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Bienvenue sur Firewhisky les sorciers ! On espère que vous allez bien, et que vous êtes près à swinguer au rythme des trompettes ! À Londres Magique, nous sommes en Mars 2017 ! Les oiseaux recommencent à chanter et les mimosas sont en fleur, bon courage pour les allergies. Il est 12 heures, l'heure des news !

15.03.17 — Après un an d'aventure extraordinaire à vos côtés, Firewhisky ferme définitivement ses portes. Retrouvez plus de détails ici, et écrivez la fin de votre personnage par là !
26.02.17 — La MaJ #6 est finiiie ! Retrouvez tous les détails de ce qu'il s'y est passé par ici ;)
02.01.17 — La MaJ #5 a été effectuée ! Retrouvez tous les détails de cette dernière par ici !
19.09.16 — Le journal de FW reprend ! Participez-y en écrivant un article. Plus de détails ici.
04.09.16 — Une MàJ a été effecutée ! Retrouvez tous les détails ici
18.08.16 — le forum sera inaccessible du 02/09/2016 au 04/09/2016 pour une nouvelle mise à jour. On sait, on en fait beaucoup, mais il faut encore se préparer à de gros changements....













ÉPISODE #8 — Alerte sécurité


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 ÉPISODE #8 — Alerte sécurité

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ÉPISODE #8 — Alerte sécurité
11.09.16 19:26


ÉPISODE #8 — ALERTE SÉCURITÉ


Suite à l'intervention des SIGMAS au sein du château et la destruction des dortoirs des Poufsouffles et Serpentards, le directeur a décidé de regrouper tous les élèves dans un seul et même dortoir pour leur sécurité.

Les SIGMAS ont également détruit la salle réservée aux moldus, devenue une ruine en feu indestructible.

Aussi tous les élèves sont appelés à dormir dans La Salle du Trône, où des lits ont été spécialement aménagés pour chacun sous forme de mezzanine à plusieurs étages (huit étages au maximum). Les dortoirs respectifs de chaque maison sont dès à présent inaccessibles pour une durée indéterminée.

Les filles d'un côté, les garçons de l'autre. La salle du Trône a été séparée en deux avec un rideau magique, qui se fera un malin plaisir d'emprisonner et d'étouffer les garçons qui tentent de passer de l'autre côté. (Seulement les garçons).

Les élèves sont responsables de leurs affaires. Les professeurs leur rappellent de lancer des sortilèges de protection sur leurs valises pour s'assurer de la sécurité leurs effets personnels.

Pour les élèves des maisons Poufsouffle et Serpentard, un dédommagement pour la perte de leurs affaires leur sera offert. Ils obtiendront également de nouveaux uniformes. Le vendredi après-midi de la semaine sera libre pour qu'ils puissent aller refaire leur garde-robe. Il est à savoir que les affaires détériorées étaient celles laissées pendant l'été dans l'enceinte du château, les valises et animaux de compagnie étant encore lors de l'attaque en transit ! Il ne s'agit donc que d'une moindre perte, mais le directeur tient tout de même à y remédier, la compenser.  

Des statues s'occuperont de surveiller le dortoir pendant les nuits. Les professeurs et préfets se devront également, sur un relaiement organisé, de veiller sur les élèves.

La vigilence est à son maximum. Nous demandons aux élèves de bien vouloir rejoindre leur dortoir en compagnie de leurs préfets après le diner, à 21 heures.


CONSIGNES; cet épisode est facultatif. Tous les élèves se retrouvent dans le même dortoir, vous pouvez ouvrir des sujets communs ou PV, c'est totalement libre. Un sous-forum a été créé spécialement pour l'occasion.
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Re: ÉPISODE #8 — Alerte sécurité
11.09.16 20:39

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Qu'est-ce qui venait se se passer ? En un coup de baguette magique, Marvel avait vu le monde entier s'effondrer sous ses yeux. Comment est-ce que ça avait pu se produire ? Certes, Poudlard avait toujours été un endroit un peu dangereux, fréquenté par des dragons et autres créatures mortelles ou vénéneuses en tout genre. Mais ça ? Jamais un groupe organisé n'avait menacé le monde des sorciers avec une telle efficacité. C'est un sentiment d'impuissance le prenant dans les tripes qu'il avait observé l'entrée en scène des Sigmas et de leur leader. Comme il était faible, comme il était insignifiant face à cette armée de grosses brutes. Un simple stupéfix, et il fut vaincu, contraint d'écouter le discours d'Alpha. Échec et mat. Aucun des professeurs n'avait été assez rapide. Personne n'avait vu cet attentat venir. Comment auraient-il pu, eux qui n'avaient connu que la paix ?

Alors que des élèves venaient vers lui la peur dans le regard pour se faire rassurer, Marvel se retrouvait sans voix. Que pouvait-il seulement leur dire ? Que tout irait bien, que tout allait s'arranger ? Que Bogeyman allait les protéger ? Qu'ils avaient les dragons de leur côté ? Qu'ils étaient plus nombreux, et donc plus forts ? Mensonges. Il ne savait rien de tout ça. Ce groupe était beaucoup trop nouveau, encore bien trop mystérieux. Et ils en jouaient, clairement. Où frapperaient-ils la prochaine fois ? Combien étaient-ils réellement, et qui serait assez fou pour les rejoindre ? Tant de questions qui restaient sans réponse.
Et puis, il y avait ces deux noms. Lio et Arya. Des prénoms féminins pourtant si durs à entendre. Tout le monde avait été bouleversé par leur disparition. Ou presque, car certains s'étaient amusés à jouer la carte de la provocation. Mais ce n'étaient que des adolescents, tout comme ces gamines-là. Elles étaient si jeunes, bordel. Elles avaient tant d'années devant elles. Sigma prétendait être une organisation pacifiste, comment avaient-il pu laisser deux âmes innocentes mourir de la sorte ?

Dans la salle du trône, la tension était palpable. Certains étudiants étaient en pleurs, quand d'autres hurlaient qu'ils voulaient rentrer chez eux. Mais la majorité des élèves ne disaient mot. À croire qu'ils étaient perdus dans leurs propres pensées à penser encore et encore à cette intervention morbide de la « secte » des Sigmas. Comment pouvaient-ils prétendre vouloir la paix, alors qu'ils venaient clairement de réduire en poussière la salle des moldus ? D'ailleurs, Marvel était d'autant plus terrifié vu le poste qu'il occupait. Devait-il faire ses bagages et partir en courant s'isoler sur une île ou personne ne le retrouverait ? Non. Ils le retrouveraient, où qu'il soit. Aucun endroit n'était sûr à présent. À moins qu'il ne parte s'enterrer dans un Bunker en Sibérie. Mais était-il assez lâche pour fuir et laisser toute sa vie passée derrière lui ? En cinq années passées à Poudlard, il avait tissé des liens, mine de rien. Et il n'était pas près de lire le nom de ses proches dans un journal, pas sans avoir essayé de les protéger.

