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Bienvenue sur Firewhisky les sorciers ! On espère que vous allez bien, et que vous êtes près à swinguer au rythme des trompettes ! À Londres Magique, nous sommes en Mars 2017 ! Les oiseaux recommencent à chanter et les mimosas sont en fleur, bon courage pour les allergies. Il est 12 heures, l'heure des news !

15.03.17 — Après un an d'aventure extraordinaire à vos côtés, Firewhisky ferme définitivement ses portes. Retrouvez plus de détails ici, et écrivez la fin de votre personnage par là !
26.02.17 — La MaJ #6 est finiiie ! Retrouvez tous les détails de ce qu'il s'y est passé par ici ;)
02.01.17 — La MaJ #5 a été effectuée ! Retrouvez tous les détails de cette dernière par ici !
19.09.16 — Le journal de FW reprend ! Participez-y en écrivant un article. Plus de détails ici.
04.09.16 — Une MàJ a été effecutée ! Retrouvez tous les détails ici
18.08.16 — le forum sera inaccessible du 02/09/2016 au 04/09/2016 pour une nouvelle mise à jour. On sait, on en fait beaucoup, mais il faut encore se préparer à de gros changements....













Colle 3 [PV Lynch et Austreberthe]


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 Colle 3 [PV Lynch et Austreberthe]

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Colle 3 [PV Lynch et Austreberthe]
11.11.16 3:52

Dans la salle de cours pratique de psychomagie, une grande cage tremble sous des feulements. Il flotte dans l’air une odeur de copeaux frais, de fourrure boisée et de viande sanguine.

Derrière les barreaux de fer, un fléreur sauvage observe les sorciers de ses yeux ambre. La petite bête a le poil noir, les oreilles longues et la queue voluptueuse comme tous ses congénères. A ses pieds, une petite souris grise, morte et éventrée, brille de tout son sang sous la lumière des fées. Les murs rouges semblent plus rouges encore.

- Monsieur Czerny et Mademoiselle Blacksmith, voici un exercice pratique assez basique : apprendre à travailler en équipe avec un inconnu tout en gardant des sentiments positifs.

Je commence à les connaître, ces deux-là. Le premier un peu plus que la seconde… J’ai pour le premier l’affection des professeurs envers leurs bons élèves et pour la seconde, une certaine curiosité d’académicien pour les êtres à part. Je n’en montre rien, je n’ai des sentiments et des émotions que leurs impressions et non leurs expressions.

- Vous allez devoir apprivoiser ce fléreur sauvage en vous concertant.

Du doigt léger, je désigne la grande cage.

- Pour rappel, le fléreur est un animal capable de repérer les personnes au comportement suspect ou peu fréquentables, c’est à dire qui ont des pensées négatives ce qui le rend d’autant plus agressif. A vous et bonne chance.


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Re: Colle 3 [PV Lynch et Austreberthe]
12.11.16 18:24

Par précaution, elle a revêtu de vieux vêtements, une cape un peu trop courte, une jupe à laquelle elle en tient pas,un chemiser qu’elle ne porte presque pas. Sait-on jamais, avec les colles du professeur ? Et, à présent, elle fixe le sorcier, à l’abri des verres de ses lunettes, de son meilleur regard blasé. Une colle. Encore une. Avec un autre goujat bien connu. Elle n’essaie même pas de protester. Un gros soupir est coincé dans sa gorge, à hauteur de sa troisième cervicale, à peu près. Il attend là, en se gonflant d’agacement. Un jour, il éclatera.

Pourquoi ?

Mais dès qu’elle entre dans la salle de psychomagie, son attention est attirée par autre chose que ses griefs. Un parfum animal, boisé. Des feulements. Une cage aux barreaux épais. Quelques copeaux qui volètent dans un rai de lumière. La silhouette noire, charbon, jais, anthracite, argent, selon la lumière, qui coule et tourne sur elle même. Un regard perçant, fixé sur elle. Ancré sur eux. Il est magnifique… et elle… elle entend à peine les mots du professeur, fascinée par l’animal aux feulements pourtant si peu engageants.

équipe … sentiments positifs… sauvage...

