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Bienvenue sur Firewhisky les sorciers ! On espère que vous allez bien, et que vous êtes près à swinguer au rythme des trompettes ! À Londres Magique, nous sommes en Mars 2017 ! Les oiseaux recommencent à chanter et les mimosas sont en fleur, bon courage pour les allergies. Il est 12 heures, l'heure des news !

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17.08.16 18:30



 


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Ses pieds s’arrêtèrent au bord de l’eau, là où les coquillages colorés attendaient de se faire ramasser. Et Deborah avait sans honte remonté le long voile de sa robe pour les y regrouper, pour les y enfermer ; des rosés, des blancs, un noir parmi la pile aussi, et même de multicolores, des grands aussi qui tiendraient à peine dans le creux de ses mains comme la taille aurait pu être à elle seule un critère de sélection. Et cela pouvait paraître si lourd, et elle en avait tant récupéré, mais elle ne s'arrêtait pas, et depuis le temps qu'elle marchait, on aurait juré qu'elle comptait bien voler la plage de tous ses coquillages. Quoiqu'elle ne savait pas même ce qu'il lui faudrait en faire, ni où les mettre. Il s'agissait encore d'une activité lambda de touriste ; remplir sa valise de souvenirs. Deborah aurait bien fait tourner les boutiques encore, puisqu'elle brillait, scintillait de breloques, de dizaines de bracelets de coquillages autour de ses poignets, de ses fines chevilles aussi, d'une blancheur sempiternelle encore, teintaient doucement au moindre de ses mouvements.

Dans la fraîcheur d'une soirée qui commençait à tomber, elle battait par moment l'écume d'un doux petit coup de pied, d'une délicatesse exagérée aurait-on trouvé. Ce n'était que de l'eau.

Alors Deborah avait continué sa marche, sans faiblir, et ses petites jambes l'auraient portée bien loin, bien loin de sa vie ordinaire, bien loin des vivants. La mer pourtant agitée n'aurait pas tant eu besoin d'elle, de son corps si faible, de cette délicatesse qui aurait pu se briser, roulée sous les vagues, roulée sous la folie de l'océan, des battements. Mais elle appartenait au paysage, et on ne l'aurait pas trouvée étrange d'avancer plus loin hors du continent, tandis que la plage semblait avoir été désertée de ses vacanciers, tandis que l'heure des noyades un peu tardives approchait, et qu'il ne resterait plus que quelques âmes égarées comme témoins d'une nature capricieuse, d'une mer aux humeurs changeantes.

Deborah avait 20 ans, mais même ainsi obnubilée par sa cueillette elle donnait l'impression de ne se méfier de rien ; de rien, pas même des vagues un peu trop importantes, de la marée haute, du déchirement de l'océan furieux, du vent, de l'agitation d'un début nocturne. D'une insouciance presque ingénue, presque trop sans doute, elle s'enfonça plus en avant dans cette imprudence aveugle. L'eau monta jusqu'à sa taille, et Deborah ne sentit rien, pas même la fraîcheur mordante, pas même le tissu humide tout contre sa peau, pas même ces signes qui lui hurlaient pourtant de faire demi-tour, mais elle fixait tantôt l'horizon dans le lointain, remuait tantôt sa collection de coquillages comme l'entrechoquement de ces derniers sonnait doux dans ses oreilles, comme elle n'entendait pas l'inquiétante voix de la mer qui s'écrasait, s'écrasait sur elle et la forcer à reculer de quelques centimètres.

Alors d'un coup de vague qu'elle ne remarqua pas même, elle fut brusquement balayée par les eaux.  


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Re: [Libre] High By The Beach
17.08.16 19:52




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La mer s'agitait un peu plus d'heures en heures. Elle allait et venait lascivement sur la plage, remuant l’écume sur le sable encore blanc. Je n'avais pas encore profité de ce bleu aujourd'hui. C'était plutôt bien de gagner des épreuves, mais ça me privait aussi de l'océan et des autres. Il était déjà tard, ils étaient fatigué de leurs journée passé à  s'épuiser au soleil. Leurs cheveux plein de sable et leurs peau déjà salée par les vagues qu'ils s'empressaient d'aller laver. Il était pas si tard, la brise soufflait à peine et c'est au couché du soleil que les vagues sont les plus belles. Je n'avait pas besoin de quelqu'un, en y pensant, j’avais l'océan pour moi.

Un détour au bungalow, juste le temps d'attraper ma planche et de disparaître sur les plages. Le sable était encore chaud et les dernières traces de pas se faisaient balayé par les vagues. C'était calme. Presque paisible malgré les tumultes de la mer. On pouvait les entendre s'agiter, se lever, retomber. Peut être essayaient elle de chasser les derniers courageux encore trempés. Pour moi qui venait d'arriver, c'est plutôt un appelle que j'aimais imaginer, comme si elle m'avait attendu, gardant ses plus belles vague pour mon simple plaisir. Il faisait un peu frais, mais je frissonnais plus d'impatience que de froid.

La mer était belle ce soir. Peut être parce qu'elle était plus agitée qu'à son habitude. L’écume la teintait d'un blanc scintillant. J'y plongeais rapidement, laissant tout mon corps s'immerger dans le bleu de la mer avant de jaillir hors de l'eau et laisser la houle m'arracher un frisson. C'était frais, mais c'était agréable. J’appréciai le goût légèrement salé que l'eau avait laissé sur les lèvres avant de me hisser sur ma planche qui flottait déjà au grès des vagues.

Maintenant il fallait attendre la vague parfaite. Elle m'en offrit quelques unes, elle semblait généreuse ce soir et me portait de jolies courbes aux rouleaux parfait. Un plaisir rare. J'étais égoïstement satisfait d'être le seul à en profiter. Du moins, le seul aussi loin de la plage. Après quelques remontées, mon regard fut attiré par cette silhouette qui vagabondait là. Une jeune fille au visage vaguement familier pour l'avoir certainement croisé au détour d'un couloir. Elle était seule et semblait s'en contenter, portant avec elle quelque chose caché au creux du voile de sa robe. Je m'y intéresse une seconde jusqu'à la prochaine vague. Plus grandes et plus forte de minutes en minutes. J'y aurais vogué le reste de la nuit si je le pouvais.

