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Bienvenue sur Firewhisky les sorciers ! On espère que vous allez bien, et que vous êtes près à swinguer au rythme des trompettes ! À Londres Magique, nous sommes en Mars 2017 ! Les oiseaux recommencent à chanter et les mimosas sont en fleur, bon courage pour les allergies. Il est 12 heures, l'heure des news !

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19.09.16 — Le journal de FW reprend ! Participez-y en écrivant un article. Plus de détails ici.
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Avant le gel, avant la guerre [PV Daphné]

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 Avant le gel, avant la guerre [PV Daphné]

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Avant le gel, avant la guerre [PV Daphné]
20.10.16 23:23

C’était.
Avant.

Avant Lou.
Avant l’amour.
Avant la mort.
Avant la guerre.
Avant la colère.


Dans leur monde pragmatique, avec de telles gouttes et de tels nuages, mon oncle et ma tante avaient trouvé refuge, pour eux, pour leurs enfants et moi, dans un monastère que les moldus avaient transformé en site touristique de seconde zone. Malgré la perte de ses offices sacrés, l’édifice avait gardé son aura de vétusté, de tradition et de grandeur. Il n’en avait pas fallu davantage pour que les moldus le transpercent de visites guidées et de ventes de beignets gras.

Moi, je m’en foutais. Mon corps mêlait, déjà à cette époque, les sens dans des grands fracas silencieux. Alors quand l’averse, la foudre et le tonnerre étaient tombés au milieu du pique-nique familial, je n’avais pu qu’aimer voir le monde se colorer de mes couleurs intimes. J’étais resté sous la pluie, adorant la sensation que les nuages laissaient tomber sur moi un écho de moi-même. J’étais égocentrique. Je ne savais pas que j’allais le devenir plus encore, pour mieux devoir abandonner mon amour de moi par la suite. Je n’avais pas encore cette imminence de la fin proche qui me presse aujourd’hui les nerfs. Au contraire, comme la plupart des gens de mon âge, j’avais un sentiment de puissance et de possible. Le monde m’apparaissait accessible. Irréel mais à portée de sens.

C’est dans cet état d’esprit qui mêlait innocence et impudence que j’observais la famille de ma mère. Les De Lange étaient beaux, bien habillés, bien policés. Les De Lange étaient pâles, blonds et grands. Ils portaient si bien leur nom qu’en cette journée qui ressemblait à une nuit mitraillée de flashs extraordinaires, ils m’apparurent comme des êtres surnaturels.

Et je les regardais, ces êtres sans ailes et sans auréoles, s’agiter sous le ciel, la pluie, les pierres. Je les regardais faire sans entrer dans leurs rondes familiales. J’étais noir de cheveux, noir d’yeux et petit pour mon âge. Je n’avais que la pâleur et le regard perdu dans un ailleurs connu de moi seul pour me rattacher aux images d’Epinal qu’adoraient les familles chrétiennes des moldus. Je n’avais ni la boite de maquillage ni la boite de répliques qui convenaient pour être un De Lange.

Et peut-être, me dis-je maintenant que tout est parti en fumée, ai-je voulu rester en retrait. Sans diplôme ni spécialité de psychomagie, je n’avais aucune certitude, que le pressentiment de ne pas avoir besoin de la famille que j’avais sous les yeux. Car il y manquait quelque chose, à cette famille parfaite, un élément essentiel qui lui retirait toute sa valeur pour moi : il y manquait ma mère. Violaine, sœur de Victor De Lange, et tante germaine de Louis et de Daphné De Lange.

Alors je les observais. Je les devinais. Je redessinais ma mère à travers leurs traits. Les De Lange formaient un palimpseste entremêlé. Il n’y avait guère d’indices de maternel en eux… Seule la cadette, Daphné, pouvait prétendre à être une esquisse du visage que je cherchais en eux. Elle avait la presque moitié des gènes de ma mère. Elle devait avoir sa moitié de sourire. La moitié de son âme. Elle devait en être sa moitié de portrait. La moitié de son cœur.

Je lui tendis la main, je me souviens, alors que je m’étais abrité sous les arcades suite à une injonction de mon oncle. J’avais envie de la sentir plus proche, l’espace d’un instant. Avec le recul, je me dis que j’aurais dû garder contact avec elle et ne pas cesser de la revoir suite à ma rencontre d’avec Lou. Ça m’aurait peut-être donné une autre façon d’entrevoir ma vie…

Parce qu’au fond, je n’ai gardé que deux femmes dans mon existence. J’ai aimé Lou à la folie. J’ai attendu ma mère toute ma vie. Je n’ai jamais rêvé qu’à l’intérieur d’elles.

Alors cette main tendue sous les arcades d’un monastère violé, j’aimerais la retendre, lui redire ce que je lui ai dit à cette époque.