Il a l’air si menaçant, si colérique. La semi-vélane se sent fondre. Oublie presque le professeur et son partenaire, se glisse jusqu’à la cage et s’agenouille, à quelques prudents centimètres, pour observer le fauve, à quatre pattes, un sourire éloquent collé aux lèvres. Là où un coup de griffe ne pourrait l’atteindre. Le regard d’ambre, le regard de jade.Ils se croisent. Se mesurent. Le miel s’émerveille, l’amande se méfie.

« Et si on le libérait, au lieu de l’apprivoiser ? Le pauvre ! Il aime être sauvage, c’est sûr ! Regardez-le ! »

Dans son enthousiasme, elle se redresse, à genoux et pivote pour les regarder. Et croise l’un des regards réputés les plus glaciaux de l’école, chez l’un, et, chez l’autre, un masque poli, peut-être un peu étonné.

« Qu’en pensez-vous ? »

Elle reprend crânement, pour masquer un peu d’embarras, sous leur double regard.

« Si nous lui rendons sa liberté sans qu’il nous écharpe, n’est-ce pas comme si nous étions parvenus à l’apprivoiser ? Tu es d’accord, Lynch ? N'est-ce pas? »
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Re: Colle 3 [PV Lynch et Austreberthe]
13.11.16 16:38



oh shit,

it's her again.

Another day, another detention.

Et la détention aurait pu être relativement simple, si son partenaire avait été quelqu'un d'autre.

Lynch savait être ambitieux quand quelque chose lui tenait à cœur, ou quand quelque chose lui gonflait les couilles. Il était abnégation et savait être kamikaze aussi ; mais pas un pantin, ça il ne savait pas faire. S'il y a bien une chose qu'il ne pourrait vous céder, c'est son libre arbitre. Autant dire qu'il n'était pas fait pour vivre en communion dans notre société ─ il était fait pour survivre (les communions ont le feu court). Pour lui c'est être le chien ou la pâtée pour chien ─ et le temps qu'il prenait chaque matin pour s'aiguiser les dents, c'était pour les chiens, justement.

Et c'est pour cette même raison qu'il n'était pas joyeux à l'idée de s'approcher de la demie-vélane ; appelez ça de la discrimination, il vous répondra que c'est de la prévention ─ comme on le ferait contre un virus ou de n'importe quelle autre maladie. Il tenait trop à sa tête, elle lui manquerait s'il venait à la perdre. Malgré tous les ordures qu'elle amasse la nuit et qu'il éboue le jour oui.

Malgré le fait qu'il ne connaissait la demoiselle que de nom et de cheveux, et de lunettes. Il ne s'était jamais réellement attardé sur sa gueule, par crainte de se casser la sienne par étourderie.

Il restait dans sa posture refermée ─ avec les bras croisés et les sourcils froncés. Il sut retenir un soupir mais ne se retint de rouler des yeux à sa remarque pour libérer la bestiole ─ lorsque la blonde était encore de dos à lui.

... ouais.

Hypocrite/diplomate, il savait faire aussi (ou alors il était juste plus conciliant sans le réaliser, le bougre). Il doutait que le flaireur aurait passé sa vie dans la cage, il était certain que le professeur l'aurait éventuellement libéré juste après la colle ─ surtout s'il est sauvage. Mais la contredire irait dans le sens contraire de sa détention, hein ? Autant caresser dans le sens du poils, hein ? Plus vite il en finirait...

...

Bon fallait qu'il aille voir la bête de plus près mais euh, comment dire...

...

Il avait peur de se rapprocher.



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Re: Colle 3 [PV Lynch et Austreberthe]
13.11.16 21:08

A mon étonnement, les muscles de l’étudiante se détendirent rapidement. L’animal réussissait-il là où les hommes échouaient spontanément ?

L’étudiant par contre… se rétractait à vue d’œil.

Devant leurs réactions opposées, j’eus un début de sourire mais quand le regard de la jeune fille croisa le mien je fis un signe de tête lent qui voulait dire « non ».

- Je vais chercher du chocolat chaud et du désinfectant. Je vous soignerai si vous êtes griffés. En attendant, continuez.

Je revins quelques minutes plus tard avec un plateau d’argent entre les mains. Une chocolatière de fiance blanche et une bonbonnière remplies de gâteaux secs aux fruits. Je les déposai dans un coin de la salle.

Près de l’adolescent, je déposai une cage avec des souris vivantes et un bol rempli de petits morceaux de viande crue.

Et je me rassis en les regardant.