En remontant une fois de plus après une glissade parfaite, mes yeux accrochèrent une fois de plus la crinière brune qui volait au vent. Elle était toujours là cette fille, et elle semblait décidé à se baigner malgré la marré. C'était curieux, pas assez pour être inquiétant, mais curieux quand même. J'ai du mal à m'en détaché, simplement parce que sa présence semblait troubler la mer. Peut être aurait elle due faire attention.
Encore une vague. Celle ci la fauche tout d'un coup, la fait brusquement disparaître sous son tapis d'écume. Comme si cette fille n'avait jamais existé. La mer était cruel et je ne me voyais pas observer la scène sans m'assurer que cette sirène savait nager. J'approche dans une glissade jusqu 'a la vague qui roulait encore, lessivant certainement la pauvre au passage. J'y plonge et attrape un bras pour le hisser hors de l'eau, ma planche comme appuie. Plus de peur que de mal je crois. J’étais pas sur, alors je plaque un sourire sur mon visage et la laisse reprendre son souffle pour retrouver son équilibre.

« Bah dis donc, elle t'a pas raté celle là.. ça va ? »




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Re: [Libre] High By The Beach
18.08.16 17:06



 


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Ses yeux sous l'eau s'étaient écarquillés de stupeur, et elle avait bien essayé de reconnaître l'endroit de l'envers, en vain. L'épaisse chevelure noire flottait et tombait comme un voile noire devant son visage, soudain aveugle. Deborah s'était perdue de vue, depuis qu'elle avait égaré la surface. Tout s'était produit très vite alors, d'une petite bulle qui s'était échappée, et le reste qu'elle avait retenu entre sa main, et elle n'avait pas vraiment eu le temps, pour voir défiler sa vie ; il y avait eu ce petit pincement noué au creux de son estomac bien sûr, une panique un peu soudaine, une vague torride d'inquiétude. Car l'imprévu se révélait follement éprouvant, follement incertain aussi. Mais on ne l'aurait pas laissée se noyer trop vite pourtant, ou alors seulement à moitié, comme elle sentait déjà une force qui la tirait, qui l'arrachait à une baignade un brin involontaire, un brin terrifiante aussi.

Elle l'avait fixée, un peu trop intensément sans doute, sans se soucier de savoir si ces choses-là se faisaient, et que lui importait alors de savoir si contempler pour contempler aurait été jugé importun. Il n'y avait que le plaisir de regarder juste, sans autre pensée que l'amour du détail. Et quand s'extasier sinon qu'en cette formidable occasion, celle de croiser l'un des êtres les plus merveilleux du monde ; à n'en pas douter puisqu'il venait assurément de la tirer d'une situation bien délicate -si une noyade pouvait être délicate bien sûr. Et ce n'était pas qu'un garçon un peu trop connu, un peu trop précédé par sa réputation, ni même ordinaire, c'était un héro, un prince chevauchant une planche de surf. C'était une apparition, une formidable coïncidence comme le destin en offrait peu.

_ Ca va. Enfin, pas trop. Et elle avait souri, indépendamment de ce qu'elle venait pourtant d'affirmer, comme le léger rayonnement à l'orée de ses lèvres semblait indiquer le contraire, comme deux petites fossettes avaient creusé ses joues comblées. Et comme pour s'expliquer, sa petite main avait relâché avec délicatesse un petit coquillage sur la planche de surf de son sauveur. J'ai perdu ma collection de coquillages, c'est tout ce qu'il me reste.

Et c'était bien là tout ce qui lui importait, tout ce qui l'inquiétait, que la mer lui ait repris tout ce qu'elle s'était évertuée à ramasser depuis près d'une heure et demi maintenant, de n'avoir pu sauver qu'une unique coquille. Elle avait expliqué simplement, et quoiqu'elle n'aurait pas semblé si triste en vérité, un peu trop naïve qu'elle était, un peu trop intelligente pour s'en faire réellement ; elle n'était plus une petite fille après tout, malgré le hobby un peu étrange, et ce n'était pas grand chose à côté de cette frayeur qu'elle avait eu après tout, mais qu'elle ignorait à présent tout à fait, quoiqu'elle aurait semblé peut-être un peu chamboulée, un peu hagarde, un peu ailleurs. Deborah ne réalisait pas, pas vraiment. Ne lui restait que le constat un peu facile qu'elle venait de se faire dépouiller de ses trésors.

Un peu songeuse, elle avait finalement appuyé ses coudes sur la planche du garçon, l'empêchant tout à fait de s'éloigner, quoique cela ne fut pas vraiment le but, quoiqu'elle ne pensa pas même que l'acte tout à fait banal de prendre appui aurait pu avoir une conséquence si directe ; l'obligeant à rester un peu plus longtemps avec elle. Sa joue dans la paume de sa main, elle n'avait pas dévié son regard, obnubilée à présent par son coquillage, l'observant avec l'attendrissement qu'on accorde parfois aux objets sentimentaux.

_ Je te donne ma collection. soit un ridicule et grossier coquillage qu'elle poussa d'un doigt dans sa direction. Elle eut un sourire plus grand encore, un battement de cils, un peu d'idolâtrie aussi, une simplicité aberrante, quelques mots tendres et sincères. Parce que tu es mon héro.  

Sa tête se coucha finalement sur ses bras, comme elle refusait encore de dévier son regard, comme elle le dévisageait toujours avec cette bienveillance, ce charme désarmant.

_ Je serai bien tombée amoureuse de toi, mais je préfère les grands blonds.  
 


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Re: [Libre] High By The Beach
19.08.16 9:30




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Elle émerge de l'eau, les cheveux collé au visage et le regard perdu. Se faire siphonner par une vague ça retournait assez la tête. J'ose un rire en la laissant reprendre ses esprit et me fixé un instant comme si j’étais soudainement tombé du ciel sous son nez. C'était peut être un peu le cas remarque. Rassuré qu'elle ai pas trop bue la tasse, c'était à son tour de m'offrir un sourire sans tellement savoir quoi me répondre. Oui, non. Peut être ? J'en riais un instant, pas moqueur juste amusée par sa réaction et sa légèreté. C'était une sirène un peu curieuse je dois dire. Une sirène qui cherchait des trésors et qui s'était fait piégé par la mer. Elle déposa un coquillage sur ma planche, l’observant avec une éclat radieux au fond des yeux, à croire qu'il était fait de diamant. C'était donc ça qu'elle portait dans sa robe. Maintenant elle avait tout perdu excepté ce petit morceau d'océan. Un souvenir encore plus précieux maintenant qu'il était seul.

