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Bienvenue sur Firewhisky les sorciers ! On espère que vous allez bien, et que vous êtes près à swinguer au rythme des trompettes ! À Londres Magique, nous sommes en Mars 2017 ! Les oiseaux recommencent à chanter et les mimosas sont en fleur, bon courage pour les allergies. Il est 12 heures, l'heure des news !

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botanic is a another word for beauty ∞ Finn


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botanic is a another word for beauty ∞ Finn
10.01.17 21:51

b o t a n i c   i s   a   a n o t h e r   w o r d   f o r   b e a u t y ∞ Finn

‛ shh, I blooming in the mirror ‚

Le claquement des langues contre le palais, la lourdeur des lèvres qui s’ouvrent et se ferment et la pesanteur des mots qui sifflent contre ses tympans comme des millier d’oiseaux. Oxlene voit, Oxlene entend, Oxlene veut fuir tout ça. Il souffle péniblement, ses bronches comme encombrées par toutes les syllabes qui fuitent à gauche à droite de lui. Par réflexe il pose une main sur sa poitrine, balade son regard sur les phalanges presque saillantes, admire l’articulation cristalline de chacun de ses doigts et s’hypnotise de sa peau si pâle, si exsangue. Le temps d’une fraction de seconde il semble avoir oublié la présence abondante d’âmes pestilentielles qui l’étranglent. Mais ce fut seulement le temps d’une fraction de seconde. Il y a un soudain effet de mouvement, un mouvement qui tangue vers sa gauche et a l’effet domino qu’il ne voit que trop tard, alors bousculé par un de ses camarades qui ne sent même pas sa présence. Oxlene le jauge du regard et reporte son attention sur leur professeur dont il entend seulement sortir de sa gorge le mot groupe qui suffit à achever son souffle. Il se retire sans un mot pour aller se perdre dans un coin de la salle, vers le fond et vers les étagères fébriles pourvues de livres, de graines, de plantes et d’outils, tout le nécessaire aux cours. Et même si aucun de ses camarades n’a remarqué son évasion à l’activité il sait parfaitement que Finn l’a vu et qu’il va certainement lui lancer plusieurs regards jusqu’à la fin du cours. Oxlene lui lance un rapide regard, l’air quelque peu chamboulé d’avoir dû supporter ses camarades qu’il perçoit comme une foule étouffante. Mais il le reporte bien vite vers le ciel gris dont il ne peut que remercier la saison froide de lui donner du répit face au soleil. Et, en attendant que le cours ne prenne fin il longe les étagères silencieusement, décrypte les noms des plantes, des livres, effleure leur tranche du bout des doigts, intimidé par une étrange prestance qu’ils dégagent. Il hume les odeurs à la fois lourdes et légères, pleine d’aventures et de fraîcheur, préférant cette activité que suivre le cours. Impossible de lui en vouloir. Il ne supporte par les espaces réduits et cette foule de camarades semblent monter d’étroits murs qui l’écrasent, l’étouffent. Oxlene n’a jamais d’ailleurs apprécié la chaleur de vie, préférant celle des objets et des plantes. Et puisque personne ne semble le voir il s’éclipse quand il le peut dans un silence religieux. Et Finn connaît ses évasions depuis deux ans qu’il l’a comme élève.

[…]


Le cours prend fin, les élèves sortent et Oxlene reste quelques instants planté devant une étagère où jonche sa soif de connaissances ; mais ses yeux ne pétillent pas, il a l’air vide, le teint encore plus blafard que lorsqu’il s’est éveillé. Il entend à moitié derrière lui le bruit que fait son professeur, perdu dans son monde. Ses doigts se faufilent dans la séparation de ses lèvres, instinctivement il se ronge les ongles alors que son regard tombe de haut en bas sur toutes ces connaissances réunies, toutes ces connaissances dont il pourrait s’emparer silencieusement s’il avait du cran. Mais il est lâche et son regard s’habille de frustration qui redescend jusqu’à ses tripes, et alors pour au moins avoir l’impression que sa journée a été intéressante il sort dans l’objectif de se trouver un miroir. Il a juste besoin d’un miroir où s’admirer jusqu’à ce que le sommeil ne le frôle, où embrasser son reflet et se sentir plus vivant que maintenant. Son narcissisme est sans limites mais le reste de ses occupations mornes, il ne fait rien d’autre que de rester murer dans le silence, à attendre qu’on le libère des chaînes lourdes des cours et à se remémorer la maison de marbre, son doux foyer.

