflexion envers le lion. Et sous un soupir puissant, tu claques violemment la porte de la salle que tu venais d'entrouvrir pour finalement retourner à tes occupations, comme si de rien était. Après tout, tu avais comme rôle de faire une ronde dans les étages pour assurer la sécurité des élèves. On ne t'avait pas ordonné de jouer les nounous et de leur tenir la main pour ramener les malheureux aventuriers jusqu'à leur lit.
ok


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Re: I'm a bad influence, but damn i'm fun [Esther]

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