« Mince ... c'est dommage.. »

Elle semblait vraiment triste à cette idée, fixant toujours le rescapé d'un œil chagriné comme l'aurait fait une enfant un peu trop sensible après un tel drame. La plage était certainement remplie d'autres coquillages mais peut êtres étaient ils moins beau que ceux qu'elle avait choisit de gardé et que cette vague avait simplement récupéré un peu brusquement. Le regard un peu perdu, un peu ailleurs peut être elle s’accoudait finalement à la planche. Toujours un peu candide elle ne lâchait plus ce coquillage qu'elle faisait maintenant glisser vers moi du bout du doigts. Elle me l'offrait simplement, parce que j'étais le héro qui l'avait sauvé des tumultes de l'océan. Moi qui passait juste par là au détour d'une vague. Héro c'était sûrement un peu trop mais j'en souriais quand même, flatté d'un tel titre comme si je venais de l'arracher au griffes d'un monstre terrifiant. Comme deux enfants au bord de l'eau. Comblé par des coquillages aux allures de trésors et fier des titres de pirates et chevalier qu'on s'accorde après une lutte acharné contre du vent. Je voulais bien être le héro si ça la faisait sourire. Qui n'a jamais rêvé d'en être un ?

Ma main glissa jusqu'au précieux pour l’effleurer du bout des doigts, l'observer plus en détaille comme la jolie relique qu'il était devenue. Elle s’étendait un peu plus sur la planche sans me quitter du regard. C'était un peu étrange d'être soudainement le centre de l'attention. Une attention simplement sincère teinté d'un sourire tendre. Je pensais être le seul à pouvoir regarder les gens de cette manière et leurs lâcher des bombes pareilles sans même en rougir. C'était bizarre de se retrouver de l'autre coté cette fois. J'en riais un peu, un éclat de rire emporté lui aussi par les vagues. Je l'aimais bien cette fille même si j'avais aucune idée de qui c'était, c'était probablement pas important.

« J'aurais été honoré qu'une fille comme toi tombe amoureuse de moi... Mais c'est vrais que contre les grand blond j'ai perdu d'avance, surtout s'ils ont les yeux bleu ! »

Au moins je suis un héro c'est déjà ça. La coquille scintillantes glissait distraitement entre mes mains, j'y reportais mon attention quelques secondes pour apprécier les reflet scintillant à la surface polie. Maintenant que j'avais accepté ce présent de sa part je me sentais stupidement redevable. Un besoin d'équité qui se fichait assez que je l'ai déjà sauvé des vagues. Elle avait l'air d'y tenir à ce coquillage, aussi insignifiant soit il, c'était la chose la plus précieuse qu'elle avait à cet instant.

« Moi aussi je vais t'en offrir un. Parce que t'es gentille et pour que tu te souviennes de moi même quand y'aura plus de vagues auxquelles t'arracher. Tu veux venir le chercher avec moi ? »

Les plus beaux se trouvaient bien sous l'eau, un peu plus loin prêt des récifs colorées.  Il faisait encore assez clair pour en trouver sans peines et j'étais certain qu'elle serait ravie à l'idée de regarnir sa collection fraîchement disparue. C'était mon cadeau en tant que héro. Un cadeau et un devoir aussi, lui rendre le sourire et chasser sa mésaventure avec d'autres souvenir plus agréable qu'une dégringolades au milieux des vagues.

Les mains sur la planche, je la fit glisser vers la demoiselle. Au vus de son gabarie frêle, la planche pouvait facilement lui servir de radeau jusqu'à ce qu'on trouve le souvenir parfait. Mon regard glissa vers elle une fois de plus, c'est en croisant ses yeux qu'un détails me traversa soudainement l'esprit..
Je sais même pas son nom.

« Au faite.. comment tu t’appelle ? »



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Re: [Libre] High By The Beach
20.08.16 21:34



 


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« surtout s’ils ont les yeux bleus » répéta-t-elle à sa suite, ce petit sourire énigmatique aux lèvres qui donnait l’air d’en penser tant tout en racontant si peu. Un ongle sur le bord d’une dent, le regard encore trop insistant, sa voix s’éleva avec innocence ; « j’aime tous les grands blonds, sauf ceux qui s’appellent Demeter Green » et un éclat de rire un peu furtif avait ponctué cette exclamation pourtant ravie. Deborah Bolton aurait ainsi démontré qu’on pouvait être heureux d’avoir choisi de ne pas aimer une personne, et qu’en la circonstance cela relevait presque du bon goût. « ce qui signifie donc que tu ne peux pas perdre contre tous les grands blonds. »
Cette conclusion l'avait satisfaite, et elle s'était lentement laissée glisser dans l'eau, le corps à l'horizontal et le regard pétillant de malice, elle se laissa envelopper par les eaux qui rejetaient le tissu de sa robe contre sa peau. Sur les courbes, sur un visage, sur des pupilles, sur un sourire un goût d'insondable.  

Deborah pensait.
Deborah pensait qu'elle avait trop de reconnaissance soudain pour ce garçon, ce dont elle ne savait que faire, puisqu'un merci aurait semblé banal. Dire merci à quelqu'un qui venait de vous sauver, c'était absurde aussi. Le mot tournait sur ses lèvres. Absurde. Absurde de se noyer lorsqu'on savait nager. On remerciait quelqu'un pour son amabilité encore, pour avoir ramasser une plume qu'on aurait fait tomber par mégarde, qu'on aurait gratifié d'un je suis si maladroite. Mais il n'était pas maladroit de manquer de se tuer, ce n'était même pas mégarde. Quoique l'adjectif lui serait pourtant allé à la perfection. Et si on avait pris la peine de lui demander, Deborah aurait tout expliqué ; elle aurait dit oui, que c'était l'océan qui était trop grand, comme un vêtement qu'elle aurait essayé et dans lequel elle aurait flotté, dans lequel on aurait pu rentrer à l'infini dedans. Et ce n'était plus tout à fait un accident alors, sinon une mesquinerie de la nature. Cela changeait grandement la nuance. Deborah n'avait pas manqué de se noyer, c'était la mer qui avait tenté.

Alors, elle avait soudain trouvé.
On ne remerciait pas quelqu'un de vous avoir sauvé, on le félicitait.

Elle garda cette idée pour plus tard, promettant peut-être de le prendre au dépourvu, promettant peut-être. Puisqu'il avait dit qu'elle était gentille, alors elle avait éclaté une fois de trop de ce rire si délicat ; comment pouvait-il dire ça de quelqu'un qu'il venait tout juste de rencontrer ?

_ Et si tu te trompais, et que j'étais méchante. M'offrirais-tu quand même un coquillage ?