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Re: Colle 3 [PV Lynch et Austreberthe]
14.11.16 23:26

Il oscille la tête, le professeur, et ses lèvres à elles dessinent un arc boudeur. Non ? Non, elle ne peut pas libérer l’animal ? Un soupir déçu lui échappe. Pourtant, le serdaigle avait approuvé son idée…

Le professeur s’absente et, après un regard perplexe destiné au garçon si visiblement mécontent -mais qui se réjouirait d’une colle ? - elle plonge son regard dans les amandes colériques qui la fixent, puis se posent sur son condisciple. Oh, il feule, le fléreur, comme s’ils allaient le manger plutôt que l’amadouer. Il siffle et crache tant et si bien qu’elle n’ose approcher, et ce n’est pas ce Lynch qui semble vouloir l’aider.

Il doit être gay. Anti-femme. Anti-blonde. Anti-hybride. Quelque chose dans ces eaux-là, dans ces bas-fonds-là, qui la crispent et lui donnent, à elle aussi, des envies de feulement et de griffures. Quelque chose, dans ces abîmes-là, qui lui font perdre pied et tête, et éveille de lointaines douleurs, de sinistres plaies.

N’aime pas plaire.
N’aime pas déplaire.

Electrisé, l’animal, derrière ses barreaux, se hérisse en crache, et elle réalise, avec un demi-sourire, avec un peu de tendresse triste : c’est elle, avec sa colère, avec ses abcès, qui l’excite.

Les yeux clos, elle inspire, expire, inspire, expire, inspi… Puis elle se redresse et approche du brun. Elle se colle au visage un masque de mer d’huile, de lac sans brise ni courant. Le ciel, les berges s’y reflètent. Rien d’autre. Ce n’est qu’un masque, une seconde peau, inexpressive. Pour mieux cacher l’animal en elle qui siffle, crache et feule en songeant à ses préjugés.

Car, elle l’a décidé, il doit en avoir, pour ainsi se rembarrer, se calfeutrer, derrière son air renfrogné, ses bras croisés. Cette hostilité qui tend ses muscles, sous l’uniforme, et se réverbère dans son squelette d’hybride, sa chair de créature magique, son sang à elle.

« Aurais-tu une idée ? Pour… l’apaiser ? Peut-être qu'il te supportera mieux que moi... Là, il voudrait m'énucléer, je crois. »

Elle ne l'a pas regardé. Pas franchement. de biais, un peu. Elle garde ses distances, elle était plus proche encore de l’animal indompté qu’elle n’ose s’approcher de lui. Et l’interruption – retour du professeur, douceurs et victuailles ensanglantées – la soulage. L’odeur des sucreries,mêlée à celle, plus âcre, suave et cuivre des chairs…

Faisant mine d’être absorbée par le bal des souris vivantes, curieuses, frétillantes, elle approche, décrivant une courbe, pour une approche en biais, comme dissimulée.
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Re: Colle 3 [PV Lynch et Austreberthe]
16.11.16 17:31



oh shit,

it's her again.

Il avait peur de se rapprocher de la créature,
et on parle pas du flaireur, là.


Des préjugés, pour sûr, qu'il en a. Il a de tout, Lynch. De la haine, dont il s'en affuble comme une extra-peau - et de l'attirance, qu'il cache sous cette dernière. De la peur, du dégoût des sucreries, de l'amour, de la fascination, de l'envie des envies du crade de l'instinct des principes des souris non des rats je crois et puis des rêves des souvenirs des peines du salé des euphories des espérances
et d'autres formes biscornues dans le coin non éclairé de sa tête.

Etc etc.

Il toisa un peu la mer calme du haut de son rocher.

J'sais pas, pense à un truc agréable ?

Il l'avait dit de la manière dont certains locuteurs nous demandent d'arrêter de stresser. Juste arrête de stresser, c'est pas difficile enfin.

Il la dépassa enfin pour s'approcher de la bête, restant le rocher imperturbable par la puissance des bagues. Puissance des vagues, pardon.
Ou se voulant l'être.

Il n'a rien contre l'autre créature, ni contre celle-ci. Il n'avait pas de raisons d'être d'être un fion, mais il était méfiant oui.

Il avait beau ne pas nourrir des pensées négatives, lorsqu'il approcha sa main de la bête - celle-ci cracha et s'éloigna si vite qu'il s'est senti griffé mentalement par elle.