Ainsi, le rouquin se savait condamné. Un oiseau en cage, incapable de s'envoler. Que pouvait-il faire d'autre que d'attendre, au final ? Mais attendre quoi ? Qu'on vienne le zigouiller sur la place publique pour avoir osé enseigner la culture des moldus aux élèves ? Serrant les poings dans ses poches et se mordant les lèvres, Marvel sentait qu'il était au bord des larmes. Mais il ne pouvait pas se laisser démonter, pas devant les élèves. C'était censé être un modèle à suivre, bon sang.

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Re: ÉPISODE #8 — Alerte sécurité
12.09.16 2:08

Encore un peu étourdie Florence avait demandé à Beauty de rassembler les Gryffondors, puis de tous les mener en rang vers la salle du trône (réaménagé en dortoir pour les temps à venir) comme il en avait été convenu.
Elle fit une courte ronde dans les couloirs, à la recherche de quelques indices qu’auraient pu laisser les envahisseurs mais il n’y avait rien. Elle demanda aux tableaux s’ils demeuraient des individus suspects dans l’enceinte du château mais il n’y avait personne. Ne connaissant que vaguement les sous-sols du château, elle avait laissé la fouille de ceux-ci à ses collègues anciens Poufsouffles ou Serpentards, pour aller se joindre à ses élèves.
Mains dans le dos, baguette entre les doigts, Florence parcourut du regard les Gryffondors dont elle était la directrice. Jamais la tâche ne lui avait paru aussi lourde qu’en ce moment. Elle les imaginait terrifiés suite à cette attaque soudaine et à l’incompétence flagrante dont elle avait fait preuve. Voir l’ensemble du corps professoral se faire mater en toute impunité ne devait pas être rassurant. Elle en était d’ailleurs particulièrement humiliée mais tentait de dégager cet aura d’assurance inflexible, autant pour eux que pour elle. Elle vit dans leurs regards, la même incertitude et les mêmes doutes. Pendant de longs moments Florence chercha les mots qui lui paraissaient les plus appropriés. Enfin elle entrouvrit les lèvres.
«  Je ne laisserai pas les évènements de ce soir se reproduire. Je sais que cela a dû vous effrayer mais il ne faut pas avoir peur d’eux. Ce sont des lâches qui ont recours à des tactiques déshonorables. Cela n’excuse pas notre inaction, nous aurions dû être sur le qui-vive. Mais que cela soit une leçon. Pour nous faire flancher, ils sont prêts à tout, alors, nous devrons nous attendre à tout. Cela demandera du courage et de l’abnégation, mais nous n’en manquons pas... »
On sentit une pointe d’orgueil dans la voix de Florence.
«  Poudlard de tout temps, a toujours été notre maison à toutes et à tous et il est de notre ressort d’agir pour que cela continue. Aussi je vous demanderai de ne pas entreprendre d’actions personnelles et irréfléchies. Ainsi que de ne pas douter en vos camarades. Nous ne devons pas nous entre-déchirer. Tachez d’éviter des tensions inutiles. Il faut que nous restions unis quoiqu’il en coûte.  Mais puisqu’il faut aussi être pragmatique, si jamais l’un d’entre vous a des soupçons fondés, qu’il en fasse part aux Enseignants. Faites cependant la part des choses, ne vous éparpillez pas et ne vous lancez pas dans des chasses aux sorcières. Je ne tolèrerai aucun écart de ce côté-là. »
Elle eut un regard particulièrement appuyé pour Kieran Nails, qu’elle savait de caractère emporté. Florence s’adoucit en continuant.

« Je vous verrais pour la plupart en cours, demain. Essayez de dormir même si cela ne risque pas d’être facile. Je promets que nous faisons le maximum pour garantir votre sécurité. »
Elle hocha vivement la tête et tourna les talons, s'enfonçant plus loin dans la salle du trône, tournait presque en rond comme une lionne en cage. Comme il lui en coûtait de rester inactive, les poings serrés, à dispenser des beaux discours alors que ce n'était pas là sa première vocation. Si elle prenait du plaisir à guider toutes les jeunes pousses de Poudlard, en des temps agités, elle n'avait qu'une seule envie : Celle de prendre sa baguette et de se lancer à la poursuite de tous ces couards. D'autant plus qu'elle ne s'était jamais sentie aussi humiliée et vulnérable que ce soir. Elle. Une ancienne auror n'avait rien vu venir. On l'avait terrassé comme une bleue, écartée aussi facilement qu'un insecte.
Blessée dans son égo, Florence sembla rajeunir et retrouver les années les plus agitées de sa vie. A cette époque là, elle était tout le temps en ébullition comme si elle avait quelque chose à prouver. Mais le temps des folies était révolu et Florence fit de son mieux pour se calmer. Elle décida d'aller patrouiller dans les couloirs, juste histoire de se vider la tête.


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Re: ÉPISODE #8 — Alerte sécurité
13.09.16 19:15


Bo ne savait pas ce qui la brûlait le plus de l'humiliation de n'avoir rien pu faire ou d'avoir dû être sauvée par des élèves. À moins que ce ne soit le mégot consumé entre ses doigts. Elle le jeta par la fenêtre avec colère, avant d'aussitôt allumer une nouvelle cigarette sans aucune considération pour sa peau abîmée. Elle aurait dû être bien plus que cela. Elle aurait dû être couverte d'hématomes, de plaies, de sang – elle aurait dû avoir la couleur d'une peau qui s'est battue bec et ongles.

La foire qui s'était emparée de la salle du trône était indescriptible. Des enfants s'éparpillaient dans tous les sens, à peine séparés par un maigre rideau, traînant avec eux des valises pour les plus chanceux, des sanglots pour les autres. Beaucoup de premières années emplissaient l'air de leurs cris emplis de terreur et Bo avaient de plus en plus de mal à se contenir de les mettre sous silencio. Des adultes s'agitaient dans ce semblant de désordre organisé, qui tentant de remonter le moral de sa maison, qui tentant de se rendre utile, qui partant à la recherche des malfrats. Bo, elle, avait tenté de s'échapper à la première occasion. Elle n'avait rien à faire là, putain. Elle serait bien mieux à l'écart, plutôt qu'à traîner dans leurs pattes, mais l'on manquait de bras et tous les adultes étaient réquisitionnés. Tous. Quel beau ramassis de conneries.  