Mais comme cela ne s'apparentait évidemment pas à un refus, elle s'était volontiers hissée, les jambes pendues d'un même côté, et tout son corps penché, la tête posée sur la planche de surf, elle sembla visiblement attendre qu'il la pousse jusqu'à leur destination. Et puis un peu songeuse, elle avait néanmoins cru bon d'ajouter ; « tu es mon héro, et on oublie pas les héros. »

Et cela disait probablement tout.
Ou presque.

_ Je suis Deborah. Mais ne t'en fais pas, moi je sais qui tu es Kieran Nails ; tu es le gryffondor qui fais perdre tous les points à sa maison.
 


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Re: [Libre] High By The Beach
21.08.16 12:12




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Je retenais à peine mon rire à la mention de Demeter. Visiblement la jeune fille ne le portait pas dans son cœur. Faut dire que le blond savait se faire détester quand il voulait, et il semblerait qu'il le veuille assez souvent. Mis à part quelques rares exceptions à qui il épargnait son mauvais caractère et ses aires de diva sournoise, il n'était pas très apprécié et il s'en satisfaisait largement alors ça me gêne pas de gagner contre lui. Le contraire m'aurait certainement vexé d’ailleurs, ou j'aurais prétendu l'être en tout cas, simplement pour faire bonne figue et prétendre me soucier d'un tel détail. On se fichais bien du Serpent pour le moment. Pour le moment j'étais simplement un héro encore quelques temps, aussi longtemps qu'elle aura envie d'y croire, tout comme elle croyait avoir échappé à la mort dans cette tumulte d'écume. Elle en était presque convaincante. Peut être s'était elle jeté dans les bras bleu de cet océan. En y réfléchissant elle m'avait parue étrange ici toute seule à errer sur le bord de mer. Qui restait seul dans un paradis pareil ? Je l'étais moi aussi c'est vrais. Seul avec les vagues pour profiter de quelques sensation fortes. Peut être que cette fille cherchait la même chose, mais d'une différente manière. Elle est peut être un peu bizarre, mais j'étais plus à ça prêt.

Et puis, j'avais tendance à apprécier les gens curieux à croire qu'on venait les semer sur ma route pour que je ne m'en lasse jamais. Ce soir on m'avait apporté cette brunette sur un plateau bleu, ce serait idiot de ne pas en profiter encore un peu. Je troquais volontiers ma solitude contre de la compagnie, surtout celle qui m'est encore inconnue. Elle rit encore, elle semblait rire de tout, une qualité qu'il était rarement donné de voir. Un éclat de rire mettait toujours un peu de couleur au reste. Il fait briller les sourires et on s'y attache sans vraiment y faire attention. J'ai toujours aimé les gens qui savaient rire, ils ont une simplicité que n'ont pas les autres. Ils étaient peut être un peu comme moi finalement. C'est pour ça que ça me semblait toujours si simple de m'y attacher. Comme maintenant ou je lui rend son sourire pour la pousser vers l'horizon en réfléchissant sérieusement à sa question.

« Si t'étais méchant.. bah je t'offrirais quand même un coquillage, mais je ferais en sorte qu'il vienne s'entortiller dans tes cheveux quand tu dors. Ou qu'il s'accroche à ton dos comme une carapace qu'aurait rétrécie au lavage... Je devrais garder cette idée pour Green d’ailleurs.. Tu vois c'est peut être moi qu'est pas si gentil que ça finalement ! »

Encore fallait il qualifier ces blagues de méchanceté. Gentil, méchant, tout ça c'était un peu subjectif. Ça dépend beaucoup de quel coté on se trouve, ou de quel coter on pense se trouver. Je n'étais pas quelqu'un de mauvais, mais ce serait hypocrite de me décrire comme quelqu'un de profondément gentil. Tout les héros ont leurs part d'ombre non ? De toute manière elle avait l'air de me contraire. Ma réputation me précédait on dirait.

« Ah.. je peux pas dire que c'est faux... mais je suis un peu déçus que ce soit la seul chose qu'on dise de moi dans les autres maisons... Enfin. Au moins on parle de moi. »

J'accroche un sourire à mes lèvres, bêtement content d'avoir une réputation même si c'était une réputation comme celle là. J'avais pas la prétention d'être populaire, mais on se souvient souvent des troubles fêtes, surtout quand ils font perdre des points à leurs maisons.. et c'était mon cas même si bien souvent ça partait quand même de bonnes intentions. Ou d'idées parfaitement cool. Je fais ce qui me plaît c'est tout, comme maintenant, la poussant toujours loin du rivage en nageant jusqu'à ce qu'on soit suffisamment perdu au milieu de l'eau.

« Déborah .. je peux dire Deb, ou Deby. Deby c'est jolie. Déborah aussi hein mais je suis genre accro aux surnoms... donc dis moi, qu'est ce que tu faisais toute seule sur la plage ? Je veux pas croire qu'y ai pas eu un seul des grands blond de cette île qu'ai pas accepté de t'accompagner à la chasse au coquillage. »

Ça m'intriguait mine de rien. La solitude des autres ça m'intrigue toujours, comme si y'avait quelque chose à découvrir. C'est un peu triste aussi, ça me donnait toujours envie de comprendre pourquoi et de m'incruster un peu, juste le temps de répondre à ce mystère. Et cette Déborah avait l'air plein de mystère.



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Re: [Libre] High By The Beach
25.08.16 11:33



 


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_ L’entortiller dans mes cheveux ? Oh non, ça jamais. Jamais, jamais. Elle répétait les mots sans le regarder, sans même dévisager l’horizon, il n’y avait que l’ondulation parfaite de l’eau qui s’abattait contre la planche. Un léger bâillement aussi venu de sa bouche un peu ronde, de la langueur. Il lui sembla soudain être dans un état de profonde asthénie. Son seul souci résidant dans cet imaginaire ; elle avait commencé à se peigner machinalement ses longues boucles de ses doigts. S’il y avait un coquillage dans ses cheveux… Cela peut-être ne déplaisait pas. Elle ferait des guirlandes de coquillages, un rideau de la mer pour sa crinière. Et elle ne voyait pas non, en quoi cette idée pourrait déranger ; elle aurait dit alors que Kieran Nails ne savait pas être méchant.