Oh, c'est vrai, tu n'aurais pas dû tendre la main qui portait la bague.

Il tendit alors l'autre main, et c'était déjà mieux.
Enfin, la bête lui montrait toujours les crocs mais ses poils étaient moins touffu tout flamme.

Il ne me supporte pas vraiment.

Mais ça c'est pas nouveau, Lynch.

Donne lui à manger, peut-être.

Ces connards pensaient avec leur ventre, sûrement.



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Re: Colle 3 [PV Lynch et Austreberthe]
18.11.16 16:06

Elle serre les dents. Les poings et la mâchoire. Les lèvres. Sur les mots qu’elle voudrait lui jeter à la figure. La semi-vélane essaie d’être polie et l’autre, là, la grande bringue… lui lance un sarcasme à la figure, avant de fuir son approche parfaitement calculée.

« J'sais pas, pense à un truc agréable ? »

Elle n’aurait pas pu y penser seule. Il lui tourne le dos et elle mime le geste de l’étrangler et de le secouer, avant de lui tourner, elle aussi le dos et d’essayer de se calmer. Et, à cet instant, elle croise le regard du professeur, rougit subitement et file, court presque, vers les douceurs qu’il avait apportées pour la bête sauvage.

… Quelle colle..mais quelle colle…

Le fléreur, dans son coin, crachotait avec colère… Ils n’étaient pas prêts à l’apprivoiser, visiblement. Pas elle, avec ses envies de meurtre, et lui, avec ses moqueries et ses préjugés.


« Donne-lui à manger, peut-être »


Elle avait déjà la main plongée dans la viande, juteuse, froide, molle sous ses doigts. L’entendant, elle referme les doigts sur un peu de cette masse sanglante, comme elle serre les dents su son envie de lui dire de se bouger le cul tout seul.

Et, glissant à travers la pièce, elle approche de la cage, de l’animal, gardant entre Lynch et elle un espace respectable. Le regard furieux oscillait entre les deux sorciers, l’ivoire des crocs brillait dans la lumière rouge, et, visiblement, l’odeur de son offrande ne suffisait pas à calmer la bête. S’obligeant à sourire, elle s’agenouille.

« Allez, mon beau… Calme-toi...regarde ce que je t’apporte... Tu es magnifique, tu sais ? Avec tes yeux de pierre précieuse et ton pelage… »

Sa voix modulée chantonnait, presque, caressait, susurrant des compliments. Prudemment, elle se penche un peu, tendant une main et un lambeau de viande pour l’agiter entre deux barreaux, au dessus de l’animal. Les orbes vertes fixaient intensément la chair. Elle progressait…

« MRAOUUUUUUW »


« PUTAIIIIIIN ! »

Avec un hurlement, la sorcière se redressa, tenant sa main mordue, la secouant en trépignant alors que le sang commençait à perler.

« PUTAIN DE CHAT DE MES DEUX ! T’ES MALADE… COMPLETEMENT BARGE. J’ALLAIS TE DONNER A BOUFFER, CONNARD !!!»


L’animal, entre ses barreaux, feulait et montrait férocement les crocs, suivant le moindre de ses mouvements avec haine, ignorant royalement la viande tombée devant son museau. Il semblait, aux yeux de la serpentard, hautement satisfait de son fait d’arme.

« Putain… Il me nargue en plus... Sale bête… »

La douleur, aiguë, diminuait rapidement. Ne restaient à Berthe que le sang et la colère… Bien assez pour qu’elle fusille du regard le professeur, l’animal et son partenaire, en se suçant l’index, s’éloignant de la cage et de la furie enragée qu’elle contenait.

« Et essaie, toi, au lieu de rester planté là, avec tes conseils débiles. A me regarder comme si tu n’avais jamais entendu personne gueuler. »

D’un geste du menton, elle lui indiqua les morceaux de viande qu’elle avait abandonnés devant la cage. Elle resta un moment à l’écart, à se sucer le doigt en les regardant avec rancoeur, avant de saisir le bol de charpie et d’approcher.

S’il ne lui avait pas donné d’ordre con, elle ne se serait pas fait attaquer.
S’il ne l’avait pas énervée avec ses préjugés, le fléreur serait calme.
S’il était moins débile, l’animal ronronnerait déjà sur ses genoux.