Ses études s'étaient arrêtées avec l'acquisition de ses ASPIC, Bo n'avait fait aucune grande carrière après cela. Elle n'avait pas été auror, elle n'était pas partie à la recherche de créatures aussi fantastiques que dangereuses, elle s'était contentée de s'asseoir dans une chaise ergonomique et de profiter des avantages qu'elle lui offrait. Et voilà que maintenant on lui demandait soudainement de faire plus, d'aider, de protéger, des mots qu'elle avait à peine employés ces vingt-sept dernières années. Accoudée à sa fenêtre, Bo jeta des regards furieux autour d'elle, sans destinataire particulier autre que le monde entier. Elle détestait tout le monde en cet instant. Elle détestait ses collègues pour être tellement au-dessus d'elle. Elle détestait les élèves pour être faibles et implorants, pour chercher une protection qu'elle ne pouvait leur offrir. Elle détestait les sigmas pour être cette bande d'enfoirés qui ne reculait devant rien pour un objectif aussi abject que leurs méthodes. Et, pire encore, Bo se détestait pour n'avoir rien pu faire. N'avoir été qu'une spectatrice impuissante de ce tournant de l'histoire.

Mais après tout, qu'est-ce qu'elle aurait pu faire hein ? Une secrétaire qui n'a pas utilisé la magie pour autre chose que du classement depuis bien longtemps. Cette idée décupla sa rage et le nouveau mégot vola rejoindre l'ancien. Bo n'avait jamais eu envie de rien faire, et elle ne pensait clairement pas qu'une volonté d'agir aussi débile lui pousserait en ce genre de circonstance. Comme quoi, on pouvait toujours se surprendre.

Sa main glissa une nouvelle fois jusqu'au paquet dissimulé quelque part dans les poches de sa robe de sorcier quand une forme immobile captura toute son attention. Marvel ressemblait à un rocher au milieu d'un fleuve, grand et rigide alors qu'une agitation tumultueuse s'écoulait de toutes parts autour de lui. Bo observa un moment sa silhouette figée, remuée d'émotions contradictoires alors que sa colère toujours présente se mêlait à ses souvenirs d'enfant. Elle avait bien trop vu ce dos pour ne pas savoir quelles pensées se bousculaient sous ses cheveux roux, et même si elle n'avait pas grandi auprès de lui la fumée dans le couloir ne pouvait lui permettre de l'ignorer – une entêtante odeur de brulé s'infiltrait sous la porte de la Salle des Moldus et empestait tout l'étage. Bo se décolla du mur et s'élança dans la foule.

Les enfants bouleversés s'écartaient machinalement sur son passage et elle en fut ravie, encore moins encline à leur compagnie que d'habitude. Des pleurs la cernaient de toutes parts, entrecoupés d'interrogations, quelques propos rassurants ici et là, beaucoup de fureur. Les masques avaient cité des noms, des ennemis ou des victimes personne ne le savait encore, mais certains semblaient avoir déjà leur opinion sur la question. Bo ne connaissait pas les élèves et s'en vantait volontiers, mais ces noms elle les avait vu passer plus d'une fois lors de son travail et elle ne voulait pas qu'ils rejoignent les deux autres qui attendaient sur le rebord de son bureau.

Un gamin turbulent la bouscula dans son chemin, la sortant de ses pensées, et elle le foudroya du regard en lui pestant un « Regarde où tu vas. » assassin. Attentats ou pas, personne n'entrait impunément dans l'espace vital de madame Leroy, il s'agirait de ne pas l'oublier. Reprenant sa route, Bo fendit le reste de populace qui la séparait encore d'un Marvel toujours statique avant de s'immobiliser à son tour, interdite.

Elle ne savait pas comment réagir. La colère dans ses veines lui intimait de l'attraper et de le secouer comme un prunier, hurlant jusqu'à obtenir une réponse appropriée de sa part. Bo ne savait pas être tendre, ne savait pas comment réconforter quelqu'un. Mais quelque part au fond d'elle, elle savait que la situation l'imposait. Elle ne pouvait pas se montrer brusque aujourd'hui, pas quand des jeunes filles étaient mortes, que des terroristes s'infiltraient dans des écoles, que des dortoirs étaient détruits, que le futur et possiblement la vie de son ami étaient menacés. Qu'aurait fait Mint. Bo savait ce qu'elle aurait fait, elle aurait tout laissé en plan pour courir à la rescousse de son frère adoré, elle aurait craché des flammes et marché sur des cadavres de sigma si cela pouvait lui assurer la sécurité  de Marvel. Mais Mint n'était pas là et Bo n'était pas elle. Et, plus que tout, ils se tenaient au milieu d'une salle remplie de milliers d'yeux curieux bien que cernés. Alors Bo se planta aux côtés de Marvel et, avec toute la délicatesse dont elle était capable, poussa son épaule de la sienne.

« Ça va aller. »

Ces quelques mots, c'était déjà beaucoup s'avancer. C'était promettre le soleil et la lune en ces temps troublés.


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Re: ÉPISODE #8 — Alerte sécurité
17.09.16 23:34

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D'une oreille distraite à cause des multiples pensées qui bouillonnaient dans son cerveau, Marvel écoutait le discours de la directrice des Gryffondors. Une montagne, c'est ce dont elle avait l'air. Indestructible, ferme et solide comme un roc. Quelque part, il l'enviait. Il aurait aimé avoir son courage, il aurait voulu rester de marbre et ne laisser aucune émotion apparaître sur son visage. Mais non. Marvel était à présent une blessure ouverte, un fichu loser. Et dire qu'il était censé être responsable des jaunes et noirs. Certes, il avait été choisi un peu par défaut car personne d'autre n'était prêt à faire des heures sup' ni à jouer les psychologues, mais ça n'empêchait pas qu'il était supposé savoir gérer les situations de crises. En attendant ? Aucun mot n'était sorti de sa bouche. Rien. Le néant. Tous attendaient des ordres de sa part, une invitation à se mettre en rangs pour vérifier que personne n'avait perdu d'animal de compagnie ou de chose importante dans la salle commune, par exemple. Mais le rouquin avait l'air encore plus perdu qu'eux.

Et puis soudain, il y eut cette forte odeur de cigarette qui lui piqua le nez. Cet arôme tout particulier qu'il avait fini par apprécier au fil du temps, après beaucoup d'éternuements. Bo se tenait à ses côtés, poussant son épaule avec une douceur toute particulière. Même ses mots semblaient choisis avec soin, prudents. Ce n'était pas normal. Où était passé la secrétaire brute aux gestes maladroits, qui marquait sa peau de bleus et crevasses en voulant le tapoter amicalement ? Quelque part, Marvel redoutait encore plus l'Isabeau qui lui faisait face. Il savait que la situation était assez grave pour que même son bourreau soit capable de lui donner une trève.