_ Tu n'es pas très effrayant. avait-elle dit alors, sur ce ton qui ne signifiait rien, sinon un constat un peu rapide, un peu simple aussi. Et attendait-elle qu'un héro le soit ? Probablement pas.
Elle se redressa alors sur la planche et s'y allongea entièrement, la tête sur les avants-bras, juste en face de la sienne, l'océan de ses yeux ancré dans les siens. Mais c'est ce pourquoi tu es connu, si tu ne sais rien faire d'autre, alors on ne parlera que de toi dans ce sens-là. Que voudrais-tu donc qu'on dise de toi ? Mais elle n'avait pas pensé, Deborah, qu'elle aurait pu vexer, d'un sous-entendu ; comme si ce garçon n'avait été doué que pour ses frasques. La demande était un peu sérieuse pourtant, quoique le sérieux restait trop doux pour Deborah, trop évaporé ; ce n'était pas comme si elle n'aurait rien pu écrire d'autre sur lui. Et qui savait si elle n'écrirait pas un article, pour féliciter non pas son inconscience mais sa bravoure ? A quoi lui servait après tout de faire parti des hiboux si elle ne pouvait pas arranger les faits à sa convenance. Et si elle racontait après tout, qu'il ne l'avait pas sauvée de la noyade mais d'un poulpe géant avec de grandes dents. Qui viendrait prétendre le contraire ? Elle soutiendrait que ce serait vrai. D'ailleurs n'était-ce pas vrai ? Les vagues n'avaient-elles pas été semblables à deux grosses tentacules enroulées autour de son corps, n'avaient-elle donc pas tentées de la tirer vers le fond, vers leurs abîmes.

Elle croisa ses jambes en l'air, eut un sourire euphorique. Il apparaissait qu'elle savait ce qu'elle devait faire.

_ Je dirai à tout le monde que tu m'as sauvé ! Et tout le monde saura que tu es un héro, et que tu ne sais pas juste te faire remarquer auprès de Lux. On ne parlera que de toi, et les filles se mettront à soupirer... Elle s'était retournée, le visage vers le ciel, dans cette contemplation béate, cette rêverie qui lui était propre. Ses doigts toujours entortillés autour de ses cheveux, elle poussa un long soupir ; le genre de soupir que les filles devraient toutes avoir pour lui. Aaah, Kieran Nails. Quel homme. 

Et elle se mit à rire un peu, car cela n'arriverait pas bien sûr, car il était improbable qu'une telle affaire prenne de l'ampleur. Mais elle aimait prétendre le contraire, elle aimait croire que si. Kieran Nails sauveur de ces demoiselles en détresse.  

Puis toujours tourné vers l'immensité du ciel, le petit soleil déclinant agitant d'une nouvelle teinte le bleu de ses yeux, elle sembla réfléchir, oui, à ce qu'elle faisait là seule sur la plage. Et que dire ? Sinon qu'elle avait peu d'amis, ou plutôt, qu'elle était douée pour s'en faire et très mauvaise pour les garder. Elle ne leur donnait pas envie de rester. Parce qu'elle était trop volage, trop évaporée, éparpillée, parce que ses mots dépassaient toujours sa pensée. Elle chercha une explication. A sa solitude. Une explication qui lui plaisait.

_ Il faudrait qu'un grand blond veuille d'une petite brune, voilà tout.

Oui, cela expliquait bien des choses. Pour être accompagnée, il fallait un accompagnant. S'il n'y avait pas d'accompagnant alors il n'y avait que la solitude.

_ Je n'ai pas encore trouvé mon grand blond. Ou plutôt non ; il est en retard. C'est comme dans les contes, il a raté son carrosse. Ou alors il est peut-être déjà venu, mais il est reparti ; il a choisi la mauvaise princesse.

Naturellement elle parlait de ce garçon, d'un amour un peu oublié, un peu parti, qui l'avait abandonnée. Une pensée nostalgique glissa sur la bordure de ses lèvres.

_ Et toi, Kieran Nails. Pour quelle raison surfes-tu tout seul ?


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Re: [Libre] High By The Beach
29.08.16 13:55




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Y'avait quelque chose d'un peu étrange. C'était comme se retrouver face à un miroir l'espace d'une seconde. Face à cette franchise troublante. Un peu gênante peut être. Déborah n'avait pas l'aura des gens mauvais, de ceux qui choisissent de blesser par des mots un peu trop vrais. Elle disait simplement la vérité, sans arrière pensées, simplement parce que c'était vrais. Je le faisais assez souvent pour ne pas m'en vexer. Et puis elle avait raison. Qu'est ce qu'on aurait put dire d'autre ? Quand on entendait mon nom de la bouche des gens c'était souvent accompagné d'un exploit quelconque, j'imagine qu'on ne s'attardait pas vraiment sur le reste, ou même savoir qui j'étais vraiment. C'est le principe même des rumeurs ou des ragots. Alors je lui rend son sourire et accompagne son rire tandis qu'elle m'imaginait en Star de Poudlard, le héros de ces dames, sauveur de princesses et tueur de dragon. Franchement ça manquait cruellement de crédibilité et ce serait aussi un peu gênant d'avoir autant d'attention et d'admiration de la part d'inconnues. Un peu ironique encore une fois, normalement c'était plutôt moi qui faisait ce genre de chose et je devais bien avouer être simplement troublé si les rôles s’inversaient.

« Dis comme ça, être un héro ça a l'air plutôt cool. »


Mais la première qualité d'un héro n'est elle pas d'être mort et enterré ? Vaincu par la vie et les tourments. C'est le sort d'un héro d'être persécuté, un rôle qui m'irait peut être un jour. On en a tous rêvé une fois dans sa vie et chacun l'est à sa façon. Comme aujourd’hui ou j'avais sauvé cette fille des tréfonds des océans. Elle attendait un rand blond, un prince charment, elle avait eu un héro un peu bancale et sa planche de surf en échange. Allongé sur la planche, elle semblait encore ailleurs à la mention de ce prince qu'elle attendait. Elle était seul parce qu'elle le voulait, parce qu'elle n'avait croisé personne sur sa route susceptible de faire un bout de chemin avec elle. Alors elle continue jusqu'à trouver ce qu'elle cherche. Il y'avait bien un grand blond quelque part qui attendait une petite brune.