- Daphné, tu me donnes la main ?

Et insister. Et ne pas terminer la scène quelques heures plus tard dans un au revoir qui allait durer dix ans.
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Re: Avant le gel, avant la guerre [PV Daphné]
19.12.16 7:57

Avant le gel avant la guerre.



Cyrian Aefferden avait les cheveux noirs et il lui avait toujours fait penser à un corbeau au milieu d'un champ de blés car il était brun alors qu'ils étaient blonds. C'était une métaphore dont elle parlait souvent à Louis et pendant un temps, elle avait même fait du nom de l'animal, un sobriquet affectif pour parler de lui. Cela n'avait pas duré longtemps cependant car Louis lui avait dit qu'il n'était pas gentil de comparer Cyrian à ce genre d'oiseau. Et comme son frère avait toujours raison, Daphné avait bien vite arrêté.

Pourtant, aujourd'hui, les deux pieds à Poudlard. Daphné se fige en apercevant le jais si caractéristique de la chevelure de Cyrian. Un sourire cynique tapisse le rose de ses lèvres. Combien de temps ça fait ? Dix ans il lui semble et la dernière fois qu'elle l'a vu ils étaient en France. Lui était fraîchement diplomé. Elle entretenait encore le rêve devenir une princesse.

Il pleuvait la dernière fois. Le genre d'orage qui striait l'horizon de blanc et qui faisait craquer dans l'air, de violents coups de tonerre.

Elle s'en souvient, ce jour-là, elle était vêtue d'une robe en lin blanc qu'on lui avait acheté la veille, tout spécialement pour un évènement qui devait se tenir aujourd'hui. Ils avaient prévu un repas familial et convivial pour profiter du beau temps mais les intempéries, imprévues avaient jetés sur leur plan un voile noir et même sa mère, magicienne très habile n'avait pas su trouver de sortilège afin d'y remédier.

Le visage levé au ciel, Daphné observait les gouttes qui tombaient. Louis s'était éloigné et discutait avec enthousiasme de sa rentrée à Beauxbâtons imminnente. Peu intéressée, Daphné avait choisi de rester à l'écart et abritée par l'édifice du monastère, elle se demandait combien de temps ils attendraient avant que le ciel décide de se faire un peu plus clément.
Elle glissa une main contre son coeur et se demanda si en priant à Dieu, le soleil réapparaitrait plus vite. Elle était baptisée et priait tous les soirs comme lui avait appris ses parents. Elle était sage et gentille comme l'exigeait la religion mais plus les minutes passaient et plus Daphné se mettait à douter d'une quelconque existence supérieure.

Cyrian apparut alors et lui tendit sa main. Ce geste simple la tira de ses rêveries et elle ouvrit grand les yeux tandis qu'elle le fixait en souriant. Cyrian l'anglais qui avait étudié à Poudlard plutôt que dans les Pyrénnées. Cyrian qui avait une partie de son sang qui coulait dans ses veines mais qui était bien différent de son père et de sa tante Violaine qu'elle avait déjà vu sur quelques photos. Cyrian dont elle ne savait presque rien puisqu'on ne prenait jamais la peine de le raconter lors des repas du soir.

Un jour on lui avait simplement dit Cyrian est ton cousin, ta famille. Et la famille était importante et précieuse. Alors même s'il n'avait ni son nom, ni ses cheveux il fallait qu'elle soit gentille avec lui. Et Daphné se demanda ce qu'il avait d'autre de différents. Ou ce qu'il avait lui ressemblant.

Curieuse, elle avait alors glissé sa main dans la sienne en hôchant la tête avant d'oser une question pour découvrir ce parent dont elle ignorait tout. Sachant déjà parler anglais comme le voulait les leçons qu'on lui dispensait depuis son plus jeune âge, elle choisit sa langue plutôt que la sienne.

- Cyr-ian, étudies-tu le droit magique aussi ? Est-ce que tu vas punir des méchants comme mon père ?

Puis elle s'était tûe sans oser bouger car elle ne se sentait pas assez proche de lui, pour l'emmener vagabonder dans les dédales du monastère qu'elle connaissait presque par coeur. Ce n'était pas son rôle et il ne fallait pas s'imposer à ses aînés. D'autant plus que Cyrian avait un air sérieux. Surtout avec ces cheveux sombres et cette carure si grande. Si imposante comparée à son minuscule corps de gamine.

Sage Daphné remua sa petite main à l'intérieur de celle de Cyrian. Elle n'osait pas le regarder car il n'était pas poli de fixer longuement les gens. Il coutait de le lui en faire car elle ne pouvait cesser de chercher quelques traces dans la sculpture de ces traits, similaires à celles des membres de sa famille.

- Vas-tu revenir en France maintenant que tu as fini tes études à Poudlard ? Tu vas revenir parmi-nous ?

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