— Bo.
Le ton était beaucoup trop glacial pour lui qui était d'ordinaire si affectueux. Bien sûr que ça n'allait pas aller. Ce n'était que les prémices d'une gigantesque tempête de malheurs qui arrivait droit sur eux, et il le savait. Lui qui était aussi naïf qu'une nonne sortie de son couvent était certain que ça allait se terminer en un bain de sang. —  Tu vas finir par attraper un cancer, avec tout ce que tu fumes. Après toutes ces années, il avait fini par le remarquer : lorsque sa meilleure ennemie stressait, elle tirait trois fois plus sur le mégot que d'ordinaire.

— T'as pas besoin de me mentir. Je ne suis plus un gamin, j'dois bien... grandir un jour. Il marqua une pause, serrant les poings de plus belle et affrontant finalement son amie du regard, les yeux vitreux.  — J'suis un foutu raté, Bo. Comment tu veux que je protège les miens, quand tout le monde doit me couver comme un enfant ? Quand la seule « magie » défensive que je connais est de me camoufler en bouffant des plantes qui rendent invisible ?  Je suis le directeur des Poufsouffles maintenant. Ils comptent sur moi, nom d'un chien ! Venait-il de jurer à voix haute et d'oser hurler sur Isabeau ? Les temps étaient bien sombres, pour qu'une telle chose arrive.

Et la plantant là en lui tournant le dos, il attrapa une assiette qu'il laissa tomber sur le sol. Autant faire du bruit pour avoir l'attention souhaitée, non ? —  Mes chers Poufsouffles, rassemblez-vous immédiatement. Moi aussi, j'ai quelque chose à dire. Et il attrapa sa baguette, lançant le sortilège du sonorus pour être sûr de bien se faire entendre dans les quatre coins de la salle. Qu'avait-il de plus à perdre, après tout ? Sa vie, peut-être ? Il avait déjà l'impression d'être en train d'agoniser sous les roues d'un train.

Reprenant son souffle et se raclant la gorge, il était prêt pour faire son « speech ». Du moins, c'est ce qu'il pensait, mais il sentait ses genoux à deux doigts de flancher et sa raison se brouiller. Incompréhension. Peur. Honte. Colère. Faiblesse. Haine. Le dernier sentiment était nouveau, et il n'était pas trop certain de le comprendre, ni de savoir mettre des mots dessus. Ils avaient anéanti les dortoirs d'élèves qui n'avaient rien demandé, réduisant à néant leurs souvenirs de ces lieux. Ils avaient ridiculisé tous les professeurs. Ils avaient fait sauter la salle des moldus, montrant au monde entier à quel point ils se sentaient meilleurs qu'eux. Et par dessus tout, ils avaient dérobé une élève de sa maison, une élève qu'il était censé protéger. Sigmas de malheur.

—Vous plus que quiconque êtes conscients de qui sont ces monstres. Ils ont infiltré notre château par la force, ont emporté deux des notres dans leur folie meurtrière et détruit nos nids douillets en un mouvement de baguette magique. Qui sont-ils ? Les foutus Sigmas. Des traîtres qui se cachent derrière des masques hideux, une armée de psychopathes qui nous mentent et se jouent de l'effet de surprise. Ils pourraient même être parmi nous à nous écouter.

Tais-toi Marvel, bon sang. Tu as une sœur jumelle que tu veux garder en vie, des amis et des enfants à protéger. Ils pourraient te faire tellement mal, tu en es conscient ? T'as pas l'étoffe d'un guerrier, laisse ce rôle aux Gryffondors ou aux héros.

D'un revers de la main, il chassa la petite voix dans sa tête. Ce n'était pas encore le moment, il devait vomir le flot de paroles qui se trouvait au fond de sa gorge. Quitte à jurer encore, ce qu'il ne faisait jamais. Qu'était-il en train de devenir ? — Maintenant, nous allons nous préparer. M-mes leçons auront toujours l-l-lieu... sa voix était en train de trembler sur le coup de l'émotion. Il était terrifié à cette idée, en réalité. Donner cours, alors que les Sigmas avaient clairement détruit sa salle ? C'était une provocation, et cela parviendrait forcément à leurs oreilles. — Les moldus et les sorciers peuvent et  doivent travailler main dans la main. Qui sait jusqu'où étaient prêts à aller ces imbéciles au masque doré ? Quand ils auraient réussi à exclure les moldus de leur monde, peut-être qu'ils voudraient aller les piétiner pour prouver leur supériorité ? Et que feraient-ils face aux armes nucléaires ? Face à l'horreur de la guerre et ses machines à tuer ? Après tout, quand il s'agitait d'ingéniosité et de monstruosité, les non-magiques n'étaient pas en reste. — Ainsi, je vous demanderai de garder votre calme et de rester aux aguets. Nous sommes plus nombreux. Nous sommes peut être la maison des tendres, mais nous ne nous laisserons pas marcher sur les pieds et ridiculiser de la sorte. Maintenant, allez rejoindre vos lits et n'oubliez pas de dire des mots gentils à ceux que vous aimez. Et il se laissa tomber sur une chaise, soupirant. Cette soirée l'avait vidé de son énergie. Et il s'était perdu en cours de route. Ou trouvé ? Il n'était plus sûr de rien. Toujours est-il qu'il n'était clairement pas lui même.


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Re: ÉPISODE #8 — Alerte sécurité
18.09.16 14:04


Marvel n'était pas lui même, elle s'y étais préparée – personne n'était soi même aujourd'hui – mais sa réaction la surprit néanmoins. Le danger le rendait froid, cynique, auto-dépréciateur. Bo avait l'impression de se regarder dans un miroir et elle n'aimait pas cela. Et puis avant qu'elle puisse répondre, avant qu'elle puisse lui souffler les insultes qu'il méritait ou lui mettre son coude entre les côtes, il était déjà au loin à appeler les élèves de sa maison pour un discours de son cru. Bo ne put s'empêcher de froncer les sourcils à cette vision, inquiète.

Elle n'avait pas écouté le speech du professeure McFayden, trop occupée à fumer dans son coin en ruminant ses noires pensées. Mais elle savait à quoi il avait dû ressembler ; fougueux, passionné, qui soulève les foules et réchauffe les cœurs. Et maintenant elle se doutait que, contrairement à elle, Marvel s'en était imprégné jusqu'à la moelle au point de vouloir l'imiter à son tour. Sauf que Marvel n'était pas Florence ; Marvel n'avait ni sa ferveur, ni son charisme, ni cette facilité d'élocution propre aux leaders. En somme, Marvel n'était pas un gryffondor. Et Bo ne pouvait que se mordiller la lèvre en le voyant s'éloigner, sûre qu'il allait échouer.