« S'il a choisit la mauvaise je suis certain qu'il le regrettera, ou peut être que c'était pas le bon prince. Le tien se fait peut être juste désiré. C'est comme ça les princes, ça arrive quand tu t'y attend pas et quand tu y croyais plus... et si vraiment il se décide pas à arriver j'irais t'en kidnapper un, y'aura qu'à attendre qu'il développe le syndrome de Stockholm et c'est gagner ! Vous vivrez heureux et vous aurez beaucoup d'enfants ! »


A cas désespéré mesure désespérée. C'était un bon plan mine de rien. En vérité je l'avais imaginé dans le cas probable ou Aili s’obstinerait à ne vouloir personne dans sa vie. Ou si personne ne se montrait suffisamment courageux pour la supporter.. mais j'étais forcé de constaté qu'elle se débrouillait très bien toute seule.. et puis c'est long à développer comme syndrome de toute manière. J'espérais la faire rire, ou dédramatiser la situation. Lui faire oublié sa solitude de cette balade sur la plage. On était deux maintenant. Seul à deux c'était quand même moins triste. Mes yeux glissèrent sur le visage encore perlé d'écume qui fixait l'étendu bleu devant ses yeux, étirant un sourire à sa question.

« Moi.. c'est tout con.. carrément banal .. En faite je surf tout seul simplement parce je connais personne qui sache surfer. Faut dire que c'est pas un des sport les plus courant en Angleterre quoi... »

J'en riais une seconde en imaginant sans peine le temps gris au pays et l'eau froide de la mer. Rien à voir avec cette île qui donnait envie de se baigner du matin au soir. Quoi de mieux qu'apprendre à surfer qu'un décore paradisiaque ? Ça m'étonnait même que personne n'ai eu envie d'essayé, ou peut être ne savaient ils simplement pas qu'on pouvait le faire. Ça reste moldu après tout et les sorciers sont plutôt ignares de ce genre de truc... Suffit de leurs montrer. Une autre regard vers la jeune fille m'avait suffit.

« Je peux t'apprendre si tu veux. Comme ça la prochaine fois je serais pas tout seul pour surfer et toi  t'auras quelqu'un pour t'accompagner le long des plages... et t'éviter de te faire manger par une vague. »





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Re: [Libre] High By The Beach
31.08.16 19:49



 


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Etre un héro, ce n’était pas seulement une divagation, ni même un caprice ; être un héro, c’était simplement toucher les étoiles de Deborah, changer de catégorie sociale, changer de monde, changer d’univers, savoir faire dix fois le tour du cosmos sans se perdre, nager dans la voie Lactée, fouler la planète avec de gigantesques pieds mais avec beaucoup de respect. C’était avoir l’air plus grand que ce qu’on était en réalité, c’était occuper un vaste espace de sa pensée, de ses réflexions. Une vaste chimère. Ca voulait dire être adoré, tellement plus que tous les autres, être beau aussi. Il y aurait eu une flopée d’adjectifs qualificatifs : admirable, formidable, ou bien encore merveilleux. Etre un héro, c'était être plus fort que la nature, c'était surpasser l'ordre des choses, ça voulait dire que les éléments se roulaient à vos pieds avec docilité, que même le soleil pouvait bien jalouser une telle clarté, insubmersible lumière. Ca voulait dire que Deborah façonnait l'être de ses rêvasseries, de ses paysages grandioses et authentiques, moulait autour des corps une armure faite avec des particules d'astéroïdes et quelques éclats de rire, une poussière de everythingispossible, de confettis. Ca voulait dire tellement et si peu à la fois, tellement de belles promesses dans ses yeux, tellement de mots qui ne resteraient cependant que des mots, tellement d’illusions. Rien que des contes. 

Et elle l'avait regardé, ce héro. Celui qui la sauverait des tourments de l'amour, qui lui ramènerait le prince charmant qu'elle n'avait pas encore trouvé, et puis tant pis, si kidnapper quelqu'un ce n'était pas très légal, tant pis s'il faudrait l'ensorceler. On ne lui avait jamais proposé à Deborah, de lui offrir quelque chose d'aussi beau, d'aussi beau que l'interdit. Parce qu'il fallait souhaiter le bonheur de quelqu'un fort, pour s'opposer au monde. Et Deborah voulait bien qu'on dresse des montagnes sur son chemin, si un pic arrêtait toujours sa vue, si de chauds rayons éclairaient toujours l'obscurité, si la vue une fois au sommet en valait toujours la peine, loin devant l'horizon incertain.  

_ Un prince qui se laisse kidnapper, tout de même, doit être bien faible. Je devrais toujours le protéger, pour être sûre qu'on ne me le vole jamais. Elle tripotait doucement le tissu mouillé de sa robe sur son ventre, dessinait des moutons dans le ciel bleu, de petits nuages comme des blancs en neige monté dans l'opale de ses yeux. Parce que tu sais, les princes, c'est infidèle aussi parfois. Les moldus savaient y faire avec les infidèles, surtout avec les princesses, avant, on leur tranchait la tête. Avec une hache. Mais il fallait s'y prendre plusieurs fois, parce que parfois, elles avaient la peau dure.

Et c'était dit sur le ton banal de la conversation, cet air un peu ailleurs, comme on vous narre la dernière anecdote du village. Sans laisser vraiment dire ce que signifiait ce soudain morbide, une suspension encore sérieuse, pleine de non-sens.

_ Moi, si j'étais fâchée, je l'enfermerai dans l'enclot des dragons... Tu n'as jamais pensé à quoi devait ressembler le meurtre idéal ?

Et sur ces derniers mots, elle avait brusquement penché sa tête en arrière, se mordant une lèvre charnue de deux grandes dents écartés, le regard un peu brillant, dévisageant l'envers de Kieran Nails.

_ C'est vrai que c'est plutôt simpliste. Avait-elle finalement reconnu, comme ça tout bêtement ensuite. Et puis le sourire toujours autant élargi, elle avait levé une jambe en l'air. Il y avait eu alors ce tissu glissant sur sa cuisse. Il y avait eu un mordillement de trop sur ses lèvres. Il y avait eu enfin un regard qui avait dévié. Il y avait eu de l'espièglerie. Enfin, Kieran Nails. Je surf déjà très bien.  

Et quel mensonge innocent qui l'avait fait rire. Elle s'était habilement redressée sur la planche, et bientôt debout, de cette légèreté gracile, elle avait fait un tour sur elle-même.

_ Mais il faudrait plutôt que tu m'apprennes à nager.

Et quel odieux mensonge, était-ce là.
Son pied manqua alors volontairement la planche, et dans un petit couinement dramatique, elle disparut une fois de plus au fond de l'océan.