« Ca, c’est pour te remercier de ta précieuse aide ! »

D’un geste, elle retourne le récipient au dessus des cheveux du jeune homme, avant de le jeter dans un coin, l’écoutant se briser au milieu des feulements.
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Re: Colle 3 [PV Lynch et Austreberthe]
20.11.16 17:36



oh shit,

it's her again.

T'avais désapprouvé, limite t'avais grimacé lorsque tu l'avais vu agiter la viande sur sa cage comme s'il était une bête de cirque - forcément, le flaireur avait une fierté, et la jeune femme avait heurté la sienne, que tu pensais. Et puis t'avais souris, faut l'avouer, lorsqu'elle se fit mordre - sourire sitôt effacé avant qu'elle ne le remarque. Mais intérieurement, intérieurement tu riais de son malheur - elle l'avait cherchée.

Oh bon, c'est pas comme si elle allait en mourir, une petite égratignure de rien du tout. Y avait pas de quoi culpabiliser. Pas que tu culpabilisais facilement pour ce genre de chose, il fallait dire.... bon d'accord un tout petit peu ? Juste parce que son sang de vélane réveillait en toi le prince charmant charmé (débilisé) supposé voler à sa rescousse. Mais ça va, il était aussi bien encagé que le flaireur, ce prince. Il ne risquait rien (et elle non plus).

Tu l'avais suivi des yeux, s'enflammer comme un fauve justement. Tu tirais ta gueule froide par défaut, et tes yeux disaient peut-être "mais quel boulet" - parce que tu ne pouvais t'empêcher d'être condescendant, c'était dans ton sang. Apparemment, tes ancêtres sont gaulois, Damien.

Non merci. Ça n'a pas l'air de marcher.

Et tu lui avais tourné le dos pour t'asseoir définitivement par terre. Tu souriais à la bête, ou peut-être tu souriais avec toi-même, quelle importance ? Quelle importance car ce sourire se glaça sitôt que les entrailles en sang pleurèrent sur toi. Tu t'étais figé, ses paroles firent sonner la cloche du glas en toi. Mais tu ne réagis tout de suite. T'es un peu comme une bombe à retardement, Lynch.

Silence, ça puait, c'était dégueu', mais t'avais mis tes pieds et tes mains dans des trucs plus visqueux que ça. En gros, c'était loin de t'affecter, c'était aussi inoffensif que la griffure d'un flaireur.
C'était davantage sa provocation qui te titillait.

Tu relèves finalement tes bras un peu pour regarder les dégâts - comme vous étiez en colle, tu ne portais pas ta robe de sorcier. T'aurais dû. Tu te passes la main dans le visage pour balayer en arrière les mèches goûtantes - non sans grimacer.

Wow... t'as le self-contrôle de la taille d'une cuillère à café, ma parole. C'est juste une égratignure qui t'a fait perdre tous tes moyens ?

Il n'aimait attaquer qu'avec ses mots, et se traînait son surnom de bâtard comme un blason. Il s'armait de mots, car le reste faisait trop peu mal à son goût.
Il se releva (des cadavres de rongeurs retombèrent mollement contre le sol), se tourna à moitié vers elle, et cette fois son sourire était visible. A smile made for war. Bien que ça perdait de sa prestance peut-être avec tous les bouts organiques qui ornaient ses cheveux.

Et puis il ne la regardait pas, il ne voulait pas se faire troubler. Il regardait sur le côté car ne voulait que sa beauté polisse ses mots.

Juste un petit échec te fait réagir ainsi ? J'sais pas comment t'as fait pour tenir pendant toutes ces années à Poudelard. Ou on t'a tout servi sur un plateau d'argent jusqu'à présent ? C'est ça, hein ? Tu ricanes. Suffit de balayer tes cheveux et le monde se plie en quatre ? Quelle tristesse ; t'as l'utilité d'un tableau.

Oh boy, tu vas tellement regretter de ne pas lui avoir lancé un sortilège quelconque, au lieu de lui balancer toutes ces grossièretés - mal placées pour être franc, un peu trop gros pour une simple provocation.
Mais t'avais une réputation à tenir, faut croire.



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Re: Colle 3 [PV Lynch et Austreberthe]
20.11.16 21:15

Ses yeux de félin affolés exorbités. Ses crocs en griffes. Et son cri à lui.