Sa surprise n'en fut donc qu'autant plus grande quand il n'échoua pas. Certes, il se perdit dans ses mots, s'étala un peu trop dans ses insultes, trembla insensiblement à certains passages fatidiques, mais il n'échoua pas. Cette vision étrange de sa victime de toujours se dressant fièrement devant l'adversité remua quelque chose au fond de Bo. Quelque chose comme de la fierté. Ou peut être de l'envie. Marvel n'était à ses yeux que ce petit garçon faible qui se cachait derrière sa sœur pour se défendre. Le petit garçon qu'elle avait malmené pendant plus de vingt ans sans que jamais il ne se rebelle contre sa tyrannie. Et voilà que ce petit garçon si fragile se transformait sous ses yeux, comme si tout ce temps il n'avait été qu'une chenille attendant le bon moment pour opérer sa mue. Les derniers événements avaient été soudains et monstrueux. Beaucoup étaient ceux qui ne savaient comme y réagir, comment s'en remettre, et plus encore seraient ceux qui n'y arriveraient jamais. Marvel ne faisait pas partie de ceux-là tandis que elle, Bo, oscillait encore sur la frontière. Cette pensée réveilla la rage qui coulait toujours dans ses veines, enflammant son regard et ses pommettes. Elle ne pouvait pas se laisser distancer par Marvel, elle le refusait.

Il avait terminé son discours sur une note désespérément poufsouffle – ce qui, d'un certain côté, la rassura – avant de renvoyer ses élèves et de s'effondrer sur une chaise, lessivé. Marvel deviendrait peut être un jour un papillon, mais pour l'instant il n'en était encore qu'au stade de chrysalide. En quelques enjambées énergiques Bo fut à nouveau près de lui et, avant qu'il ne puisse recommencer une de ses longues diatribes assommantes, elle lui flaqua une claque retentissante à l'arrière du crâne. Elle résonna si bien contre la peau de sa nuque qu'elle se félicita de l'angle parfait avec lequel elle l'avait frappé, tout en sachant qu'elle avait fait plus de bruit que de mal. Plus tôt elle s'était retenue avec lui, effrayée qu'il tombe en morceaux si elle le poussait trop fort. Maintenant elle le savait plus fort qu'elle ne l'aurait jamais cru possible, et malgré elle cette pointe de fierté dans sa poitrine semblait ne plus vouloir la quitter.

« Pour m'avoir crié dessus tout à l'heure. »

Ce n'était pas tout à fait vrai, il y avait plus que ça dans son geste, mais Bo n'était pas du genre à s'étaler. Marvel comprendrait tout seul, elle n'en doutait pas. Elle lui tira tout de même l'oreille une dernière fois, juste au cas où.

« Tu sais que je ne frappe pas un homme à terre. On va faire quelque chose de toi au final, on dirait. »

Elle s'éloigna sur ces mots, prenant la direction qu'elle avait cru voir sa cible emprunter. Il fallait qu'elle le fasse maintenant, avant de se dégonfler. Avant que sa fierté ne revienne au galop et l'en empêche. Bo poussa la porte et quitta la salle du trône bruyante et surchauffée pour la fraîcheur du couloir désert. Et son odeur de fumée. À nouveau stressée et énervée, elle s'arrêta pour chercher une cigarette dans les plis de sa robe et l'allumer à la flamme de sa baguette. Personne ne l'emmerderait pour fumer dans l'école par un moment pareil, surtout que ce n'était pas comme si l'odeur aller détonner. Heureusement pour elle, la personne qu'elle cherchait ne s'était pas avancée trop loin et elle en fut soulagée, sachant pertinemment que sa résolution n'aurait sans doute pas tenue si elle avait dû retourner Poudlard à sa recherche. Bo s'élança en direction du professeure McFayden.

Elles étaient collègues depuis près de cinq ans désormais, et Bo se sentait toujours incapable de penser à elle comme une égale. Malgré toutes les gentillesses de Florence, malgré toute son amitié, Bo se retrouvait toujours projetée sur les bancs de l'école en sa présence. Une barrière invisible s'élevait entre elles ; une barrière qu'elle avait souvent franchi dans ses rêves d'écolière et jamais dans sa vie éveillée d'adulte. Bo se trouva stupide, et se força à l'appeler par son prénom.

« Florence. »

Quand la professeure de sortilèges se tourna vers elle, elle dû réprimer une furieuse envie de battre en retraite. Elle était plus honteuse que jamais de ce qu'elle allait demander – elle, la terrifiante, la méchante, l'affreuse secrétaire de cet établissement – son orgueil lui hurlant qu'elle n'avait pas besoin d'aide. Mais l'image de Marvel et de son courage s'imposèrent à elle, et sa détermination de ne pas se faire dépasser la poussa à continuer.

« Je voulais te demander. Je sais que tu donnes des cours particuliers aux élèves et je, enfin. Je voulais savoir si tu le faisais aussi pour les adultes ? Je crois que j'aurais besoin de me dérouiller. »

Si Bo avait pu s'enterrer sous terre, elle l'aurait fait. Au lieu de quoi elle fit front, les sourcils froncés et l'air déterminé. Elle ne resterait pas à la traîne.



wicked witch
One never learns how the witch became wicked, or whether that was the right choice for her — is it ever the right choice ? Does the devil ever struggle to be good again, or if so is he not a devil ? - Wicked

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Re: ÉPISODE #8 — Alerte sécurité
18.09.16 15:15

 
Florence gardait les doigts crispés sur sa baguette, ruminant encore l’humiliation d’un peu plus tôt. S’il n’en paraissait rien, elle était bouillante de rage et doutait de pouvoir dormir ce soir. Elle avait une envie terrible d’alcool ou de tabac mais ne pouvait satisfaire ces besoins. Sa pipe était dans son bureau et il aurait été inapproprié de broyer du noir en buvant de la liqueur. Pas ce soir en tout cas. Alors elle continuait de marcher, son pas énergique résonnant avec force contre les dalles de pierres. Elle croisa les bras et serra les lèvres.
Une voix s’éleva alors derrière elle et Florence se retourna aussitôt alertée. Il s’agissait d’Isabeau Leroy. Lentement un sourire se dessina sur ses lèvres tandis qu’elle salua sa collègue, à qui elle n’avait pas encore adressé la parole ce soir, mis-à-parts quelques cordialités en début de repas :

_ Isabeau.