Oxlene veut aller se perdre dans la salle miroir, très certainement sa préférée de toutes ; il peut s’admirer bien plus que dans un seul, embrasser bien plus de fois son reflet et s’abandonner à son monde d’enfant. Il a toujours été certain de ne pas croiser beaucoup de camarades et d’être très peu dérangé pendant ses longues contemplations. Il y entre et il y sort avec une aise déconcertante face à ceux qui s’y perdent, c’est son environnement, son doux chez lui si rassurant. Ça lui évoque le souvenir de sa chambre chez ses grands-parents, pleine de miroirs, partout, mais il ne s’y voit pas autant que là-bas. C’est cet endroit qu’il lui faut là tout de suite, il se sent faible et chamboulé. Les quelques regards qui se heurtent à sa silhouette qui vagabonde entre les élèves ont toujours eu le don de drainer une centaine de questions à son égard. Certains pensent en voyant son teint qu’il est albinos, les autres qu’il s’agit d’un semi-vampire, bien loin d’imaginer sa véritable nature de semi-vélane. Et lorsqu’il était encore chez lui les nombreux amis de son grand-père, tous dans le domaine médical, aimaient à le contempler ; il était la représentation même de l’ignorance des limites de leur métier, ils se permettaient de faire moult hypothèses plus rêveuses les unes que les autres, adorant ce spécimen si calme et si docile. Ils imaginaient mille et une raisons pour que sa peau soit si pâle et qu’il ait à se cacher de l’astre solaire. Parfois ils remontaient ses ancêtres, s’attardaient sur ceux qui lui ressemblaient avec des exclamations de surprise, de joie ou même de déception. Oxlene était le fruit de leurs conversations trépidantes qui mettait un peu plus de magie à leur vie, loin des habituelles règles du métier. Tous adoraient le voir, lui serrer la main pour se souvenir de la texture si délicate de sa peau qui semblait aussi dure qu’on os mais qui au moindre vent risquerait de ne devenir qu’un tas de poussière. Ces questionnements à son égard sont sûrement bien le seul intérêt qu’on lui porte.

Oxlene ne voit même pas le temps passer et les étages qu’il monte, il est déjà détaché de la vie et loin dans son monde, dans ses réflexions internes sans la moindre importance qu’il aura déjà oubliée dès le lendemain. Oxlene n’est pas une personne d’esprit, il ne cherche pas de sens à la vie, il ne se pose pas beaucoup de questions sur les choses, à moins qu’on ne parle de botanique ou de beauté. Mais Oxlene n’a rien que ce que la réputation de sa famille vante : l’acquisition par la sueur. Il est un peu ce grain de sable perdu entre des montagnes, la tache noire sur le mur blanc, l’oiseau parmi les poissons. Non, Oxlene n’est pas aussi travailleur que le reste de sa famille et c’est bien pour cela qu’il va à la salle miroir, il n’a pas la moindre intention de se plonger dans des révisions qui lui donneront des maux de tête intarissables. Et c’est les joues rougies par sa marche qu’il arrive à destination, faisant un premier pas silencieusement pour finalement aller se poser devant un des miroirs. Il sourit péniblement, essoufflé, et passe avec délicatesse une main dans ses cheveux pour les remettre en place. Une fois recoiffé Oxlene fixe son reflet, dessinant du regard les courbes de son visage puis la moulure de ses lèvres avant de remonter vers la forme arrondie de son nez. Il observe silencieusement la courbe de ses yeux, la longueur abrégée de ses cils et la dégradation du bleu de ses yeux, de la pupille jusqu’au bord de son iris. Mais sa contemplation prend fin lorsqu’il aperçoit derrière son reflet fébrile celui plus imposant de Finn, haussant d’abord le regard pour pencher la tête en arrière et détailler ce visage plus mature, plus masculin que le sien. Doucement il lui lance :

“ Vous me cherchez, professeur ?”


Il garde sa position ne bougeant pas d’un pouce comme s’il était devenu une statue suite à ses propres mots. Dans son esprit ça trépigne, ça cherche à savoir ce que Finn lui veut, jusqu’à ce qu’un éclair ne le parcours.