Et son cri à elle.

La fille toute en crispations. Le sang de son doigt sucé par sa petite bouche rose. Partout sur elle, la colère. « Putain » qu’elle lâche à la volée. Toute sa rage et sa vulgarité libérées. J’ai envie de sourire. Je cille. Je me mords la lèvre pour ne pas rire.

La fille prend le bol, le renverse sur la tête du garçon. La chair morte se déverse. C’est un peu glauque. Un peu ridicule. L’impertinence féminine m’égaie. Dans ma tête, je me souviens de son nom… Blacksmith. J’aime les garces. Le rouge qui leur monte au cœur comme à l’égo.

Je me lève. Prends des serviettes près des gâteaux.

Ah le garçon réplique… Mots en fers croisés. Dagues de glace pour lui. Et sur elle, quel effet ? Chaleur aux joues ou chair de poule glacée ? Je regarde le garçon. Prêt pour batailler, on dirait. Quel genre ? Coq ou dragon ?

Je tends les serviettes au garçon. Qu’il se revête d’un peu de propreté.

Les relents légers de sang froid me gênent à peine. Comme pour dire.

- S’il-vous-plait.

A la fille je tends la main gauche. Celle qui sert. De la main droite, je la soigne. Celle qui agit.

- Donnez-moi votre main je vous prie. Episkey.

Je me rassieds. Dans le vert, dans mon velours de poussière. Mon rôle se cantonne au fantôme qui veille au non-massacre.

Les choses sérieuses, maintenant.

- Je vous en prie, continuez.


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Re: Colle 3 [PV Lynch et Austreberthe]
25.11.16 1:14

Elle a tendu la main par réflexe, parce que la subite proximité de l’enseignant lui a rappelé le présent. Colle. Professeur. Elèves. Mais tout son corps vibre de tension, de mots contenus, et elle siffle, malgré elle, elle gronde tout bas. Le regard noir, braqué sur l’objet de sa colère, lèvres et narines frémissantes de colère, elle pourrait bondir, ongles et dents dehors, et l’étriper.

Pour quelques paroles malheureuses.

Elle bouillonne et piétine, piaffe d’impatience et d’ire. Il a osé. L’a giflée de mots coupants. Fouettée d’idées aiguisées. Blessée. Piquée au vif. Transformé son sang en lave ardente.

En toile de fond, les sifflements furieux de l’animal encagé, qu’elle seconde inconsciemment.

Elle n’accorde au professeur qu’une attention distraite, périphérique. Il la soigne, s‘éloigne, leur lance l’autorisation de continuer. Continuer quoi ? L’animal à apprivoiser, elle l’a oublié, effacé de ses pensées. Si elle fulmine, ce n’est plus de cette colle imposée,non, c’est de lui. De Sa présence. De Son insolence.

De la blessure, qui suppure, en elle. La vieille plaie mal refermée. Les nouvelles écorchures. Elle le fixe comme on contemple un assassin de masse, un tueur de bébé phoque ou un lâche. Tout cela à la fois. Avec des réserves de haine qu’elle ne se connaissait pas. Avec un calme imposé, avec son jeu de mots.

Elle préfère les poings. Elle préfère hurler, frapper, griffer. L’immobilité dédaigneuse et les paroles fourbes ? elle a la maladresse des enfants qui apprennent à jouer.

« Ah non, désolée, t’es pas du style égratignure, plutôt raclure, non ? Je suis un joli tableau, t’es une belle enflure… à choisir… »


Les mots ont du mal à passer la barrière de ses dents serrées, ils forment un sifflement distinct, mais continu, plein de sons pincés, plein d’étranglements et de vagues.

Un tableau… Aussi utile qu’un tableau... qu’on suspend, qu’on admire, qu’on oublie… Qu’on achète ou qu’on vend. Elle ? Un tableau ?

Oh… elle n’est pas si douée avec les mots, les insultes et les blessures. Elle suinte de douleur et de colère entre chaque syllabe, entre chaque mot. Elle s’en étrangle. Ses joues sont brûlantes, ses narines sont blêmes, ses jointures engourdies. Elle serre trop, bien trop les poings, pour les empêcher de s’envoler.