Elle avait connu Isabeau Leroy d’abord en tant qu’élève il y maintenant dix ans. Cela lui paraissait faire une éternité et elle ne pouvait s’empêcher d’être amusée en repensant à cette époque, où elle avait été son enseignante. Elle la revit alors sur les bancs de la classe, le visage jeune et revêtue de son uniforme aux couleurs de Serdaigle. Comme elle avait grandi depuis ! A présent elle était une jeune femme sûre et affirmée (bien qu’il sembla à Florence que cette dernière n’avait jamais manqué de cran) et l’âge lui conférait une assurance élégante. Cependant pour une raison lui échappant, il y avait entre elles, comme une barrière invisible que Florence n’avait jamais réussi à briser malgré moult tentatives. Aussi sauf quelques banalités, elle ne connaissait pas réellement sa collègue et cela la chagrinait, d’autant plus qu’elle avait parfois l’impression que cette dernière était froide avec elle, tant elle était réservée. Elle se demandait alors si elle avait fait quelque chose de mal lorsqu’elle était son professeur, ou si elle lui avait fait des remarques déplaisantes lorsqu’elle avait rejoint le corps enseignant.
Florence était donc agréablement surprise de voir la jeune femme venir à elle et écouta sa requête avec attention.

_ Cela tombe très bien que tu me demandes ça. Après les évènements de ce soir, j’ai pensé exactement la même chose. Il me faut un partenaire pour m’exercer et je ne savais pas à qui demander.

Elle avait songé à Ethan avec qui elle s’entendait bien, mais elle avait peur de se ridiculiser devant lui, car ce dernier il y a encore deux ans était encore Auror. Tandis que Florence depuis ses années peu glorieuses à écumer les bars pour participer à des duels illégaux, n’avait pas été une seule fois en situation de combat. Aussi, qu’Isabeau vienne la voir elle, flatta son égo. Car elle aurait pu tout aussi bien demander à Ethan, professeur de Défenses contre les forces du mal, ou à Min, enseignant l’occultisme. Cela l’intrigua d’ailleurs, qu’elle l’ait choisie elle, plutôt qu’eux.

_ Je te propose qu’on se retrouve demain dans la Salle du duel à disons… 22h00 ?

Cela lui paraissait être le meilleur horaire, car de toute manière la journée Florence se devait d’enseigner et si elle se levait tôt, elle réservait le matin à la préparation de ses cours. Aussi cela l’arrangeait car après 22h00, les élèves ne circulaient plus dans les couloirs et Florence ne souhaitait pas que cela s’ébruite. Aussi elle fit part de cette volonté à Isabeau :
 
_ Par contre je souhaite que cela reste entre nous si ça ne te dérange pas Isabeau.
Elle lui adressa alors un sourire entendu, presque complice. Elle remarqua alors l’air déterminé d’Isabeau et cela lui donna d’avantage de convictions. Dans sa vie douillette d’enseignante, Florence s’était un peu laissé aller. Et il était grand temps donc de remédier à cela. Cette nouvelle objectif la galvanisa et lui donna une nouvelle vigueur ; Elle prendrait ces séances très au sérieux.
Florence porta une main vers Isabeau et la posa avec douceur sur l’épaule de la jeune femme.

_ Et une dernière chose. Cela ne sera pas un cours mais simplement un entraînement entre deux adultes d’accord ? Je doute avoir encore des choses à t’apprendre. Tu étais douée en sortilèges.

Si Bo avait obtenu ses aspics avec brio puis obtenu un poste à Poudlard n’était pas un hasard, qu’elle soit secrétaire n’y change rien. Aussi, Florence était convaincu que cette dernière était une sorcière de talent aussi, penser leurs séances comme des leçons lui paraissait absurde. Elle un sourire mutin avant d’ajouter :

_ Sauf si tu tiens à ce que je sois ton enseignante mais il faudra me vouvoyer et m’appeler professeur, mademoiselle Leroy.

Et elle enleva sa main de l’épaule d’Isabeau.
 
_Je vais poursuivre ma ronde. Bonne soirée.

Elle se retourna et continua à arpenter le couloir. Rassérénée par cette discussion qui lui avait changé les idées, Florence fit rouler sa baguette entre ses doigts, remerciant Isabeau d'être venue la voir.
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Re: ÉPISODE #8 — Alerte sécurité
19.09.16 0:37

Il faut remonter quelques heures plus tôt, quand Hjörtur a décidé sous un coup de tête de prendre la parole pour mettre en avant la valeur d'une vie riche et le crime que cela représentait de voler cela à quelqu'un. Quand il a commencé à hyperventiler, à trembler, à balancer frénétiquement son regard de tous les côtés et que personne, ô personne n'a semblé faire attention à lui, à sa présence misérable et sans importance. Il s'en fichait de ça, mais se sentait mal que son action ait été ignorée à ce point. Il n'avait pas été assez concret. Pas assez clair. Pas assez éloquent. Il avait juste balancé des phrases sans queue ni tête, ridicules, tellement ridicules comme toujours. De toute façon, il n'avait jamais su communiquer convenablement, se mettant tout seul dans des situations risibles idéales pour être jugé et moqué. Sa tête s'était mise à lui tourner, il avait même l'impression que le sol tremblait et il avait fini par retirer sa main de celle d'Aileas pour serrer ses bras autour de son abdomen.

Et les sigmas étaient apparus. D'un éclair, avaient maîtrisé tout le personnel. D'une vape de fumée, fait disparaître le directeur. Tout s'était passé si vite, avec une telle facilité. Et l'atmosphère tendue de la situation, la menace dont tout le monde prenait conscience, la peur qui montait des bancs, tout déferla sur un Hjörtur déjà affaibli et au bord de la crise.
Incapable de tenir davantage, notant seulement les stupefix qui fusaient de partout, Hjörtur utilisa ses dernières force pour se lever. L'éclair rouge le transperça, lui seul Serdaigle à avoir eu le culot de se lever non pas par témérité mais par détresse. Son corps entier lui sembla brûler pendant une brève, très brève fraction de seconde, avant qu'il ne perde enfin connaissance, sombrant alors dans l'inconscience libératrice.
Personne ne comprit pourquoi un élève aussi discret et réservé avait agi de la sorte.