“ C’est à propos du cours.. ? ”


Oxlene s’attend à des réprimandes, une sanction ou même à un message à son sujet envoyé à ses grands-parents. Cette dernière option serait la pire chose qui pourrait lui arriver, un cauchemar mais bien moins effrayant que son épouvantard. Il déglutit, tourne sur ses talons pour faire face à Finn et reste silencieux. Il n’a aucune excuse pour ses récidives car il sait au fond qu’il lui suffirait de prendre sur lui pour supporter les autres. Mais Oxlene refuse d’admettre cela, ce serait pour lui grandir et détruire tout un monde dans lequel il a vécu depuis des années, ce serait sortir de son cocon. Encore trop enfantin dans sa tête il se contente de ces quelques mots :

“ J’avais l’impression d’étouffer. ”


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Re: botanic is a another word for beauty ∞ Finn
16.01.17 12:25

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Oxlene
Botanic is a another word for beauty
La leçon du jour était assez simple, pour ne pas mentir. Tu le savais, comme tu savais que certains élèves allaient n’en faire qu’à leur tête et qu’ils arriveront donc même à rater une chose si simpliste. Pourtant, tu restais calme, comme toujours. Tu pris la parole de ta voix imposante et tu as annoncé la consigne, je m’en souviens bien.

-Bon, vous allez me faire des groupes de 3, maisons confondues, qu’importe, du moment que vous êtes trois. Déplacez vous si nécessaire mais dépêchez-vous.

Tu attendais qu’ils se déplacent, d’une lenteur sans naturel, bien évidemment. Ton regard allait partout, vérifiant que tout un chacun ait un partenaire et tu vis un élève, cet élève. Tu le connais bien, il te ressemble bien que, moralement, il soit ton opposé. Il était au fond de la classe, dans son coin, hors d’atteinte des autres, dans son monde idyllique. Tu soupirais, tu te demandais ce que tu allais bien pouvoir faire de lui, de savoir s’il allait réussir ses B.U.S.E l’année prochaine, comme il ne suit pas les cours comme tout le monde. Pourtant tu sais bien, au fond de toi, qu’il y parviendra. Tu le laisses dans son monde, pour le moment, bien que ça ne t’enchante pas.

-Vous allez me rédigez quelques lignes sur l’utilité du dictame, dans n’importe quel domaine que ce soit. Pensez à votre prof de potions qui vous en a déjà sûrement parlé et puis, vous avez des livres, utilisez les.

Ta consigne étant donnée, tu n’avais plus qu’à attendre qu’ils travaillent, qu’ils t’apportent leur copie. Mais tu le regardais, tu réfléchissais, tu te perdais.

@}----- -----{@

Une fois que tous les élèves t’ont rendu leur copie, tu leurs intimes de partir, annonçant donc la fin du cours. Tu remarques Oxlene, dans son monde encore, perdu vers les étagères. Tu te demandes bien à quoi il peut penser, mais tu le sais, tu le connais. Il est comme toi, dans le passé. Enfin, comme toi, dans tes défauts. Tu prenais aussi souvent du temps pour t’admirer mais tu n’en faisais pas une obsession. Soit, la serre était vide. Tu as rangé les copies dans ton sac, tu le prends et tu te retires. Tu fermes les serres, une à une et tu te demandes si tu vas te diriger directement vers tes quartiers. Non, bien entendu.

Tu avances dans la cour, dans les couloirs, regardant les peintures qui t’impressionnent autant qu’à ton entrée ici, dans cette école. Tu montes les escaliers qui, comme toujours, n’en font qu’à leur tête et tu arrives au 5e étage. Tu continues ton avancée jusqu’à arriver dans une salle où ne sont présents que des miroirs. Tu le vois, tu savais au plus profond de toi qu’il allait être là, encore, comme toujours. Tu le vois se regarder, s’admirer, se manger du regard comme une sirène. Tu inspires longuement, secouant la tête, bien que tu en sois amusé. Tu t’avances et ton reflet vient se poser par-dessus le sien. Il te remarque et tu n’as pas le temps de t’annoncer.

-Vous me cherchez, professeur ?

Dit-il calmement, comme si de rien était, penché vers l’arrière pour me voir, bien qu’il aurait simplement pu regarder mon reflet. Comme quoi, il a tout de même de bonnes manières, si infimes soient-elles.

-J’aurais préféré que ce soit toi qui vienne à moi, et pas l’inverse.

Tu le voyais peu à peu s’éclairer, peut-être comprenait-il enfin pourquoi tu étais là, derrière lui, au lieu d’être dans tes quartiers.

-C’est à propos du cours.. ?

Au moins, il s’en rendait compte par lui même, c’est un bon début. Il se tourna vers toi, pour enfin te faire face.

-J’avais l’impression d’étouffer.

Tu te retenais, tu avais envie de soupirer mais ça t’aurait donné l’air d’être désespéré et tu ne veux pas qu’il puisse voir ça. Tu mis les mains dans tes poches et tu le regardais, le surplombant de ton regard dur.

-Comment penses-tu que tes résultats vont être si tu ne fais rien en cours ? Tu penses que tes grands-parents seraient fiers de toi s’ils apprenaient ça ?