 


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Re: [Libre] High By The Beach
01.09.16 19:33




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La vie nous porte parfois sur des sentiers étranges. Pourquoi est ce qu'on était ici, porté par les vagues, à discuté de Princes et Princesses kidnappés. Infidèles. Torturés. Elle en parlait avec simplicité, elle semblait ingénue étendu sur cette planche à sourire au ciel. Les contes qu'elles se peignaient était curieux. A des millénaire de sa douceur ou de sa légèreté. J'en riais fort, impressionné par la digression qu'elle venait de faire si soudainement. Si naturellement que ça en avait un coté effrayant. J'étais souvent celui qui lâchait ce genre de commentaire au milieu d'une discussion. Des détails inutiles, parfois macabres sorti de nul part, gênant l'assemblé qui ne savait plus tellement comment réagir. Moi j'en riais. J'en rajoutais même un peu.

« Parait qu'on reste conscient encore au moins cinq secondes après qu'on nous ai tranché la tête. Ça veux dire qu'on a le temps de se voir soit même décapité. Mais je suis pas certain que ce soit vrais. Notre fantôme à Gryffondor a jamais voulu répondre à la question. Je crois qu'il est un peu vexé d'être qu'a demis décapité. »

Pourtant c'était une question importante. Existentielle même. Mais les gens affiliaient ce genre d’interrogations à de la curiosité morbide. Déborah, elle, n'avait pas l'air de ces gens facilement impressionnable ou un peu trop sensible pour l'humour noir. A vrais dire, elle semblait simplement dire tout ce qui lui passait par la tête. Sans détour, sans trop y réfléchir. J'aimais cette fraîcheur. Cette facilité à lui répondre comme la plus banale des conversation autour d'une tasse de thé, comme si on avait déjà refait le monde des millier de fois.

« J'ai au moins cinq crime parfait à l’abri dans ma tête. Si un jour ton Prince te fais pleurer.. Alors je t'en montrerais peut être un. »

Un héro vengeur. Puise que ce titre m'allait si bien, autant le jouer jusqu'au bout. Un protecteur, gardien d'une âme précieuse et convoité. Un mur de fer pour une beauté fragile et éblouissante. J'en aurai bombé le torse, fier et brave face à la demoiselle étendu sur son lit d'écume. C'était une promesse silencieuse, celle faite à une inconnue qui venait de croiser ma route, qui la teintait de curiosités et de sourires malicieux. Elle me regardait de nouveau, la tête en arrière et la mine espiègle. Les raisons de ma solitude l'ennuyait peut être, je la comprenais assez, à vrais dire j'étais déçus de ne rien avoir de plus héroïque à lui compter. Un héro banal, mais un héro quand même !

Mes proposition ne semblaient pas l’émerveillée Ou plutôt, elle s'en faisait une toute autre idée. Riant qu'elle savait surfer à la perfection en se redressant brusquement. Elle était un peu comme ces brises d'été, calme, agréable, jusqu'à nous surprendre d'un coup de vent pour faire voler nos cheveux. Elle était debout maintenant, tournant sur elle même sans même se soucier de l'équilibre précaire de la planche. Elle flottait simplement, gracile et légère au dessus de l'eau. Ses yeux croisèrent les miens une seconde. Une dernière seconde avant de glisser dans les abysse. Disparue. Englouti par ce voile bleu, coulant peut être déjà jusqu'au tréfonds des océan. Elle s’imagine peut être sirène. Une sirène qui ne sait plus nager, attendant un héro pour la sauver. Encore un. Mes yeux voguaient le long de la surface azuré, cherchant le visage de la jeune fille mais n'y voyant que le scintillement du soleil qui glissait paresseusement vers l'horizon.

Englouti. Elle attendait peut être que je la sauve, échappant son souffle jusqu'à se laisser porter par les vagues, abandonné par son héro pour rejoindre l'immensité des océan. Seule. C'était une fin bien trop cruelle pour une si jolie sirène. Je retenais mon souffle, plongeant sous les eau en y abandonnant le monde à sa surface. Mes mains balayèrent le trouble bleu jusqu'à frôler une peau douce. J'y cherchais une main, glissant le long de ses doigts fins pour les enlacer des miens. Je la tien. Cette nymphe des eaux et sa chevelure flottant au grès des remous. Je n'avais pas eu l'occasion de voir de sirène sur cette île, mais j'étais certain qu'elle devait un peu leurs ressembler. Là, superbe dans ces eau scintillantes, dansant dans une myriade de tissu voluptueux. Mes mains se referment sur les siennes, l'attirant lentement vers la surface à l'aide de quelques battements de jambes. Je respire enfin, inspirant dans un rire sans lâcher la sirène. La planche était loin maintenant, dérivant vers la plage, nous abandonnant là au milieux de l'eau.

« J'imagine qu'un héro peut aussi servir de bouée. »


Un sourire amusé se glissait sur mes lèvres. Mes mains toujours encrées dans les siennes se refusaient à la lâcher, craignant certainement de la voire dérivé elle aussi. Perdant une jolie sirène et me retrouvant seul au milieu de l'eau. Alors je la gardais encore un peu, nageant lascivement dans cet horizon azuré. La prochaine fois, peut être que c'est moi qui me laisserais couler.



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Re: [Libre] High By The Beach
05.09.16 16:15



 


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Il l’avait fait éclater de ce rire délicat, d’une hilarité pourtant morbide, d’une euphorie presque déplacée. Mais qui était là, pour juger, pour leur dire que leur conversation n’avait rien de drôle, qu’elle n’aurait fait rire qu’eux. Et peut-être alors s’étaient-ils justement bien trouvés, que cette vague avait été prédestinée, un signe qui les dépassait pour les emmener à se rencontrer, et à se rendre compte oui, qu’ils avaient ce même humour douteux, noir.
Et ses joues avaient un peu rougi, de cette promesse silencieuse qu’elle comprenait bien, qui semblait signifier tellement tandis qu’elle se demandait s’il oserait la tenir, s’il se souviendrait toujours d’elle de retour à Poudlard, s’il ne croirait pas juste à une apparition presque surréaliste, une mauvaise farce de l’atoll. Car elle aurait bien le temps d’ici là de s’envoler, de s’évaporer. Et elle n’avait rien eu à dire, appréciant silencieusement. Les mots parfois ne suffisaient pas. Et que dire alors que ses regards parlaient déjà tant. Elle aurait voulu lui dire avant de sombrer de cette même espièglerie ; nous verrons bien Kieran Nails si tu tiens bien tes paroles. Mais elle n’avait eu que cette candeur, cette joie facile, ce pétillement ravi dans le fond des yeux. Elle n’avait eu que la douceur de ses traits à lui confier. C'était un étranger, et il ne lui devait rien.