Dans cette salle du trône, de nouveau conscient, il préfère se recroqueviller dans un coin, loin de l'agitation et des discours des directeurs de maison. Renfermé sur lui-même, la tête sur les genoux, les bras masquant son visage, il se cache, veut disparaître. Un poids désagréable dans la poitrine l'empêche de respirer normalement et ses yeux picotent légèrement. Il ne supporte pas le bruit de ces élèves rassemblés trop nombreux, traînant des valises, râlant, sanglotant, échangeant leurs avis sur le discours de l'Alpha. Il a peur, terriblement peur, que quelqu'un s'approche de lui pour s'enquérir de son état. Il a honte, aussi, honte d'être aussi faible, une poule-mouillée, destinée à subir des crises d'angoisse sans jamais rien accomplir de sa vie. Conscient de la teneur sombre de son fil de pensée délirant, il préfère se concentrer sur son souffle haletant, ses mains moites, les éclairs qui traversent ses paupières closes quand il les appuie sur ses rotules.
Il n'aurait jamais dû parler.


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tutur_skam
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Re: ÉPISODE #8 — Alerte sécurité
21.09.16 22:36



Episode huit.


CHAPTER I : Stronger.



La pagaille. Tu n’avais pas cette impression d’irréel comme la majorité des personnes ici. Non, pour toi tout était normal, prévisible. Horrible à dire, mais tu avais été habitué à faire face à ce genre de situation. Sans surprise, tu aidais les plus jeunes à se retrouver, se familiariser avec la nouvelle salle en leur retrouvant des affaires égarées. Ceux qui pleuraient retrouvaient le sourire dans l’amitié ou le réconfort. Des liens naissaient par la proximité et alors, les quatre maisons de Poudlard n’en formaient plus qu’une. Certes des querelles persistaient, des gamineries plus qu’autre chose qui te procuraient un sourire innocent. Finalement, plus personne ne semblait chouiner ou appeler à l’aide, le calme était revenu et tout semblait paisible. Quand tu te dirigeas vers ton lit, tu croisas du regard les deux blondes. Miss Leroy et Miss McFayden.

Deux chevelures dorées, scintillantes dans cette salle à l’atmosphère ternie. Deux femmes entretenant une discussion qui, à première vue, pouvait sembler tendue. Une confrontation amicale, un bavardage rival. Toutefois, ce n’était que tes yeux qui te trompaient, tout n’était qu’illusion par faute de surménage. Tu ne réfléchissais plus comme avant, comme liquéfier de l’intérieur et sans vie. Avide d’espoir. Une main sur l’épaule qui s’en alla et Florence repartit faire sa ronde, alors tu les quittas du regard. Ce n’était sûrement pas tes affaires, tu n’avais pas à connaître les murmures des autres, l’intimité disaient-ils tous, c’est personnel. Et ils avaient raison. Isabeau trônait seule, Florence gambadait toujours majestueusement et tu ne semblais être qu’un vulgaire morceau de viande dans une salle affamée.

Cependant, l’apaisement des pleurs incessants se détruisit vite. Il était là, dans un recoin, recroquevillé et vraisemblablement mal en point. Tu détournas rapidement les yeux, le moment n’était pas opportun. La dernière chose que tu voulais faire c’était de te pointer devant lui, le sourire collé au faciès et de lui tendre la main en lui promettant un avenir meilleur. Non, tu ne connaissais pas son avis, ses soucis et mieux valait ne pas se frotter aux attristés d’une telle manière, le meilleur moyen de les blesser encore plus. Venant de toi, Ethan Fitzgerald, on pouvait penser à un homme sans coeur et froid, toutefois tu te souciais de tes prochains, notamment quand il s’agissaient d’enfants honorables. Dans le besoin. Tristement, tes lèvres remontèrent et tu accéléras le pas jusqu’à un endroit bien connu : la boîte à café d’Isabeau.

Tu ne pouvais pas appeler cela du vol, ni même un emprunt car jamais il n’était rendu, mais simplement de la générosité. Tu agrippas habilement un thermos - belle invention - et le leva, en la direction de la blonde dans un rictus moqueur. Même si elle n’était pas d’accord, tu ne changerais pas d’avis. Et avant même qu’elle ne puisse t’en empêcher, tu avais produit un fin café dans le récipient opaque. De ta poche arrière tu sortis un papier bleuté, presque vert d’eau et livide que, de tes doigts féeriques, tu plias en un faucon sophistiqué. Le fixant au thermos par un sortilège, tu revins sur tes pas et, discrètement, laissa glisser le tout vers le jeune Serdaigle jusqu’à ce que le tintement signale qu’il avait heurté ses pieds.

Tu avais déjà disparu à ce moment.
Sur le faucon on pouvait lire un simple Désolé, il n’y avait que cela en sucre. en lettre capitale de petite taille, et fermement régulières. En le dépliant, il pourrait trouver une quantité raisonnable de cristaux blancs, en espérant que cela lui remonterait le moral.

Pour le peu qu’il pouvait y faire.




Ant-man a écrit:
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Re: ÉPISODE #8 — Alerte sécurité
27.09.16 14:24

Le bonheur n'était que façade.

J'ai les oreilles qui sifflent et le coeur qui bat à m'en faire exploser la poitrine. Confuse, je me redresse et tente de comprendre ce qu'il vient de se passer. Une main tremblante se pose sur mon front glacé et mes yeux parcourent le nuage de poussière qui vient de se lever dans la grande salle. Ca vient des étages, le plafond gronde au dessus de nos têtes. Mes camarades courent dans tous les sens mais sont rapidement rappelés à l'ordre. Que se passe-t-il ?

Ah, je me souviens vaguement des sigmas, prônant leur bonne volonté et leur souhait de vouloir nous offrir un monde de paix, uniquement réservés aux sorciers. Je me souviens de l'hypocrisie dans leur voix et leur assurance insolente. Je me souviens de leur propos discriminatoires et de leurs envies de violence à peine dissimulée. Je me souviens des attentats, précédents leur venue. Je me souviens de Lio et ses manières un peu nonchalantes. Pourquoi maintenant ? Pourquoi à cet instant ? Faire le deuil d'un être cher demande certes du temps mais là, ce n'est simplement pas le moment. Je voudrais juste prendre ma baguette et balancer ces immondices hors de l'enceinte du château. Mais mon envie est bientôt maîtrisée par l'un de mes professeurs, visiblement sur pied, qui m'ordonne de rejoindre la salle du trône avec mes camarades. Je la regarde quelques secondes, les pieds comme ancrés dans le sol, avant de me décider à bouger. Bouge fillette ! Bouge, puisqu'on te l'ordonne. Je m'empare tout de même de ma baguette, on ne sait jamais.

Mes pas me guident péniblement jusqu'à la salle du trône. Certaines têtes connues sont déjà là, apeurées, mortifiées, d'autres simplement surprises, confuses. Notre château adoré est attaqué et que pouvons nous faire ? Attendre dans la salle de trône que les choses se tassent ? Laisser faire les adultes ?