Elle approche.Portée par la tempête. Emportant l’orage. Le fixe, en trépignant de courroux mal contenu, soudant de chaque geste réprimé. Sa main a trouvé sa baguette, s’est serrée sur le bois travaillé, presque à le rompre.

Elle a la colère, les humeurs théâtrales, bruyantes. Lui semble impassible. Droit, faussement détendu,le visage légèrement détourné, sourire sournois aux lèvres, la chair à pâté lui coulant dans le cou.

Elle pourrait le déchiqueter.
Voudrait le déchiqueter.

C’est vif. Ca ne lui prend qu’une fraction de seconde. Elle franchit les quelques mètres qui les séparent, en courant. Plaque ses deux mains, sa baguette sur son torse, pousse. Le fait reculer. Recommence. Encore. Ponctue ses gestes de mots. Ses mots de poussées.

« Et tu . Crois. Quoi ? Tu vaux. Mieux. Que moi ? Connard ! Raciste ! Chieur ! Tu crois. Être le premier ? »

Elle est planté en quelques centimètres de lui. Lui feule au visage sa haine. Ne pousse plus. Lui cracher sa colère à la gueule.

« Regarde-moi ! Je te parle ! T’es pas capable, hein ? T’as peur de regarder un putain de tableau inutile ? »
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Re: Colle 3 [PV Lynch et Austreberthe]
26.11.16 14:56


oh shit,

it's her again.

Oh, elle s'est gantée de cuir à ton grand plaisir
(au lieu de se poudrer d'escampette).
Il n'y avait réellement pas besoin de la regarder pour l'aimer à en tomber à cet instant.
A tout instant ?
Reprends-toi, Lynch, c'est l'odeur de son sang qui te monte à la tête.

Se reprendre ? C'est comme demander à un navire de flotter droit dans un océan déchaîné.
Tu n'étais que le navire et
elle était l'océan.
Et tout le reste s'était fait engloutir, ton professeur et ses bonnes intentions y compris.
Et même sa serviette que tu tenais toujours dans ta main sans le réaliser.

Avec sa voix serrée et grondante, avec sa gorge enserrée par tes mots à cinq doigts ; tes doigts aux ongles salis de sang et de terre, de sang et de terre.
Avec ses lèvres que tu imagines autant tremblantes, épousant ton souffle glaciale. Avec son corps en ébullition, en fusion, en fission, en fusion de nouveau et tu avais cette envie saisissante qu'il le soit avec le tiens.

C'est l'effet de son sang, que tu te répètes.

Elle s'était gantée de cuir et avait bouffé du souffre, et toi, toi tu crevais d'envie de la voir tirer dans les voyelles sonnantes (après que t'ais si bien cassé ses consonnes).
Quand tu casses, c'est pas à moitié, Lynch.

Mais à la place elle tirait dans l'exclamation hoquetée, elle imposait son bois d'aubépine et te pinait les poumons avec. Elle était avalanche maladroite ; ses pierres tombent et rebondissent, tombent dans la lave entre vous et te mouillent les pieds, et mettent le feu à ton cœur ainsi que le reste.

Se reprendre ? Se reprendre ? Comment se reprendre quand on était emporté dans l’œil du cyclone. Alors que tu la regardais enfin droit dans les yeux.

Hm... je ne me souviens pas avoir dit que les tableaux étaient inutiles.

Depuis quand la beauté était-elle futile. Elle était aussi importante que la laideur.

Ton regard n'était plus un rocher austère, il était le rocher moussé par le temps et les vagues - attendri en l’occurrence. Mais il gardait cette once de moquerie de condescendance. La condescendance qui prétendait avoir tout vu, qui prétend connaître tout ; ce regard que les adultes lancent parfois aux enfants.

Ils sont distrayants,

Et tu n'avais pas envie d'être distrait au point de ne plus regarder où tu allais. C'est comme ça qu'on se prend des branches sur la gueule. Ou des voitures.

Et pourtant.
Et pourtant te voilà captivé pour de bon, à ne plus regarder où tu vas, à ne plus écouter ce qui sort de ta bouche. Mais même quand t'essayes d'être gentil, tu n'arrives qu'à tousser des bouts de verre. Et tu n'arrives pas à faire sens de tes mots,
pour une fois le chaos avait eu raison de toi.

Un peu trop.



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Re: Colle 3 [PV Lynch et Austreberthe]

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