Tu connais ses faiblesses, tu connais bien tes élèves. Tu leur portes toujours un grand intérêt mais, même si tu ne devrais pas en favoriser, tu en portes surtout envers lui, car il est comme toi.

-Je vais encore devoir te faire des séances de rattrapages et ça ne me plaira pas, comme ça ne te plaira pas non plus.
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Re: botanic is a another word for beauty ∞ Finn
18.01.17 21:35

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‛ shh, I blooming in the mirror ‚

Oxlene fixe son aîné, aucune émotion ne venant transgresser son regard clair, comme s’il se moquait de sa présence, de ses mots et des conséquences. Seulement lorsqu’on marche sur le sujet familial, Oxlene ne se fiche plus des choses. Oxlene conserve juste son air calme si naturel mais durement acquis. Paradoxe. La voix de Finn s’élève et chaque syllabe vient se fracasser contre ses tympans en milliers d’éclats.

Comment penses-tu que tes résultats vont être si tu ne fais rien en cours ? Tu penses que tes grands-parents seraient fiers de toi s’ils apprenaient ça ?


Son sang semble se glacer, en partant de ses chevilles pour remonter jusqu’à son coeur et finir sa course trépidante au sommet de son crâne. Les mots le glacent. Les mots le foudroient. Serait-ce un sous-entendu à un mot le concernant qui irait se glisser dans la fente de la boîte aux lettres ? Il déglutit. Et il imagine sans difficulté son jardin d’Éden immolé, la lourdeur de la grâce des phalanges resserrées autour de son poignet et tout son monde qui bascule. Les barrières sécurisantes qui s’écroulent. Sa carapace brisée en morceaux. Oxlene ne veut pas encore se jeter dans la gueule du loup, affronter ce que d’autres affrontent en continu, de peur de ne jamais revoir ce qu’il a tant chéri et ne devenir que des souvenirs mélancoliques et amers. Il se tait, écoute pleinement les nouvelles paroles de son professeur.

Je vais encore devoir te faire des séances de rattrapages et ça ne me plaira pas, comme ça ne te plaira pas non plus.


Il se condamne, il le condamne à un moment tout sauf plaisant pour les deux. À un moment plus léger que les cours, dénué de ces existences pestilentielles, mais qui lui semblera comme à chaque fois terriblement long, et qu’à la moindre erreur il tombera du fil où il fait le funambule. D’une voix fébrile Oxlene se décide à répondre.

Je vous demande pardon, je serais concentré lors de la séance. Promis.


Mensonge. Oxlene sait très bien au fond de lui qu’il ne résistera pas à l’envie tentatrice de retourner s’admirer, de se perdre dans son reflet, et qu’il tentera en vain de s’échapper de cette séance.

Mais…  ”


Sa respiration se stoppe, tout autour de lui n’est plus que marbre et les miroirs ne reflètent plus qu’un grand vide à combler de chaleur de vie : leurs silhouettes se sont comme dissipées dans l’air, dans cet air qu’il brassait encore il y a peu. Inspiration. Expiration. Non, il ne semble plus entendre son coeur battre la symphonie d’une brise fraîche. Son regard planté dans celui de son aîné il cherche, presque désespérément, une once d’empathie et ne se heurte qu’à la dure réalité d’un regard adulte et mature. Celle de ne pas montrer la moindre fissure pour mieux rendre dociles leurs cadets. Abdication. Il est totalement désarmé d’arguments et de ferveur.

...il n’y a pas de mais.


Oxlene n’a guère besoin d’attendre qu’on le lui fasse le reproche, il se le fait à lui-même. Tout reprend soudainement vie dans son esprit.

Il passe une main dans ses cheveux, frôlant le soupir mais s’efforce de garder cette même mine peu expressive mais éclairée par une pâleur équivoque aux rumeurs. Oxlene semble ne porter aucun intérêt aux paroles de son professeur, à la conséquence de ses actes, il est comme une page vierge qui attend d’être tâchée d’encre pour prendre vie. Qu’il est laid que de faire ressortir de sa cage thoracique les émotions négatives si malvenues. Elles doivent rester enfermées aussi longtemps possible pour chuter vers le ventre, former une boule de charbon qui se consumera et, en devenant un tas de cendres, sauront intoxiquer par sa fumée tout le corps et l’esprit jusqu’à ce qu’il n’ait d’autres choix que laisser les larmes embuer ses yeux ou la colère ronger ses os. Oxlene embrasse donc l’indifférence dans l’objectif flou de recommencer ce cycle éternel de déferlement d’émotions. Mais ce n’est pas pour autant qu’il se moque de Finn.