Pourtant elle n'avait pas douté qu'il viendrait, là, dans l'immensité bleue, et elle n'avait pas eu peur de se laisser choir, et dériver dans les abîmes. Elle n'avait pas craint la lourdeur de l'eau se refermer tout contre sa peau, et tout autour d'elle. Et plus elle touchait en profondeur, et plus la température chutait. Et elle frissonnait un peu, les muscles fins contractés, et l'imposante crinière brune qui comme des algues s'entremêlaient et ondulaient, imités par le tissu d'un voile de vêtement, pour une danse étrange, un slow avec l'océan.  

Deborah avait tendu ses bras devant elle, les mains grandes ouvertes, n'attendant plus que leurs homologues pour se confondre. Elles étaient là pour lui, pour qu'il n'ait plus qu'à s'en saisir, attendant visiblement qu'on lui porte enfin ce qu'elle réclamait. Et elle réclamait peut-être peu de choses, juste un héro, juste un Nails.
Alors elle l'avait reconnu, alors ses lèvres s'étaient étendues, et c'était difficile de sourire sous l'eau, tant cette dernière tentait par tous les moyens d'envahir, d'envahir cette joie naïve, de proclamer sienne tout un organisme, et de faire de deux poumons deux petites épaves de plus, de trop, pour décorer sa vaste demeure.
Mais Kieran avait serré ses mains, mais ses doigts n'avaient pas été les seuls à s'emparer des phalanges. Les siens aussi. Les siens aussi avaient serré, plus fort encore, s'étaient crispés dans les siens, si bien. Et elle le tenait, pour être sûre aussi de ne pas le perdre non plus, des fois qu'une mer capricieuse n'ait décidé de garder au moins pour elle l'un de ses deux enfants. Mais ça, Deborah ne l'aurait pas permis.

D’une impulsion, ils remontèrent à la surface. Et sa bouche éclata de cette trop grande ouverture, avalant goulûment cet air qui lui avait si cruellement fait défaut. Elle se laissa dériver encore à la surface, à son gré, suivant de près le gryffondor.

_ Deux fois d’affilé que tu me sauves, je vais finir par m’y habituer. Et tu sais, Kieran Nails, lorsqu’on prend des habitudes, on a bien du mal à s’en défaire.

Et elle ne semblait pas prête, à laisser partir sa bouée. Et qui jetterait une bouée au beau milieu de l’océan ? Pas elle en tout cas.





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Re: [Libre] High By The Beach
12.09.16 20:57




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Elle dansait sous l'eau. Une nymphe curieuse et légère portée par l'océan. Elle est curieuse encore une fois, peut être fallait il simplement la laisser être elle même sans chercher à comprendre. Pourquoi était elle si seul, pourquoi semblait elle ailleurs. Ses mots légers, ses regards brillants, c'est à croire qu'elle venait d'ailleurs, qu'elle s'était perdu ici. Perdu parmi les autres et leurs banalités, des couleurs un peu fade qu'elle venait teinté d'un sourire. Elle avait cette aura un peu curieuse qui attirait le regard. Je ne regrettais pas mon escapade solitaire, peut être aurai-je été aveugle en d'autre compagnie. Mes mains l'agrippent une fois de plus, la surface dansait toujours au rythme des vagues. On s'y maintenait de quelques coup de pieds, défiant la mer qui ne désirait que nous engloutir. Une lutte, une de plus pour sauver la jolie princesse et ses cheveux salés de cette immensité bleu. Cette fois on était bien seul perdu au milieu des vagues, la planche était parti à la dérive, nous abandonnant elle aussi pour rejoindre la plage. J'étais véritablement seul pour raccompagner la belle en sûreté même si le temps n'était pas compté.
On était bien dans l'eau. Barboter comme si on se fichait bien de couler, ce qui devait probablement être le cas pour elle en réalité.

« Alors il faudra que j vole à ton secours à chaque fois. C'est une habitude qui me plaît. Et puis c'est le temps que ton prince arrive. Après je serais qu'un héros à la retraite. Faudra que je me trouve une autre princesse à sauver. »

J'en soupirais, comme si la simple idée de réellement me défaire d'elle était simplement insoutenable. Mais c'est pas tout les jours que j'avais l'occasion d'être un héro, je voulais en profiter encore longtemps quitte à jouer ce rôle des jours entiers. Je suis même certain que ça m'irait super bien. Mais pour le moment j'étais surtout une bouée, elle se cramponait à moi avec force et à vrais dire j'avais peut être un peu peur de la lâché et de la voir couler à pique une nouvelle fois. Même si j'avais ma baguette sur moi j'étais pas certain de pouvoir la sortir des abysse si facilement. A moins qu'on ne s'y plonge volontairement. Qu'on s'y perde une dernière fois avant que l'obscurité n'ai tout englouti.

Ma main chercha machinalement ma baguette dans la doublure de mon short pour la tirer d'un geste mesuré et prudent. Je n'avais aucune envie de la perdre et je ne la quittait plus depuis que je l'avais oublié avant de partir en exploration. Elle restait avec moi quoi qu'il arrive.

« On a toujours un coquillage à aller chercher nan ? »

Un brin de mystère. Juste le temps d'informuler un sort de têtenbulle sur la jolie brunette et son beau sourire. Une bulle ronde et légère engloba son visage pour la faire respirer même sous l'eau. Plus grand risque de se noyer maintenant. Je fis la même chose pour moi et me laissa couler lentement sous l'eau  en la tirant légèrement par la main. Baguette rangée, c'était plus simple de nager sans cette encombre. Mes doigts accrochèrent encore les siens pour la garder à mes coter les temps de descendre. Le soleil se coulait lentement à l’horizon, offrant à l'océan une couleur plus chaude qui se reflétait sur le fond marin. Des coraux, des poissons dans tout les coins. Un petit bout de pardi. Juste là, sous nos pieds. On était bien souvent aveugles faces à la beauté simple et naturel que le monde nous offrait quotidiennement.

Un vrais royaume de merveilles. On était comme deux sirènes, sillonnant le bleu à la recherche de trésors enfouit. Mon regard se porta vers la jeune fille à mes cotés, il était difficile de communiquer mais j'avais espoir que nos yeux parlent plus que nos mots pour une fois. Un silence serin et quelques sourires sous une cascades de reflets. C'était aussi au rôle du héros de faire découvrir monts et merveilles à la jolie princesse. Pas grande chance de trouver un prince là dessous, mais apurés tout, cette journée n'avait plus rien d’ordinaire. Alors.. pourquoi pas ? J'avais désormais quelqu'un avec qui partager cet instant magique. Une inconnue sur le bord d'une plage. Une princesse à défendre. Une amie à en devenir.



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