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 Gentle — Maav ♥

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Préfet & Duelliste Légal


Messages : 590

Date d'inscription : 28/03/2016

Crédits : Anton ♥♥

Darwin J. Moore





Gentle — Maav ♥
08.04.16 22:38

« Il y avait tout un univers s’offrant à lui — des cris et des lamentations. Il y avait les poings d’une femme s’abattant sur le torse de celui qu’elle aimait. Et c’était si compliqué; si douloureux. Car lui-même l’aimait tant — tant qu’il ne pouvait lui résister, tant qu’il ne pouvait l’embrasser. Il avait si peur de la briser, de lui faire du mal; si peur d’enserrer tout contre lui quelqu’un qui peut-être, finirait par se lasser.

Puis il y avait son père — son père à elle. Qui ne voulait le reconnaitre et préférait un autre à lui. Alors il ne savait que trop, avait envie de mourir; de mourir tant il l’aimait. Tant il souffrait de ces sentiments, de ces déchirements. Et en face il y avait toutes ces larmes, toute cette incompréhension dont elle débordait — il y avait ses doigts fins pliés; l’attaquant. Il y avait cette chose qu’elle voulait accomplir, ces lèvres qu’elle voulait voler.

Il y avait tout un univers, oui; dans lequel Darwin était plongé. Il ne savait pas depuis combien de temps il lisait — mais tout semblait s’être arrêté autour de lui. C’était comme si les heures s’étaient figées; les secondes s’allongeant à l’infini, partant à la dérive. Il se souvenait avoir mangé, s’être lavé; il se souvenait de tout cela oui. Comme d’avoir empoigné ce livre posé sur sa commode — il avait alors descendu les escaliers de son dortoir pour se retrouver dans la salle commune. Un fauteuil faisant face à un autre l’avait alors accueilli; alors que tout près de lui crépitait un feu paresseux.

La journée avait été longue, les cours épuisant. Le bruit, surtout; l’avait assommé — ce brouhaha perpétuel prenant en étau ses deux oreilles. C’est qu’ils ne s’arrêtaient jamais de parler, entre ces murs; c’est qu’il y avait cette joie, cette excitation qui ne voulait cesser. Mais lui, oui lui aurait aimé un peu de paix, un peu de calme.

Il aurait aimé plus de respect envers les enseignants, envers tous ceux qui tentaient tant bien que mal de prendre des notes. Il aurait aimé des chuchotis, plutôt que des cris — il aurait aimé des yeux doux plutôt que ceux fous qui toujours, oui toujours le dévisageaient. Pour un instant il aurait aimé savourer le silence, et non celui factice dans lequel tous vivaient. Un ou des ragots et des rumeurs passaient — l’un où tout le monde était là, tendu. A s’échanger des mots; à froisser du papier, à exister. Et à le faire si fortement que tout partait en vrille, qu’il n’y avait plus d’ordre dans ce désordre.

Qu’il n’y avait qu’un fouillis d’âmes; oui. Et ça l’avait fatigué, Darwin. Au point de vouloir se mettre dans son lit, s’enrouler dans sa couette et sombrer dans un sommeil sans rêve — de ceux ou l’on entendrait l’air crisser; la brume danser. Enfin. En attendant il se contentait de lire, d’évader son esprit; de se loger pour un instant seulement dans un autre monde.


Et voilà qu’il cherchait, oui; son amie. Cette partenaire, plutôt — ce bout de tout, ce bout de rien. Cette sorte de soeur, qui jamais ne parlait trop fort. Trop trop. Elle était la mesure, et une sorte de rituel bien particulier. Avec elle; il n’y avait que de la douceur et du partage — il y avait ces toiles entières tissées à rêver. Il était temps qu’elle se montre, qu’elle le salue; qu’il lui sourisse.

Il était temps d’aimer, oui; de partager.
Paisiblement.
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