Le bruit que je suis inattentif aux cours doit déjà courir chez les professeurs, vous allez le faire courir jusqu’aux oreilles de Mr et Mme Valey ? ” demande-t-il tout de même intrigué.


Si Oxlene était doté d’expressivité peut-être des larmes perleraient-elles le long de ses joues froides, dépeignant une sensibilité enfantine qui reste durement accrochée, qui lutte pour sa survie. Oxlene ne laisse rien percevoir, ni la peur, ni la honte, ni la colère ni la tristesse. Il semble être une de ces boîtes faite de bois, blanches et vides, qui attendent qu’on les remplisse de souvenirs émouvants. Ce ne sont que des sourires faux, des sourires polis ou charmeurs qui étirent les traits de son visage. Le reste n’a toujours eu que peu d’influence.

Est-ce que la séance sera longue ?


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Re: botanic is a another word for beauty ∞ Finn
26.01.17 12:49

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Oxlene
Botanic is a another word for beauty
Tu remarquais bien que tes dires ne plaisaient pas au jeune homme présent devant toi mais tu te devais de faire cela. Tu n’es pas un professeur qui laisse derrière ses élèves, non. Tu cherches toujours à les mener vers le droit chemin, le chemin de la connaissance et du savoir. Et tu sais que c’est lui qui en a le plus besoin.

-Je vous demande pardon, je serais concentré lors de la séance. Promis.

En même temps, tu seras quasiment en tête à tête avec lui à ce moment là. Il serait difficile de ne pas être attentif dans de telles conditions. Quoi que… Tout est possible, tu te l’es toujours dit. C’est alors que tu l’entends lâcher comme un souffle irrégulier, entre ses lèvres, ce petit mot que tu aurais aimé ne pas entendre.

-Mais…

Tu as toujours détesté les personnes qui osent contredire ton autorité et tu espères au plus profond de toi que ce n’est pas un “mais” comme tu les détestes. Tu t’es soulagé par la suite, quand tu l’as entendu continuer ce fameux mot signifiant pour toi.

-... Il n’y a pas de mais.

Ca t’ôte un poids de ton corps et tu commences à te dire qu’il est peut être enfin apte à suivre vraiment une leçon comme il se doit. Tu restes toujours sur tes gardes cependant, comme toujours. Tu le vois passer la main dans ses cheveux, c’est fou à quel point il te ressemble quand tu étais plus jeune, quand tu étais encore à Poudlard, en tant qu’élève. Même si, tu ne faisais pas comme lui, une obsession de ta beauté. Peut-être faudrait-il que tu lui parles comme il se doit de son don, peut-être oui. Tu allais dire quelque chose mais tu t’abstiens pour l’écouter.

-Le bruit que je suis inattentif aux cours doit déjà courir chez les professeurs, vous allez le faire courir jusqu’aux oreilles de Mr et Mme Valey ?

Tu décroises les bras, t’approchant d’Oxlene pour aller poser la main sur son épaule et plonger le regard dans le sien, d’une manière protectrice, même si tu ne devrais pas l’être. Tu n’y peux rien, c’est ainsi.

-Si tu continues sur cette vois, ils seront avertis oui. Mais si tu te reprends en main, ils ne le seront pas. Tu as les cartes entre tes mains Oxlene. Préfères-tu rester un jeune bourgeon fané qu’ils voudront jeter ou devenir une magnifique narcisse qu’ils chériront à jamais ?

Tu esperais que tes paroles allaient le toucher et que sa culture générale soit assez épanouie pour qu’il puisse reconnaître le sous entendu que tu venais de lâcher dans tes propos. Même si, c’est plutôt une connaissance moldue que sorcière. Tu trouvais la mythologie forte intéressante, quand tu étais plus jeune, et encore maintenant, tu peux l’admettre.

-Est-ce que la séance sera longue ?

Tu as enfouis au plus profond de toi un long soupire de désespoir. Tu te dis finalement qu’il n’est pas prêt à devenir cette magnifique fleur que tu aurais aimé qu’il soit. Tu es désemparé, désespéré mais tu ne perds pas espoir car tel est ton but, ne pas abandonner tes élèves et les faire avancer dans la voie de la grandeur.

-Elle prendra autant de temps qu’il en faut pour te remettre au niveau de tes comparses. Et il n’y a pas de mais.

Tu ôtes finalement la main de son épaule et tu réfléchis. Tu regardes autour de toi et tu te vois, avec lui, dans divers reflets. Tu as une idée, autant te lancer.

-Que vois-tu quand tu te regardes dans un miroir Oxlene ? Au plus profond de toi même ?

Tu croises alors de nouveau les bras, le regardant simplement, attendant avec impatience sa réponse.
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