"Je ne suis pas convaincue."

Voilà que je parle toute seule, tandis que mes yeux parcourent l'assemblée. Quel triste tableau. Ma baguette toujours en main, je rejoins le coin réservé aux filles. Ma tête me fait un mal de chien, comme si mon occlumencie se fissurait. Une grimace illustre la douleur qui me parcoure et me glace le sang. Yadi refait surface dans mes souvenirs et là non plus, ce n'est pas le moment. Je m'installe à même le parquet froid, vérifiant que celles qui partagent mes journées sont saines et sauves. Que personne ne manque à l'appel, par pitié !
lumos maxima


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Re: ÉPISODE #8 — Alerte sécurité
27.09.16 17:33

Des visages atterrés et des yeux perdus. Des larmes et des murmures. Des voix plus fortes, des voix qui rassemblent et qui rassurent. Charlie perçoit tout ça mais il lui faut un certain temps pour traverser l'écran de brume qui étouffe les sons et floute les images. Il n'est revenu à lui qu'après le départ des Sigmas qui l'avaient stupéfixé. C'est là qu'il a entendu parler de la destruction de la salle des moldus et des dortoirs. Il espère seulement qu'aucun élève ne se trouvait sur leur chemin lorsqu'ils ont décidé de prouver leurs intentions pacifistes en faisant exploser le château.
Charlie cherche des yeux les visages de ses amis et de ses camarades de cours, repère à la place celui du Serdaigle au nom imprononçable qui s'est dressé contre les Sigmas lui aussi, puis une tête rousse dont la vision le réconforte tout à coup. Le professeur a une expression dure sur le visage que Charlie n'a pas l'habitude d'y voir, depuis cinq ans qu'il le connaît. Ayant toujours l'impression de marcher sur un nuage, du genre humide, froid et désagréable, Charlie se rapproche de Marvel et d'un groupe de Poufsouffles. Il n'entend que la fin de la conversation de Marvel avec la secrétaire, et ce « nom d'un chien ! » final lui débouche les oreilles et le ramène à la réalité.

« Mes chers Poufsouffles, rassemblez-vous immédiatement. Moi aussi, j'ai quelque chose à dire. »

Charlie sent d'autres Poufsouffles se presser contre lui et le groupe déjà présent. Il jette un œil autour de lui pour voir si Duke ou Percy sont bien là, et puis il recentre son attention sur Marvel qui commence par énoncer les faits bruts. Ils ont emporté Arya et Lio, et peut-être d'autres encore dans le futur, et peut-être d'autres dont on n'a pas encore remarqué l'absence. La façon dont le professeur a sous-entendu qu'Arya avait connu le même sort que Lio n'a pas échappé à Charlie. La colère et la haine qui animent Marvel sont contagieuses et achèvent de le faire sortir de sa torpeur. Marvel n'est pas réputé pour son tempérament héroïque mais, même si sa voix tremble un instant, Charlie estime qu'on lui reconnaîtra forcément un certain courage lorsqu'il affirme qu'il continuera à assurer ses cours. C'est un affront déclaré aux Sigmas. En même temps, il s'est peut-être senti personnellement attaqué lorsqu'on a détruit ce qu'il avait mis en place depuis cinq ans. C'est facile pour Charles d'être de tout cœur avec lui. Lui aussi croit en la coopération entre sorciers et moldus, sa famille y adhère depuis trop de générations pour pouvoir les compter. Une chose dont il peut être fier, c'est qu'il n'y aura jamais de Sigma chez les Campbell, sauf si le monde a définitivement perdu la tête. Car c'est fixé, dans l'esprit de Charlie, il n'y a rien à sauver chez les Sigmas meurtriers et destructeurs, et il ne comprend même pas que certains se voilent encore la face après tout ce qu'ils ont fait.
Même dans cet état d'esprit, la conclusion du discours de Marvel lui arrache un sourire. Il lui adresse un signe de tête et part à la recherche de Duke. peut-être pour lui dire qu'il l'aime et qu'il est fantastique même si ça ne servira à rien.

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Re: ÉPISODE #8 — Alerte sécurité
02.01.17 21:06


ÉPISODE #8 — CONCLUSION


Après trois mois de dur travail de la part des elfes et de forces dont on ne sait rien, les dortoirs endommagés lors de l'attaque ont été réparés !

Aussi le lundi 2 janvier 2017, les élèves revenant à Poudlard après leurs vacances peuvent enfin regagner pour le reste de leur scolarité leurs dortoirs respectifs. Quel soulagement... Et surprise pour les deux maisons ayant été victimes des explosions !

Le dortoir des Poufsouffles est maintenant beaucoup plus grand même si tout reste en forme arrondies. Tout est rond : le plafond est rond, les portes sont rondes, les tables sont rondes... ! Aux couleurs boisées et jaunes, le dortoir des poufsouffles est cependant à présent constitué d'une toute nouvelle salle ! Constituée de nombreux pouf elle accueille une immense table basse et quelques étagères où y sont rangés de nomrbeux jeux de société. Ce détail passé, de partout de majestueuses colonnes sont présentes : recouvertes de feuilles d'or et de plantes fleuries. Quant aux lits, eh bien comme dit plus tôt... Ils sont ronds eux aussi. Recouverts d'une mousticaire de soie noire qui tombe sur les lits, on s'y enferme comme dans un cocon. Les draps sont dotés de sortilèges permettant une isolation sonore totale. Merveilleux n'est-ce pas ?

Quant au dortoir des Serpentards, les sols ont été faits de marbre. Les murs sont toujours envahis de ces vitres immenses qui donnent sur le lac, offrant à jamais une lumière verte à leur salle. La décoration y a cependant elle aussi été totalement refaite : les canapés de cuir noir ont été remplacés par quelques interminables sofas qui se font face. Une table basse assortie finit d'habiller la pièce si on omet les longs rideaux vert émeraude qui tombent du plafond. Une mosaïque dans les tons verts et noirs est placée un peu plus loin sur un mur simple, juste avant les dortoirs. Elle représente une chimère qui peut leur parler, leur donner des conseils et surtout espionner quiconque au travers des tableaux du château sous leur demande. Les lits sont maintenant de grands baldaquins aux draps de soie verts, d'une infinie douceur.

Aucun changement pour les Gryffondors et les Serdaigles, mais peut-être cela viendra-t-il un jour. En attendant, chacune des maisons est maintenant décorée d'un drapeau les représentants.

Le directeur vous remercie pour votre patience et votre tolérence quant à cette cohabitation qui ne fut pas des plus évidentes.

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Re: ÉPISODE #8 — Alerte sécurité

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